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Intrigues & Event :

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nobody said it was easy, (remus x olivia)

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MessageSujet: nobody said it was easy, (remus x olivia) Jeu 26 Juil - 1:00


i'm not pregnant, you are!
remus lupin
Il y a ce tapotement incessant qui commence doucement à te rendre folle, ce pied appartenant à ton voisin de table qui ne cesse de frapper le sol dans un rythme incertain, lassant. Et tu soupires, pour la énième fois depuis dix minutes, le moment où il a comprit que la fin du cours était proche. Tes yeux printemps se lèvent à son adresse et il comprend par ton regard qu'il ferait mieux d'arrêter, rabaissant son attention sur son parchemin. Tu ne pouvais pas vraiment lui en vouloir en réalité, toi-même perdue dans tes pensées depuis le début de la journée, de la semaine.. On ne t'a jamais autant ramené les pieds à la réalité que depuis ce fameux premier jour de neige au château, témoin du parchemin qui s'était teinté en confirmant tes doutes. Et tu n'avais pas tout de suite réalisé l'impact de la vérité, non pas ce jour fatidique, ni-même aujourd'hui. Tu n'en caressais que la surface lorsque tu laissais tes pensées franchir cette barrière émotionnelle t'empêchant d'éclater en sanglots. Celle qui te protégerait de la crise d'angoisse, de la perdition de ton esprit pourtant déjà si chamboulé. Ce parchemin parfumé à l'orchidée, il ne te quittait pas. Sur sa surface, une branche entière de cerisier s'était dessinée à ton plus grand regret. Toi qui était tombée sous le charme de l'incantation promettant de dessiner un élément floral en cas de réussite, tu avais pourtant senti cette boule d'émotion intense te remonter la poitrine et la gorge jusqu'à rencontrer ta main plaquée contre tes lèvres étouffant ton premier sanglot. Pour la première fois de ta vie, tu avais regretté les traits d'un dessin pourtant si beau, si pur. A l'image d'une grossesse désirée, voulue, généreuse, ce qui n'était pourtant pas ta situation et c'était bien là, le drame. Mais malgré la charge émotionnelle qu'il t'avait imposé sur tes épaules à la première goutte de ton sang déversé sur la surface de sa tenue, tu l'emportais chaque jours dans tes affaires, ne sachant pas t'en débarrasser, passer à autre chose. Il représentait aujourd'hui ton unique preuve, le poids qui se posait sur ton cœur et ton âme. Son parfum n'arrivait plus à t'apaiser, mais les traits de ce cerisier, tu les connaissais par cœur. Même maintenant, alors que tu écoutais un cours passionnant sur les sorts informulés, tu ne savais détacher tes yeux verts plus de cinq minutes du parchemin dépassant tout juste de ton sac posé à tes pieds.




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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Ven 27 Juil - 0:04

❝ are you fucking kidding me ? ❞you are pregnant, nott meTu donnais ton cours, comme à ton habitude. Tu les préparais tous à ce qui les attendaient, au dernier cours de cette année, avant les vacances. Rappel de tout ce qu’ils avaient appris, beaucoup de théories, avec des démonstrations, et si tu constatais que beaucoup avaient hâte de sortir, tu avais la satisfaction de voir que dans l’ensemble, cela semblait être attentif. Tu t’en assurais en marchant entre les rangs, dissuadant ainsi les passations de petits messages et autres bavardages. En revanche, tu repérais au loin une élève en particulier, Olivia Sargent, qui fixait quelque chose sur son pupitre. Tu t’approchais donc petit à petit, tout en dispensant un conseil supplémentaire :

« Et si vous voulez avoir une nouvelle motivation pour parvenir à utiliser les sortilèges informulés, lancez-vous un sort de Mutisme au préalable, pour ensuite faire le contresort en inf-… »

Tout en parlant, tu avais aussi attiré d’un informulé – pour rester dans le ton – ce parchemin que fixait du regard la jeune Sargent. Cependant, tu t’étais tu d’un coup, constatant plusieurs choses. La première étant l’odeur qui te sauta soudainement au nez, cette odeur que tu connaissais car elle avait accompagné l’une des pires et meilleures nouvelles de ta vie. Combiné à ce dessin de cerisiers, cette tâche de sang, tout cela combiné… Cela te rappelait quand ton ex t’avait annoncé sa grossesse, de Rigel.

Cela signifiait surtout que Olivia se promenait avec un test de grossesse presque artisanal positif.

Forcément, tu t’étais coupé dans ta phrase, le temps de réaliser, et de faire quelques allers-retours entre ce parchemin et la jeune fille. Car c’était une jeune fille, qui vivait à Poudlard, une jeune fille qui avait déjà ses casseroles, auxquelles tu ne pouvais que compatir. Tu repris tout de même assez rapidement contenance, plongeant sans faire attention le parchemin dans ta poche, histoire qu’il ne soit pas visible de tous – rester discret pour l’instant.

« … En informulé, donc. A force de progresser, vous pourrez ensuite pratiquer avec l’aide de ce mutisme… Pour vous entraîner sans ensuite. »

Tu tenais à finir ta phrase, histoire de ne pas faire trop attendre ces élèves qui se demandaient certainement déjà ce qui était en train d’arriver. Tandis qu’ils notaient, satisfaits d’avoir eu un peu d’attention, tu te penchas vers Olivia, murmurant :

« Restez un peu à la fin du cours… Je pense qu’il est nécessaire que nous parlions. »

Puis, tu retournas à ton bureau, d’où tu dispensas le reste du cours, un peu secoué par ce que tu venais de comprendre. D’ailleurs, tu accueillis presque la fin du cours avec soulagement, un peu comme ces élèves qui se levèrent d’un coup, rangeant leurs affaires, et tu attendis que ton élève vienne à toi, alors que tu posais à plat devant toi ce parchemin.
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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Ven 27 Juil - 1:28


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Les jambes croisées, le rebord de ta jupe dont tu tournes et retournes dans un geste nerveux, tu écris doucement à l'encre noire les dires de ton professeur. Ton cours est beau esthétiquement, libre à la compréhension, d'une écriture légèrement italique, à peine arrondie, tu notes tout ce qu'il faut savoir sur ces fameux sorts informulés. Le professeur Lupin avait ce don pour rendre ses cours bien plus intéressants que la plupart des manuels de DCFM. Tu ne savais pourquoi, mais alors que les autres matières se trouvaient avec des auteurs spécialistes dans les domaines étudiés dotés d'une plume et d'une réflexion claire et précise, tous les manuels de DCFM que tu avais pu lire et décortiquer t'avaient donné le sentiment de lire de la pâte de troll. Peu ravie lorsqu'il te fallait trouver des informations dans les ressources de la bibliothèque, tu tirais le maximum de ton savoir des propos de ton professeur qui avait le mérite d'être bien plus clair et intéressant. Tu relevas tout de même ton attention à son adresse lorsqu'en passant près de toi et du gnome stressé qui te servait de compagnon de classe, il se stoppa en plein milieu de sa phrase. Peu habituée à l'entendre faire cela, ton sourcil s'était arqué dans une interrogation silencieuse avant de voir de tes iris jades ton parchemin s'envoler près de lui. Complètement abasourdie, éteinte, tu vins te crisper à ta plume à en faire tomber de vilaines gouttes près de tes lettres déjà établies. Les yeux légèrement écarquillés, tu l'observas plier ton précieux entre ses mains avant de le garder dans sa poche et de reprendre son cours. En se penchant vers toi pour te murmurer sa demande, tu fermais les yeux de dépit. Le cours ne tarda pas à se terminer à ton plus grand désarroi. Toi qui n'attendait que sa fin depuis une vingtaine de minutes, tu aurais préféré qu'il dure éternellement afin d'éviter cette conversation. La gorge serrée, les tripes malmenées, tu avais ce mal au ventre qui t'empêchait de respirer convenablement tant tu te sentais mal de t'être fait prise sur le fait. Idiote que tu étais, tu n'avais pas pensé un seul moment à ce que quelqu'un dans la pièce comprenne le sens de ce parchemin, sans réfléchir une seule seconde au fait que le professeur était tout à fait capable de reconnaître cette ancienne technique. De deux doigts, tu venais te masser les tempes alors que les élèves autour de toi s'échauffaient à ranger leurs affaires. Et tu restais plus longtemps assise, murée dans le silence, les paupières closes, pas tout à fait prête à faire face à ses propos. Au fond de toi, cette pensée naïve te rassurant sur le fait qu'il ne désirait seulement pas te voir te promener avec un dessin dont une goutte de sang lorgnait en son milieu. En tant que loup-garou, peut-être, avait-il été seulement dérangé par l'odeur de ton carmin ? Et d'ailleurs, comment faisait-il pour supporter celle apportée par les menstruations de ses élèves ? Des pensées pour t'apaiser, pour éloigner cette violence dans ton esprit amenée par une tempête de questions, de répliques dont tu savais déjà prochainement échappées lorsque tu ferais face à ton professeur. Et tu attends que le dernier élève de ta classe franchisse le pas de ta porte pour te lever à ton tour et rassembler tes affaires. Tu ne le fais pas lentement, mais tu ne te presses pas non plus. La bandoulière de ton sac sur tes épaules prêtes à s'affaisser à tout moment, tu t'avances vers son bureau comme une marche funèbre résonnant dans ton esprit, à chaque pas, un nouveau glas de culpabilité sur ta vie, sur ton âme. Tu as la gorge serrée mais le menton droit, tu ne baisses pas ton regard, tu l'affrontes en tirant le peu de gryffondor que tu possèdes en toi. Mais tu ne bernes personne Olivia, l'éclat de tes yeux est éteint depuis des jours, il ne se mouve que de déception et de peur à ce moment là. Professeur Lupin, annonces-tu sans que ta voix ne trahisse tes sentiments, raffermissant tes phalanges contre le rebord de ton sac de cours. Puis-je récupérer mon parchemin ? Encore une fois, un ton clair qui t'impressionne, toi qui pensait ne pas savoir effacer des tremolos trahissant. Tu ne souhaitais pas jouer à plus maline que lui en feignant l'innocence, ce serait simplement irrespectueux.




