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Intrigues & Event :

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Impulse control ♣ Hermione

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MessageSujet: Impulse control ♣ Hermione Sam 14 Juil - 2:07

   FEATURING Hermione & Ron

Some say when you go halfway you only have halfway to go - Lucius


Il gobe une patacitrouille d’un geste leste, du sucre plein la langue qu’il égrène sur la table en frottant ses doigts les uns contre les autres. Le coin de l’œil frémit un instant en la voyant pénétrer dans la grande salle, pile de livres sur les bras et sourire aux lèvres. Putain. Saoulé. Elle ne devrait pas avoir le droit de sourire quand il est à l’agonie et la bouche se fond en une moue embêtée qu’il ne parvient pas à cacher. « Ron, tu m’écoutes ? » Yada Yada. Bien sur qu’il écoute. La nouvelle composition de l’équipe de quidditch des Frelons de Wimbourne est proprement hallucinante d’ailleurs. Il le dit du bout des lèvres, tâche de rester concentré mais il y a Hermione qui respire son air et il ne sait pas encore s’il doit suffoquer ou l’ignorer.

Ça fait des semaines qu’ils ne se parlent plus, tellement d’heures et de jours que si on lui demande pourquoi ils se sont disputés, Ron serait incapable d’en dire la cause. Une histoire d’entêtement de sa part à elle, pour sûr. Toujours brillante, toujours raison. C’est fatiguant. C’est excitant aussi mais ça ils peuvent tous crever pour qu’il l’admette. Harry a des regards furtifs avant d’aller la rejoindre. Il est passé maître à ignorer leurs griefs respectifs, naviguant entre eux avec une aisance presque insultante. Il a vécu la dispute autour de Pattenrond, celle à propos de Viktor Krum et tant d’autres petites attaques entre les deux que Ron suppose qu’il a tout simplement l’habitude.

C’est con tout ça. Il cogite dans une mauvaise foi fantasque : les rondes de préfet sont d’un ennui abyssal, il n’a plus personne pour l’aider en potion et il ne peut faire aucune remarque sarcastique quand elle tricote en salle commune. Il y a son parfum aussi mais ça n’a rien à voir et c’est juste parce qu’il a un long nez et qu’il faut bien que ça lui serve à quelque chose. Rien de plus. Rien d’autre.

(Peut-être.

Peut-être qu’elle lui manque un peu.)

C’est sa meilleure amie après tout. Et même pas elle vient s’excuser. Non, ben non pourquoi faire ? Il grogne en croisant les bras, la mine déconfite et agacée tandis qu’elle ressort de la pièce avec des serdaigles ou peu importe ceux qui l’accompagnent. C’est naze. Il a raison. Il sait qu’il a raison. Ça ne change pas spécialement le fait qu’il aimerait bien l’entendre lui parler et rire à ses plaisanteries. Il se contenterait même de la voir lui faire les gros yeux comme elle sait si bien le faire.

Cela dure des jours encore. Le temps d’échanger un regard qui lui coule direct au fond de l’estomac. Ils n’ont jamais compris le coup de la carotte, tout les deux règnent avec un bâton entre les doigts mais il est plus impatient qu’elle - l’a toujours été - et un de ces soirs d’hiver, il s’arrange pour être au bon endroit, au bon moment, mains dans les poches de son uniforme, le pull retroussé aux manches et la cravate complètement de travers. « Hey. » Super. Conversation top level, dix sur dix. Il déglutit un peu nerveux, lisse son pull d’un geste mécanique avant de la regarder enfin. Il a les mots qui dansent sur l’émail ivoire de ses dents, milles choses inavouables qui scintillent dans l’azur des yeux. Il passe sa langue sur sa lèvre inférieure, à court d’arguments. Il aurait dû mieux préparer tout ça, elle va se moquer de lui maintenant et il ne pourra même pas lui en vouloir. « J’suis venu parce que … euh… j’ai entendu des serpentards dire qu’ils allaient faire un mauvais coup à la préfète gryffondor alors je suis là pour te … euh protéger. » A peine le mensonge dehors qu’il se rend compte de la catastrophe.

Hermione Granger ayant besoin de protection.

Ah ouais.

Smooth Ron, so very smooth.





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MessageSujet: Re: Impulse control ♣ Hermione Sam 14 Juil - 23:07

Tu les sens. Tu les sens ses regards qui te brûlent le dos, ses regards qui s’attardent sur toi alors que tu passes dans la même salle que cet ami pourtant si loin de toi. Tu sais que ces prunelles azures te scrutent quand tu quittes la grande salle solitaire alors qu’Harry se tient à ses côtés, loin des habitudes qui vous ont uni lui et toi. Et les rôles sont très souvent inversés, quand tu aperçois ses cheveux roux au détour d’un couloir, quand tu l’aperçois sourire et rire. Ton coeur se serre quand tu l’épies discrètement à la grande table des Gryffondors et que tu le vois manger son repas avec une gourmandise non dissimulée. Les paroles s’étouffent sur le bord de tes lèvres, tu les retiens. Tu aimerais retrouver des habitudes perdues, ces moments que vous partagiez tous les deux, en compagnie du troisième membre de votre trio. Tu aimerais pouvoir l’assommer de reproches sur ses méthodes de travail, lui intimer de manger plus proprement et de prendre bien plus au sérieux son rôle de préfet. Tu aimerais pouvoir l’aider à faire ses devoirs, le soutenir du mieux que tu peux, rire à ses plaisanteries, poser tes yeux sur lui sans te sentir obliger de dissimuler cette affection plus qu’évidente. Tu aimerais sourire avec lui, débattre avec lui sous le regard amusé de Harry. Sentir son odeur si caractéristique venir te chatouiller les narines alors que tu te penches par dessus son épaule, tes boucles sauvages se glissant dans l’encolure de son uniforme afin de superviser ce qu’il écrit sur son parchemin de potions.

Il te manque. Ô ça oui, il te manque Ronald. Tu le sais. Tu le ressens au creux de cet organe qui tambourine dans ta poitrine. Peut-être même un peu plus que tu ne l’aurais pensé. Mais la fierté t’étouffe, t’empêche d’avancer et de faire le premier pas. Après tout, tu as raison. Tu as toujours raison et tu penses ne pas être fautive de cette situation qui vous accable depuis déjà presque deux mois. Ou, si peut-être un peu. Mais, toujours est-il qu’il est certainement le plus fautif d’entre vous, des mots puissants qui t’ont déchirés le coeur, des paroles répliquées pour lui faire aussi mal. Il aurait dû faire le premier pas, depuis des semaines, s’excuser. Et ça te fait grincer des dents. Surtout quand tu le vois déambuler dans les couloirs, son éternel sourire sur ses lippes, accompagné. Ca aurait dû être toi. Oui. Ca aurait dû être toi à ses côtés, tu en es certaine. Et pas une autre.

Après tout, tu es sa meilleure amie.

Du moins, si tu l’es encore, après cette querelle qui vous a déchiré. Tu ne sais pas si tu veux l’aimer ou le tuer, les mots résonnant encore dans ton esprit.

Et les heures défilent, encore. Des heures qui deviennent des jours. Novembre se termine. Un regard échangé, le premier depuis longtemps alors que tu quittais ce jour-là la salle commune pour rejoindre le professeur Lupin, afin de lui offrir cette compagnie qu’il mérite tant. Un regard qui s’inscrit dans ta mémoire, regard dont la saveur est différente de ceux que vous avez pu échanger jusqu’à présent. Lueurs d’une mer encourageante qui te donne la force d’affronter une nuit qui sera difficile.

