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Intrigues & Event :

Intrigue N°3 :
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Événement :
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(25 janvier)
Janvier 1997:

7 janvier :
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Tournoi Inter-Maisons




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Ravage(s) ! WARNING Violence/TS - Theodore & Briséis

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MessageSujet: Ravage(s) ! WARNING Violence/TS - Theodore & Briséis Mer 25 Juil - 1:31


Tu as perdu Moriarty.
Des mois que tu luttes contre toi-même. Des mois que tu cherches à ne pas céder à tes pulsions. A ne pas devenir comme ton père. Tu as passé des années à rejeter tout le monde pour éviter les problèmes. Pour que ça n’arrive pas. Il faut croire que l’on ne peut pas gagner contre ce que l’on est. Tu t’en veux. Tu t’en veux terriblement. T’arrives pas à croire que t’aies fait ça à Pansy. Bien sûr, tu ne la supportes pas mais même elle ne mérite pas ça. Tu savais que ça finirait pas arriver. Des semaines que tu marches sur une corde raide couverte de savon. Depuis la mort de ta mère en fait. Tu savais qu’à un moment, tu allais sombrer. Tu pensais juste tomber seul. Sauf que t’as emporté quelqu’un dans ta déchéance et ça change tout. Quand tu t’es rendu compte de ce que t’as fait  - quand tu t’en es vraiment rendu compte - tu t’es mis à courir. A fuir. Comme si ta vie en dépendait. La seule chose que tu fui, c’est toi. T’en prends conscience en arrivant dans ta salle commune. T’es ridicule Moriarty. Tu t’en rends compte. Tu as passé ta vie à te fuir à partir du moment où ton père s’est fait enfermé. Ce jour-là, tu t’es retrouvé pris au piège sans t’en rendre compte. Est-ce vraiment là ce que tu souhaites ? Une vie entière à éviter les autres et à te haïr ? Non. Non n’est-ce pas ? Tu connais la solution. Tu l’as déjà envisagé, plus d’une fois. C’est resté au stade d’idées. Peut-être est-il temps ? Après ce soir, tu n’oseras plus jamais regarder qui que ce soit de toute manière. Tu n’oseras même plus sortir. Sur le visage de chacun, tu verras des accusations tout droit issu de ton imagination qui te hanteront. Pour toi, tout le monde saura ce que tu as fait. Ce n’est plus toi que l’on verra. Seulement ton père. Finalement, ils avaient raison : tu es bien son fils. C’est là la vie que tu veux Moriarty ? Tu te sens capable d’assumer une vie comme ça ? Non. Bien sûr que non. Rien que d’y penser, tu paniques déjà. De ton sac tu tires un parchemin et une plume. Tu as envie de laisser quelque chose de toi. Une dernière lettre. Mais les mots ne viennent pas. As-tu seulement le droit de dire quelque chose encore ? T’as essayé une fois. Puis une deuxième. Ton parchemin se rempli de ratures en tout genre. Finalement, la seule chose que tu trouves à écrire est un ‘pardon’ à moitié effacé par tes larmes. Pourquoi pleurer Moriarty ? Tu as peur ?

Pardon.

Mais pardon à qui au juste ? A Pansy, que tu as laissé pour morte - ou presque ? A Aidan, que tu as certainement tout autant blessé dans un autre registre ? A ton frère, que tu as abandonné ? A tous ces personnes que tu as fui quand elles te tendaient un bras pour t’aider ? Pardon, il est déjà trop tard. Il était déjà trop tard. Depuis le début, c’était foutu. Tout n’est qu’une question de temps. Et le temps vient de se finir.

Après t’être assuré qu’aucun des préfets n’est dans les environs, tu repars dans ta course contre la montre - c’est bien le pire moment pour te faire surprendre par qui que ce soit. Tu te rends dans ce couloir, cette salle que tu as repéré il y a un moment. Le nouveau lieu de stockage des réserves du professeur Rogue. Moins gardé. Moins sécurisé. C’est presque facile d’y rentrer. Tu ne sais pas exactement ce que tu veux. Tu prends ce qui fait écho dans ton esprit. Ce que tu sais être un poison. Jusqu’à en trouver un que tu sais non seulement être un poison, mais en plus être long et douloureux à agir. C’est tout ce que tu as mérité, non ? Souffrir pour tout le mal que tu as fait.





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MessageSujet: Re: Ravage(s) ! WARNING Violence/TS - Theodore & Briséis Mer 1 Aoû - 20:06


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ravages

Le couvre feu a sonné depuis un certain temps déjà lorsque l'aiglonne repousse les couvertures de son lit à baldaquin. Aidée par la pénombre – et les ronflements de certains – elle parvient à s'extirper du dortoir en toute discrétion pour rejoindre la salle commune. Des décorations installées quelques jours plus tôt avec Silas et Drystan brillent incessamment et sont accompagnées de la mélodie reposante des crépitements de bois dans la cheminée. Elle fronce les sourcils et balaie la salle des yeux, cherchant la personne qui a pu l'attiser jusqu'à une heure si tardive. En vain. Bien décidée à sortir mais convaincue que cela ne lui permettra pas pour autant de trouver le sommeil à son retour, elle y ajoute une bûche et se réchauffe les mains avant d'enfiler puis fermer sa veste. Quitte à passer une nouvelle nuit blanche autant le faire au coin du feu, avec un chocolat chaud et un livre. Parce qu'elle est à court de potions pour sombrer dans un sommeil sans rêve Briséis et ce depuis quelques jours déjà. Elle renoue doucement – et difficilement – avec la réalité de ses insomnies, de ses cauchemars. Elle se rassure en pensant aux vacances qui approchent, au stock qu'elle va pouvoir se fournir afin de bénéficier de nuits revigorantes à nouveau. Mieux vaut un sommeil sans songe que pas de sommeil du tout. La serdaigle attrape l'écharpe aux couleurs de sa maison qui trône sur un fauteuil près du feu, la glisse autour de son cou puis sort sa baguette avant de s'exfiltrer de la salle circulaire. Un seul regard par la fenêtre et vers tous ces astres qui percent le ciel noir suffit à la convaincre de presser le pas malgré les ennuis sévères qu'elle risque. Elle s'est déjà faite prendre la main dans le sac une fois en se retrouvant face à face avec le professeur McGonagall – bon d'accord elle n'en a jamais eu confirmation  mais elle sait, le sent, qu'il s'agissait bien d'elle – alors si elle peut éviter de se faire prendre et cataloguer comme récidiviste c'est un plus. « Lumos. » Murmure-t-elle en regagnant l'enceinte principale du château tout en glissant sa main de libre autour du halo de lumière pour le minimiser et ne pas importuner les peintures dont elle croise la route. Son cheminement est tout ce qu'on peut qualifier de succès... Jusqu'à son arrivée au second étage où, tout juste sorti de l'embrasure d'une porte, elle se retrouve nez à nez avec le préfet des serpents.

Un énorme bond en arrière plus tard, elle plaque sa main sur son buste pour se remettre de ses émotions et lâche sans réfléchir. « Mais c'est pas vrai, comment tu fais ça ? »  ''Ça'' étant de lui tomber dessus quasiment à chaque fois qu'elle brave le couvre feu pour faire quelque chose d'utile de son insomnie. Enfin remise de ses émotions elle s'autorise même à lui asséner un coup sur le torse – bien que ça ait probablement l'effet d'une chatouille sur sa musculature de géant. « Tu m'as fait peur... » Puis elle se souvient que c'est la nuit, qu'elle n'est pas censée être là et que lui, est censé lui retirer des points avant de la reconduire illico presto à sa salle commune. Pas moyen ; elle a besoin d'air, cruellement. Sans grand espoir d'obtenir gain de cause la brune joue la carte de la sincérité en retirant une mèche brune de son visage : « Je sais que je n'ai pas le droit d'être là mais je n'arrive pas à dormir et j'ai vraiment besoin d'air. » Regard planté dans le sien, elle approche d'un pas et ajoute d'un ton pas tout à fait suppliant mais presque : « Accompagne-moi. Dix petites minutes, c'est tout ce que je demande ! Tu n'auras qu'à me reconduire au dortoir juste après pour t'assurer que je tiens parole... » L'Avery se mordille discrètement la lèvre dans l'attente de sa réponse puis sourit, plus surprise qu'autre chose au moment où il accepte. Bizarre mais elle n'en dira rien ; trop peur qu'il ne joue le culotté sadique en changeant d'avis si elle ose. Une fois dehors ils font quelques pas côte à côte dans un silence aussi pur que la neige qu'ils foulent à l'exception près de traces de pas qui semblent étonnamment fraîches. « Attends... Tu vois ce que je vois ? » Demande-t-elle en décroisant les bras de sa poitrine tout en se penchant pour observer de plus près. La neige continue de tomber ce qui signifie que si ces marques avaient plus de deux heures d'ancienneté elles seraient déjà bien ensevelies ; quelqu'un est passé par là avant eux. En écho à ses pensées qui se bousculent, un cri à s'en glacer le sang perce le calme immuable de la nuit. L'aiglonne se redresse et saisit le bras du préfet par réflexe, ou plutôt crainte, tandis qu'elle reconnaît peu à peu cette voix plaintive. « Par Merlin. » Elle le tend le bras et, après avoir lâché celui du préfet, s'élance dans la direction des cris. « MORIARTY ! »