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Dernière édition par Olivia Sargent le Ven 27 Juil - 18:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Ven 27 Juil - 1:50

❝ are you fucking kidding me ? ❞you are pregnant, nott meCes vingt dernières minutes, tu eus un peu de mal à organiser tes pensées, mais tu y parvins, à force d’habitude. Tu avais souvent des idées plein la tête, surtout durant les périodes autour de la pleine lune, tu étais un homme torturé, capable d’être à Charybde tout en parlant de Scylla. Tu gardas ainsi le change auprès des élèves, qui oublièrent sûrement cet instant d’égarement aussi vite qu’ils eurent plongé le bout de leur plume dans leur encrier. Et quand sonna l’alarme de fin du cours, tu eus quelques visiteurs rapides à ton bureau, pour des questions de dernière minute. Tu répondis comme tu pouvais, au plus vite, tout en gardant un œil sur la jeune Sargent, qui prenait son temps pour venir. Tu voyais bien qu’elle était perturbée, et tu te demandais si tu avais réellement le droit de t’occuper de son cas.

Tu n’étais pas son directeur de maison, tu n’étais pas de sa famille, tu n’étais qu’un de ses professeurs. Tu n’avais pas tellement d’autorité, sinon celle d’un professeur, censé lui apporter sécurité au sein de l’école et connaissance dans cette matière. Tu n’avais pas à t’introduire dans sa vie privée, à t’intéresser à ces choses si intimes. Pourtant d’un autre côté… Tu étais probablement celui le mieux placé pour compatir à sa situation, à celle qui faisait court depuis trois années que son père était un loup-garou. Tu comprenais les craintes de son père, tu comprenais les craintes de cette jeune fille, et si elle était enceinte au milieu de ce cauchemar éveillé… Tu te sentais le devoir d’y mettre la truffe. Après tout, tu restais un homme sensible, un peu trop, concerné par le malheur des étudiants.

Ainsi lorsqu’elle arriva enfin à toi, te saluant puis demandant à récupérer son parchemin, tu étais sûr de toi, de ce que tu faisais : tu allais tendre une main à cette élève, qu’elle le veuille ou non. Tu eus presque un petit rire quand elle tenta de faire l’innocente, à faire comme si de rien n’était. Mais il n’était pas de rien, tu le savais, et elle le savait.

« Assied-toi, s’il te plaît. »

Tu sentais que la discussion allait être un peu longue. Ainsi, tu conjuras depuis les cuisines un peu de thé, et tu disposas un petit biscuit sur la soucoupe, comme tu le faisais à ton habitude. Ta façon de mettre à l’aise. Enfin. Du thé pour la jeune fille, du café pour toi. Il ne fallait pas non plus t’endormir, pour le coup. Tu étais encore fatigué, entre le comité d’organisation du bal et autres obligations professorales, tu ne tenais que grâce à ce breuvage noir. Une fois cela fait, tu bus une gorgée, pour ensuite expliquer, mettant fin à l’attente de ton élève :

« Je sais ce qu’est ce parchemin. Et je sais ce qu’il implique… Je pense que cela mérite une vraie conversation. »

Tu ne savais pas comment amener le sujet pour autant. Annoncer de but en blanc à une femme qu’elle était enceinte – quand bien même elle le saurait déjà – n’était pas forcément simple. Tu avais pensé à demander, à t’assurer qu’il s’agissait bien du sien et pas de celui d’une amie – disons – mais au vu du regard vide, de sa déconcentration en cours, de cette sensation que ton empathie gobait comme une éponge, tu n’avais plus de doute. Enfin, ça serait une bonne entrée en matière, non ? De lui permettre de se mettre à parler d’elle-même ?

« Je n’ai pas vraiment de doute là-dessus, mais arrête-moi si je me trompe : il s’agit de ton sang, n’est-ce pas ? »
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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Ven 27 Juil - 18:04


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« Assied-toi, s’il te plaît. » qu'il te demande le plus simplement du monde alors qu'il y a ce feu en toi qui te consume petit à petit. Tu relèves tes iris hésitantes sur ton professeur, comprenant dans la foulée qu'il était prêt pour LA discussion là où toi, tu ne cherchais qu'à t'enfuir, changer de pays et d'identité. Mais parce qu'il était une autorité, parce que tu savais qu'au bout d'un moment tu allais devoir en parler, tu comprenais que c'était le jour précis où Merlin avait décidé que tu parles. Et tu avais beau avoir essayé de t'y préparer en l'espace de seulement quelques jours, tu restais finalement paralysée face à l'épreuve. Peut-être que si Lupin n'avait pas été loup-garou et si ressemblant à ton père sur bien des points, cela t’effraierait moins. Mais tout compte fait, tu préférais presque ne pas te confronter au regard dur de Mcgonagall.  Ainsi tu prends place sur cette chaise en bois encastrée devant son bureau, la retirant, t'y asseyant en prenant soin de plisser ta jupe et de déposer ton sac sur tes genoux, pas totalement enlevé, prête à déguerpir à tout moment. Tu l'observes de ton regard silencieux passer dans une autre pièce, revenir avec du thé, des gâteaux et tu as cette moue septique sur les traits de ton visage en voyant cela. Pas assez de temps pour paraître odieuse, tout juste pour évoquer ta surprise et tes doutes, tu as le cœur battant qui te ramène à terre et te rappelle qu'à tout moment, tu peux encore prendre tes jambes à ton cou. « Je sais ce qu’est ce parchemin. Et je sais ce qu’il implique… Je pense que cela mérite une vraie conversation. » Tes jades se plantent dans son regard, restant muette face à sa tirade. Tu n'avais pas encore affirmé qu'il s'agissait de ton test, tu restais perturbée qu'il connaisse la technique, à te demander soudainement si ton professeur avait lui-même des enfants. Ton regard s'abaisse dans la contemplation de tes doigts jouant nerveusement avec le rebord de ton sac en cuir, tu te décides de rester dans le silence, sans rétorquer, ni affirmer quoi que ce soit. « Je n’ai pas vraiment de doute là-dessus, mais arrête-moi si je me trompe : il s’agit de ton sang, n’est-ce pas ? » Il a toute ton attention par tes yeux se relevant à son adresse, tu lui en veux de tout savoir, tu lui en veux de gâcher ton secret, tu lui en veux de te mettre au pied du mur. Toute cette affaire était encore inédite pour toi, tu n'avais pas encore une seule fois prononcé à voix haute la vérité, la frappante, la déchirante. Et dans l'éclat de tes yeux, de la peine mélangée à une pointe de colère t’anime. Parce que s'il n'avait pas été curieux, tu serais libre à l'heure qu'il est. S'il t'avait laissé tranquille, ignoré ton parchemin, tu marcherais tranquillement jusqu'à ton prochain cours. A continuer de faire comme si de rien était, à ignorer les variables de ta vie qui ne te plaisent pas, poursuivre dans les non-dits et cette décision tacite d'aviser avec le temps ce qui se décèle. Tu n'assumais toujours pas ce qui vivait en toi alors répondre à ton professeur était sans doute la chose la plus difficile qui t'ai été donné de faire. Oui. Que tu lui avoues, le dépit aux bords des lèvres, la frustration serrant de tes phalanges le morceau de cuir sous tes doigts. Tu ne te sentais plus du tout forte Olivia, là, sous le regard de ton professeur et malgré toi, tu continuais. Je ne veux lire de la pitié chez personne, pas même vous. Tu avais fauté, tu le méritais, tu finirais peut-être par assumer. Mais surtout, s'il y avait bien une chose que tu n'appréciais voir chez autrui depuis trois ans et que tu haïrais observer dans les regards de tous à partir d'aujourd'hui, c'était bien la pitié.




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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Mar 31 Juil - 8:00

❝ are you fucking kidding me ? ❞you are pregnant, nott meDemander cette confirmation, ce n’était qu’une formalité, pour toi. Pour cette jeune fille, c’était certainement bien plus que cela. Elle était certainement tout fraîchement informée de la nouvelle, probablement avait-elle fait ce test peu de temps avant d’aller en cours ? Tout était encore à peine dévoilé. Probablement l’avait-elle encore tout juste réalisé. Aussi cette confirmation n’était qu’une formalité, certes, mais une formalité nécessaire. Tu sentais d’ailleurs très bien cette hostilité que la jeune fille avait envers toi, et tu ne pouvais pas lui en vouloir. Après tout, tu la mettais au pied du mur, doté de ton autorité professorale, elle ne pouvait qu’obéir ou bien répondre aux conséquences.

Parlons-en, des conséquences. Chaque acte a sa saveur, sur le moment. La rébellion, la vengeance, l’amour, chaque émotion, chaque acte menait à autre chose. Souvent… On avait du mal à les accepter. Par exemple, tu avais accepté cette vérité, celle qui faisait de Sirius le traître, et de Peter le héros. La conséquence a été que tu as laissé ton meilleur ami survivant pourrir à Azkaban, et tu ne pouvais pas accepter ces conséquences, que l’homme avait changé, que tu avais fait une erreur. Tu fuyais pratiquement, de corps à Poudlard, d’esprit dans le travail. Pourtant, si un jour quelqu’un te posait la question, sur ta culpabilité que tu choyais comme le feu dans un foyer, tu serais probablement aussi déstabilisé que la jeune femme, aussi cassé que le oui qu’elle répondit, aussi virulent que son désir de ne voir aucune pitié dans aucun regard.