Puis, plus rien. Nada, le néant.

Finalement, la dernière ronde de Novembre arrive et comme depuis quelques temps, tu as pris l’habitude de les faire en solitaire. Rondes de préfète banales, ennuyantes et qui si au début, te faisaient le plus grand bien, ont fini par te lasser. Tu as fini par te lasser de te la jouer solitaire, d’éviter le monde ; les études étant devenues l’excuse que tu sortais à tout va pour éviter de te mêler à la foule. Seule façon pour toi de taire cette douleur laissée par l’absence du dernier fils Weasley. Tu sais que ta discussion avec le jeune Eloan a beaucoup aidé et aujourd’hui, tu aurais tout donné pour faire une ronde avec Ron. L’adage dit que le temps panse les peines, et tu sais qu’aujourd’hui, le temps a suffisamment fait effet sur ton coeur meurtri. Si seulement, tu n’avais pas cette fierté d’une lionne qui t’étreint le coeur et t’empêche d’être sage.

Le portrait de la grosse dame coulisse, tes yeux se relèvent pour fixer les couloirs qui théoriquement devraient être vide à cette heure-ci. Mais, il est là. Il est là, ce rouquin avec lequel tu as tant rêvé de vos retrouvailles. Avachi contre un mur, allure débraillée, manches retroussées. Rien à voir avec ton uniforme parfaitement lissé, ton pull parfaitement coupé cachant ton chemisier qui moule l’évolution de ton corps d’adolescente, rentré dans ta jupe. L’insigne des préfets trônant fièrement sur ta poitrine. Puis il parle. Et tu te sens bête. Parce que ces trois petites lettres sont les premières qu’il t’adresse depuis plusieurs semaines. Parce que tu ne t’attendais très certainement pas à le voir ici, t’attendant visiblement et que tu ne t’attendais surtout pas à ce qu’il t’adresse la parole. Surtout que plusieurs jours séparent votre dernier échange indirect. Un sourire tremblant se glisse sur tes lippes rosées et nerveusement, tu tires sur ton pull. Hey… murmures-tu alors que tes prunelles chocolatées s’ancrent dans ses azures. Proximité plus importante que la dernière fois et ainsi, tu prends le temps de redécouvrir des nuances que tu avais oublié. Nuances dans son regard que tu as connu  et connais sur le bout des doigts, le bout des lèvres, de tout ton coeur. Nuances que tu redécouvres, océan que tu as tant de fois observé. Mille choses silencieuses semblent faire briller son regard, mille choses que tu aurais aimé comprendre. Merlin ce que tu aurais aimé le comprendre lui.

J’suis venu parce que … euh… j’ai entendu des serpentards dire qu’ils allaient faire un mauvais coup à la préfète gryffondor alors je suis là pour te … euh protéger. Instantanément, tu hausses un sourcil. Really Ron ? C’est tout ce que tu as trouvé comme excuse pour justifier ta présence ici ? T’aurais pu faire mieux. Dix fois mieux. Le mensonge sonne à chacune de ses syllabes mais tu te gardes bien de dire quoi que ce soit. Tu te gardes bien de lui faire remarquer que tu n’es pas dupe, ne souhaitant pas après tant de temps sans vous adresser la parole, mal recommencer les choses. Parce que ça serait si facile de rallumer un brasier entre vous deux. Parce que vous êtes adeptes de cette étincelle qui enflamme et qui détruit tout sur votre passage. Mais après tant de temps, tu espères profondément ne plus jamais avoir à mettre feu au torchon. Tu souhaites que les choses se calment. Ces disputes te sont bien trop douloureuses, tu ne les supportes pas. Tu ne les supportes plus. Elles te font bien trop pleurer. Tu ne veux plus. Tu veux apprendre une nouvelle façon de communiquer avec lui. Tu veux connaître la douceur d’une relation, oublier cet aspect venimeux de la vôtre. Parce qu’elle détruit plus qu’elle ne le devrait, parce que tu as bien cru avoir tout perdu ce jour-là. L’avoir perdu. Sourire gêné qui s’esquisse malgré tout sur ton visage. Eh bien… Tu peux m’accompagner si tu veux… Si tu veux me protéger, enfin comme t’as dit. Et vous vous emboitez le pas, commençant par le septième étage. Grand dadais roux de retour aux côtés de la petite brune autoritaire, deux morceaux qui se complètent enfin et ce malgré, le silence quelque peu gênant qui s’installe entre vous. Parce que tu ne sais pas quoi lui dire, tu ne sais pas par quoi commencer. Tu ne sais pas si tu dois lui dire que tu regrettes toutes ces paroles affreuses que tu lui as dit ce jour-là. Tu ne sais pas si tu dois lui dire que tu espères qu’il n’a jamais pensé une seule seconde ces mots monstrueux qui t’ont détruite. Tu ne sais pas si tu dois être la première à t’excuser ou si tu dois le laisser continuer dans sa lancée. Toi, qui sait habituellement tout, qui a toujours réponse à tout, ne sais pas. Telle est la vérité inhabituelle. Ca faisait longtemps… Te contentes-tu, brisant ainsi ce soupçon de silence brisé par la rencontre entre vos pas et le sol. Pitoyable, Hermione… T’aurais pu faire mieux. Tellement mieux toi aussi. Après tout, ce n’est pas n’importe qui. C’est Ron. Ton Ron. Et c’est justement parce que ce n’est pas n’importe qui que tu ne peux pas te permettre de gâcher ça.

Compliqué. A l’image de votre amitié peu banale, de votre relation particulière.




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MessageSujet: Re: Impulse control ♣ Hermione Mer 18 Juil - 12:02

   FEATURING Hermione & Ron
Certaines choses ont des gouts d’inéluctables. Un peu comme les vagues qui se retirent, loin dans le lit de l’océan, pour revenir caresser un sable soumis qui se force à briller pour être plus séduisant sous les rayons d’un soleil chaleureux. Il voit bien qu’Hermione a un frémissement silencieux et il se passe une main dans ses cheveux, le carmin vénitien entre les doigts comme légère défaite inavouée. Il faut qu’elle fasse un effort, c’est lui qui avance malgré tout ici se dit-il doctement. Les lèvres se froussent pourtant d’un sourire boyish quand elle lui dit de venir. « Ça faisait longtemps…» La faute à qui, vraiment ? Il a une moue qu’il réprime. Elle est confite dans ses livres, dans son travail et il en est désespérément jaloux. Comment tu veux te mesurer à tous ces auteurs, hein ? A tous ces profs et tous ses autres types super brillants qui lui tournent autour ? Le regard posé sur le visage en cœur de la brune, l’image de cette dernière tourne dans ses iris d’un bleu trop clair, à l’image d’un refrain favori. Il acquiesce, les mèches ramenées en arrière revenant sur son front. Il les écarte rapidement, calque ses pas sur celui de la préfète, conscient d’un corps qui a toujours été trop grand et dont il n’a pas toujours su quoi faire. « Genre... T’étais super occupée. » Ça sonne presque comme un reproche puis, comme un aveu. Il sait que lui aussi a probablement dû donner cette impression, il a tout fait pour en tout cas. On a l’air moins fragile entouré des autres, l’armure organique de conversations inutiles quand tout son esprit converge vers un seul être.