Elle n'a aucune fichue idée de ce qui se passe. Pas plus de ce sur quoi elle va tomber d'ailleurs mais elle sent que c'est grave. La peur au ventre et le regard fou elle aperçoit le préfet foncer, la dépassant au passage, finir sa course folle auprès du gryffondor donc le corps se tord de douleur dans la neige. Lorsqu'elle arrive à son tour Briséis est incapable de dire ou faire quoi que ce soit laissant à Theodore les responsabilités de la situation chaotique. Elle est sous le choc et se contente d'observer son acolyte de cours d'astronomie, celui qui lui a sauvé la mise lorsque trois idiots trouvaient intéressant de lui chercher des poux tandis que des larmes silencieuses lui montent aux yeux. Par terre, près de la main tremblante du gryffondor, elle trouve une fiole dont elle s'empare et qu'elle détaille avant de comprendre. Instantanément elle relève des yeux mi peinés mi furieux dans sa direction, s'agenouille dans la neige près de lui et l'attrape par le col de sa veste avant de le secouer : « QU'EST-CE QUI T'EST PASSE PAR LA TÊTE ? IDIOT ! IDIOT ! » Calmée par le préfet elle le relâche et retire à la hâte sa veste ainsi que son écharpe pour les poser sur le corps gelé du garçon. Pourquoi tu ne m'en as pas parlé, idiot? L'aiglonne saisit à nouveau la fiole de ses mains tremblantes et tente de se concentrer ; difficile lorsque tout ce à quoi elle peut penser est le visage du gryffondor à qui elle a parlé quelques jours plus tôt. Elle aurait du le voir, lire entre les lignes. Et maintenant c'est le souvenir de son rire qui résonne dans sa tête. Rire qu'elle n'entendra peut-être plus jamais. J'aurais pu t'aider? « Il.. Il a avalé une fiole quasi entière de poison pernicieux. » Dit-elle en reconnaissant le sigle sur l'étiquette. Reconnaissable grâce à sa fumée verte également, il est des plus dangereux qui existent. Elle se demande un instant où est-ce qu'il a bien pu s'en fournir mais se résigne à y songer davantage. Lui sauver la vie est la priorité du moment, comprendre pourquoi et comment il en est arrivé là attendra. « Qu'est-ce qu'on fait ? » Demande-t-elle d'une voix teintée de panique difficilement dissimulée en observant le préfet.





“She wears strength and darkness equally well, the girl has always been half goddess, half hell.”  ★  Nikita Gill.
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MessageSujet: Re: Ravage(s) ! WARNING Violence/TS - Theodore & Briséis Mer 15 Aoû - 4:14


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ravages

Il y a quelque chose de plaisant à parcourir les couloirs du château la nuit. On apprend à vivre avec le silence environnant, les chuchotements des tableaux, le bruit des pas étouffés. Les astres surveillent les bienheureux encore levés à travers les carreaux parfois poussiéreux de toutes les allées des couloirs de chaque étage. On pourrait croire que c'est en plein hiver que les élèves sortent moins en dehors de leurs salles communes après le couvre-feu et pourtant, l'héritier Nott ne fait qu'en croiser. Beaucoup plus nombreux qu'au début de l'année scolaire ou que l'an passé, il ne sait pourquoi tant de monde s'évertue à sortir de son lit, en pleine nuit. Il y a cette theorie, au fond de lui, exprimant que depuis la fermeture des cachots et deux des salles communes des quatre maisons, ces élèves se retrouvent à errer jusqu'à attendre le retour de leur foyer. Il ne peut s'imaginer la cohabitation entre les lions et les serpents, ni comprendre comment tout Poudlard pourrait s'habituer à l'idée de déménager de foyer, pour une longue période, dans une maison parfois vue comme rivale, si ce n'est crainte. Theodore faisait parti de ces chanceux qui avaient pu être reparti au bon endroit, dans la maison des érudits, celle de sa mère. Et même s'il y a ce pincement au cœur lorsqu'il repense à son confort manqué de sa propre salle commune, il ne peut nier l'évidence qu'il se sent bien, tout là haut sous les étoiles. A peine remis de sa rencontre avec une salamandre enflammée dans les bois, il détend son pas ce soir lors de sa ronde imposée. « Je m'occupe les étages inférieurs. » glisse t'il à son binôme pour la soirée, ce préfet serdaigle dont il ne connaît pas grand chose et dont, il faut le dire, il se fiche royalement.

Des pas qui se font entendre à l'autre bout du couloir, une lumière tamisée qui se reflète sur les murs aux tableaux endormis, il se tapit dans l'ombre, raflant de son corps les murs jusqu'à plier légèrement les genoux dans son avancée. Il y avait de plus en plus d'élèves prenant la fuite ces derniers temps et peu motivé par l'envie de courir après à travers tout le château, il désirait plus que tout surprendre l'étudiant en infraction, sans lui laisser le choix de déguerpir. Baguette tendue en main, il sait que la rencontre est proche et il sent son cœur se mesurer au rythme calme de sa respiration contrôlée. Briséis.  D'un étonnement qui n'en est plus vraiment un à force, un fin sourire vient se loger sur ses lèvres en la voyant sursauter. « Mais c'est pas vrai, comment tu fais ça ? » Il est fier Theodore, à la fois de sa trouvaille, mais aussi de l'effet produit. Sa nuit s'illumine soudain, il n'a plus si envie que ça de rentrer dans son dortoir et très vite, il réfléchit aux prochains moment qu'il va pouvoir passer avec elle, si elle va se montrer impertinente ou pour une fois, plutôt sage. Sa frappe contre son torse lui fait redoubler ce sourire fier dont il ne peut se départir au vu de la situation. « Ah oui ? » répond t'il lorsqu'elle lui fait part de sa peur, un ton teinté d'un soupçon de fausse innocence dans la voix. Theodore croise alors les bras contre son torse, baguette toujours en main, attendant patiemment quelle excuse elle va bien pouvoir lui sortir. Et malgré lui, dans ce silence emplit de réflexion pour la jeune femme, il se perd quelque peu dans d'anciens moments passés à deux, une autre nuit que celle-ci, quelques semaines auparavant. Et lorsqu'elle mise pour l'honnêteté, l'un des sourcils du préfet se lève en interrogation silencieuse, attendant patiemment qu'elle poursuive. « Accompagne-moi. Dix petites minutes, c'est tout ce que je demande ! Tu n'auras qu'à me reconduire au dortoir juste après pour t'assurer que je tiens parole... » Son regard la jauge un long instant, juste assez pour peser le pour et le contre, tenter de faire le tri dans ses pensées, voir si cela est raisonnable. En cet hiver, prendre l'air lui paraît être une solution plutôt étonnante mais.. mais il y a sa lèvre inférieure qu'elle mordille doucement et le regard de Theodore qui se fige soudainement dessus avant de relever ses azures sombres vers ses yeux. Savait-elle l'effet qu'elle lui faisait en agissant ainsi ? Qu'elle le sache lui procurerait autant de chaleur diffuse que si c'était fait innocemment et le temps d'un instant, son cerveau déconnecte, ses bras perdent un peu de leur contenance croisés contre lui. Il est ailleurs, Theodore. Loin d'ici, près de ses lèvres, ses bras s'enroulant autour d'elle. Et finalement, il accepte. Oh qu'il était faible. « Dix minutes, pas plus. » Comme si cela n'allait pas être plus, comme si là-bas, il n'aurait pas envie que cela fasse une éternité. Simplement pour la découvrir, même dans ce silence qui s'installe un moment lorsqu'ils descendent les escaliers. Et il ne sait que dire, il en a presque les mains moites Theodore Nott, à ressentir de la nervosité jusqu'au bout de ses doigts, à peut-être tenter de réfléchir à quoi que ce soit pour entamer ce quelque chose qu'ils n'ont pas encore, une bribe de conversation, tout, simplement pour entendre sa voix.