Tu accueillis pourtant la confession d’un simple hochement de tête entendu. Tu étais un homme patient, Remus, tu pouvais gérer une jeune fille qui devait mourir de peur. Tu pris aussi deux secondes pour réfléchir à ce que tu allais dire. Tu la sentais sur la ligne fine, tu ne voulais pas gâcher cette occasion de parler calmement avec elle, avant qu’elle ne se prenne de plein fouet la réalité des choses… Pour ensuite commencer.

« Ne confond pas la pitié et la bienveillance, Olivia… Je ne suis pas là pour t’enfoncer, bien au contraire. »

Tu regrettais parfois cette fierté, cette peur d’être blessé qui poussait Olivia à attaquer avant de l’être. A trop se méfier de la pitié, elle finissait par rejeter des mains désintéressées. Tu avais fait pareil, tu comprenais bien. Et tu avais l’espoir qu’elle apprenne de tes erreurs. Après tout, si tu enseignais, c’était bien parce que tu avais un savoir à communiquer, et que tu avais l’espoir qu’il se transmette un jour encore.

Tu posas tes mains autour de cette tasse chaude, qui te rassurait autant qu’elle te donnait de l’énergie. Tu ne laissas pas le temps à Olivia de répondre à ce que tu avais dit précédemment, voulant continuer directement.

« Je sais combien il est difficile d’accepter que la réalité continue à nous mettre des bâtons dans les roues… Cependant, le plus important est de prendre en compte la situation. Pour que les conséquences ne soient pas trop graves. »

Tu ne savais pas comment mener cette conversation. Personne n’apprenait cela… Et il s’agissait de la première fois que tu parlais à une jeune fille enceinte. C’était arrivé, parfois, par le passé. Mais c’étaient les autres professeurs, bien plus expérimentés, qui s’en occupaient. Toi, tu étais bien trop dans la préservation, dans le désir de faire en sorte qu’elle ne soit pas heurtée. Est-ce qu’il existait une procédure ? Aucune fichue idée. Tu tentas donc cette approche :

« Est-ce que d’autres personnes que nous deux sont au courant ? »

Tu n’osais pas encore imaginer la réaction du père d’Olivia, dont la situation n’était pas facile déjà, et qui allait probablement miner encore plus l’homme.
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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Sam 11 Aoû - 2:28


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Tu te sens faible, oh si faible Olivia. D'un trouble similaire qui t'avais épris lors de la mort de ta mère, lors du drame arrivé à ton père, cette faiblesse était d'une autre nuance, certes, mais elle restait impactante. A t'en couper le souffle lorsque tu osais ne serait-ce qu'un instant de penser au fait que tu portais la vie, à t'en tirer des frissons d'effroi lorsque tu te rendais compte que tu ne savais pas qui était le père de cet enfant. Tu en perdais le sommeil et les sorts de dissimulation étaient tes meilleurs amis depuis sept jours. Une semaine à pleurer silencieusement, le soir, lors des repas afin que l'on ne t'y surprenne pas la nuit, prétextant du tutorat chez un poufsouffle peu dégourdi. Tu en perdais la vie, ton quotidien, ton sourire et ta joie, tout espoir de te retrouver, de continuer ta vie comme tu l'entendais. Et cette claque, tu ne la prenais pas au ralenti depuis l'annonce positive de ta grossesse, non, elle venait violemment te frapper à chaque fois que tu pensais à ta nouvelle condition, à.. lui. Cet être qui grandit en toi, cet enfant non désiré dont tu n'avais même pas osé dédier la plus petite de tes pensées par peur. Peut de t'attacher, peur de te dégoûter, peur de réveiller en toi des questions et des sentiments, des hésitations et des murmures. Ne confond pas la pitié et la bienveillance, Olivia… Je ne suis pas là pour t’enfoncer, bien au contraire. Qu'il te dit alors qu'il est tranquille, lui. Alors qu'il ira dormir pas plus dérangé que cela ce soir, qu'il sirote son thé idiot face à toi en pensant que tu aimerais goûter à l'un de ses gâteaux sûrement horriblement secs pour quoi au juste ? Faire passer la pilule ? Il était où son morceau de chocolat avant que tu n'ouvres tes jambes à un inconnu ? Peut-être aurait-il pu t'aider à l'époque, peut-être aurais-tu pu simplement rester dans ta tour à potasser un livre. Mais non, ce n'était pas de la bienveillance, de l'aide, quoi que ce soit que tu désirais chez ton professeur, chez quiconque d'ailleurs. Tu ne voulais qu'être seule et gérer ça ainsi, car après tout, c'était ainsi que tu allais devoir fonctionner pour les mois, les années à venir, alors autant commencer maintenant. Il rouvre ses lippes, tu te tends d'autant plus. Je sais combien il est difficile d’accepter que la réalité continue à nous mettre des bâtons dans les roues… Cependant, le plus important est de prendre en compte la situation. Pour que les conséquences ne soient pas trop graves. Et malgré toi, tes yeux se ferment. Non pas pour retenir tes larmes, tu n'en as plus à revendre pour aujourd'hui, mais pour inspirer un long moment. Les conséquences.. murmures-tu d'un ton sarcastique. Est-ce que d’autres personnes que nous deux sont au courant ? Et sans savoir que cela était possible, tu te rembrunis un peu plus à sa question. Elle aurait pu être anodine, mais te faisant penser à ton père et surtout à cette ancienne conversation que tu avais eu à son propos avec ton professeur, tes doigts se figèrent contre ton sac. Non. Personne ne le sait. Et c'est très bien ainsi, as-tu envie de continuer alors que tu pressens très bien quel est le devoir de ton professeur. J'imagine que vous allez désormais en parler au directeur ? Ton expression est neutre, tentant de cacher au mieux la peur qui enserre tes entrailles. Vous pensez que je vais devoir quitter le château et arrêter mes études ? Tes sourcils se froncent à cette question tant redoutée. Tu ne penses plus seulement à ton avenir, tu as cette pensée pour tes amis, ton ancre, ton bouclier le plus fort, ceux par qui la simple présence t'aidaient à affronter la plus difficile des épreuves. Car même s'ils se détournent de toi à l'annonce de ta grossesse, tu sais que par leur simple présence, plus loin, tu serais tout de même plus rassurée.




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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Sam 11 Aoû - 23:40

❝ are you fucking kidding me ? ❞you are pregnant, nott meQuand ton élève ferma les yeux à tes paroles, tu avais bien cru qu’elle se mettrait à pleurer, et tu avais pris un peu peur. Gérer une personne en larme, tu n’étais pas très doué là-dedans. Ta capacité d’empathie avait ce petit inconvénient de te faire perdre tes moyens dès qu’un peu d’eau salée rentrait dans l’équation… C’était assez ridicule, n’est-ce pas ? Pourtant, des élèves en larmes, ça existait, tu en avais vu, même certains ont pleuré devant toi. .Tu devrais avoir appris, depuis… Pourtant, non, tout au plus étais-tu capable de tapoter sur l’épaule, retenant ton réflexe miroir de pleurer aussi, en tendant une boîte de mouchoir que tu gardais dans ton bureau – on ne savait jamais.

Pourtant, rien à voir, elle semblait se retenir de t’envoyer chier, sûrement. Tu pouvais comprendre, cependant tu n’allais rien laisser passer. Parfois, il fallait se faire détester pour faire ce qui semblait juste. Surtout que tu avais la primeur de l’information, la responsabilité de prendre les choses en main t’incombait. Ainsi, quand elle supposa que tu allais en parler au directeur, tu dis un signe de tête positif. Ce n’était malheureusement pas négociable, à vrai dire, tu ne pouvais même pas concevoir de l’aider sans avoir à en parler au responsable de l’école.

Lorsqu’elle te demanda en revanche si elle aura à quitter le château, arrêter ses études, tu ne pris pas vraiment le temps de réfléchir, lâchant du fond de ton cœur « Non ! » Sur le coup, ça te semblait être la seule réponse à apporter. Si tu ne concevais pas de cacher ça à ton directeur, d’un autre côté tu ne pouvais pas concevoir que ce grand sorcier qu’était Dumbledore puisse mettre dehors une étudiante enceinte. Ah ! tu voudrais avoir eu un précédent sur lequel t’appuyer. Alors tu rattrapas un peu tes paroles. « Enfin, je n’ai encore jamais eu à faire avec une jeune fille enceinte. Cependant, je ne peux pas imaginer qu’une grossesse puisse être un motif d’exclusion. »