Il a refusé en bloc pourtant les questions intérieures, s’est échiné à ne pas l’embellir sous le prisme de l’absence, a pris sur lui de ne jamais intervenir quand elle était en grande discussion. Avec succès d’ailleurs, l’orgueil pénible sur ses épaules nerveuses. C’est toujours distrayant de faire attention à elle. Il s’agace vite quand il l’entend donner des ordres s’amuse de voir les premières années tâcher de lui plaire, a une moue ennuyé teinté de fierté insoluble quand il remarque l’évidente admiration de certains.

Il la regarde une pointe d’expectative au bout des cils, sans parvenir à se décider. Il aime Harry aussi – fort, mais ça ne rend pas de la même façon. Il ne sait pas trop quoi faire de ses mains qui le démangent, des images licencieuses qui défilent en vortex puissant derrière l’écueil de ses paupières quand il se couche, quand il rêvasse en cours ou même maintenant. Il imagine sans faille mille façon de se débarrasser de leurs capes et mille autre de l’embrasser.

Elle n’a pas l’air concernée et il se trouve ridicule. C’est Hermione.

(Il n’y a vraiment rien de pire que des hormones d’adolescent.)

Ron renifle dédaigneusement envers lui-même, le pas agile et les mains résolument sages dans ses poches. « Je veux dire qu’il y a eu pas mal de trucs à faire. Mais hé bientôt les vacances, on va pouvoir enfin lâcher du lest. Tu penses que tu vas réussir à quitter tes bouquins plus de dix minutes ? »  Il soulève ses sourcils en un défi moqueur avant d’admettre, les doigts pianotant un bref instant autour de sa nuque. « C’est vrai que ça faisait longtemps. » Trop. Il a un sourire en coin qui se déverse en espièglerie heureuse.  Il est têtu et n’a pas désir de s’excuser mais il se rend compte qu’il n’a pas envie non plus qu’elle le fasse. « J’avais pensé à venir faire ma ronde en pyjama, histoire que tu me fasses une remarque. » Le rire est aussi léger qu’embarrassé. « Mais ils m’arrivent tous au mollet et au nombril maintenant, ma mère va criser. J’ai aussi pensé à t’envoyer un hibou officiel pour te dire de venir en pyjama mais j’avais dans l’idée que tu m’aurais arraché les yeux en découvrant la farce. »  Le but aurait été d’attirer l’attention évidemment comme si être un Weasley ne le faisait pas déjà suffisamment. « Tu vas partir chez tes parents au fait ? Pour les vacances ? C’est chaud non avec le boulot de préfet ? Puis on devrait rester avec Harry, même si, je crois qu’il en a marre de nous quand on s’enguirlande. » Ron fronce les sourcils avant de subitement poser ses mains sur le bas de la taille d’Hermione pour la changer de place avec lui. Le contact aussi éphémère soit-il, laisse un picotement hypnotique et nerveux sur la pulpe de ses doigts et sur sa peau. « Désolé, » murmure-t-il, la pointe des oreilles rouges et le regard fuyant. « J’ai pas envie d’entendre le Chevalier me dire que j’ai l’éclabouille encore, j’aime mieux pas être du côté du mur du coup. » Il fait signe de reprendre la conversation, la courbe du cœur en arc tambourinant.

Ce n’est pas si horrible les taches de rousseur, non ? Il en a réellement partout, la peau laiteuse saupoudrée d’une cannelle constante.  Hermione, c’est différent, elle est pêche, le front aussi clair que ses idéaux, l’odeur aussi envoûtante qu’un trifle aux fruits. Un soupir inaudible vibre entre les lèvres, le regard caressant du bout d’un désir mobile les boucles brunes éparses et indisciplinés. Elle a tenté de tout maintenir sous l’élastique enchanté mais c’est peine perdue a-t-il envie de lui dire. Il aime bien maintenant. Ça n’a pas toujours été le cas, la plupart des filles ont des cheveux lisses, la rigueur constante dans les soies diverses et c’est drôle de se dire qu’une élève aussi droite et intraitable qu’Hermione puisse avoir des boucles aussi luxuriantes que sauvages. Elle avait les cheveux raides quand elle a dansé avec Viktor et le souvenir a un gout de fiel sur sa langue. Lui de toute façon, il préfère ses boucles ! Les paupières s’abaissent et il lève sa main pour remettre une mèche chocolat en place sur l’épaule, le geste fantôme, la douceur diaphane entre ses doigts. Il pourrait y mettre ses mains, non ? Non. Il se ressaisit en dodelinant sèchement de la tête. « Tu ne... tu n’es pas coiffé. » Il n’aurait pas dû sonner aussi désagréable, ce n’était vraiment pas le propos, vraiment, vraiment, vraiment pas…

C’était même tout le contraire.





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MessageSujet: Re: Impulse control ♣ Hermione Dim 22 Juil - 18:48

Genre... T’étais super occupée. Les mots sonnent comme des reproches, des reproches ne plus avoir passer autant de temps avec eux, avec lui et tu ne peux t’empêcher de hausser un sourcil et ce, malgré le léger sourire qui flotte sur ton visage. Parce que tu es ravie de la situation. Après tout, cela faisait si longtemps que tu n’avais pas eu le dernier fils Weasley à tes côtés pour une ronde tout ce qu’il y a de plus banal. Après tout, il faut bien avouer que tu l’as un peu cherché. N’as-tu pas passé des heures enfermées à la bibliothèque simplement pour éviter de travailler dans la salle commune et éviter Ron ? N’as-tu pas passé ton chemin quand tu le croisais au détour d’un couloir pour être sûre de ne pas avoir à le croiser ? Oui, tu as fui. Tu en es bel et bien consciente, indigne de la lionne qui sommeille pourtant en toi. Mais ça, jamais tu ne l’avouerais à voix haute. Plutôt crever que lui avouer que tu as prétexté mille occupations pour ne pas avoir à confronter l’océan de ses yeux. Et pourtant, seul Merlin sait à quel point tu as passé des heures à l’épier du coin de l’oeil, les mots bloqués sur tes lèvres, mille choses inavouables au creux de ta poitrine.

Parce que c’était plus fort que toi, bien plus fort que toi. Cheveux roux, attitude maladroite qui n’ont cessé d’attirer ton regard au détour des couloirs, dans l’étendue verte du château, dans votre salle commune alors que tu le regardais jouer aux échecs.