Et ils passent les grandes portes non sans qu'il ne veille à les sécuriser en regardant à maintes fois derrière eux au sein des murs de l'école. Il a toujours aimé descendre ces marches imposantes de l'entrée du château et alors que celui-ci dort, il se sentirait presque le maître des lieux, à côté de sa fiancée. Sherlock Holmes au féminin, découvrant sous leurs yeux, d'anciens mouvements à peine perceptibles dans la neige. « Des traces de pas.. » souffle t'il pour commenter sa trouvaille, les sourcils légèrement froncés. Soudain, un cri. Un cri de terreur, un cri effroyable, d'une souffrance sans pareille. Et un long frisson désagréable, terrifiant qui remonte l'échine du préfet en alerte, sortant sa baguette de son avant-bas par réflexe, une expression de crainte prononcée sur les traits de son visage. Un véritable ascenseur émotionnel alors que pour confirmer qu'il n'a pas simplement imaginé les premiers cris sortis d'un au-delà désastreux, d'autres le suivent, tout aussi angoissants, épouvantables. La main de Briséis qui se retient à son bras mais qu'il ne sent plus, le regard aux aguets alors qu'il tente de découvrir la provenance du bruit et ses azures qui balaient par delà ces flocons tombant devant eux, l'espace du parc. Ces cris font mal à l'âme, elles ébranlent l'être et Theodore revit de sombres souvenirs, malheureusement décuplés. Pour autant, il suit le mouvement lorsqu'il la voit trouver la personne éprise d'autant d'affliction. Les cris sont déchirants et d'un automatisme certain, Theodore se met à courir vite, très vite, le plus rapidement qu'il le peut, dépassant Briséis dans sa course jusqu'au corps de Moriarty. « Holy SHIT WALSH » qu'il s'écrit en arrivant près de lui, frappant de son genoux la pierre sous la fine couche de neige du parc, s'arrachant au passage un bout de vêtement par la violence de son arrivée. Il est à genoux à ses côtés, les mains paralysées au dessus du gryffondor et c'est terrorisé qu'il observe les traits de l'étudiant se déformer de douleur, con-sta-ment. Et c'est ce qui lui fait le plus peur, c'est cette terreur qu'il lit au fond de ses iris lorsqu'il arrive à ouvrir ses paupières, c'est ces cris qui ne cessent jamais, pas une seule seconde, si ce n'est que pour reprendre un souffle qui paraît lui aussi emplit d'une douleur sans nom. Il n'y a pas de larme qui coule sur ses joues à Theodore, il n'y a que des mains tremblantes, l'être qui se brise de voir l'élève, cet autre humain, dans cette condition. Et comme Briséis, il regarde autour de lui à la recherche du moindre indice et lorsqu'elle saisit la fiole, il s'approche près d'elle en trébuchant afin de comprendre ce qu'il en est. Mais avant qu'l ne le puisse, elle se met à pousser des cris elle aussi, peut-être plus forts un court instant, il la retient de ses bras en l'encerclant afin de la faire se reculer du corps de Moriarty. « Briséis, calme toi, BRISEIS. » Il regarde la fiole, il comprend et il lâche un « PUTAIN » remplit de frustration, de colère. Et il récupère sa baguette perdue dans la dans sa chute jusqu'au corps du lion qui se démène encore dans sa souffrance, il la recherche à tâtons dans la neige, sans sentir le froid mordant de celle-ci sur la peau nue de ses poings. Alors qu'il la trouve, sa baguette se lève dans les airs et il s'écrie « PERICULUM » Des étincelles rouges jaillissent et explosent dans les airs. Il recommence. « PERICULUM » Il crie au danger l'héritier Nott, la traduction latine du sort censé leur venir en aide, il tente le tout pour le tout lorsqu'il se relève maladroitement afin de se tenir debout, les mains tremblantes. « EXPECTO PATRONUM » Une faible lumière se diffuse par delà le bout de sa baguette mais ce n'est pas assez. Sa main libre se plaque contre l'une de ses oreilles alors qu'il ne peut ignorer les cris de douleur de Moriarty. Il n'arrive pas. Il n'y arrive tout simplement pas à prononcer ce fichu Patronus, faire apparaître son loup argenté. Son âme est en peine, terrorisée du sort de l'étudiant agonisant juste derrière lui, il hurle de frustration un « PUTAIN » de nouveau placé. Et il a cette idée peut-être idiote, mais qui semble être la seule solution pour lui. Il revient vers Briséis, le corps de Moriarty. « Tiens bon Walsh, TIENS BON » lui commande t'il avec urgence alors qu'il attrape la main de Briséis sans crier gare. Il la fait se lever, ils se séparent de Moriarty de quelques pas seulement. Ses mains viennent se caler sur les épaules de Briséis. « Il faut que je fasse un patronus, il faut que je fasse un PUTAIN DE PATRONUS Briséis. » Il panique, encore, à entendre les cris derrière eux. Ses yeux s'écarquillent de peur, ses mains tremblent alors qu'il voit les larmes de sa fiancée. « Aide moi. Aide moi s'il te plaît » lui souffle t'il d'une plainte sans nom après s'être débarrassé de son manteau dans la neige. Car il sait que les étincelles ne suffiront peut-être pas, il en est quasiment sûr. Il lui faut envoyer un message au professeur Rogue, au professeur McGonnagall, au directeur, à l'infirmière. Et il ferme les yeux un instant pour la serrer dans ses bras contre lui, contre son corps tremblant de concert avec le sien. « Aide moi je t'en prie. » lui souffle t'il alors qu'il s'adresse autant à Briséis, qu'à sa mère, son souvenir le plus heureux. Il clos les yeux avec force, il ordonne à son esprit lui montrer des images qui l'inspire, qui l’anime, des images de joie pure par dessus ces cris agonisants qui lui transpercent l'âme de part en part. Et par la présence de Briséis contre lui, par les mots qu'elle lui dit, ses gestes, il finit par lever sa baguette, les yeux toujours fermés. Il se concentre, il tente de revivre les caresses de sa mère contre sa joue, tandis que celles de Briséis viennent faire écho, leur baiser dans l'armoire, cette sensation qu'il a pu ressentir lorsqu'il l'a vu plus tôt se mordre les lèvres, puis de nouveau sa mère, dans les champs, main dans la main. Briséis qui lui parle. Sa mère qui chante pour lui. Briséis qui prononce son prénom et dont le regard s’anime d'une lueur indescriptible. Sa tendre mère qui lui dit qu'elle l'aime. « EXPECTO PATRONUM » s'écrit-il par dessus l'épaule de sa fiancée, le corps soudainement d'une raideur franche le temps que le sort s'active. Et une lueur plus forte, beaucoup plus forte se dégage de sa baguette finalement pour former un imposant loup. « Vas t'en, préviens Rogue, préviens Dumbledore, l'infirmière.. » Il tombe à genoux le serpent, ses mains foulent la neige alors qu'il se sent vidé de toute son énergie, de toute sa magie et son souffle court ne l'aide pas à se remettre de la performance qu'il vient de faire. Il observe son patronus partir en galopant à toute vitesse et il relève enfin son regard vers Briséis, un regard toujours remplit de détresse mais d'un remerciement sans fin. Il rampe jusqu'à Moriarty qui n'est plus très loin désormais. « Tiens bon Moriarty. » lui dit-il d'un ton faible alors que ses cris viennent lui arracher des larmes rageuses de ne rien pouvoir faire pour l'aider. Des perles salées remplies d'un sentiment d'une injustice sans fin, qu'il débarrasse de ses joues d'un geste brusque de sa manche. Des plaies qui commencent à se former sur le corps de leur camarade, le corps qui lâche tout doucement et une nouvelle dose de peur sans nom qui se prononce avec urgence à la lecture de ses azures. Celles qu'il relève, de terreur, sur Briséis juste avant qu'il ne plonge, mains en avant, sur le corps de Moriarty afin d'empêcher les plaies de saigner en abondance. Il espère que son patronus perdurera assez de temps pour transmettre les messages, il espère trouver une solution tombée du ciel, soudainement, pour la vie de Moriarty.