Tu ne pouvais pas l’imaginer, car si Dumbledore t’avait accepté, toi, un loup garou, ton fils, un loup garou aussi, et bien d’autres personnes rejetées par les autres, tu ne pouvais pas imaginer qu’il refuserait une gosse qui avait fait une erreur. Celle de devenir mère trop tôt. Et puis, tu ne pouvais pas non plus t’empêcher de te dire qu’une grossesse, la possibilité d’une nouvelle vie, ça ne pouvait pas vraiment être une erreur. Même Lyall… Rigel, tu ne le voyais pas comme une erreur. Un accident, oui ça, certainement. Il n’était pas prévu, voire même tu avais déjà rejeté à l’époque toute possibilité d’avoir une descendance. Mais une erreur ? Bien malgré toi, tu l’aimais d’une façon inconditionnelle, comment l’objet d’un amour… Stop, Remus. Tu t’emballais. Tu t’emballais vraiment tout seul. Reprend le cap ! « Evidemment, si tu as besoin d’un temps de réflexion, pour avaler l’information, je pourrais me taire. Un temps. Cependant, ça ne durera pas bien longtemps. Il faudra en parler, faire en sorte d’avancer. Pour te permettre malgré tout une scolarité. Ce ne sera pas facile ça… » Tu savais déjà qu’elle faisait face à la méchanceté de certaines personnes de l’école. Tu le voyais bien, et tu te doutais qu’une fille mère allait faire encore plus jaser. Tu en avais conscience, et tu te doutais qu’elle aussi. « Mais si tu souhaites le faire, je serai à tes côtés. Quoi qu’il arrive. » Que tu le veuilles ou non. Ah, Remus, tu t’étais emballé. Tu avais déjà décidé de prendre soin de cette personne.
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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Lun 13 Aoû - 3:30


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Non ! Qu'il s'exclame soudainement derrière son bureau, à t'en faire presque sursauter. Tes sourcils se haussent alors que tu le dévisages, essayant de comprendre par l'expression qu'il affichait les véritables pensées de ton professeur. De tous, il était sans doute l'un de ceux en qui tu avais le plus confiance, l'un de ceux qui savait déjà beaucoup (trop) de choses sur toi, ta famille, ton père. Celui à même de comprendre combien l'impact de cette grossesse dans ta vie, au sein de la famille Sargent, va être redoutable. Et doucement, tout doucement, tu commences à te sentir un peu plus en confiance, à apprécier ne plus être la seule à porter ce fardeau en secret, car même s'il n'en prenait pas les conséquences, peut-être pouvais-tu enfin te décharger un peu de ce poids sur tes frêles épaules. Enfin, je n’ai encore jamais eu à faire avec une jeune fille enceinte. Cependant, je ne peux pas imaginer qu’une grossesse puisse être un motif d’exclusion. Tes yeux papillonnent un peu d'une fébrilité que tu ne peux plus cacher alors que tu hoches la tête silencieusement jusqu'à poser tes jades sur tes mains, songeuse. Tu ne sais guère que penser, t'ayant imaginé divers scénarios à la fois plausibles et improbables, quelque peu rassurée de certainement pouvoir rester au château. Il te faudrait désormais te préparer mentalement à affronter les regards, les jugements, les murmures sur ton passage que tu allais sans doute avoir lors de ces prochains mois. En somme, pas grand chose de plus que d'habitude depuis ces trois dernières années, mais en réalité, des messes-basses qui te feront sans doute bien plus mal que tout ce que l'on a pu te dire avant. Tu imagines déjà le Daily s'emparer de l'histoire et toi, tu ne pourras rien dire. Que faire de toute façon.. Tu ne pourrais même pas leur en vouloir, toi la première tu te serais jetée sur cette histoire pour aller vider de son essence la pauvre jeune étudiante jusqu'à avoir récolté la moindre des informations à délivrer au grand public. Mais il te faudrait te protéger Olivia, plus qu'avant si c'était possible, il faudrait faire attention à ce cœur en toi que tu as tendance à reléguer au second plan mais qui est tout aussi important que ta rhétorique et ta raison. Évidemment, si tu as besoin d’un temps de réflexion, pour avaler l’information, je pourrais me taire. Un temps. Cependant, ça ne durera pas bien longtemps. Il faudra en parler, faire en sorte d’avancer. Pour te permettre malgré tout une scolarité. Ce ne sera pas facile ça… Ton regard printemps se relève sur ton professeur et tu esquisses un sourire en coin, le temps d'un instant, de manière à le remercier d'une certaine façon. Tes iris expriment la peuplade de pensées s'entrechoquant dans ton esprit, tu analyses chacune de ses phrases et l'applique à tous les scénarios possible, tu pèses le pour et le contre et pourtant, une seule solution s'impose à ton esprit. Mais si tu souhaites le faire, je serai à tes côtés. Quoi qu’il arrive. Ta poigne se desserre un peu de ton sac que tu laisses tomber doucement à tes pieds, sur ce parquet silencieux. Ce qu'il te promet te touche en plein cœur, tu ne peux t'empêcher de te demander si il ne va pas trop loin dans son rôle, s'il a le droit de promettre une telle chose. Car tu te doutes, au fond, qu'il comprend l'impact de ses propos, leur portée.. Le professeur Lupin était quelqu'un de censé et tu le découvrais, de foncièrement gentil. Cela te toucha, plus que tu ne l'imaginais encore à cet instant. Tu découvrirais sans doute plus tard, alors que tu serais seule, combien ton professeur t'aura aidé dans cette grossesse par cette simple phrase, son attention et sa bienveillance. Je préférerais que l'on tienne au courant le Directeur dès aujourd'hui ou.. dans les jours qui arrivent, peu importe. Ne pas attendre. C'est.. c'est beaucoup plus sûr comme cela. Peut-être aurais-tu d'autres réponses dans le processus, une aide de Mme Pomfresh, quoi que ce soit afin que tu ne te sentes plus seule dans la nouvelle variable de ta vie. Un silence s'impose naturellement à la fin de votre échange soudain, tes jades se posent sur ses gâteaux et tu te redresses, en attrapant un entre deux de tes doigts. Avant de croquer dedans, tu le questionnes. J'imagine que vous ne vous attendiez pas à avoir ce genre de nouvelle en vous levant ce matin. Ironises-tu quelque peu, balayant de tes yeux encore un peu gênés son bureau avant de revenir jusqu'à lui. Est-ce que je peux vous demander comment vous êtes au courant pour ce test de fertilité ? Je.. je l'ai trouvé dans un vieux manuel, je ne m'attendais pas du tout à ce qu'on comprenne ce qu'il représente.. ne peux-tu pas t'empêcher de lui demander, ta curiosité de Serdaigle l'emportant soudainement.
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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Lun 13 Aoû - 15:48

❝ are you fucking kidding me ? ❞you are pregnant, nott meLa tolérance, c’était ton mot, ta clé de voûte. C’était ton espoir, la tolérance, la bienveillance. Tu avais l’espoir qu’un jour, tu parviennes à assumer face au monde ce que tu étais, cette malédiction, sans qu’en plus des transformations ces jours de pleine lune, tu n’aies à gérer ces regards, ces rejets. Tu l’espérais et en même temps tu n’y croyais pas. Mais un grand philosophe moldu avait bien dit un jour soit le changement que tu veux voir, et tu appliquais cette phrase avec passion, dévotion, un peu trop peut-être. Tu apprendras un jour, sûrement, la limite à ne jamais franchir. Mais ces promesses, si elles sont sorties d’un coup, elles sont sorties avec ton cœur, et jamais tu ne laisseras ton cœur mentir, surtout pas à une personne en détresse comme celle que tu voyais en face de toi. Tu te sentais exister, à présent, Remus, surtout dans ce regard juvénile qui semblait te remercier d’un sourire. Tu te sentais vivre, affublé de cette armure de missionnaire partant défendre la mère et l’enfant. Tu vivais presque pour ça, être utile aux autres.

Soulager leurs peines, afin de soulager un peu les tiennes aussi.

Tu notas que tu allais devoir taper au bureau du directeur ce soir. Lui expliquer ce qu’il se passait. Laisser pour le moment la jeune Sargent se reposer, puis elle sera certainement convoquée pour le rencontrer, en tête à tête, Dumbledore. Tenter de faire des aménagements. Tu calculais déjà à peu près la date d’un potentiel accouchement, elle ne devait pas être enceinte de très longtemps, tu avais vaguement regardé son ventre, il semblait toujours aussi plat, sans doute que cela ne remontait pas à très longtemps, quelques semaines, pas assez pour avoir grossi, mais assez sûrement pour avoir remarqué l’absence de règle. Comme pour la mère de ton fils. C’était elle ton point de comparaison. Vous étiez en décembre. Sûrement sera-t-elle enceinte jusqu’aux dents durant ses examens, de six ou sept mois, trop tôt pour accoucher. Elle pourra certainement encore lancer des sorts, et avec une sécurité supplémentaire, passer ses épreuves aussi normalement qu’une non-mère. Enfin, tu pourras bien y penser plus tard, car pour le moment, Olivia était toujours face à toi. Même qu’elle déclarait que tu ne devais pas t’attendre à avoir une nouvelle de ce genre en te levant ce matin. Si on considérait que tu t’étais plutôt levé d’une sieste juste avant la reprise des cours après le repas, cette phrase était correcte. « Effectivement, c’est une sacrée surprise. »

Mais la question suivante, concernant le fait que tu avais reconnu le test, te laissa un peu pantois. Enfin… La question était attendue, pour une serdaigle connaissant les particularités de ce moyen de savoir si un être est en formation. « Oh ! » Tu hésitas. Clairement, tu ne pouvais pas dire à cette élève que ton fils était Rigel, que tu as su qu’il était en route grâce à un test du genre. Tu ne pouvais pas, d’autant qu’elle faisait partie du journal. Tu aimerais mettre ça sur le compte de ton érudition, après tout, c’était bien connu que tu t’étais intéressé à bien des branches de la magie – même la magie noire, bien que tu te refuses à la pratiquer. Tu devais donc répondre, mais d’une façon pas trop précise. Tu avais trouvé. « Disons que les professeurs ont effectivement un passé, avant Poudlard… » Tu sous-entendais cela, surtout car tu avais bien remarqué toi-même quand tu étais élève, personne ne connaissait de vie privée aux professeurs. Ils semblaient faire partie des meubles, être simplement des morceaux de Poudlard, sans famille, sans amant, sans amis, sinon entre eux. Beaucoup avaient imaginé une douce idylle entre Minerva et Albus. Tu savais désormais que non, qu’une grande amitié et admiration de l’autre était entre eux, mais certainement pas de l’amour. « Et j’ai une bonne mémoire aussi, de ce que j’apprends au fil du temps. » Pour ça, oui. Pour les souvenirs, tu commençais à les sentir se faner. Tu devrais investir dans une pensine, un jour… enfin. Quand tu cesseras de verser de l’argent pour l’éducation de ton fils, et pour tes dépenses de recherches sur les nouveautés, les vieilleries, livres de savoirs.

