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listen & hugs. | ft. Nathan Adams

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MessageSujet: listen & hugs. | ft. Nathan Adams Mer 5 Sep - 19:41



"listen & hugs."

"Le silence suppose beaucoup de complicité.". - Pierre Filion




Début janvier, peu avant la reprise des cours.
Le château était encore assez calme pour ses derniers jours de vacances. Tout à chacun profitait des dernières heures de sommeil, bien méritées, avant d'attaquer une nouvelle vague de devoirs & de cours assommants. Maeve était du genre à se reposer, dormir beaucoup même. Petite fille de pâtissières, elle avait pourtant la fâcheuse habitude de se lever tôt.
Ainsi à huit heure tapante, Maeve se réveilla. Baillant & s'étirant dans son lit grinçant, elle ouvrit un œil pour voir la lumière du jour taper contre le carreau.
C'est bien ce qu'elle n'aimait pas chez les gryffondors, la lumière au petit matin qui vous éblouit, même si le rideau du baldaquin est fermé.
Elle râla en prenant son oreiller dans les bras, elle arriverait pas à se rendormir.
Dans un soupir las, elle sortit de la chambre sans réveiller ses colocataires. Elle traina dans la salle commune. Pas de Seamus, pas de Nathan. Alors elle s'affala sur le canapé de la salle commune, il n'y avait personne.
& elle se rendormit devant les flammes de la cheminée, affalée sur le canapé, sur le ventre, le bras pendant.

C'était le brouhaha qui la réveilla & elle remarqua les élèves discuter comme si elle n'était pas, là. La bouche pâteuse, elle se lèva en lançant des regards... qu'elle voulait menaçants, mais qui étaient seulement mal réveillés. Elle croisa Nathan qui lui lançait un regard moqueur & elle file dans sa chambre sans demander son reste.
Elle s'allongea sur son lit & se gratta le ventre. Hm.
Dans un effort surhumain, elle finit par choisir des vêtements dans sa malle. Un jean slim bleu, un pull dix fois trop grand en laine orange & ses bottines.
Direction, la salle de bain des préfets. Elle se prépara, sentit son nez se déboucher. Elle commençait à guérir de sa maladie, de ce fichu rhume. Son bain dans le lac, ne pas le refaire.
Coup de brosse, léger maquillage & habillage, la voilà fin prête à affronter cette nouvelle journée.
En revenant dans la salle commune, elle se rendit compte que l'heure du petit-déjeuner était largement passée et qu'il était même bientôt l'heure du déjeuner.
Zut.

Ces derniers jours, tout lui semblait étrangement différent. Elle aurait du être heureuse & pourtant le malaise prenait l'ascendant sur tout le reste.
Harold était introuvable, & depuis que Liam & elle s'étaient déclarés... Il y avait une certaine gêne entre eux. Et elle détestait ça.
Tout partait à vau-l'eau, c'était un champ de bataille... Du grand n'importe quoi. Une fille dans un groupe de quatre garçons, en voilà une drôle d'idée.
Si les premières années avaient été sans ambiguïté, ce n'était pas le cas pour Harold. & aujourd'hui, Liam.
Ce n'était pas aussi beau que dans ses rêves... & ces premiers jours étaient stressants.
& la solitude, une douce maîtresse.

Elle papota avec une amie de gryffondor jusqu'à la grande salle où elle s'installa pour manger. Son ventre criait famine & elle mangea si rapidement qu'elle eut un mal de chien à retenir ce rôt de fin de repas.
Des hululements & quelques chouettes entrèrent dans la salle. Maeve leva la tête pour voir Meekor arriver avec une... beuglante.
Elle attrapa le courrier, caressa le hibou en lui donnant un morceau de pain & ... elle ouvrit la beuglante, devant tout le monde. Elle ferma les yeux si fort, se pinçant les lèvres pour ne pas éclater de rire avant même d'avoir entendu le message.