Fearless child, broken boy;
Tell me what it's like to burn.
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MessageSujet: Re: Ravage(s) ! WARNING Violence/TS - Theodore & Briséis Mer 15 Aoû - 18:41


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ravages

Ces mains d’habitude si sûres et agiles ne cessent désormais de trembler au-dessus du corps du garçon qui se plie de douleur. Oublié l’apaisement des dernières minutes, le bonheur d’être dehors à la nuit tombée face à ce grand manteau blanc et protégés par les étoiles. Des astres qui ne lui paraissent soudainement plus aussi brillants maintenant qu’il est question de vérifier que Moriarty n’a aucune autre blessure dont ils devraient s’occuper. Elle a beau l’observer elle ne voit rien mais reste persuadée dans son état de panique que cela se doit au fait qu’elle ne peut se concentrer totalement sur sa tâche. Il est là, à se recroqueviller sur lui-même de douleur et à hurler à pleins poumons faisant trembler la serdaigle de tout son être. Elle a l’impression de ne plus être capable d’entendre quoi que ce soit d’autre, pas même les paroles plus censées du préfet à côté d’elle. Son cœur pleure au rythme des lamentations de Moriarty, seuls sons qu’elle est capable de capter pour le moment. Quoi qu’il arrive ce soir et quel que soit le point final donné de cette aventure, Briséis ne verra plus jamais les choses de la même façon. Elle a connu le malheur, la déception, la haine même mais rien qui n’ait jamais suffi à la pousser à se résoudre à un acte aussi critique. Comment une personne peut-elle en arriver à un point où le suicide lui semble être la seule solution acceptable ? S’il est vrai que Moriarty et elle n’ont jamais été de très proches amis elle ne peut nier que ce soir, elle donnerait tout pour le voir cesser de se tortiller ainsi. Pour cesser de l’entendre hurler, pour voir les traits de son visage se détendre et faire apparaître l’un de ces sourires discrets dont il avait le secret. Argent, points. N’importe quoi. N’importe quoi du moment qu’il se relève. N’importe quoi du moment qu’il est vivant. Et elle pince les lèvres une fois encore, le cœur proche de l’implosion. Non Moriarty et elle ne sont pas ce que l’on pourrait qualifier de très bons amis mais ce soir elle se sent plus proche de lui que jamais. Elle prend conscience que sa présence dans le château, même éloignée d’elle, est une chose à laquelle elle tient, une chose qui ferait défaut à son quotidien si elle venait à disparaître. L’aiglonne ne peut y croire ; pas après toutes ces heures écoulées à parler des astres, à passer en revue des articles de toutes époques. Ô quel comble ce serait que ce qui les a rapprochés en premier lieu soit témoin de leur ultime séparation. Cette pensée la rend malade. A leur toute première rencontre il lui a sauvé la mise en s’interposant entre elle et des garçons plus bêtes que leurs pieds et peut-être ne pourra-t-elle jamais lui rendre l’ascenseur. Elle doit l’aider. Pour ça encore faudrait-il que son corps lui obéisse et ne cède pas à la panique malgré elle.

Lorsque le préfet l’attrape par les épaules, la poupée se laisse faire sans sourciller. Elle en a besoin, elle le sait. Même si elle voudrait hurler d’effroi elle aussi, mettre sa tête entre ses mains et oublier tout ce qu’elle venait de voir elle ne pouvait pas. Ou en tout cas pas pour l’instant, pas tant qu’il restait la moindre chance de lui venir en aide et le sortir de ce mauvais pas. « C-ca va.... » Murmure-t-elle à bout de souffle dû au rythme effréné auquel son cœur tape dans sa poitrine et encore chamboulée. Elle ne sent même pas le froid qui l’enveloppe, qui fait rougir ses mains et pâlir son visage. Bien sûr que non ça ne va pas. Ils sont seuls, en pleine nuit et en extérieur en somme avec un élève ayant avalé une fiole de poison. Mais elle se doit de rester calme, de ne pas laisser à Theodore toute la responsabilité de ce qui va se passer. Cette épreuve ils y feront face ensemble. Dans la richesse comme dans la pauvreté, dans la santé comme dans la maladie, dans la joie comme dans la peine. Elle essuie ses yeux débordants de larmes puis calent quelques mèches de ses cheveux qui lui bloquent la vue pour se pencher à nouveau sur Moriarty. D’un geste dépourvu d’hésitation elle colle deux de ses doigts sur sa gorge afin d’obtenir des informations sur sa respiration mais ne prononce rien une fois fait. C’est mauvais, vraiment mauvais. Elle respire néanmoins un grand coup, cachant ses tremblements du mieux qu’elle peut, et couvre au mieux le corps de Moriarty avec les vêtements que Theodore et elle ont retiré plus tôt. Pas facile de le maintenir au chaud au milieu de toute cette neige, d’autant plus avec ses mouvements incessants. Elle observe le préfet envoyer des signaux de détresse qui resteront peut-être - sans doute – perdus dans le noir de la nuit à jamais puis sort à son tour sa baguette. « Allez Moriarty ! On a besoin de toi, d’accord ? » Lance-t-elle sur un ton qu'elle aurait voulu teinté de détermination mais qui n‘est, au final, que supplique apeurée. « Accroche-toi... » Agenouillée à ses côtés, elle le pointe de sa baguette et prononce d’une voix beaucoup plus assurée cette fois : « ANAPNEO ! » Un faisceau bleu quitte sa baguette pour toucher le gryffondor de plein fouet. Briséis sait que ce n’est pas grand-chose à côté de la douleur qu’il doit probablement ressentir au même moment mais elle se dit que cela lui fera un désagrément en moins. Elle saisit ensuite sa main dans la sienne et la serre afin de lui montrer qu’il n’est pas tout seul et que pour rien au monde ils ne le laisseront tomber.  

L’héritière ferme les yeux et fronce les sourcils. En plus des cris de douleur de Moriarty s’ajoutent ceux de désespoir de son fiancé à quelques pas. Lorsqu’elle rouvre les yeux et les pose enfin sur lui qui revient dans leur direction elle ne peut ignorer cet état pitoyable qu’il endosse et qu’ils partagent. Ses yeux sont rougis, ses lèvres commencent à virer au violet quant à son pantalon, elle pense apercevoir qu’il s’est déchiré et que s’y dessine une tâche de sang. Aucune confirmation, pas le temps ni la volonté de demander. Ils ont des choses bien plus urgentes à régler que le froid, leurs bobos superficiels ou encore leur inquiétude pour l’un et pour l’autre. « Tu as vu du mouvement au château ? » Demande-t-elle en faisant référence aux signaux de détresse qu’il est parvenu à envoyer. Pas le temps d’obtenir une réponse que l’étudiant l’attrape par la main et l’incite à se lever, ce qu’elle fait sans poser davantage de question après avoir lâché la main du gryffon. « Un patronus ?... » Demande-t-elle encore confuse et dans l’incapacité de réfléchir à quoi que ce soit sur le moment. En cinq ans à se voir quasiment tous les jours durant l’année scolaire, Briséis n’a jamais vu Theodore dans un tel état. Il semble tiraillé entre la peur, le devoir, l’incertitude et la peine. Et sa voix... Sa voix qui la supplie de l’aider, ses yeux qui s'accrochent aux siens comme dans l’espoir qu’elle aura la réponse qui les sauvera. Sauf que ce n’est pas le cas. « J-je vais t’aider, on va le faire. » Le rassure-t-elle tandis qu’elle se rapproche d’un pas, puis deux afin d’être bien en face de lui. Le voir plongé dans un tel tourment dont il a du mal à sortir la tête la brise intérieurement. Elle voudrait plonger en lui afin de le libérer de ces sentiments qui le torturent, le libérer, revoir ce sourire idiot qui lui a tant de fois fait lever les yeux au ciel. Relire cette assurance qui danse tel un feu de joie dans ses iris lorsqu’elle le titille ou qu’ils se disputent pour un oui ou pour un non. S’il veut faire apparaître son patronus il va lui falloir de la chaleur, des bonnes ondes. Autrement dit rien qu’ils ne possèdent présentement. L’aiglonne prend une inspiration et tente de faire abstraction des cris qui percent toujours la nuit noire derrière eux pour se concentrer sur son fiancé. Elle glisse ses mains sur son torse puis derrière sa nuque, en profitant pour en faire de même avec ses bras lorsqu’il l’invite à se blottir contre lui. « Tu peux le faire Theodore. » Un murmure à son oreille alors qu’elle le serre davantage contre elle. Ses doigts qui se perdent dans une longue caresse à la naissance de ses cheveux. Ses dents claquent malgré tous ses efforts pour le cacher, à cause du froid plus que de la crainte. Les larmes sont devenues silencieuses, comme si elles aussi comprenaient et embrassaient l’importance capitale de ce moment. « Concentre-toi, oublie tout le reste. » Continue-t-elle avant de déposer de ses lèvres glacées un baiser sur sa mâchoire. Je t’en prie Theo, il faut que tu y arrives. « Tu vas y arriver. » L’aiglonne qui se détache légèrement de lui pour l’observer, visage plus fermé, concentré. Ça marche. Il va réussir. « Je crois en toi. » L’encourage-t-elle une ultime fois, de ces mots francs et sincères qui lui lacèrent le coeur l’espace d’un instant.  