Chamboulé par la dernière question, ne tenant pas à ce qu’elle continue à demander, tu te levas pour attraper à l’autre bout de ton bureau une plume et un parchemin, pour écrire une note au professeur Dumbledore, le prévenant que tu allais passer. « Ca, c’est pour le directeur… J’irai le voir dans la soirée. » Puis, tu griffonnas sur un autre morceau un début de phrase, avant de t’arrêter. « Que préfères-tu ? Retourner en cours, ou peut-être aller voir l’infirmière ?... Faire un… Un check-up, ou quelque chose s’imposant ? »
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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Mar 14 Aoû - 0:43


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Tu as ce regard entendu lorsqu'il t'évoque le passé existant des professeurs et tu ne peux lui en vouloir qu'il ne t'en dise pas plus. Déjà satisfaite qu'il t'ait donné une réponse telle que celle-ci, de ce genre d'informations qui viendrait nourrir ta pensée sur l'identité complète de l'homme se trouvant en face de toi. Tu n'étais pas à vouloir à tout prix tout savoir de lui, il ne t'était pas aussi important que tes cinq plus proches amis et pourtant, il fallait avouer qu'il y avait cette petite curiosité saine en toi en pensant à lui. Comme tout élève qui reconnaît des caractéristiques humaines et bonnes chez l'une des autorités au dessus de lui, tu t'imaginais désormais ton professeur avec un enfant, une femme peut-être. Tu ne savais pas grand chose sur lui et pourtant, sur cette fiche au nom de Remus Lupin, celle qui habitait ta mémoire, figurait désormais cette information. T'en resservirais-tu plus tard ? Il en est très certainement peu probable et pour son aide procurée par deux reprises désormais, tu ne te permettrais même pas d’apposer son nom par l'encre du Daily Hogwarts. Il méritait mieux que ces fichues rumeurs qui, pourtant, en temps normal, sont tes sucreries après chaque tasse de thé avec tes amies. Et tu hoches la tête silencieusement lorsqu'il rajoute qu'il possède une bonne mémoire, n'en doutant pas un seul instant. Tu l'observes attraper un parchemin et écrire quelques mots dessus, profitant de ce moment pour remettre l'une de tes mèches derrière ton oreille, tu restes dans l'attente. Tu ne sais que faire, que dire, que penser. Tes pensées restent interdites, comme annihilées et la seule qui arrive à percer ce brouillard épais placé tout autour de ton être, c'est le fait que tu as cette envie d'être avec tes amis, dans les bras de Stelian. Près du cœur d'Elsie, la main dans celle d'Aella, un sourire bienveillant sur les lippes d'Uzziel, la main de Nathan pressant affectueusement ton épaule. Ça, c’est pour le directeur… J’irai le voir dans la soirée. Tes jades s'abaissent et caressent le rebord du bureau en chêne massif, tes jambes se croisent sous ta chaise, tu te projettes dans cette future discussion avec ton directeur et un sentiment de peur s’empare de toi. Étais-tu vraiment prête à te confronter au regard du sorcier possédant la plus haute autorité ? A faire face à tes responsabilités une fois pour toute ? Tu avais bien répondu vite de façon positive à ton professeur, saurais-tu finalement tenir bon ? Tu sentais tout le poids du monde sur tes épaules, de ton monde, celui de ton père et de son prochain jugement qui tu sais, te serait fatal. Que préfères-tu ? Retourner en cours, ou peut-être aller voir l’infirmière ?... Faire un… Un check-up, ou quelque chose s’imposant ? Ton regard se relève vers lui, tu es interdite un long instant. Je.. que comptais-tu répondre au juste ? Tu n'en savais vraiment rien. Passer à l'infirmerie, cela ne t'était jamais venu en tête encore et pourtant, c'était quelque chose de si logique à présent.. Et tu savais, au fond, que c'était la chose à faire désormais, surtout depuis que le professeur Lupin était au courant de tout. Et malgré toi, tu notes dans la syntaxe de sa phrase, quelque chose qui te surprend. Ne serait-ce pas un sentiment expéditif ? Souhaitait-il simplement que tu t'en ailles pour être de nouveau tranquille ? Comment lui en vouloir.. Tu te redresses alors en attrapant ton sac à tes pieds, tu retiens tes émotions comme tu l'as toujours fait, une pointe de déception commençant à naître dans ton être. Je ne vous dérange pas plus longtemps.. la lanière de ton sac se place maladroitement sur ton épaule, tu recules de quelques pas jusqu'à la porte. Je suis désolée d'avoir pris de votre temps ainsi.. Je, je crois que je vais aller à l'infirmerie. Je vous laisse tranquille. Ton regard est incertain, il balaie le sol et n'ose pas trop se lever vers ton professeur. Tu te sens étrange, rejetée par celui en qui tu commençais tout juste à mettre ta confiance. Mais Olivia, n'as-tu pas encore compris aujourd'hui que tu serais seule, à chaque, étape, de, ta, vie. Une fois que tu l'auras compris, cela fera bien moins mal, promis. Et tu ouvres cette porte, laissant passer tous ces bruits de couloir, te reconnectant à la réalité, frappante vérité, non tu ne le dérangerais pas plus..
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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Mer 15 Aoû - 15:22

❝ are you fucking kidding me ? ❞you are pregnant, nott meTu donnais le choix à la jeune fille de choisir entre plusieurs possibilités, retourner en cours, continuer à faire comme si de rien n’était, garder la face encore un peu si elle le souhaitait avant d’affronter les choses, ou aller à l’infirmerie, faire en sorte justement de les affronter, tout de suite. Tu ne savais pas ce qui était le mieux, et il te semblait que la jeune Sargent était quelqu’un avec la tête sur les épaules. Après tout, beaucoup se seraient écroulés avec les épreuves qu’elle avait déjà vécues. Ce poids qui était conséquent, dès lors qu’une lycanthropie se dévoilait dans une lignée. Toi, tu avais encore de la chance. Nul ne savait, du moins, nul qui soit réellement en position de te dénoncer auprès du Ministère de la Magie. En soit, tu t’étais mis au ban tout seul de la société. Tu aurais pu… Tu aurais pu avoir une carrière, quelque part. Mais cela aurait valu prendre des risques, que tu n’étais pas prêt à prendre à l’époque. Désormais, tu étais soutenu, on t’avait donné le choix. C’était important les choix… Même s’ils étaient aussi fugaces au final, que de décider d’aller en cours ou à l’infirmerie.

Quoique, au vu de son hésitation, que tu interprétais assez mal sur le coup, c’était peut-être un peu plus ? A vrai dire, tu t’attendais à une petite réflexion, le temps qu’elle décide, puis à une réponse. Afin de l’excuser pour le retard, ou bien pour le reste de la journée. Une note qui se serait envolée vers son prochain professeur, afin de ne pas attirer d’ennuis supplémentaires. D’ailleurs, tu ne compris pas vraiment sa première phrase, qui semblait pleine d’émotions, d’un vibrato qui avait effacé les mots. Quant à la deuxième partie, là tu compris que tu n’avais peut-être pas été très adroit dans ta façon de parler. Avait-elle cru que tu la mettais dehors ? C’était de toute évidence le cas. Tu eus un petit moment de flottement, la regardant se lever avec surprise.

D’ailleurs, elle était presque à mi-chemin quand tu te réveillas pour finir de griffonner des mots sur ce papier, l’excusant justement pour cette absence, faisant voler le parchemin d’un coup de pirouette de main, pour ensuite attraper ta serviette de cuir usé, et courir après elle « Attend, Olivia ! ». Tu dus faire marche arrière rapidement pour récupérer ta veste, que tu enfilas en marchant vite – mais pas trop, tu restais encore marqué par ta malédiction, la fatigue – et quand elle parvint à la porte, tu posas ta main sur son épaule : « Hey, ne pars pas si vite, je t’accompagne. » Après tout, tu n’avais vraiment pas prévu qu’elle y aille seule, ça non, après tout, tes paroles n’étaient pas des paroles en l’air. Encore une fois, tu n’avais pas l’intention de faire mentir ton cœur, n’est-ce pas ?