BONJOUR C'EST NATHAN, JE PRÉCISE PARCE QUE CETTE COCOTTE DOIT ME DONNER LA VOIX DE ROGUE ENRHUMÉ. JE T'ATTENDS OÙ TU SAIS, RAMÈNE DES PÂTISSERIES AVEC TES PETITES FESSES JE SERAI UN HOMME COMBLÉ, CIAO.

Le rouge aux joues & les larmes de rire, Maeve laissa la lettre se déchirer en évitant de croiser le regard des gens médusés. Absolument pas discret comme moyen de communication. Elle rit.
& malgré les quelques chuchotements sur son passage, elle sautilla en dehors de la grande salle jusqu'à la salle commune.
Sous son lit, une boîte. Sa boîte. Pleine de friandises & de biscuits pour les petits creux de la nuit. Puis elle fit le chemin inverse, jusqu'au hall.
« T'as entendu la beuglante de Puddifoot ? » Maeve tourna la tête vers la fille qui parlait, & s'arrêta pour la regarder. « Nathan, je crois. Oui c'est ça, le gars de gryffondor, sûrement... Mais elle est pas avec... Chut, chut, elle est là. »
La poufsouffle leur fit un signe de la main & s'évada à l'extérieur du chateau, sautillant jusqu'aux serres. Oubliant les rumeurs. Rumeurs qui l'amusaient toujours beaucoup.

C'était silencieux. Elle poussa la porte de la serre & prit soin de vérifier que personne ne l'avait suivie avant de refermer derrière elle. « Nath...an ? »
Elle frissonna en entendant les plantes bouger & elle s'approcha du fond, déviant sur la gauche. Une plante vint poser un baiser sur sa main & elle sursauta. « Roh, non, hein ? Pas encore, ça suffit, toi. » Elle tapota sur la feuille qui dépassait, en se décalant pour éviter une nouvelle tentative.
Se déplaçant lentement, elle arriva là où ils avaient l'habitude de se retrouver.
Ses bras, son parfum & son éternel patience. Voilà, le programme de la journée, larver sur les genoux de Nathan, dormir sur lui & manger des gâteaux. Perfect combo.
« Je suis la première ? » dit-elle à voix haute, vérifiant à droite puis à gauche. Étrange. Elle posa la boîte par terre & s'assit juste à côté. Il faisait chaud, elle avait bien fait de ne pas prendre de manteau.


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MessageSujet: Re: listen & hugs. | ft. Nathan Adams Ven 21 Sep - 11:10