Un éclair bleu jaillit au-dessus de sa tête, forçant la poupée à baisser les yeux et quitter le visage du serpent. Elle l’entend parler mais ne distingue pas vraiment ses paroles, trop accablée par les cris déchirants de leur ami. Ce n’est que lorsqu’elle sent le corps de son fiancé faiblir sous son poids qu’elle ne relève la tête, paniquée, et le soutient du mieux qu’elle peut afin qu’il ne se fasse pas mal dans sa chute. L’Avery se redresse puis observe le loup partir à toute vitesse en direction du château pour quelques secondes avant de reprendre place aux côtés de Moriarty. Elle aurait voulu sauter de joie, l'embrasser, pleurer de délivrance pour ce qu’il avait réussi à faire – et qu’elle, n’aurait jamais pu – mais le moment n’était décidément pas bien choisi. Les félicitations attendraient et en fin de compte, peut-être n’arriveraient-elles tout bonnement jamais. En reparleraient-ils un jour ? De ce qu’ils ont vu, ressenti ? De ce que leur volonté de le sauver les a poussés à faire et la signification qui en a découlée ? Et alors que le ciel semblait un peu se découvrir au vu du message qu’ils étaient parvenus à envoyer une nouvelle embuche se dresse face à eux : en prêtant bien l’oreille l’on peut distinguer un bruit distinct entre deux cris du gryffondor. Un bruit léger mais pas moins inquiétant. Plop. Plop. Briséis baisse les yeux prenant sur sa crainte de découvrir de quoi il retourne et aperçoit, dans la neige autrefois d’un blanc immaculé, des gouttes semblables à des larmes couleur vermeil reposer. Par Merlin. Elle relève silencieusement les yeux sur le corps de Moriarty dont la fréquence des mouvements s’est vue ralentir depuis qu’ils l’ont trouvé puis sur Theodore. Ce dernier n’hésite pas la moindre seconde à se jeter sur lui pour tenter de combler les plaies tandis que l’aiglonne tâtonne la neige à la recherche de sa baguette égarée. Le préfet en assez fait jusqu’ici, c'est maintenant à elle de prendre la relève afin de la soulager de ce poids. Sa baguette retrouvée, elle souffle sur ses mains jointes afin de les réchauffer un maximum en un temps limité puis pointe une main tremblante sur le ventre du gryffondor. « EPIKSEY ! » Le sort ne va pas le protéger des saignements très longtemps mais s’il le faut, elle le relancera encore et encore jusqu’à ce que ce ne soit plus nécessaire. Et tant pis si elle tombe d’épuisement, tant pis si ses doigts se recouvrent d’ampoules du moment que Moriarty revient parmi eux. « Le f-f-froid n’aide pas... C-c-c-a plus les saignements il risque de p-perdre connaissance. » L’héritière se place aux pieds de son ami et les saisit avec le peu de forces qu’il lui reste afin de les soulever et les faire reposer contre son épaule. Il faut que le sang revienne à la tête, que la tension baisse. Si elle a raison sur son diagnostic en tout cas. Ce n'est pas comme si elle avait une autre solution à portée de main de toute manière. « Revigor ! » Lance-t-elle un dernier sort afin de redonner l’energie, la force et le courage à Moriarty de se battre pour sa vie. « Je t-t-t'interdis de lâcher pr-prise Moriarty Walsh, et j-je sais que tu m’entends alors ne fais pas la s-sourde oreille ! » Ordonne-t-elle. Puis son regard passe d’un garçon à un autre, toute aussi inquiète pour le deuxième sans vouloir pleinement l’admettre. « Ils vont arriver d-d'une minute à une autre... » Elle l’espère, en tout cas. L’une de ses mains vient se poser sur le bras du préfet sans qu’elle ne donne aucune explication à ce geste. Elle a besoin de lui, de ce contact. De se raccrocher à la seule chose qui semble avoir du sens dans ce paysage chaotique. Contact qui lui réchauffe davantage le coeur que le corps, pose un baume réparateur sur son âme. Heureusement que Theodore est là. Ce soir et tous ceux à venir.  





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MessageSujet: Re: Ravage(s) ! WARNING Violence/TS - Theodore & Briséis Mer 15 Aoû - 20:30


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« Le f-f-froid n’aide pas... C-c-c-a plus les saignements il risque de p-perdre connaissance. » Theodore l'observe tenter tout ce qui est en son pouvoir pour sauver Moriarty et il ne peut s'empêcher de ressentir une profonde fierté et une intense reconnaissance envers Briséis. Il la regarde tenter de faire circuler le sang de l'étudiant en souffrance en lui relevant les jambes et ses azures reviennent vers Moriarty, sous ses mains, criant encore de souffrance. L'héritier est démuni face à sa douleur, ce sentiment le terrorise. Il a l'impression que ses cris lui transpercent l'âme de part en part, laissant une empreinte qui risque à jamais de rester en lui. On n'est plus la même personne après quelque chose comme cela, Theodore se sent déjà changé. Peut-être brisé d'une certaine manière, sans doute tellement moins que Walsh sous ses yeux. Et malgré lui, il est en colère. Contre Moriarty, mais aussi contre lui. Car en tant que préfet il aurait pu bien plus atténuer toutes ces attaques envers le lion, en tant que préfet, il aurait pu faire remonter l'information qu'un étudiant, un.. un enfant, se faisait maltraiter. D'un père comme on ne veut pas avoir, de fréquentations inexistantes et craintes, il n'ose imaginer sa vie si cela l'a amené à boire ce poison. Surtout, il n'ose penser à la haine contre lui-même qu'il doit ressentir pour avoir choisi une façon si douloureuse de partir. Pourquoi t'as fait ça Walsh ? Pourquoi tu te détestes comme ça ? Ne te souviens-tu pas de mes dernières paroles ? Arrêter de culpabiliser à la place des autres est la clé. Et un sentiment d'effroi empare le torse affaiblit de Theodore alors qu'il se doute que quelque chose de terrible a du se passer dans la vie du lion pour qu'il en vienne à cela. Et il se le promet, il vengerait le gryffondor si qui que ce soit lui avait porté le coup de trop, le coup de grâce dévastateur, vil et brisant l'âme, l'être de l'étudiant en face de lui. Personne ne méritait ce qu'il était en train de subir. Le préfet enlève ses mains lorsque la brune envoie un nouveau sort, observant, le souffle court, une quelconque réaction, un apaisement voulu de la part de l'élève en détresse. Des regards furtifs lancés en direction du château, une délivrance qui ne vient pas, dont on doute même l'arrivée. Theodore observe l'aiglonne se mettre en colère contre Moriarty, l'interpeller alors que lui-même plaque ses mains contre ce sang affluant des côtes douloureuses du lion. « Ils vont arriver d-d'une minute à une autre... »  - « Ils m-mettent beaucoup trop de temps.. » bégaie t'il, ses lèvres désormais violettes mais oubliées, elles aussi. Car il était temps de mourir à soi-même pour éviter celle de Moriarty. Il était temps de tout donner pour celui que tout le monde oubliait. L'adrénaline coulant dans les veines du préfet le rend alerte et il ne cesse de regarder à la fois en direction du château, à la fois Moriarty qui ne cesse de hurler. Sa gorge est enserrée de doigts invisibles, ceux d'une entité injuste et cruelle, ceux de la mort qui hante et qui hantera encore Theodore. Des images devant lui qu'il n'oubliera jamais, mais la présence de Briséis et son contact qui sont comme une ancre pour lui à ce moment-même. « PERICULUM » tente-t'il à nouveau alors que des lumières s'allument dans le château. Persuadé que son patronus est allé jusqu'au bout de ses forces prévenir quelqu'un, il relance, à bout de souffle. « PERICULUM » Mais il y a cette désastreuse impression que plus le temps passe, moins de temps il leur reste pour lui sauver la vie. Et au fond, cette voix vicieuse qui lui souffle qu'il est trop tard, oh bien trop tard pour le pauvre garçon. Deux doigts qui se glissent sur sa jugulaire, une impression de perdre la bataille. D'une rage de vaincre cette mort, cette voix et surtout de prouver à Moriarty qu'il n'est pas tout seul, qu'il ne le sera plus jamais, il se relève alors maladroitement et décrète. « On a plus le temps d'attendre, i-il faut l'amener au ch-chateau. » Et deux choix s'imposent, celui de lutter contre cette désastreuse impression qu'ils sont en train de le perdre et de rester là, par précaution, par sécurité. Ou le fait de le transporter, d'un wingardium, dans ses bras, n'importe comment du moment qu'ils arrivent à gagner du temps. « On-on peut pas l'immobiliser part la magie, ç-ça risquerait de le tuer » crie t'il par dessus les cris puissants et incessants du gryffondor. Alors il s'agrippe à sa baguette, il réfléchit un long moment, le bout de bois levé en direction du lion. Il a peur, il y a cette terreur qui lui meurtri les entrailles de lancer ce qui mènera peut-être à la perte de celui qu'il faut pourtant sauver. Et si tu ratais, Theo ? Et si, tu ne faisais qu'empirer les choses ? « WINGARDIUM LEVIOSA » un jet de lumière file du bout de sa baguette pour frapper en pleine poitrine l'étudiant à terre, gisant dans son sang. Theodore se retient de respirer un instant, son torse est recouvert du sang d'un autre. Il n'a pas le temps de prier Merlin, il n'a pas le temps d'implorer les dieux, il ne peut qu'être l'un des protagonnistes des astres témoins de tout leur acharnement à faire tenir en vie une âme bien trop pure et valable pour qu'elle ne cesse d'exister de cette façon.