Tu fermas la salle de classe, heureusement que c’était la fin de ta journée – enfin, la fin des cours, car tu auras largement de quoi t’occuper jusqu’au milieu de la nuit, voire jusqu’au matin, au final. Après avoir tourné cette clé – tu aimais bien garder ces petits objets qui te semblaient moldus au premier abord, mais qui offraient un contrôle tout relatif sur les objets, manu a manu. Une fois cela fait, tu regardas la jeune fille – ou femme, peut-être ? « Maintenant on peut y aller. Je ne vais pas te laisser toute seule face à Poppy… Elle a cette tendance à être très… Expansive disons. » Une petite touche d’humour, tu essayais toujours d’en mettre pour ne pas laisser les atmosphères rester sombre. Même si tu ne pouvais pas t’empêcher d’ajouter, histoire que les choses soient claires : « J’ai dit que j’allais être à tes côtés, quoi qu’il arrive. Donc quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, tu ne me dérangeras pas. Vu ? » Tu y mettais un peu d’autorité, car tu connaissais ce trait de caractère, celui qui faisait qu’on ne voulait pas déranger. Ce même trait que tu avais, et que tu parvenais à réprimer, parfois. Et la souffrance qu’on avait parfois, derrière ce mot, déranger. Comme si on était seuls contre tous, une petite poussière qui gênait un engrenage bien plus grand que nous.
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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Jeu 16 Aoû - 1:43

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Attend, Olivia ! Qu'il rugit dans ton dos alors que ta main est posée sur la poignée, la porte légèrement ouverte. Tu te retournes en sa direction, la gorge légèrement nouée, prête à partir loin, peut-être dans ton dortoir, quelque part où tu sauras être seule. Plus vraiment sûre de vouloir rejoindre l'infirmière par toi-même, tu restes interdite lorsque tu te rends compte qu'il fait tout son possible pour te rejoindre. A presque en trébucher, il revient légèrement en arrière afin de récupérer sa veste et sur les traits de ton visage, de la stupeur, arrondissant quelque peur tes yeux, arquant tes sourcils. Hey, ne pars pas si vite, je t’accompagne.  - Oh, je.. tu ne peux rien dire en réalité. Tu t'étais tout simplement méprise sur ses intentions. Tu avais peut-être mal interprété ce qu'il t'avait dit et au fond, cela te soulageait. Une douce chaleur vient se diffuser au sein de ta poitrine, c'est de la reconnaissance que tu ressens lorsque tu le vois venir à la porte et tourner cette clé. Arrêté, il te regarde et toi, tu ne peux t'empêcher d'avoir ces yeux légèrement humidifiés traitant de cette reconnaissance muette au fond de toi. Maintenant on peut y aller. Je ne vais pas te laisser toute seule face à Poppy… Elle a cette tendance à être très… Expansive disons. Un hochement positif et bref, tu le laissais continuer, analysant au passage un peu plus la situation. J’ai dit que j’allais être à tes côtés, quoi qu’il arrive. Donc quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit, tu ne me dérangeras pas. Vu ? Et encore une fois, pour appuyer un peu plus encore sur ces sentiments en toi qui venaient de refleurir à la vue de ton professeur tenant sa promesse jusqu'au bout, tu souris doucement, reconnaissante. Merci Professeur. lui réponds-tu avec une réserve présente à cause de ton émotion alors que de nouveau, tu hoches la tête en guise de remerciement. Vous entamez une marche dans un couloir encore un peu peuplé par des élèves, heureusement, pas le moins du monde intrigués de te voir en compagnie du professeur. Tu espères ne croiser aucun de tes amis car tu savais que dans ce cas, tu devrais sans doute leur mentir sur la raison de cette soudaine marche accompagnée. C'est pour cela que tu es soudainement reconnaissante envers Merlin que la salle de classe de DFCM et l'infirmerie se trouvent au même étage, il ne vous suffit que de quelques pas jusqu'au bout du long couloir pour vous tenir désormais devant les grandes portes de la salle de soin. Tu t'arrêtes devant elles, prenant le temps de prendre une longue inspiration, ancrant brièvement tes jades dans le regard avenant de ton professeur. Tu te décides de rentrer rapidement dans la pièce, il ne faut surtout pas que l'on te voit venir à l'infirmerie accompagnée d'un professeur. A votre arrivée dans les lieux, tu ne peux t'empêcher d'admirer les voûtes de la pièce, les linges blancs, lisses sur les lits s'étalant à perte de vue face à vous. Poppy Pomfresh s'avance vers vous d'un pas volontaire, presque joyeux et son regard sur toi ne te trompe pas. Elle sent aussitôt que quelque chose cloche, c'est sûrement le sixième sens de son métier. Bonjour. réponds-tu simplement lorsqu'elle vous accueille. Tes yeux se tournent alors vers ton professeur tandis que tu l'écoutes parler à l'infirmière qui, toujours un brin trop enjouée pour toi, vous accompagne vers le fond de la pièce. Tu t'avances ainsi, tête baissée sur les carreaux froids du sol, agrippant la lanière de ton sac comme dernier secours. Il y a ce palpitant en toi qui bat fort, un peu trop. Tu te rends tout juste compte de ce que ce prochain rendez-vous voulait signifier. Une fois aux abris des regards et des oreilles indiscrètes, tu sors ton parchemin tâché et dessiné, sans plus de cérémonie ou de mystère, attendant simplement sa réaction.

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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Ven 17 Aoû - 17:11

❝ are you fucking kidding me ? ❞you are pregnant, nott meLorsque tu pénétras dans l’infirmerie, tu ne pus t’empêcher de jeter un œil à la zone interdite de l’infirmerie. Cette zone de l’espace d’un lit, dissimulée d’un drap blanc, dissimulant à la vue de tous un élève qui avait fait le geste de trop, dans une école, quelque part sous ta surveillance. Dans l’équipe professorale, cela avait fait littéralement l’effet d’une bombe… Et vous tentiez de protéger autant l’élève que le reste de l’école d’une pareille nouvelle. Une bombe à la fois semblable et à l’antithèse d’une grossesse. Grave, une mort manquée contre une future nouvelle vie. Tu jetas un œil rapide à ce drap, ce rideau. Tu eus une pensée pour ce pauvre Moriarty qui en était venu à une telle extrémité, une pensée pour Theodore ainsi que Briséis, qui n’osait même plus regarder le Parc. Tu les sentais marqués, vraiment. Tu espérais pouvoir soigner leurs blessures, à tous, les trois mais… Chaque chose en son temps. A présent, tu avais Olivia. Tu te concentras alors sur Mademoiselle Pomfresh qui était bien trop enjouée, mais avec l’œil aussi perçant que celui de Madame Bibine. Elle analysait déjà l’élève, à la recherche de ce qui n’allait pas trop.

« Je pense qu’il nous faudrait un petit coin à l’écart, pour un… Check up général. »

Tu ne tenais pas spécialement à afficher ton élève auprès de tous. Surtout que Madame Pomfresh commençait déjà son tourbillon, en récupérant du matériel que tu ne pouvais pas identifier encore, préparant un lit où Olivia devra s’installer, et elle tira encore un rideau. Ce fut ce moment là que choisit Olivia pour montrer son test de grossesse artisanal, et l’infirmière vénérable de Poudlard se transforma en l’une de ces harpies que tu présentais en cours. Réellement effrayante, elle commença à s’écrier, tu n’en compris pas spécialement la moitié, étant donné qu’elle parlait très vite, mais tu perçus tout de même des remarques sur la contraception, sur l’activité des élèves dans le domaine sexuel, qui était bien trop tôt à son goût, et ces fâcheuses conséquences. Tu tentas de la calmer un peu, mais allez calmer une Pomfresh déjà partie dans un check up complet ! Ce fut d’ailleurs un grand spectacle, avec des objets tels qu’une loupe – hein – un stéthoscope – plus logique déjà – des fioles de potion – à se demander ce qu’il y avait dedans… Et bien entendu, elle fit des tests. Lança des sorts, un peu partout.

Elle devait certainement vérifier si tout allait bien au niveau du fœtus qui n’était pas tellement développé – et avoir commencé par vérifier s’il y avait un fœtus effectivement… Puis vérifier le nombre de semaines, probablement. En ce treize décembre, tu vivais tout ce que tu aurais voulu vivre, treize ans plus tôt, quand ton ex est tombée enceinte. Tu n’avais jamais pu assister à ces check-up, à ces échographies qu’elle a bien pu faire pour vérifier si Lyall – Rigel – allait bien. Tu avais simplement eu droit à des « tout va bien », et tu n’avais pas cherché, osé à demander plus. Tu attendis donc, assis sur une chaise, sans te demander que peut-être, Olivia voudrait que tu t’en ailles. Tu attendis qu’elle donne le verdict…
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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Lun 20 Aoû - 3:50