La tête complètement dans le brouillard et une seule chaussette, enfilée au pied droit, voilà comment Nathan avait entamé la journée. Même l’arrachage de couette par ses camarades de chambrée pour l’obliger à se lever n’avait pas suffit à le faire sortir du cirage dans lequel il était paumé tandis que sa tête se découvrait enfin. « J’vais vous botter le cul, foutez-moi la paix bande de cons ! » Avait-il grommelé avant de s’effondrer à nouveau. Le mal était malheureusement déjà fait, l’empêchant de trouver ce sommeil réparateur qu’il n’avait pas eu envie de quitter malgré les huit longues heures qu’il venait de piquer. Putain de record, bravo. Même si l’alcool y avait été pour quelque chose. Même si, du coup, c’est plus la fatigue qui l’aplatit mais la gueule de bois. Tellement dans le cirage que lorsqu’il essaie de se lever pour s’habiller et aller se remplir l’estomac, il se vautre lamentablement. Au moins c’est pas dans les escaliers et encore, il en aurait très probablement ri le premier. Après quelques instants à profiter du sol – ou plutôt mettre sa flemme de se relever de côté – il se redresse, enfile sa chemise jetée la veille aux pieds de son lit puis sa cravate. Facile : depuis que Susan lui a fait le nœud parfait il n’a plus qu’à l’enfiler et en prendre tous les mérites – même si le parfum de la poufsouffle demeure agréablement sur cette dernière et lui rend le réveil un peu plus doux. Il sort du dortoir à la hâte, dévalant les escaliers et manquant d’écraser un quatrième au passage. Aucun des trous du cul qui l’a réveillé n’est là mais ce n’est qu’une question de temps avant qu’il ne leur fasse bouffer leurs paires de chaussettes sales. Fredonnant un air moldu qui lui reste toujours un peu coincé en tête au retour des vacances – louise attaque – il aperçoit Maeve qui n’a l’air ni plus réveillée ni plus fraîche que lui. Le gryffon retient in extremis un rire mais ne peut s’empêcher de lui envoyer un sourire à la con dont il a le secret. A l’heure qu’il est elle ne le sait pas encore mais il a des plans pour elle, pour eux. Eux qui n’ont pas vraiment eu l’occasion de se poser depuis des jours et plus encore. Eux qui doivent avoir millions de choses à se confier. Enfin Maeve, surtout. Parce que si Nathan essaie de bosser sur son caractère de cochon de temps en temps, on peut pas dire que ce soit d’une une réussite et de deux très voyant notamment sur le fait de ne pas être bavard. C’est épuisant parler. Éprouvant aussi parfois. Deux choses dont il n’a clairement pas besoin au stade où il est de sa vie et de sa quête d’être en phase avec lui-même. Passage éclair à la grande salle où Nathan se goinfre moins que d’habitude, la première partie de son plan impliquant de se rendre à la volière rapidement – ce qui ne l’empêche pas de piquer une viennoiserie de la main d’un serdaigle offusqué au moment de disparaître apr les grandes portes du château. « MERFI. » Qu’il baragouine, le gâteau déjà entièrement dans sa bouche alors qu’il ferme sa veste et enfile son bonnet. Une dizaine de minutes plus tard et le tour est joué : meekor s’envole avec la beuglante qui va probablement en effrayer plus d’un à la table des poufsouffles – et qui sait d’autres peut-être – enfermée dans son bec. Il ne sait pas combien de temps s’est écoulé mais il suppose avoir le temps de faire un petit saut à la salle commune pur récupérer son écharpe laissée à l’abandon près de son lit défait avant de ne rejoindre les serres. Quelque chose là-bas l’a toujours attiré, rendu curieux. Certainement pas les réprimandes qu’il risquait d’essuyer de la part du professeur Chourave si elle le trouvait là, planté comme un gland en tout cas. Etant venu plus d’une fois et s’en étant toujours sorti, il misait sur son tout relatif optimisme qui aurait probablement déjà disparu à son arrivée dans la bonne serre. Faut pas trop lui en demander non plus. Petit saut quelque part avant d’arriver et voilà qu’il entre au point de rendez-vous. Comme d’habitude Maeve doit être au fond à l’attendre, loin des oreilles ou regards curieux qui pourraient se perdre dans la serre malgré la bonne heure. Il s’approche à pas de loup puis, encore voilé par une rangée de tables et de hauts pots, en profite pour sauter à pieds joints devant Maeve tout en brandissant ce qu’il avait récupéré dans une autre serre quelques minutes auparavant : une mandragore en pot qui se mise à hurler comme une cinglée une fois tirée de sa terre. Le gryffondor profita du spectacle du visage défait de son amie pendant plusieurs secondes avant de replanter la mandragore et d’exploser de rire en point de s’en plier en deux. « Désolé mais… C’était… Tellement… Tentant Ahahah ! Ta tête ! » Pas très discret, ok… Mais putain, qu’est-ce que ça avait été drôle ! Au point qu’une larme était remontée à son œil droit avant qu’il ne dépose le pot et ne s’installe près de la blonde. « Tu m'connais… Dès que y’a une connerie à faire j’en suis. » Il ne s’excuse pas tout à fait mais ses mots sont tout comme. « T’as aimé mon message ? » Sourire con aux lèvres et regard malicieux, il était prêt à devenir un peu plus sérieux, pour elle.

PS: mise en page à venir quand je serai sur le bon ordinateur.