Je veux dire qu’il y a eu pas mal de trucs à faire. Mais hé bientôt les vacances, on va pouvoir enfin lâcher du lest. Tu penses que tu vas réussir à quitter tes bouquins plus de dix minutes ? Ton regard change de direction et vient se poser sur son visage parsemé de tâches de rousseur. Moue moqueuse sur le visage et comme si le temps ne vous avait pas séparé, tu roules des yeux. Comme si entre vous rien ne s’était passé, rien n’avait changé. Mais tu sais que ce n’est pas le cas, tu le sais, tu le ressens. Car ces deux mois à te tenir éloigné de ton meilleur ami a eu cet effet que tu ne comprends pas encore très bien et qui t’envahit à chaque fois que tu poses tes yeux sur lui. Un sentiment d’incompréhension sur ce   que tu devrais éprouver pour lui. Il y des multitudes de choses qui se basculent dans ta tête, dans ton âme. Multitudes de sentiments contradictoires qui s’échouent sur les plages de ton coeur, tel l’océan qui dépose son écume sur le sable fin des plages paradisiaques. Lâcher du lest ne devrait pas être trop difficile pour toi, non ? Regard aux lueurs tantôt moqueuses tantôt taquines alors que tu reprends sérieusement, continuant à votre rythme l’exploration du septième étage. J’ai encore quelques bouquins à lire, dont celui que tu m’as offert pour mon anniversaire. Mais, j’imagine que toi par contre, tu vas pas résister à la tentation de ne rien faire pendant plus de dix minutes. Tu gardes bien pour toi le fait que ce n’est pas la première fois que tu relis le livre qu’il t’a offert pour ton dix-septième anniversaire, comme un lien entre deux âmes perdues, séparées l’une de l’autre. Cependant, l’esprit est là. Il te cherche gentiment, tu répliques. Le jeu du chat et de la souris. Tantôt il est le chat, tantôt il est la souris. Et au fond de toi, bien enfoui, tu te régales de nouveau de voir ces taquineries s’installer entre vous. Parce que si votre relation est tumultueuse, elle connaît aussi ses moments de répit ; moments de répit qui permettent de vous retrouver dans des circonstances bien plus calmes, le coeur au bord des lèvres, jamais la vraie nature de votre relation avouée, préférant garder cet aspect pudique de votre relation. Et il avoue. Il avoue qu’effectivement cela faisait bien longtemps et t’as le coeur qui souri. Oh oui, il sourit ton coeur Hermione, sourire en coin sur le visage, ravie de voir que lui aussi ressent la même chose.

J’avais pensé à venir faire ma ronde en pyjama, histoire que tu me fasses une remarque. [...] Mais ils m’arrivent tous au mollet et au nombril maintenant, ma mère va criser. J’ai aussi pensé à t’envoyer un hibou officiel pour te dire de venir en pyjama mais j’avais dans l’idée que tu m’aurais arraché les yeux en découvrant la farce.
Il rit, tu ris. Naturellement. Rien de prémédité, juste inné. Comme si rien ne vous avait séparé. Et pourtant, dans vos rires, une empreinte de gêne qui subsiste. Parce qu’après tout, si rire ensemble te parait naturel, le temps vous a malgré tout séparé pendant plusieurs semaines, des fautes d’une dispute insupportable. Si tu arrêtais de grandir aussi ! J’ai encore l’impression d’avoir rétréci ! Alors que non, c’est juste toi qui grandit à une allure hallucinante. Sourire flottant sur tes lèvres alors que tu prononces ces quelques mots. Parce que tu ne fais que dire la vérité. Ron n’arrête pas de grandir et plus il grandit, plus tu te sens minuscule à ses côtés. Plus il vieillit, plus il te fascine. Tu ne sais pas encore si cette fascination aura raison de toi un jour, aura raison de votre relation (ou la changera du tout au tout) mais Ron est immanquable. Où qu’il va, tu ne vois que lui et la simple idée de n’apercevoir que ses cheveux roux parmi une foule d’élève te semble presque inimaginable. Et pourtant, quelque chose remue au fond de toi. Sensation particulière, à la fois agréable et douloureuse. Mais impossible de mettre un nom dessus. T’arracher les yeux, c’est peut-être un peu fort mais l’idée est là, réponds-tu. Si jamais tu n’aurais mis les pieds hors de ton dortoir en pyjama pour faire ta ronde de préfète, l’idée t’amuse un instant et tu imagines deux préfets de balader dans les couloirs en pyjama. Le rouquin dans des pyjamas trop courts, toi dans des pyjamas qui cachent ta douce silhouette. Bonjour la crédibilité.

Le sujet des vacances fuse sur les lèvres du Weasley et il finit par te demander si tu comptes rentrer chez tes parents pour les vacances, suggérant au passage que vous devriez rester avec Harry qui doit, comme l’a si bien dit Ronald, en avoir marre de vous voir quereller en permanence. Pauvre Harry… Il est l’enfant d’un couple divorcé dont la garde est partagée. Et tu grimaces à cette idée, loin de toi l’envie d’obliger Harry à faire un choix. En fait je… Et tu t’interromps. Ses mains sont posées sur tes hanches et subitement, ton regard se pose sur ce grand dadais qui vient d’intervertir vos positions. Et il s’excuse, t’expliquant qu’il n’a aucune envie d’entendre le chevalier lui reprocher d’être atteint d’éclabouille. Mais tu ne l’écoutes plus. Ton pouls bat dans tes oreilles. T’as le coeur tambourinant, le souvenir de ses doigts posés sur toi te brûle. Il te brûle de ce sentiment qui te prend quand tu l’aperçois. Pourtant, cette fois-ci, ça semble différent. Parce que t’as l’impression un instant que ce n’était qu’une ébauche, une ébauche de ce qui te prend au creux de ton coeur et qui fait vivre à ton coeur les montagnes russes. Les joues rougies, il te prendrait presque l’envie qu’il recommence. Presque.  Lèvres qui se retiennent de lui demander de recommencer, gênée par la simple idée que tu puisses avoir envie de ressentir à nouveau ses mains contre ta taille, de revivre cette proximité qui t’a sur le moment transporté. Tes yeux qui reviennent observer les couloirs, tentant de calmer ton coeur tambourinant. T’as le coeur au bord des lèvres, un peu trop. Je… Enfin… Perturbée, il te faut quelques secondes supplémentaires pour reprendre contenance, le rouge n’ayant pas quitté tes joues. J’avais pensé il y a de ça quelques temps déjà de vous inviter à passer Noël avec moi et inviter Sirius,ta famille également. Tu es persuadée que tes parents auraient adoré avoir à dîner les gens qui t’accueillent si chaleureusement au sein de leur demeure, te traitant comme l’une des leurs. Mais on s’est disputé.. Te retiens tu d’ajouter. Puis, le projet est tombé à l’eau. Du coup, oui, on peut peut-être rester ici pour les vacances. Mais je pense qu’Harry aimerait rentrer chez Sirius. Et franchement, pas sûre qu’il soit prêt à nous supporter tous les deux après tout ça. Tu désignes par ”tout ça” votre dispute d’un coup de main dédaigneux. Mais si tu veux rester, on peut rester… Soupires-tu doucement. Tu serais prête à tout pour rattraper le temps perdu et ce, même s’il t’énerve. Même s’il te désespère, t’agace, il reste Ron. Quelque peu maladroit mais si fidèle. Ronald, ton Ronald.

Personne à l’horizon pour l’instant alors que vous continuez à vous engouffrer dans les abysses du septième étage. Intersection et d’un petit ton autoritaire, tu affirmes que vous devriez prendre à droite alors qu’une boucle s’échappe de ton élastique. Cheveux incontrôlables que tu tentes encore de dompter après des années infructueuses. Cheveux auxquels tu ne fais même plus attention tellement tu t’es habituée à avoir une telle crinière sur la tête, crinière de lionne qui fait tout ton charme. Et tu sens la boucle être remise en place avec une telle douceur que cela t’étonne. Ton nez retroussé qui se relève en direction de ton ami et ton coeur rate de nouveau un battement. Bordel, depuis quand Ron est-il aussi tactile avec toi ? Et bordel, depuis quand es-tu devenu vulgaire ? Merlin, merlin…. Le retour de ce sentiment qui t’étreint le coeur, merlin qu’il ne s’arrête pas. Tu ne... tu n’es pas coiffé. Retour dur à la réalité alors que la boucle retombe sur ton épaule. Ta langue claque contre ton palet agacée par cette remarque dont tu es persuadée qu’elle n’a rien à faire là. Regard désapprobateur alors que tu accélères le pas. Désolée mais je ne suis pas Lavande.  La gorge serrée, la voix sèche. Désolée de ne pas te plaire Ronald, rajoutes-tu spontanément. Pas de réflexion préméditée. Parce qu’il gâche tout, toujours tout. Et ça, ça n’a pas changé.