Citation :
Lancé de dé :
chiffres pairs : Le sort fonctionne, le corps de Moriarty lévite légèrement et malgré ses sursauts de douleur, Theodore arrive à le maintenir en l'air.
chiffres impairs : Le sort ne fonctionne pas, les sursauts de douleurs s'amplifient jusqu'à ce que Theodore relâche le sort.


« Merde, non, non, MERDE » s'écrie t'il en paniquant, relâchant le sort avant de revenir trébucher sur ses genoux vers Moriarty.  « Pardon, pardon, excuse-moi, on va trouver une solution, je te le promets.. » Et ses azures sombres se relèvent vers sa fiancée, une lueur de culpabilité sans nom dans son regard, décrivant l'état de son âme à ce moment là. Et il tente le tout pour le tout, sa toute dernière idée, la plus moldue de toute, celle s'éloignant des pensées immorales du créateur de cette potion destructrice. « On a plus le ch-choix » annonce t'il à l'aiglonne, d'un ton solennel, sombre. Il se relève dans une posture qui se veut forte, à en oublier cette douleur au genoux, sa cicatrice fraîche un peu rouverte sous ce sang épais du lion sur lui. Il oublie la fatigue, cette faiblesse dans la nuque et ces frissons qui l'affaiblissent et à la fois, le revigorent. Il décide de se pencher afin de placer l'une de ses mains derrière le dos de l'étudiant toujours pris de soubresauts, toujours saignant tandis que l'autre se cale derrière ses genoux. Il le soulève dans les airs et remarque un nouveau cri perçant qui vient ébranler encore plus son âme, faire couler sur ses joues gelées et meurtries par le froid, des larmes de honte. De lui faire du mal ainsi, d'en avoir à arriver là, passer par la souffrance pour l'aider, le sauver. Des larmes de peur, de celles qui terrorisent l'être pour de nombreuses nuits encore, de celles qui impactent au plus profond à s'oublier soi-même, ne vivre que pour cet instant que l'on espère salvateur malgré la détresse, le désespoir qui se lit dans les iris de sa fiancée, dans les siennes aussi sûrement. « Pardon Moriarty, pardon.. » répète t'il en avançant d'abord hasardeusement dans la neige ne lui laissant aucun répit pour ses muscles. Il ne pense pas à l'endroit où il pose ses pieds, à la douleur qu'il ressent dans sa poitrine, il se concentre sur le chemin et il ne pense qu'à la destination. Il sait qu'elle est avec lui, auprès de lui, elle le soutient et elle est sa force. Theodore a du mal à tenir le lion dans ses bras à cause de son agitation douloureuse, ses hurlements déchirants et à cet instant, il ne semble même plus rien entendre tellement il n'y a que ces cris qui percent dans la nuit, que ces cris qui percutent ses tympans jusqu'au plus profond de son être. Il trébuche, une fois, deux fois dans sa hâte d'atteindre le château et il retrouve avec une satisfaction sans pareille ce chemin jusqu'aux marches. Ils y sont presque et pourtant, ses bras commencent à se tétaniser, il le sent.







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Dernière édition par Theodore Nott le Mer 15 Aoû - 21:06, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Ravage(s) ! WARNING Violence/TS - Theodore & Briséis Mer 15 Aoû - 20:30

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MessageSujet: Re: Ravage(s) ! WARNING Violence/TS - Theodore & Briséis Jeu 16 Aoû - 1:00