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MessageSujet: Re: listen & hugs. | ft. Nathan Adams Mar 9 Oct - 14:25



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"Le silence suppose beaucoup de complicité.". - Pierre Filion




C'était calme, & malgré la rudesse du froid à l'extérieur, Maeve se sentait bien à l'intérieur de la serre chauffée. Les plantes avaient besoin de chaleur, & elle aussi plus que jamais.
Le message de Nathan ne pouvait pas mieux tombé qu'en ces temps de tourments. Ne penser à rien, sentir la chaleur corporelle de Nathan, ce silence entre eux... Sa respiration en harmonie avec la sienne pour trouver un brin de sommeil qui lui échappait ces derniers temps, en proie aux doutes.
Elle n'était même pas obligée de parler même s'il arriverait à lui faire ouvrir la bouche pour quelques confessions que ce soit. Elle était facilement influençable... Surtout quand c'était lui qui la travaillait au corps.
Son monde pour un sourire. Maeve n'était pas du tout amoureuse, mais elle aimait profondément son gryffondor, elle lui vouait une fascination qu'il ne méritait sans doute pas au vu de son caractère bourrique & son envie irrépressible de jouer. Mais avec elle, il était sincère. Tout avait toujours été très claire entre eux, si par mégarde quelques baisers s'échangeaient ce n'était que par pulsion & désir, non par amour & relation.
La jovialité, la légèreté de leur relation étaient un réconfort inestimable pour Maeve. Elle se réfugiait toujours dans ses bras quand quelque chose n'allait pas, & sa chaleur la rappelait à un monde de songes du quel elle ne voulait pas vraiment se réveiller.
Où l'amour n'était pas compliqué, où il se donnait & ne se reprenait pas. Où il ne fallait pas doser, & où elle était libre de laisser ses désirs et ses pulsions agir sans penser aux conséquences sur le cœur des autres, parfois jaloux ou égoïstes. Nathan était le seul avec lequel elle pouvait se permettre tant d'oisiveté.
Avant c'était Ethel, ou les deux en même temps. Puis Liam est entré dans sa vie comme un boulet de canon qui a tout détruit sur ses certitudes, les confessions d'Harold l'ont faite douter sur l'amour qu'elle était capable d'offrir. Elle avait du le reprendre... Elle ne voulait pas. Elle aimait Harold, comme elle aime Ethel, comme elle aime Nathan... Mais elle n'avait pas le droit de jouer avec de lui... Car ses sentiments à lui n'étaient pas si légers.
Liam aussi était en proie à un amour désavoué qu'il s'aimait à détester. Incapable de comprendre, de se réjouir de la réciprocité.
Maeve avait fini par se laisser aller à un retrait de sa relation, ils s'évitaient. Si parfois, elle osait un baiser à la commissure des lèvres de son petit-ami... Elle sentait son regard se détourner.
C'était de trop...
Elle releva la tête en croyant entendre du bruit. Elle attrapa sa boîte de gâteaux sur le sol pour s'en servir comme bouclier si par mégarde ce n'était pas l'élu qui se présentait... & diantre.

Un cri épouvantable rugit dans la serre, Maeve jeta la boite au plafond en posant ses mains sur ses oreilles en plissant fort les yeux, priant pour que ça s'arrête rapidement.
Le bruit métalique de la boite qui rebondit sur le sol lui fit ouvrir les yeux alors que Nathan rempotait la mandragore juvénile. Elle attrapa la boîte où une bosse avant pris forme. Zut.
Elle tourna doucement le regard vers son ami qui avait du mal à respirer tant il riait. Un sourire à demi, puis un franc sourire avant de rire. « J'avoue que je devais avoir l'air d'une folle. Faut dire que tu m'as fait peur. » Elle secoua la tête comme une mère devant les bêtises de son enfant. Mais elle était loin d'être mère, loin de cette maturité & loin d'être capable d'aimer un enfant comme le sien.
Elle soupira comme pour avouer sa défaite face à tant de témérité. Il n'était pas gryffondor pour rien. Heureusement que c'était elle, Maeve celle qui prenait toujours tout bien... Surtout quand ça venait de Nathan.
Il s'assit près d'elle, et elle n'attendit pas de permission pour se glisser sous son bras. Elle posa la boîte sur les cuisses du rouge et or & se met à rire. « J'ai eu beaucoup de mal à ne pas éclater de rire... Elle est arrivée dans la grande salle pendant le déjeuner. Tu vas faire jazzer le château de rumeurs. » Elle enleva le couvercle de sa boîte & le parfum des biscuits secs les entoura rapidement. « Encore. » Elle prit un biscuit à la violette et le glissa entre ses lèvres. « Y a décha deux filles qui en parlaient dans le hall. » Elle mâchonna jusqu'à finir sa bouche. « Ça me gène pas, ça m'amuse. Si elles savaient. »
Elle posa sa tête contre son torse et fixa un point devant elle en se calant sur sa respiration encore saccadée par sa blague. « Tu m'as manqué. » Vérité subite & légère. « Et effectivement, ça t'a donné la voix de Rogue enrhumé même si je n'ai jamais entendu Rogue éternuer. » Un rire, léger... Peut-être un peu triste. Las.
Machinalement, calée sous son bras, la tête sur son torse, l'épaule contre le mur, elle passa sa main froide sous le pull du gryffondor, & elle ferma les yeux. « Tu voulais me parler de quelque chose de spécial ou c'était juste pour me voir ? »
L'un comme l'autre, elle était déjà bien trop heureuse d'être là où elle était. Elle gigota une dernière fois avant de trouver la position parfaite pour ne plus bouger. La peau chaude de Nathan réchauffa immédiatement sa main froide alors que sa respiration calma la nervosité de la blairelle.