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MessageSujet: Re: Impulse control ♣ Hermione Sam 28 Juil - 22:43

   FEATURING Hermione & Ron
« Lâcher du lest ne devrait pas être trop difficile pour toi, non ? » Hé oh ! Ron se mordit la lèvre, presque hilare sous la boutade. Voilà qui n’était pas sympa ni franchement charitable mais Hermione avait les abords tranchants et il aimait plus l’aventure qu’il ne le pensait lui-même. Ça ne l’effrayait pas. Hermione ne l’effrayait pas. Pourtant elle était merveilleusement imposante, l’intelligence en auréole et la bonté au bout des doigts, si généreuse que ça en devenait toujours un peu pénible. Mais il n’avait peur de rien quand il s’agissait de ses amis et que ce soit la triste célébrité d’Harry ou le côté unique d’Hermione, Ron acceptait avec un entêtement serein de les épauler et de les pousser aux vices.

Mais seulement quand il le fallait aimait-il à se dire.

(C’est vrai quoi, trop de gens oubliait qu’il avait volé une voiture à l’âge de douze ans quand même ! Et tout ça pour venir chercher un prince en détresse, s'il vous plait.)

« Tu sais, c’est dur de ne rien faire pendant plus de dix minutes. Sans déconner. Tu viens de te gagner un gage miss Granger. Rien faire pendant dix minutes. » Et toi, tu pourrais lui faire ce que tu veux pendant ce temps. L’idée fit éclater la pupille sombre dans l’iris et il se racla la gorge, la gêne s’éclipsant dans une quinte de toux ridicule. Il était complètement déglingué, il n’y avait que cette explication. Il lui fallait une copine voilà. Histoire d’arrêter de fantasmer n’importe comment sur sa meilleure amie parce que bientôt, elle s’en apercevrait et de crétin il passerait à pervers puis à pathétique.

Il enchaina rapidement sur toutes les inepties possibles et qu’importe si elle le regardait avec cette défiance naturelle comme si on l’avait bercé trop près du mur enfant. Enfin non, pas « qu’importe ». C’était con en définitive mais il aurait aimé qu’elle l’admire un peu, au moins sur un sujet en particulier. Peine perdue en définitive. Les cours ? Bonté divine, s’il parvenait à ne pas s’y endormir c’était déjà pas mal et quand on s’appelait Hermione Exceptionnelle Granger, on n’admirait pas grand monde dans ce domaine. Le quidditch ? Ah ah. Elle était juste sortie avec Viktor Krum. Il y avait bien les échecs sorciers mais il avait encore souvenir de son petit nez se retroussant de dégoût avec un « c’est barbare » devant le jeu la première fois qu'elle l'avait vu faire.

De toute façon, il voulait son admiration de façon purement amicale. Ce n’était pas si grave que ça.

(N’est-ce pas ?)

« Mais je pense qu’Harry aimerait rentrer chez Sirius. Et franchement, pas sûre qu’il soit prêt à nous supporter tous les deux après tout ça. » Ron cligna des yeux ravalant vivement la vexation qu’il sentit pointer dans son torse. Ah ben c’était sûr que si Harry ne pouvait pas, c’était plus la peine de l’inviter. « Mais si tu veux rester, on peut rester… » Il ne dit rien sur le moment, happé par les boucles brunes aux reflets d’ambre. C’était mieux que cette phrase cinglée de pitié dédaigneuse. Si tu veux. Genre, vraiment ? Il souffla du nez, les mots sortant de travers et le prénom de Lavande zébrant l’air. « Hein ? » Il passa une main pleine d’incompréhensions tacites dans ses cheveux, écartant ses doigts in-extremis de ceux de la jolie brune. « Ben non merci je sais ça. » Il eut un mouvement de surprise sous le reproche stupide. Tu me plais un peu trop. Il aurait pu le lui dire en aveu terrifiant pour lui-même Pour elle aussi sans doute.
Elle venait de lui dire que ça ne servait à rien de le voir pendant les vacances de Noël quand bien même il lui avait dit qu’elle lui avait manqué. Ou presque. Franchement c'est ce que ça avait voulu dire ça et si Hermione Granger n’était pas fichu de le comprendre avec toute ses bonnes notes, ben hein… !

Ron fronça les sourcils, les pas ralentissant dangereusement sur le marbre de l’école. Le calme avant les tempêtes. « Tu te foutrais pas de ma gueule là ? » Les oreilles se mirent à rougir et il glissa ses poings rudes dans les poches de son pantalon. « Donc t’as pas envie qu’on passe les vacances ensemble parce que ouin ouin c’est pas possible mais t’es désolée de pas … bon de toute façon ça veut rien dire ta phrase ! Genre évidemment que tu ne me plais pas comme ça enfin… t’es mon amie… ce serait… c’est… BREF ! » Le mensonge l’essoufflait presque et il demeura interdit, amèrement conscient d’avoir élevé la voix malgré lui. « Je vois pas le rapport avec rien et tes cheveux ils sont pas blonds. Je suis pas encore daltonien. Ils sont couleur forêt et chocolat et … ils sont doux… c’était pas un reproche, c’était une remarque. D’ami. A amie. » Il fronça son nez, l’azur scannant tout le couloir en évitant soigneusement Hermione. « Bon on avance sinon on va dormir dans le couloir, j’ai pas envie. » Finit-il dans un ton bougon avant de la dépasser dans un pas rapide.





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MessageSujet: Re: Impulse control ♣ Hermione Dim 29 Juil - 22:59

L’agacement qui s’infiltre progressivement, mélangé tacitement à une pointe vexée presque perceptible, empoisonne vos retrouvailles. Elles ont pourtant bien commencé. Entre confidences à demi-mots et rires s’élevant dans les couloirs, il ne fallait pas plus qu’une simple ronde de préfets pour permettre à deux amis égarés de se retrouver. Mais, les reproches ont résonné dans l’air, foudroyant sur place cette joie que tu te faisais de passer du temps avec ton meilleur ami, foudroyant cette sensation, ce supplice délicieux de ta mèche de cheveux dans sa main. Alors, tu accélères le pas, la gorge serré, le coeur asséché par la vexation. Le prénom de Lavande qui fend l’air, l’aveu subtil et inconscient zébrant spontanément l’ambiance. Tu entends les pas de Ronald ralentir et tu n’en n’as que faire. Tu continues d’avancer, ignorant volontairement le lion qui se trouve derrière toi. Puis il parle et immédiatement, tu t’arrêtes, lui faisant toujours dos. Tu te foutrais pas de ma gueule là ? - Ronald, langage… Siffles-tu, mécontente. Mais celui-ci n’en à que faire de tes remontrances et continue sur sa lancée. Donc t’as pas envie qu’on passe les vacances ensemble parce que ouin ouin c’est pas possible mais t’es désolée de pas … bon de toute façon ça veut rien dire ta phrase ! Genre évidemment que tu ne me plais pas comme ça enfin… t’es mon amie… ce serait… c’est… BREF ! Tu fronces les sourcils, nouveau claquement de ta langue contre ton palet. Parce que déjà, merlin, ce n’est pas ce que tu as dit. Mais, pour ne pas changer, il retourne la situation à son avantage, mal interprétant chacun de tes propos. On pourrait presque croire qu’ici, dans cette situation, en plein milieu d’un couloir du septième étage, tu es la méchante. Qu’effectivement, tu as refusé de passer tes vacances de Noël à ses côtés. Alors qu’au contraire, ce n’est absolument pas ce que tu as insinué. Il a tout faux. Tout faux sur toute la ligne, de A à Z. Puis, Merlin, il n’avait pas besoin d’en rajouter une couche. Tu as déjà compris la première fois dans son reproche dissimulé que tu ne lui plaisais. Mais pourquoi, ça te fait autant mal de le savoir ?