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Elle s'agite, peut-être un peu trop à ton goût mais en vérité, juste assez. Tu n'avais jamais imaginé à la réaction qu'aurait pu avoir l'infirmière à ta première visite dans son sanctuaire, te concentrant déjà assez sur celles de ton père et de tes amis. Et la voir s'épuiser à droite et à gauche pour s'évertuer à rassembler toutes ses affaires tout en râlant à demi teinte sur les moyens de contraception des sorciers te laissait un peu pantoise, gênée, là, assise sur le rebord du lit qu'elle t'avait désigné. Tu lissais les plis de ta jupe en l'écoutant avec politesse et modestie, te murant dans un silence significatif que tu ne souhaitais pas vraiment t'épancher sur le sujet de la conception de cet enfant. Tes yeux peinaient à soutenir le regard de l'infirmière et se concentraient la plupart du temps sur tes mains croisées sur tes genoux. Tu sentis son stéthoscope sur ton cœur, sa compresse sur ton bras, tu relevais chacun de ses gestes dans un silence méticuleux, balayant de tes jades chaque mouvements, chaque objet et même ce sort qui vint doucement toucher ton abdomen alors qu'elle t'avait demandé de t'allonger et de relever ton t-shirt. Un sentiment de froid vint couvrir ta peau nue, exposée où ton œil unique pouvait amorcer le détail d'un ventre très légèrement arrondi. Et tes sourcils se froncent naturellement alors que Pomfresh se mure soudainement dans un silence inhabituel après sa pelle de reproches et de jérémiades. Phalanges blanchies sous cette tension coulant jusque dans tes doigts resserrant le drap immaculé sous ton corps. Que se passe t'il ? Demandes-tu aussitôt, une pointe d'inquiétude dans le ton de ta voix. C'était un sentiment nouveau en toi, étrange, alors que tu te rendais compte que pour la toute première fois depuis l'annonce de ta grossesse, tu apprenais peut-être que ton.. enfant, pourrait avoir un soucis. Et tu n'as jamais ressenti une inquiétude aussi profonde, une intensité autre que celle qui te tord les entrailles lorsque tu penses à la sécurité de ton père et de ton frère, d'une peur tout de même réelle, concernée. Ce n'était plus toi seule Olivia, désormais, c'était toi et.. lui. Tu te redressais légèrement et d'un signe de la main, elle t'ordonna : Rallongez-vous s'il vous plaît, ce n'est pas terminé.. Ton regard épris d'une inquiétude nouvelle vint rencontrer les iris brunes de ton professeur assit à tes côtés et implicitement, tu lui formulais la requête de faire quelque chose. Le silence de l'infirmière était beaucoup trop pesant pour être anodin, elle s'éloigna même de vous un instant pour aller vers son bureau. Tu ne sentais même plus le fait que tu arrêtais de respirer mais ton cœur lui, il tambourinait au sein de ta poitrine afin de te rappeler de vivre. Instinctivement, ta main vint se caler sur ton ventre d'un geste protecteur, le tout premier en réalité. La gorge serrée, tu recherchais du regard la silhouette de l’infirmière plus loin, tentant d'anticiper ses prochains gestes et cette vérité dont tu avais pourtant peur du verdict. Votre tension est beaucoup trop forte mademoiselle, mon capteur est en alerte, respirez.. te lance t'elle à quelques mètres de vous alors qu'elle revient avec un objet particulier en main. D'une forme ronde telle une sphère, on pourrait s'y méprendre avec l'une des boules oracles du cours de divination à cause de l'épaisse fumée blanche en apesanteur dansant à l'intérieur. Veuillez vous concentrer à présent sur vous-même et votre grossesse. Tes yeux se relèvent vers l'infirmière alors que ton inquiétude est toujours présente. Tu es septique, tu ne sais pas à quoi t'attendre et pourtant, tu t’exécutes. Ton regard se pose sur l'objet pas plus grand que ta main et tu inspires un long instant avant de te concentrer. Tes pensées se tournent vers cette grossesse, cette nuit aux souvenirs flous. La sphère commence doucement à s'emplir d'une fumée plus sombre, grise et terne. Lorsque tu penses à cette inquiétude en toi, à cette main posée sur ton ventre quelques minutes plus tôt, la sphère redevint un peu plus blanche. En son centre, une forme abstraite se dessine, celle de l'embryon pas plus grand qu'une graine de lentille, d'une légère forme lunaire. Sous son dessin, le chiffre 4 s'écrit avec légéreté. Et tu ne comprends pas tout de suite, tes pensées et tes gestes se paralysent alors que ton regard n'arrive pas une seule seconde à se détacher de la sphère. C'est-c'est lui ? T'exprimes-tu, hébétée, troublée de te retrouver face à ton enfant. Oui, te répond l'infirmière d'une émotion visible. J'avais oublié que j'avais cet objet dans mes tiroirs, c'est d'une précision exacte. Et tu relèves ton regard brillant de larmes retenues en sa direction avant de partager le même avec ton professeur. La scène est irréelle sous tes yeux, des émotions que tu ne comprends pas t’envahissent. C'est ce jour Olivia, que tu réalises pleinement. C'est ce jour, que tu deviens mère.

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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Lun 27 Aoû - 0:32

❝ are you fucking kidding me ? ❞you are pregnant, nott meL’examen avait commencé, et si tu te tenais aux côtés de la jeune fille, tu restas tout de même assez à distance pour ne pas empiéter sur ce qui était en train d’arriver. Surtout que même Madame Pomfresh te poussait dans sa danse autour de l’élève. Tu détournas même pudiquement les yeux quand il s’était agi de dénuder le ventre de l’élève, afin d’y lancer quelques sorts de vérification. Quelque part… Tu vivais réellement quelque chose que tu avais manqué avec ton ex, les check up de grossesse, tu n’avais pas pu voir à quoi ressemblaient ces moments où tout était suspendu, dans l’attente d’une réponse qu’on espérait heureuse. Tu retenais presque ta respiration, voire même tu l’avais bloquée quand tu avais entendu ton élève demander ce qu’il se passait. Tu n’avais rien osé dire, étant donné que tu n’avais pas la moindre idée de ce que signifiait ce silence de la part de l’infirmière. Est-ce que c’était une fausse alerte ? Parce que ce test était certes artisanal, mais il n’en restait pas moins plutôt fiable… Ou alors est-ce que l’enfant avait un problème ? Ou même Olivia ? Tu ressentais cette tension, autant par empathie que par inquiétude sincère. D’ailleurs, vous partagiez un petit regard, comme si vous aviez communiqué par télépathie. Elle voulait que tu fasses quelque chose, de toute évidence, mais quoi ? Insister auprès de Poppy ? Il n’y avait rien à faire, tant qu’elle ne donnait pas son verdict. Surtout si elle s’en allait soudainement. Durant l’absence, tout ce que tu pus faire, c’est prendre la main d’Olivia, la rassurant : « Ne t’en fais pas trop… Je pense que c’est simplement qu’elle est très concentrée, c’est une excellente infirmière, une véritable institution à Poudlard ! » Après tout, il s’agissait aussi de la femme qui t’avait accompagné à ce qui est devenu à cause de toi la Cabane Hurlante, afin que tu puisses te transformer en toute sécurité. Elle t’avait soutenu, elle aussi, à sa mesure, connaissant ton secret et ne te voyant pas comme une bête de foire. Et quand elle revint, déclarant que la tension d’Olivia était bien trop haute, tu lâchas la main de la jeune fille pour soutenir son épaule, reculant pour laisser de la place à Poppy, avec son drôle d’objet. Qu’est-ce que c’était que ce truc ? Tu n’étais pas certain de l’avoir déjà vu quelque part, à vrai dire… C’était le flou le plus complet. Un petit peu plus et tu pourrais perdre patience, disant sèchement à mademoiselle Pomfresh qu’elle pourrait faire un petit effort de communication. Mais tu n’en eus pas le temps, car la sphère, l’objet inconnu, accrocha définitivement ton attention. Tu ne compris pas de suite, mais tu vis bien ce qui correspondait – dans le monde moldu – à une échographie. C’était… La représentation d’un embryon. Un futur enfant.

Tu te sentis presque tomber à tes propres talons. Comme si ton corps restait debout, mais que ton âme pesait bien trop lourd pour l’imiter. Tu transposais. Tu voyais cet embryon, mais tu te sentais comme si c’était Rigel à la place. Tu partais plus de treize années en arrière, quand tu ne pouvais qu’imaginer un moment pareil. Là, tu le voyais. Tu dus reculer afin que ton élève ne voie pas à quel point tu étais touché, enfin, c’était peut-être un peu trop tard étant donné que tu avais reniflé. D’un autre côté, tu ne savais pas comment ton élève le prenait. Si elle était heureuse ou dévastée de cette nouvelle. Peut-être un peu des deux. Tu ne savais pas, tu ne savais rien, Remus. Et tu avais besoin de savoir, alors, tu avais croisé le regard embué d’Olivia, de tes yeux qui les imitaient. Ton bleu parsemé de traces de marron devenait presque gris avec ces petites gouttes. Tu voudrais les empêcher d’apparaître mais tu vivais ce moment comme si tu étais le père et qu’à la place de ton élève, c’était la mère de ton fils. Tu voudrais te retirer cette image de la tête, mais c’était impossible, alors tu te contentas de racler ta gorge, une fois, puis deux quand tu ratas totalement ton début de phrase. « Hé bien, nous voilà fixés, n’est-ce pas ? Merci Poppy… Efficace comme d’habitude. » Tu étais encore perdu dans cette limite, entre le professeur et l’élève. Tu voudrais lui caresser la tête pour la consoler, comme tu consolerais une enfant, tu voudrais la serrer fort dans tes bras afin de lui montrer que tout allait bien, et que ça resterait ainsi, mais tu restas encore de ton côté, balourd, les bras le long du corps, debout alors qu’elle était couchée, les mains sur le ventre. Tu restas là mais tu voulus remplir ton rôle malgré tout, pour l’aider. « Il y a peut-être ces genres de… De compléments qu’on donne aux… » Et si Poppy Pomfresh s’était arrêtée quelques secondes de bouger, elle s’en alla d’un coup, déclarant à haute voix, haut perchée, que si, si, il y en avait, même qu’il allait falloir en commander au professeur Rogue, ohlala, et demander des plantes à Pomona, je reviens, ne bougez pas, surtout.

Oh, ça, tu ne bougeas pas, surtout.

Tu l’avais regardé, médusé, s’en aller avec une énergie que tu n’avais jamais eue. Tu l’enviais parfois, toi aussi tu aimerais avoir ce pas volontaire, parvenir à impressionner, voire à donner une envie de vivre telle qu’elle le dégageait. Enfin… Pour le moment, tu étais toi, et tu te tournas à nouveau vers Olivia. Tu voulais savoir, toujours. « Comment tu te sens, Olivia ? Les choses deviennent bien réelles, là, n’est-ce pas ? » Oh, ça, pour être réel, c’était le cas. A un tel point qu’elle y pensait toujours, puisque l’image de ce fœtus était toujours là, dans cette sphère. Tu partageais cette vision, tes iris allant de la sphère au visage d’Olivia. C’était assez… Hypnotisant. Il semblait bien, là. Caché à la vue de tous, dans un ventre que tu n’osais pas regarder, par pudeur. A l’abri de tout problème, ignorant encore combien le monde était crasseux, mais lumineux dès qu’on grattait un peu. Pas encore pourri par les peurs, la corruption de l’âme, l’amour ou la haine. Tu l’enviais un peu, cet enfant qui n’existait qu’à peine, petites cellules qui se divisaient, se multipliaient, qui ne respirait même pas et qui n’avait pas encore de cœur à briser.