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MessageSujet: Re: listen & hugs. | ft. Nathan Adams Lun 29 Oct - 22:03


Les yeux du lion s’écarquillent et ses lèvres forment un « o » parfait en apercevant la boîte à gâteaux voler, virevolter, tournoyer dans les airs. Oh hell no. Ce qui partait d’une blague complètement nulle est en train de tourner au fiasco. Tout ce qui se passe ici fait partir de leur rite, leurs habitudes. Se retrouver dans les serres, s’installer tout au fond bien à l’abri des regards, apporter des viennoiseries et faire les pingouins l’un contre l’autre jusqu’à ce qu’ils ne décident de crever leur bulle pour retrouver le monde. Si les gâteaux ne s’en sortent pas vivants – ou en plus d’une dizaine de morceaux – la saveur de leur rencontre ne sera plus tout à fait la même… sans mauvais jeu de mots. Il se sent con maintenant. D’autant plus lorsqu’il se penche au dessus de Maeve et se rend compte que la boîte est dorénavant cabossée par sa faute. Belle bourde. Pour changer. « Dommage collatéral… » Murmure-t-il en se grattant l’arrière de la tête, un peu embêté que ce soit arrivé. S’il ne prononce pas d’excuses formelles son regard et cette main qu’il pose sur l’épaule de la poufsouffle pour la masser brièvement et affectueusement sont tout comme. Pardon d’être aussi con. Et immature. Et con. Il n’a pas l’habitude d’en faire Nathan ; premièrement parce qu’il se fout des gens et de leurs avis. Deuxièmement parce qu’il n’y a rien de plus tordant qu’une surprise menée à bien et le regard stupéfait de la victime. Mais Maeve c’est différent. D’autant plus lorsqu’il croise ce regard qui l’inquiète et lui laisse entendre que cette petite réunion secrète ne va pas faire de mal à la blairelle. De nouveaux tourments au joyeux pays des blaireaux ? Un soupçon qui fait crépiter en lui les premières lueurs d’une colère sourde. Si c’est encore ce tocard de Wright qui la met dans cet état il va s’en occuper lui-même en lui collant son poing dans la gueule. Au moins comme ça, privé de toutes ses dents et de son égo, peut-être qu’il cessera de jouer au petit con. Maeve ne mérite pas ça. Ni maintenant, ni jamais. « T’es belle quand t’es effrayée si ça peut te remonter le moral. » Relance-t-il la bouche en coeur, et les yeux débordant d’amusement dans l’espoir de se faire pardonner. Même s’il sait que c’est déjà fait à l’heure qu’il est et qu’elle n’attend rien de tout ça. C’est d’ailleurs justement parce qu’elle ne le demande pas qu’elle le mérite tant. De savoir que même s’il la taquine, fait grimper crescendo son rythme cardiaque, il tient à elle.