Oui pourquoi ? Sûrement ton amour propre qui en prend un coup.

Oui, c’est sûrement ça. Tu ne vois que ça.

Il ne te laisse pas en placer une, il continue encore et encore. Il parle, il ne s’arrête plus et toi, tu te tiens toujours là, immobile, le coeur battant, l’impatience affluant dans chacune de tes terminaisons nerveuses, les mots bloqués dans ta gorge. Mots irrités, qui font bien de rester coincer. Parce que tu es comme ces incendies en plein été. Parce que derrière ta petite taille, ton coeur à la bonté unique, tu es comme cette étincelle qui enflamme à la moindre bourrasque de vent. Forêt qui prend feu, laissant des cendres et un paysage apocalyptique. Principalement quand cette bourrasque de vent est grande, aux cheveux roux. Et ce malgré ce qu’il est en train de t’affirmer. Il a beau essayé de donner tous les qualitatifs à ta chevelure indomptable, il ne peut décidément pas affirmer que ses propos ont relevé de la simple remarque. Car, ça n’a pas sonné comme ça loin de là. Soupir qui s’échappe de tes lèvres alors qu’il te dépasse d’un pas rapide, sans t’accorder le moindre regard. Décidément, le problème est toujours le même. Tu en as bien conscience. Vous avez littéralement un problème de communication. C’est inéluctable.  Bon on avance sinon on va dormir dans le couloir, j’ai pas envie. Tu le regardes s’éloigner quelques instant, prenant quelques secondes pour jauger la situation. Sensée, tu sais parfaitement que si tu rétorques de suite, cela ne ferait qu’empirer les choses. Et pour toi, il te paraît inconcevable de te disputer à nouveau avec lui, surtout après tant de temps séparée de lui. Mais l’impatience boue en toi, feu brûlant qui tente de dévorer toute pensée raisonnables.

Non. Tu ne te laisseras pas emporter par cette colère légère. Hors de question de succomber à ces pensées négatives.

Allez Hermione, fais un effort. Mets de l’eau dans ton vin.


Attends-moi ! Tu tais difficilement ta susceptibilité et ton irritation alors que tu le rejoins à petites enjambées rapides. Ton regard fixe un instant son visage, une joue plus particulièrement. Joue rougie par la colère pleine de taches de rousseur qui ont toujours fait de Ron quelqu’un au physique unique. T’aimes bien ses taches de rousseurs, tu les trouves charmantes et elles lui vont si bien... Pensée interrompue dans ton esprit, pensée que tu touches du bout du doigt et que tu t’enlèves prestement de la tête tandis que tu secoues imperceptiblement la tête. Non Hermione. C’est Ron. Tu te mords la lèvre alors que tes yeux bruns se concentrent à nouveau sur le couloir vide de toute présence. Le silence s’abat, il s’abat si bien qu’on pourrait entendre un vif d’or voler. Les minutes défilent. Toujours rien, nada, le silence le plus complet. Pourtant, tu sais pertinemment que là, c’est à toi de faire le premier pas pour briser ce malaise qui s’est installé entre vous.

T’as mal compris, dis-tu en t’arrêtant brusquement sur place, amère qu’il ait pu comprendre que tu ne souhaitais pas passer tes vacances avec lui. Tu soupires et attends que ses azures accrochent les tiennes pour continuer, mettant cette fierté féline de côté. Tu estimes que pour repartir sur des bases saines, tu vas être obligée de mettre à nue des choses avouées à moitié depuis le début de cette ronde. Tu as mal compris quand je parlais des vacances. Tes prunelles accrochées aux siennes, tu ne scilles pas d’un pouce, bienveillance et sincérité accrochées à tes lèvres. Je veux passer mes vacances avec toi. Avec Harry s’il veut, mais avec toi, c’est sûr. Je… Soupir alors que tu passes gênée ta main dans ton cou, peu à l’aise avec ce genre de déclarations face à Ron. Parce que votre relation n’est faite que de non-dits, de mille et une merveilles qui brillent dans vos regards, de sourires entendus. Pas besoin de mots pour vous dire que vous vous appréciez. Et pourtant, il réside dans ces non-dits, mille et une choses incompréhensibles qui rend votre relation tout aussi tumultueuse qu’elle est calme. Problèmes de communication qui cachent bien des choses, choses inavouables et qui pourtant auraient du te sauter aux yeux. A toi, la sorcière la plus brillante. Ce que je voulais dire, c’est que si tu veux rester à Poudlard pour les vacances, on reste à Poudlard. Si tu veux aller chez ta mère, il me suffit d’envoyer un hibou à mes parents pour changer les plans ou inversement, si tu veux venir à Londres idem. En gros, c’est toi qui choisis où tu veux qu’on passe nos vacances. Et je te suivrais, qu’importe l’endroit, je te suivrais, penses-tu. Les mots s’étouffent dans ta gorge et tu te racles la gorge gênée par cette pensée qui te traverse l’esprit et qui pourtant, persiste, fait son petit bout de chemin. Et si tu veux m’entendre te dire que tu m’as manquée, je vais te le dire. Tu m’as manquée... Souffles-tu en jouant nerveusement avec le pan de ta jupe d’écolière. Allez viens, on y retourne… On a encore du travail à faire… Murmures-tu en reprenant la marche, fixant un point devant toi, les joues rougies d’avoir eu recours à tant de sincérité pour calmer les tensions qui se profilaient devant vous. Parce que tu ne veux pas te battre, lassée de tant de disputes. Malmenée, fatiguée. Tu souhaites juste un peu de répit entre vous deux. Ce n’est pas trop demander, si ?



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MessageSujet: Re: Impulse control ♣ Hermione Lun 30 Juil - 3:10

   FEATURING Hermione & Ron
La peau attirait l’œil inexorablement.

De lait et de miel. Lorsque l’attraction se faisait trop forte envers quelqu’un, la gravité prenait une teinte archaïque, presque brutale. On se passait de vocabulaire pour n’être plus que sensation. La véritable pensée, celle qui faisait l’âme, celle ancienne, c’était celle qui ressentait plutôt qu’elle n’analysait. Analyser était en soi à la portée de tout un chacun. La vraie intelligence finalement consistait à sentir. L’exercice suprême était de décider. Il fallait du courage parce qu’il fallait sauter.

(Il ne sautait pas pourquoi déjà ?)

« Attends-moi ! » Il ne se retourna pas mais les jambes ralentirent d’elles-mêmes, le pas se mettant au diapason de la demande. Tout était à la surface de la peau, dans ses gestes prudents et le rouge de ses joues. Ce n’était pas tant uniquement son visage qui lui plaisait - certes, il avait dix-sept ans, les doigts voraces, la gourmandise presque légendaire et un gout prononcé pour les voluptés indicibles - mais elle avait sur son derme gravé aux encres sympathiques un désir féru de liberté qui résonnait, toujours, jusque dans ses colères silencieuses.