Tu n’es pas seul Moriarty.
Tu ne l’as jamais été.
Pourquoi ne t’en es-tu pas rendu compte avant ? Avant d’impliquer d’autres dans tes histoires. Tu n’as pas réfléchi au fait que quelqu’un puisse te trouver dans cet état. Que quelqu’un souffre de te voir comme ça - pas tant parce que c’est toi que parce que c’est difficile de regarder quelqu’un mourir. Et pourtant… Pourtant tu les entends ces voix. Tu les reconnais. Briséis Avery. Théodore Nott. Bri. Théo. Tu ne pensais pas à eux pour te retrouver. Pourtant, Théodore est préfet - c’était un risque que l’un d’eux te trouver. Mais Briséis. Non. Jamais. Tu l’apprécies Briséis. Elle est belle. Elle est gentille. Par ta faute, elle tremble. Elle panique. Elle pleure. Pourquoi pleure-t-elle ? Pour toi ? Non. Non. Il ne faut pas qu’elle pleure pour toi. Tu ne les mérites pas, ces larmes. T’as envie de tendre la main vers elle. D’essuyer les gouttes qui glissent sur sa peau alors qu’elles ne devraient pas. Mais la douleur te rattrape. Tu parviens juste à crier de nouveau. Juste tendre la main, c’est déjà trop. Tu sens juste la veste de la jeune femme sur ta peau. Ah oui, tu as froid tiens. C’est bien la dernière chose à laquelle tu penses. Tu entends les cris de Briséis sans vraiment les comprendre. Tu n’arrives plus à te concentrer sur rien. Tu vois juste une jeune femme effondrée devant toi.
Tu t’en veux.
Tu t’en veux tellement maintenant.
Et puis il y a Théodore. Théo. N’est-ce pas lui qui est arrivé le premier ? Tu ne sais déjà plus. Lui aussi il tremble, non ? Ou bien est-ce le monde autour de toi qui tremble ? Toi peut-être ? Tu n’en reviens pas qu’il soit là. Bien sûr, ce n’est pas surprenant. Ce n’est pas la première fois qu’il t’aide. Mais tu ne comprends toujours pas comment on peut vouloir t’aider. Encore plus quand cette fois, c’est toi qui a merdé. Tout seul. Comme un grand. T’as eu besoin de personne. Les Gryffondors, toujours impulsifs lorsqu'il ne le faut pas… Il avait raison Théodore. Depuis le début. Pourquoi tu ne l’as pas écouté ? Franchement ? Apprends à écouter Moriarty. Ca t’évitera des problèmes à l’avenir. Si t’en es qu’avenir, tu aies encore. Tiens bon Walsh, TIENS BON ! Et si pour une fois, tu l’écoutais ? Tu ne veux plus - pas - mourir. Pas devant eux en tout cas. Pas alors qu’ils font tout pour te sauver. Tu l’entends même prononcer ton prénom ? Tu crois. Tu n’es plus sûr de rien. Pas de ce que tu entends en tout cas. Pas avec tous ces cris que tu n’arrives pas à taire.
Tu hurles. Tu hurles encore plus fort qu’avant.
Tu as mal. Tellement mal. Puis ça va mieux. Ce n’est qu’une impression bien sûr. Tu vois ton corps saigner. Tu pleures. Tu entends et tu vois ces deux personnes autour de toi qui font tout pour te sauver. N’est-il pas déjà trop tard ? Tu vois Théodore pleurer. Lui aussi ? Pourquoi. Non. Non. Ils ne doivent pas pleurer pour toi. Il ne faut pas. Puis tu sens ses mains sur ton corps. Il cherche à t’aider. Tu le sais. Ca fait mal. Tellement mal. Mais il faut qu’il sache. Il faut qu’ils sachent que tu les as entendu. Que leur présence te rassure. Tu attrapes d’une main l’un de ses poignets que tu sers. Pas pour l’éloigner. Non. Juste pour lui dire : je suis là. Je suis encore là. Je vous ai entendu.
Merci.
Pardon.
Merci.
Tu sens le sort te toucher. L’espace d’un instant, tu arrives à faire taire tes cris. Tu respires. Tu respires vraiment. Puis ça revient, plus brûlant encore. Tu sens sa main. La main de cette jeune femme qui t’a tant appris sur les étoiles. Tu la sers dans la tienne. Tu la sers si fort. Tu dois lui faire mal. Mais il faut qu’elle sache elle aussi. Je t’ai entendu. Tu aperçois vaguement la forme bleutée produite par le patronus de Théodore. Il a réussi ? Bien. Tant mieux. Même si tu ne t’en sors pas, il n’aura pas à s’en vouloir. Il aurait tout essayé. Tout.
Ton corps se relâche. Tu as envie de dormir. Tu lâches la main de Briséis. Tu te laisses sombrer. Avant d’entendre à nouveau sa voix. C’est vrai. Ils se battent pour toi. Toi aussi, il faut que tu le fasses. Il le faut. Tu continues de crier. Pas seulement parce que tu souffres. Non. Aussi pour rester là. Pour rester vivant. A nouveau, tu sers - juste un instant - la main de la serdaigle pour lui faire comprendre. Comprendre que tu es toujours là. Même si tu ne peux plus parler. Même si tu as terriblement envie de dormir…
Puis la douleur revient. Plus forte. Plus violente encore. Le sort a raté. C’est normal, vu les circonstances. Pourtant, tu le sais, Théodore va s’en vouloir. Tu ne veux pas qu’il s’en veuille pour ça. Même à l’article de la mort, tu continues de penser aux autres, comme toujours. C’est pour ça que tu t’en veux d’avoir fait ça. Egoïste. Tu cries. Tu cries encore. Tu as mal. Et Théodore qui est là, à te promettre de trouver une solution. Tu pleures. Tu pleures encore. Autant pour toi que pour lui. Tu regrettes. Tu regrettes tellement. Tu ne voulais faire souffrir personne à part toi. Aujourd’hui, tu auras blessé Aidan, Pansy, Théodore et Briséis. Joli palmarès pour un pacifiste. Tu le sens. Tu le sens te soulever. Malgré la douleur, tu essayes de serres les dents. Sans succès. Tu t’agrippes à lui. Tu t’accroches s’il était la dernière chose qui te garde en vie. Il faut qu’il sente que tu es là, encore pour le moment. Qu’il ne fait pas ça pour rien. Il doit le comprendre. Malgré la douleur. Malgré les cris. Tu dois essayer. ‘Je… P-pard… Dé-déso… lé.’ Tu n’arrives pas à plus. C’est déjà quelque chose. Un début.
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MessageSujet: Re: Ravage(s) ! WARNING Violence/TS - Theodore & Briséis Dim 19 Aoû - 18:50


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ravages

Sa tête qui tourne brusquement vers le visage du gryffondor qu’elle tentait jusqu’ici d’éviter, ses yeux qui passent des siens à leurs mains maintenant liées. Il est là. Vraiment là. Et les larmes lui montent à nouveau aux yeux sans qu’elle ne puisse rien y faire. Son cœur se serre tellement fort dans sa poitrine qu’elle se sent défaillir en lui rendant avec force ce geste. « .. M-moriarty ? » Sa voix est déformée par les pleurs, la tristesse, la joie. Elle ne sait plus quoi ressentir. « On v-va prendre s-s-soin de t-toi.... R-reste avec nous... Je t-t'en prie... » Le supplie-t-elle sans vergogne, le visage débordant de larmes... Jusqu’à ce que la force de Moriarty semble l’abandonner et que sa main faiblisse dans celle de l’aiglonne. Panique qui redouble. Elle ne veut pas le voir partir. Jamais. Ce regard qu’ils partagent ensuite, Theodore et elle, ne présage rien de bon. L’aiglonne comprend que comme elle, le préfet des serpents réalise qu’il n’y aura sans doute pas de renforts. Ils vont devoir se débrouiller eux-mêmes dans toute cette neige non seulement pour le maintenir en vie mais en plus le ramener en direction du château où ils pourront alerter l’infirmière ainsi que le directeur de ce qui est arrivé. Malgré l’évidence de la chose Briséis refuse d’y croire, jetant des regards désespérés en direction de la grande bâtisse qui se dresse face à eux. Elle semble si proche et pourtant, elle se souvient sans mal la course folle qu’il lui a fallu faire pour arriver aux côtés de Moriarty quelques minutes plus tôt. Sont-ils au moins visibles du château ? Dans la pénombre de la nuit et ce, malgré les sorts d’appels à l’aide de Theodore ? Probablement pas. Sûrement pas. Pendant quelques instants durant lesquels elle maintient les jambes du gryffondor l’héritière se questionne silencieusement ; doit-elle à son tour tenter de lancer un sort d’alerte ? Il se pourrait que ça marche ; parfois il suffit d’un coup de chance. Il se pourrait également que cela ne serve à rien si ce n’est lui faire gaspiller des forces dont elle va avoir besoin si elle veut que tous les trois parviennent au château sans sombrer. Theodore et elle sont certes bien moins en danger que ne l’est Moriarty mais il lui suffit d’un regard en direction de son fiancé pour observer les premiers symptômes d’une hypothermie. Ses lèvres virent au violet, son corps entier tremble beaucoup trop pour le mettre simplement sur le facteur du stress et sa respiration est haletante.  Quoi qu’ils décident ils n’ont plus beaucoup de temps pour passer à l’acte et tenter quelque chose. Elle-même ne se sent pas tout à fait en état tandis qu’elle repose les jambes du garçon à terre et se redresse. Dans cette immensité blanche elle commence vaguement à sentir sa tête lui tourner. Le froid, lui, ne l’atteint presque plus. Elle ne sent plus ses doigts, seulement les larmes gelées qui demeurent sur ses joues comme ultime vestige de cette situation chaotique. Les battements de cœur de la serdaigle redoublent lorsqu’elle aperçoit, au loin à une fenêtre qui semble tanguer dans son paysage, des lumières s’allumer. « CA FONCTIONNE ! »  S’enthousiasme-t-elle, foudroyée par un regain d’énergie soudain. Une joie criblée de désespoir qui va jusqu’à lui faire frapper dans les mains à deux reprises avant de ne retourner auprès des garçons.  