Oh ça, tu l’enviais bel et bien.

Tu en avais raté, des choses.
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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Jeu 20 Sep - 17:25

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Il y avait cet enfant en toi, pas plus grand qu'une graine de lentille. En forme lunaire, il grandissait de jour en jour sans que tu ne puisses y faire quoi que ce soit, par le miracle de la nature, de merlin, de ce que les moldus appellent. la biologie. Tu ne te rendais pas compte de combien les choses étaient aussi réelles, avant. Tes jades ne cessaient de détailler l'image, la représentation parfaite de cet être qui était en toi et tu ne pouvais y croire réellement. Comment quelque chose d'aussi saint, d'aussi pur, pouvait s'éveiller en ton être. Tel un secret bien gardé, enfant à l'avenir plus qu'incertain, il était là, envers et contre tout, malgré ta volonté, malgré la vie, les circonstances. Sans père et d'une mère qui ne sait toujours pas si elle sera capable d'être présente pour lui, il grandissait sans demander l'avis de quiconque. Et bientôt, il ferait la taille d'une orange, bientôt, il se tiendrait dans tes bras. Et sur ta poitrine, une lourde peine s'installe. Un sentiment oppressant, un fardeau qui se dépose sans encombre, te giflant encore une fois, te rappelant que par ta faute, cet être si pur, cet être qui n'a rien demandé à personne, allait peut-être arriver au monde sans être désiré. Il risquait de vivre dans un orphelinat, il risquait de croiser le regard d'une mère qui n'arrive pas à l'être, qui n'arrive pas à être aimante, assez forte, juste assez, pour oublier sa conception dans le secret, dans la honte. Il risquait de se demander, chaque jours de sa vie, pourquoi son père est absent et pourquoi sa mère a ce regard triste lorsqu'elle le toise. Il risquait de questionner sa propre existence, sa propre vie par ta faute Olivia. Parce que tu n'avais pas été capable d'être aussi intelligente que tu prétendais l'être, aussi parfaite, aussi pure qu'on attendait que tu sois. Parce que tu t'étais laissée allée pour cette fois de trop et que désormais, tu allais devoir accepter toutes les conséquences des circonstances dans lesquelles tu venais de te mettre. Pour ta vie entière Olivia, t'en rendais-tu compte ?

Le professeur Lupin semble si touché, tu es émue, il l'est tout autant. Et dans l'éclat de tes iris, décerne t'il ton tourment ? Peut-on comprendre la joie, la paix, la peine, la douleur, au sein d'un même regard ? Peut-on découvrir la lueur de la découverte d'une nouvelle maternité dans les yeux d'une jeune fille ? Il se racle la gorge alors que ton regard revient vers le contenu de cette sphère qui reste au sein de ta main droite quelque peu tremblante. Tu ne sais détacher tes iris, il te faut le regarder encore un peu, te questionner un peu plus, te torturer encore et encore. Qu'avais-tu fait Olivia ?



Tu ne remarques pas l'infirmière s'en aller et revenir, tu entends mais tu ne soulèves pas le reniflement provenant de ton professeur. Tu es complètement déconnectée Olivia, déphasée du temps réel, tu lèves les yeux sur le monde avec une impression d'être dans un demi-sommeil, d'être simple spectatrice de la scène. Et ça te rassure quelque peu finalement car, c'est une sacrée pauvre fille cette Olivia. Tu ne voudrais pas être à sa place lorsqu'il faudrait qu'elle ressorte de l'infirmerie avec cette envie de vomir, cette exigence de devoir tout avouer à ses proches, porter cet enfant jusqu'à son terme et décider le choix de sa vie. « Comment tu te sens, Olivia ? Les choses deviennent bien réelles, là, n’est-ce pas ? » Tes jades se relèvent et tu attends que Olivia lui réponde mais elle ne le fait pas. Il y a un drôle de silence qui s'installe et malgré toi, tes lèvres s'animent. Par delà tes lèvres, par automatisme, tu réponds « J'imagine. »  Tu remarques que le professeur regarde la sphère, il regarde l'enfant, lui aussi, avant de te regarder à nouveau. Mais ta vue se trouble, tu ne sais si c'est de larmes, si c'est de sommeil, tu te sens partir peu à peu, à tel point qu'auparavant assisse, tu t'allonges. Ton regard fuit jusqu'au plafond alors que des larmes se déversent pour courir sur tes tempes. Ta main laisse tomber la sphère et dans un dernier réflexe, tu la rattrapes, comme si tu une partie de toi se rattrapait à cet enfant encore un peu, juste assez. Tes paupières se ferment, elles s'ouvrent. Tu papillonnes alors que tu n'entends plus rien, alors que ta vue se floute. Tu recherches la présence de ton professeur près de toi et ta main attrape d'abord la barre froide, métallique du cadran de ton lit avant de trouver une prise plus chaude, plus humaine. « Je » tu ne sais que lui dire à part que tu plains cette Olivia. Tu ne sais que lui dire à part que tu préférerais t'endormir et ne plus te réveiller.

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MessageSujet: Re: nobody said it was easy, (remus x olivia) Ven 21 Sep - 12:48

❝ are you fucking kidding me ? ❞you are pregnant, nott meTu n’avais jamais su quoi faire face aux larmes, d’ailleurs, dans ton bureau, tu avais toujours eu cette boîte de mouchoirs que tu dégainais comme d’autres sortiraient des fleurs ou des mots de réconfort. Face à tes propres larmes, tu n’avais eu que du silence, d’où tu puiserais de l’inspiration pour savoir que dire ? Tu te contentais donc de soigner le symptôme mais pas la maladie. Tu aidais à essuyer les larmes mais pas les peines. D’ailleurs, à part faire ce qu’un professeur devait faire, c’était à dire en parler au directeur, accorder des aménagements en cours… Tu ne savais pas tellement quoi faire. Tu la regardais s’agiter comme en slow motion, s’allonger, pleurer, est-ce que c’était ta question qui l’avait mise face à sa propre réalité ? Fini tes reniflements, tu avais levé les mains, puis les avais baissées, parce que bah… Ahah, t’étais nul, simplement.

L’infirmière était partie faire on ne savait trop quoi, peut-être que tu l’avais su il y avait quelques secondes, mais là, tu ne savais plus. T’allais donc devoir t’y coller, faire une tentative, quelque chose. Et puisqu’on parlait de mains, tu avais posé une des tiennes sur son épaule, mettant ton empathie en laisse qui te donnait légèrement envie de faire pareil qu’elle, t’allonger sur le dos, et pleurer ta vie.

Quand tu vis Madame Pomfresh au loin, tu ne pus t’empêcher de faire un signe, histoire qu’elle vienne, peut-être qu’elle saura quoi faire ? A la dernière minute, tu te demandas si une femme pleine d’énergie était réellement une bonne idée pour une adolescente qui se croyait sûrement au bout de sa vie, mais enfin, c’était une professionnelle qui avait su s’occuper de toi, à son âge, alors… D’ailleurs, elle parla à peine, tapotant le haut de la tête de la jeune fille, pour ranger la sphère, et ensuite récupérer une fiole d’on ne savait où, son tablier sûrement, et chuchoter à la jeune femme de faire une sieste. Elle aura bien le temps, un peu plus tard, d’affronter le monde… Prendre les décisions qui s’imposeront pouvait bien attendre qu’elle se recharge les batteries.

Tu la vis papillonner des yeux, tandis qu’elle s’endormait petit à petit. Ce n’était qu’une fois en quelque sorte sécurisé par le fait qu’elle s’endormait que tu osas un « Ne t’en fais pas, tout ira bien, je suis là. » Tu ne pouvais pas t’empêcher, en ton for intérieur, de nier la corrélation entre ta présence et le fait que tout irait bien, mais enfin… Tu l’avais dit, et cela, en replaçant une mèche de cheveux au bon endroit.

Tu te demandas si ça aurait été pareil si c’était Espérance sur ce lit. Tu te demandas si elle avait pleuré, elle aussi. Elle t’avait toujours paru si forte, si droite, probablement pour ça que tu t’étais totalement délité quand elle t’avait annoncé sa grossesse.

Olivia s’endormit, et toi, tu finis par hésiter. Rester ? Faire ce que tu devais faire ? Tu te sentais coupable de te poser la question, et d’un autre côté… Rester là alors qu’elle dormait n’allait rien changer. Absolument rien. Tandis que si tu te bougeais un peu, tu pouvais dégrossir la situation, et elle aura un peu moins à gérer à son réveil.

Après être resté quelques minutes comme un idiot à la regarder s’endormir, tu t’étais subitement réveillé, pour sortir de l’infirmerie comme si tu avais le feu aux trousses. Finalement, tu n’allais pas rester là, mais juste fuir un peu dans ton bureau, et pleurer un peu. Tu t’étais trop retenu, tu avais essayé d’être un roc pendant trop longtemps, et tu avais besoin de t’écrouler, quelques minutes, pour ensuite réellement… Faire ce que tu avais à faire. Voir le professeur Dumbledore, par exemple.
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