Il déglutit en l’entendant. Elle ne lui plaisait pas, c’était pire.

Heureusement, aux âges incertains, Ron ne s’en rendait pas compte. Il eut une moue exaspérée en l’entendant parler du fait qu’il avait mal compris mais garda pour lui la remontrance. Il n’avait pas envie de devoir se passer d’elle encore. « Tu as mal compris quand je parlais des vacances. » Il passa sa langue sur ses lèvres pour effacer un sourire naissant. C’était un vice qu’elle avait de devoir tout expliquer de façon précise. Il s’attendait presque à ce qu’elle lui fasse un discours avec introduction, première partie sous partie etc jusqu’à la conclusion. La violence organisée qu’elle mettait à ses diatribes lui donnait une patine justicière qu’on ne pouvait décemment pas affronter face à face. Lui était sans doute un peu fou de le faire, l’attrait irrésistible quand elle se faisait colère et tempête.

Elle eut ce geste des doigts sur le cou, le toucher soyeux là où les petites bosses,dû à la plume et à la baguette transparaissaient joliment. L’azur cilla puis nota lentement l’angle arrondi sous le col bien fermé, l’ombre imprécise sur les clavicules couvertes, les mots en onguent lointain sur son égo froissé. Il avait la joie presque trop sobre maintenant, un peu assommé par le courage généreux dont elle faisait preuve. Faut vraiment toujours qu’elle fasse mieux que les autres et ce jusqu’au bout, hein ? Il recula un peu, le sourire fantomatique amusé sur son visage saupoudré de cannelle. Un silence s’étira inconfortable dans sa malice. A croire que les dieux aimaient bien les tourmenter : pas un élève dans ses couloirs déserts et même pas de Peeves ou de Rusard éructant contre le monde. Tout à coup leurs parfaites solitudes le frappa en plein cœur et il la fixa sérieusement. Il vit sur son visage ce qu’elle s’apprêtait à dire avant même que ses lèvres ne le formule et la panique lui serra les entrailles brusquement. Ce n’était pas nécessaire. C’était même plutôt dangereux. Il secoua son visage comme pour l’empêcher d’aller plus loin. « C’est pas la... » « Et si tu veux m’entendre te dire que tu m’as manquée, je vais te le dire. Tu m’as manquée... » Il resta coi, la couleur des cils comme un soleil double, un air de Patti Smith entendu un peu plut tôt dans un appareil moldu prêté par Dean au bord des oreilles en la voyant jouer avec sa jupe. Let's drift between the sea and sky, As the night goes by.

Elle s'éloignait déjà.

Il fronça le nez avant de l’arrêter, la main enserrant un peu trop brusquement le bras tendre. « Tu veux venir ? » Ah oui, elle allait grave comprendre là. Lui même ne comprenait pas à vrai dire, les mots lâchés dans une urgence inhabituelle. Il la lâcha immédiatement avant de se forcer à inspirer. « Pardon. Au bal j'veux dire. Il va y en avoir un à Noël. Si on reste… autant y aller ensemble cette fois-ci.… pour montrer à Harry qu’on se fait plus la gueule. » Il acquiesça à sa propre sagesse avant de lui esquisser un sourire complice. « Puis bon, t’es une fille. Je sais maintenant. » Il pouvait bien se moquer de lui-même un peu. D’eux deux. « Enfin si personne ne t’a encore invité. On t’a invité ? » Si c’était le cas il allait devoir s’effacer et rien que l’idée le plongeait six pieds sous-sol.

De la merde oui.

Rien du tout.

« Si on t’a invité, je veux pas dire mais je peux te faire un parchemin sur pourquoi moi c’est mieux. » Ils étaient déjà sur le chemin du retour et Ron s’empressa donc de donner ses nouveaux arguments, l’anxiété fondant comme sucre dans l’eau sous les bavardages intempestifs qu'il s'imposait presque inconsciemment. Au moins, pendant qu’il parlait, il n’avait pas à se sentir effrayé de sa réponse. « Un, je suis roux et ce n’est pas fréquent donc quelque part, t’es ipso facto la reine de la soirée. Ensuite euh… attends, c’est dur de trouver comme ça. » Il claqua des doigts en mode eureka. « Je peux t’apprendre plein de gros mots pendant qu'on prendra du punch. Ne fais pas cette tête, Mione, c’est super utile. Le jour où tu vas te cogner le petit doigt sur un chaudron, tu me remercieras d’avoir été là et d’avoir sauvé ton vocabulaire. »

Il était en train de faire une intro, des parties et il y'aurait probablement une conclusion.

Autant dire qu'elle déteignait sur lui, hardcore.





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MessageSujet: Re: Impulse control ♣ Hermione Ven 10 Aoû - 19:16

Tu te stoppes net sur place alors que ses doigts serrent ton poignet, comme si, d’une certaine façon, il te retenait près de lui, t’empêchant ainsi de prendre une certaine distance entre vous deux. Tu as encore le souffle court par tes dernières révélations mais tes orbes chocolatées viennent fixer l’océan fascinant. Question silencieuse qui se lit dans ton regard, interrogation qu’il doit très vite comprendre, puisqu’il prend le temps de préciser, son regard plongé dans le tien, sa main toujours sur ton poignet. Doux contact qui cesse immédiatement alors que le rouquin précise le fin fond de sa pensée. Le sujet du bal désormais sur le tapis, invitation sous-entendue qui vient bercer délicieusement les tréfonds de ton âme. Sourires complices échangés alors qu’une étincelle brille dans tes yeux. Etincelle lumineuse, flamme ravie qui vient brillamment et subtilement faire fondre le chocolat, donnant à tes yeux une saveur particulière, unique. Puis bon, t’es une fille. Je sais maintenant. Un léger rire s’échappe de tes lippes alors que ton regard se couvre de nostalgie légère. Ses paroles te rappellent votre quatrième année à Poudlard et le bal de Noël qui s’était déroulée avec la charmante compagnie des demoiselles de Beauxbâtons et celle virile des hommes de Dumstrang. Si tu avais passé la soirée au bras de Viktor Krum, amourette secrète, bercée dans le creux de ton coeur, la soirée s’était terminée par des larmes, regrettant de la voir finir ainsi, te rappelant parfaitement de tes mots ce soir là. S’il avait fallu à Ron trois années complètes pour se rendre compte que tu étais une fille, d’autres s’en étaient rendus compte immédiatement et avaient sauté sur l’occasion pour t’inviter. Mais, ce soir, tout est différent.

Il continue de parler et tu l’écoutes sans broncher, ne pouvant t’empêcher de sourire à mesure que le garçon argumente sur son invitation. Tu restes silencieuse, alors que vos pas vous ramènent à mesure que le temps défile vers votre salle commune. Il te semble, pendant un court instant, ressentir une pointe d’appréhension dans la voix de ton meilleur ami, impression que tu ignores prestement, n’imaginant pas une seule fois que Ron puisse s’inquiéter de te voir refuser son invitation. Après tout, pourquoi le serait-il ? Vous n’êtes qu’amis et il aurait été normal que quelqu’un d’autre t’ait déjà invité pour l’occasion. Seulement, les pensées paraissent sonner fausses, un arrière goût apocryphe résonnant dans les méandres de ton esprit.

Factice, l’imposture se mêlant aux vérités niées.