Il s’assoit, la laisse venir à lui puis passe un bras autour de sa taille afin la rapprocher encore un peu. Sans tout à fait se détacher d’elle sa main se contente de descendre, glisse jusqu’à sa cuisse où elle termine son chemin et repose sans aucune honte. Entre eux les gestes ne sont pas inhabituels, même ceux qui peuvent sembler des plus ambiguës. Ils ont dépassé ce stade de gêne depuis bien longtemps déjà – et encore, y en a-t-il vraiment eu un ? Aussi loin qu’il s’en souvienne il a toujours été très à l’aise avec la blonde, presque autant que tactile lorsque ses émotions le veulent bien. Le gryffon pose sa main de libre sur la boîte et tente de juger, en la soulevant légèrement, si oui ou non il va pleurer des larmes de sang en l’ouvrant. Faites que le constat ne soit pas la mort pour tous les gâteaux qui s’y trouvent. Il s’en désintéresse bientôt en prêtant l’oreille à la blairelle qui repose contre lui et dont il caresse doucement l’épaule avec le bout de son nez gelé. Son parfum, sa chaleur. Il est heureux de pouvoir les trouver dans ce havre qui est le leur. « Tu parles. D’ici quatre heures on apprendra que Crabbe ou Goyle s’est ramassé la tronche sur la neige et la beuglante ne sera plus qu’un souvenir.  » Lève-t-il les yeux en ciel, regrettant souvent que les gens soient si cons et commères. Qu’est-ce qu’ils peuvent bien en avoir à foutre de savoir qui traîne avec qui et sous quelles motivations ? Occupez-vous de vos culs, tout le monde s’en portera bien mieux. « Je ferais bien courir la rumeur que je me damne pour tes biscuits mais ça surprendrait personne. Au moins ce serait vrai. » Remarque-t-il en reniflant à grandes inspirations l’odeur émanant de la boîte de pandore dorénavant ouverte sur ses genoux. Son regard se perd sur chacun d’entre eux – dont certains warriors semblent intacts même après la chute – et il ne peut s’empêcher de passer une langue impatiente sur ses lèvres froides. « Ca vaut tous les mots doux du monde. » Pour un ogre comme lui en tout cas. « des fois j’ai presque envie de leur donner de quoi parler juste pour me foutre d’eux. » Ils croiraient sans doute bêtement si on leur disait avoir vu un cochon marcher au plafond qu’on aurait appelé spidercochon. Bande de crétins.

« Tu sais ce qu’on dit des femmes qui rient ? » Demande-t-il d’une voix suave à son oreille avant de se mettre à rire et de remplir sa bouche avec un gâteau pris au hasard. Tout de cette boîte va etre un régal de toute façon alors pourquoi choisir ? « J’espère que tu as pensé à moi à chaque fournée de viennoiseries. Comme un fantôme hantant ton esprit bouhouuuuuu. » Répond-t-il en veillant à ne pas lui envoyer de miettes dans les cheveux. Mauvaise habitude de parler la bouche pleine, de tout vouloir faire en même temps. Comme un chien fou à qui on proposerait baballe et croquettes en même temps. « Juste reprendre les bonnes habitudes. » Même si... Même si maintenant qu’il est là il se rend compte que c’était nécessaire, qu’elle en a besoin. Elle n’en dit rien ; toujours souriante et bienveillante Maeve. Toujours en train de mettre ses soucis de côté pour se concentrer sur les gens Maeve. Mais pas avec lui. Parce qu’elle n’en a pas besoin, parce qu’il n’en a pas envie. Il est temps que ça aussi ça reprenne. « Tu comptes me dire ce qui va pas ou... » A ce moment même il glisse ses mains sur son ventre et commence à la chatouiller à toute allure. « Ou je vais devoir te l’arracher par la torture ? » Un frisson passager qui dévale sa nuque lorsque la main froide de la poufsouffle entre en contact avec sa peau ; douce brûlure qui lui arrache un sourire et le fait bientôt cesser ses enfantillages. « Allez, je t’écoute. Dis moi à qui je dois casser la gueule. »