Il faut qu’elle se concentre là-dessus, sur cette minime lueur qui leur tend la main et qu’ils n’ont qu’à attraper. Plus facile à dire qu’à faire certes, mais déjà ça. Le jeu de l’optimisme n’a jamais été son fort mais cette fois elle a une envie implacable d’y croire, un besoin d’y croire. Morarty va survivre. Qu’il le veuille ou non, ils le ramèneront au château où il aura les soins adéquats et où il se remettra doucement mais sûrement sur pieds. L’aiglonne ne veut rien entendre d’autre ; pas la moindre objection et encore moins de doute. Le temps des incertitudes est passé, il leur faut maintenant passer à la pratique et faire ce à quoi ils se sont engagés : le sauver coûte que coûte. « C-comment est-ce q-qu'on pr-procède ? » demande-t-elle avant de ne proposer la moindre alternative. Selon le choix qu’ils feront la douleur de Moriarty pourra ou s’apaiser ou empirer, dans le pire des cas. Même si sur l’instant Briséis voit mal comment les choses pourraient devenir “pires” elle préfère ne pas tenter le mauvais sort. Elle réfléchit aussi vite qu’elle le peut, scrutant une fois sur deux le gryffondor puis son fiancé. Les seules choses qui lui viennent en tête son probablement de mauvaises idées, soit par leur façon de procéder soit par le temps qu’elles prendront à être réalisées. Un sentiment de panique et de culpabilité qui s’empare d’elle tandis qu‘elle ne peut songer à autre chose que sa bêtise ; si elle avait laissé Theodore se charger d’aider Moriarty, elle aurait eu le temps de retourner au château et quémander de l’aide. A l’heure qu’il est l’infirmière et le directeur seraient sans doute déjà là et peut-être même auraient-ils usé du transplanage pour apporter au plus vite le blessé à l’infirmerie. Elle serre les dents l’aiglonne, faisant de son mieux pour trier ces pensées désagréables qui l’assaillent. Mais elle n’est plus capable de réfléchir. Trop froid, faible, rongée par le regret. Moriarty va mourir par sa faute. Premièrement parce qu’elle n’a rien vu et ensuite parce qu’elle n'a pas été capable de l’aider. « F-fais....A-t-t-tention... » Lance-t-elle plus à son encontre que vis à vis de Moriarty. Il s’est épuisé à faire apparaître son patronus puis à lancer de nombreux sorts d’appels à l’aide ; la dernière chose dont Briséis a besoin est qu’il s’effondre à son tour. Il lance un sort et ce dernier réduit instantanément leurs espoirs à néant : Moriarty hurle. Il le faisait déjà quelques minutes auparavant mais cette fois-là ça n’a pas la même intensité. Ce n’est peut-être qu’un tour de son esprit tourmenté mais l’aiglonne à l’impression que sa voix a doublé de volume, qu’elle est encore plus critique. Ses mains jusqu’alors plaquées contre ses lèvres glissent sur ses joues rendues insensibles par le froid puis ses oreilles. C’en est trop. Elle ne peut plus entendre ça, en est incapable. Tous ces cris de détresse auxquels elle ne peut rien la rendent folle. Elle ne retrouve qu’un peu de maîtrise lorsqu’elle croise le regard de Theodore et ce qu’elle y lit. Briséis tente de le rassurer du mieux qu’elle peut : elle comprend, évidemment. Ils n’ont ni le temps ni particulièrement le choix. Ils font ce qu’ils peuvent dans une situation qui leur est complètement inédite et qui, avec un peu de chance, le restera. « C-ca va faire m-mal mais p-p-pas plus q-que ce n’est dej-j-ja le c-cas. » Tranche-t-elle la question, donnant une fois encore toute l’étendue de son soutien à son fiancé. Quoi qu’il arrive ce soir ils en seront tous les deux responsables. Une chance sur deux, voilà ce qu‘ils ont. Et Briséis veut croire que le destin s‘est déjà suffisamment acharné sur Moriarty pour en plus lui arracher la seule chose qui compte encore à l’heure qu'il est : sa vie.  

Voyant Theodore se redresser, prendre une profonde inspiration et devinant ses plans, l’aiglonne pointe sa baguette sur le corps meurtri de son ami et lui lance un dernier enchantement dans l’espoir que cela lui permettra de survivre à la longue traversée :  « FERULA ! » Instantanément des bandages s’emparent de son corps et le recouvre aux endroits nécessaires. Ils ne feront pas long feu avec le sang qu’il perd mais le froid présent leur offre au moins quelque chose d’utile : le ralentissement du système sanguin et donc de la perte de sang. Pas tout à fait une bonne chose pour autant puisque cela reste l’un de leur majeur adversaire dans cet exercice qui s’annonce périlleux. Et Theodore a l’air d’un Dieu tandis qu’il se redresse avec, au creux de ses bras, le gryffondor. Il ne trompe personne dans sa douleur, Briséis a bien vu la grimace qu’il a esquissé dans ce mouvement, sans doute à cause de sa jambe ensanglantée. Ce qui le fait Dieu c’est son courage, sa détermination à mettre de côté jusqu’à sa douleur pour ne se focaliser que sur celle de Moriarty. L'aiglonne replace les vestes sur Moriarty afin de le garder au chaud et frotte de temps à autre le dos de son fiancé afin de tenter de le maintenir à une certaine température ; c’est là tout ce qu’elle peut faire pour lui rendre la tâche un peu moins difficile. Il l’impressionne, tellement. Tellement qu’elle ne peut se retenir de le regarder avec à la fois admiration et tristesse. Tellement que les mots eux-mêmes ne sauraient le qualifier. « On v-va y ar-r-river. » Prononce-t-elle autant pour elle que pour Theodore en cours de route. Il n’y a pas d’autre solution. A nouveau le regard de l’élève se perd sur le château qui semble, malgré les lumières s’étant allumées, endormi et se détache du groupe formé par le serpent et le lion de quelques pas. Elle ne veut pas qu’ils souffrent du sort qu’elle s’apprête à lancer mais qui lui semble être une des dernières choses à tenter. Réunissant ses esprits et tentant de se tenir bien droite sur ses jambes sans laisser aux tremblements la moindre occasion de la dérouter, elle pointe sa baguette en direction de l’enceinte du château et hurle le plus fort que ses forces le lui permettent encore : « LUMOS SOLEM ! » Sa baguette scintille et l’instant d’après, il semble presque faire jour. Mais sa main tremble et le sort lui est si difficile à tenir qu’elle est obligée de la tenir de ses deux mains. D’autre pièces s’éclairent et bientôt, c’est toute la surface Nord du château qui semble se transformer artiste dans un spectacle de lumières sans pareil. Épuisée, l’aiglonne abaisse les bras et réunit ses dernières forces pour rejoindre le préfet à côté de qui elle fait les derniers mètres les séparant de l’entrée et dont elle entoure la taille pour le soutenir – bien que cela soit davantage un symbole qu’une véritable aide physique. Elle n’en peut plus. Deux grandes portes s’ouvrent devant eux et elle ne sait si c’est le froid, les vertiges ou tout simplement le soulagement mais elle a presque l’impression que la lumière se précipite vers eux pour les envelopper et les sortir de cet enfer. Elle aperçoit le professeur Dumbledore et Mme Pomfresh, les autres visages demeurent trop sombres ou flous pour qu’elle ne mette un nom dessus. « P-p-poison p-pernicieux... Il-l a p-pris du p-poison pernicieux et... a perd-du b-b-beaucoup de s-sang. »  

Sa main caresse une dernière fois celle du gryffondor tandis que l'héritière le laisse aux soins de ceux qui sauront davantage quoi faire pour le sauver mais également atténuer ses douleurs. Puis, sans s’en rendre tout à fait compte, sa main vient saisir celle du préfet et la serrer dans la sienne, mêler ses doigts. Elle ne sent plus rien, Briséis. Le froid, l’impression que son cœur a sauté depuis bien longtemps hors de sa poitrine ; comme si ce dernier ne désirait rien de plus que rester avec Moriarty, s’assurer que désormais tout se passerait bien. Mais elle en a besoin malgré tout. De le savoir là, de pouvoir se raccrocher à quelque chose. On s’adresse bientôt à eux, leur demande s'ils ont également besoin de soin ce à quoi Briséis hoche la tête. Tout ce dont elle a besoin est de savoir que les deux garçons avec qui elle a sombré dans le chaos iront bien. L’héritière soulève légèrement le bras du préfet, juste assez pour se glisser en dessous et lui offrir un maintien supplémentaire. Elle craint de ne le voir s’effondrer à ses pieds, se tordre de douleur lui aussi. Elle ne le supporterait tout simplement pas. Pas après ce qu’ils viennent de vivre. Pas après la prise de conscience qui l’a frappée en plein visage là-bas : une part d'elle-même est d'ores et déjà éprise de lui.  

FIN.
Spoiler:
 





“She wears strength and darkness equally well, the girl has always been half goddess, half hell.”  ★  Nikita Gill.
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