Ta main revient mettre en place cette mèche rebelle qui semble s’être donnée son propre souffle de vie alors que le préfet fait glisser ses arguments sur ce silence qui brillait dans les couloirs. Je peux t’apprendre plein de gros mots pendant qu'on prendra du punch. Wow. C’est de l’argument ça. Moue peu convaincue qui se glisse sur ton visage alors qu’une mimique exaspérée nait sur tes lèvres rosées. Tu n’es pas certaine de cet argument mais tu t’abstiens de tout commentaire. Ron semble avoir deviné le fin fond de ta pensée car il t’explique qu’à l’instar de ce que tu peux penser, savoir autant de gros mots peut s’avérer très utile dans la vie quotidienne, surtout quand on se prend l’orteil dans un chaudron. Mais les paroles te passent au dessus, tes oreilles s’étant focalisée sur un simple petit mot.

Cinq lettres que tu n’avais pas entendu dans sa bouche depuis si longtemps.

Mione.

Un surnom et l’envie de glisser tes doigts entre les siens se fait d’autant plus présente. Coeur qui rate un battement alors que ton surnom fait écho dans tout ton être. Autant entendre Harry ou Seamus t’appeler Mione ne te fait pas grand chose, si ce n’est remuer une douce affection fraternelle, mais, ton surnom sur les lèvres du roux lui donne une prestance révélatrice, presque idiopathique. Le portrait de la grosse dame rentre au loin dans votre champ de vision et avant même que vous puissiez arrivés devant elle tandis qu’immédiatement, après sa dissertation improvisée, tu te décides de donner une conclusion à sa démonstration. L’agacement disparaissant, tu ne peux t’empêcher, complice de cet échange, de taquiner ton homologue sur cette nouvelle manie d’argumenter chacun de ses propos. Dis donc, tu trouves mes argumentaires si intéressants que tu t’es senti obligé de faire de même ? Je suis touchée. Ta main se pose sur son poignet, l’obligeant à ralentir le pas, prolongeant cet instant privilégié. Mais tes arguments ont été très efficaces. Sourire. Tu n’avais pas besoin d’arguments pour accepter parce qu’à peine t’a t-il proposé que tu as su que ça serait à son bras que tu te trouverais le temps d’une soirée. Ca sera avec plaisir que je t’accompagnerais. Vraiment plaisir. Tu as les yeux qui brillent, ô qu’ils brillent tes yeux Hermione, le bonheur aux lèvres un peu naïvement.

Ta main quitte son poignet alors que tu te retournes vivement, lui faisant face, le chocolat cillant sur ses lèvres, sur son long nez décoré de ses tâches de rousseur puis sur ses azures. Sous le mouvement, tes boucles se libèrent de leur emprise, l’élastique fragile se brisant sous la pression et tombant négligemment au sol. Un air de liberté ancré sur la peau, tatoué dans ton sourire, les fleurs de la liberté compté sur le bout de tes doigts. Et alors que tu marches à reculons, tu ris doucement : Par contre ! Tu as intérêt de me faire danser, je compte sur toi ! Le lumos qui éclaire le bout de ta baguette donne une sensation d’intimité et la complicité enfin retrouvée, tu continues : On fait un deal. Tu me fais danser et j’accepte dans ma grande bonté d’être ton élève pour toute une soirée. Tu m’apprendras les gros mots indispensables pour la rencontre entre un chaudron et un orteil. Tout ça, autour d'un bon verre.

Tu t’illumines Hermione, tu éclos comme une fleur en plein printemps.



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MessageSujet: Re: Impulse control ♣ Hermione Lun 10 Sep - 22:16

   FEATURING Hermione & Ron
« Ça sera avec plaisir que je t’accompagnerais. Vraiment plaisir. » Le reste s’éclipse avec la rapidité d’une barbe à papa fondante sur la langue. Il aurait été bien en peine de vous dire pourquoi il était là déjà, de quoi ils avaient parlé avant et qui composait l’équipe des Chudley Canons. Blackout. « Quoi ?... Oh… euh… cool. » Il cilla d’un air incertain, groggy autant par la réponse que l’éclat du sourire de sa cavalière. Il n’y aurait pas de bulgare cette fois-ci, ni de jumelles, encore moins de mauvaise humeur ou de falbalas…

Falbalas ?

Les yeux de Ron s’agrandirent sous la panique. Il n’avait rien à se mettre, les bals et sorties beaucoup trop récurrents pour envisager de demander une quelconque aide financière à ses parents. « Par contre ! Tu as intérêt de me faire danser, je compte sur toi ! » Il eut un sourire niais, l’angoisse à l’abri durant à peine quelques secondes. Il allait trouver une solution, non ? Au pire il pouvait demander à Harry ? Ron passa une main dans ses cheveux au jeu d’Hermione. C’était embarrassant, vraiment. Il était presque tenté de lui dire qu’il n’y avait pas besoin de deal, il ferait tout ce qu’elle voudrait. Ou presque. Non, Hermione pouvait être terrible malgré ses grands yeux chocolat. « Tu les diras toute ces horreurs que je vais t’apprendre ? » Il dodelina de la tête, l'enthousiasme un peu plus en sourdine qu'auparavant, le choc encore suintant dans son système nerveux. « Parce que tout l’intérêt c’est que tu les dises. L’élève la plus intelligente de Poudlard attrapé en flagrant délit de vocabulaire urbain. » Le sourire s’étalait sur la trogne rousse, joyeux malgré les petits nuages importuns. Il allait falloir trouver un truc décent à se mettre sur le dos, d’autant plus que durant le dernier bal, Hermione avait scintillé comme nulle autre. Il allait falloir aussi faire en sorte de ne pas trop se panner la figure en dansant. Ça va, ça va, c’est une amie, elle te fera pas un foin… Il fronça le nez, la vanité au bout des cils, le désir de lui plaire ayant planté ses crocs dans son cœur. Ce n’était pas anormal de vouloir ses sourires tout de même, n’est-ce pas ? C’était logique de vouloir rendre ses amis heureux. Il faisait pareil avec Harry d’abord. Rien de mirobolant après tout. Il fallait s'en convaincre en tout cas sous peine de se voir étalé au sol dans un désespoir paniqué.
Heureusement, Hermione lui esquissa un sourire et le cœur manqua un battement. Il la suivit dans le couloir, soudainement embarrassé.

Elle avait dit oui.

Comme ça. Avec entrain comme si elle en était contente.

Il ne réalisait toujours pas, la démarche hésitante dans les couloirs de l’école. La corvée de surveillance lui apparut trop courte pour une fois et lorsque le tableau de la grosse dame apparut en bout de chemin, Ron eut une moue. « Tu sais avant qu’on rentre… si jamais tu changes d’avis, t’as le droit. » Le manque de confiance lui fit l’effet d’une cape trop lourde tandis qu’il évita le regard de la jolie brune. « Si c’est pour me faire plaisir... enfin oui ça me fait super plaisir mais… enfin ce que je veux dire c’est que tu peux. Mais le fait pas quand même parce que je pense que ça va être chouette.» Pour une fois, le sourire se fit timide, les oreilles un peu rouges dans l’obscurité salutaire. « Je te ferais danse, promis. Le dis pas à Harry il va se foutre de ma gueule.» Le rire fusa, discret, tandis qu’ils pénétrèrent dans la salle commune. Ron fit un signe de la main à Hermione, une énergie d’un genre nouveau plein ses rêves.




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