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MessageSujet: Re: listen & hugs. | ft. Nathan Adams Mer 31 Oct - 2:23



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Les compliments la rendaient fébrile, puis encline à dépasser les limites de la décence. Parfois par pure naïveté. Une innocence feinte tant parfois ses pensées se transforment en des envies bien étranges. Il paraît que c'est l'âge... C'est ce que disait sa grand-mère. Que c'était normal de commencer à ressentir des sentiments, des choses étranges dans le ventre quand elle voyait quelqu'un qui lui plaisait.
Mamie Puddifoot avait juste oublié de lui expliquer comment gérer ce genre d'informations car tout son corps se tendait chaque fois qu'elle voyait Harold ou encore Nathan. Son cœur battait la chamade chaque fois qu'elle était proche d'Ethel.
Alors qu'elle avait la nausée chaque fois qu'elle était proche de Liam. Comment dire à Nathan qu'il s'était mis le pouffy crew à dos à cause d'elle... ? Rory, Harold & Aidan avaient pris parti. Chose qui n'arrive que rarement.
Si rarement. La jalousie qui avait grandi puis le manque de confiance... Ce pessimisme. Tout du nouveau Liam donnait mal au ventre à la jeune blairelle.
Est-ce méchant de penser qu'elle était soulagée que tout ce soit terminé aussi vite que cela avait commencé ? Sans doute, ce n'était pas elle.
Elle regrettait les rires, les moments complices... mais rien ne pouvait pardonner ses paroles. Son manque de respect. Il faisait honte à la maison des blaireaux. Il a eu de la chance de ne pas voir des points retirés pour mauvais langage. Parce que ça restait Liam...
& son cœur s'était brisé en même temps qu'ils étaient là pour l'épauler.
Les doutes l'avaient brûlée & cette dispute avait fini d'achever ses certitudes. Elle n'était pas faite pour être en couple, pas faite pour être aimée... Elle emmenait le feu & la destruction partout où elle posait les mains, les lèvres.

Un léger sourire quand il lui affirma qu'on oublierait vite la beuglante. C'est vrai que les rumeurs se mouraient aussi vite qu'elles se créaient. Mais d'un côté, elle était assez fière d'être associé à l'un des plus beaux garçons de l'école, si ce n'était même le plus beau. En tout cas pour elle, il égalait le Harry Potter.
Elle le regarde s'empiffrer de ses biscuits, touchée par les compliments plus qu'elle ne l'était par ceux qu'il avait fait sur sa beauté. Elle ne se trouvait pas foncièrement jolie, Maeve. Elle s'habillait toujours de vêtements dix fois trop grands, elle avait un mal de chien à dompter sa chevelure blonde & son maquillage n'était pas aussi précis que celui de la douce Milena. Mais lui, il la regardait toujours avec des petites étoiles qui lui redonnaient confiance. Confiance en elle, comme au pouvoir de l'amour... Rory lui avait sorti un mot qui restait gravé en elle. Polyamoureux.
Si dans les mœurs, on rejetait quelques formes d'amour... Celui-ci était surtout méconnu, même de la principale intéressée.
Serait-ce possible d'aimer plusieurs personnes à la fois ?
Elle reporte son attention sur ses extravagances & sur son vouloir de faire courir des rumeurs juste pour se ficher d'eux. Est-ce qu'elle se moquerait elle aussi ? Oui, ça la fait rire. Parce que quelque part, on la considère autrement que comme la casse couille pâtissière ou comme la préfète pas foutue de faire son boulot.
Ou comme une bourreau des cœurs, au cœur d’artichaut.

Elle rit de plus belle quand il chuchote près de son oreille de ce que l'on dit des femmes qui rient. Non, en réalité, elle n'en a aucune idée mais sa promiscuité, son haleine chaude contre son oreille suscitait en elle une émotion inconnue qui la poussa à rire pour cacher sa nervosité. Mais l'émotion inconnue s'évanouit aussi vite qu'elle est apparue & le cœur de Mae se permit de reprendre une cadence normale. « Je n'ai fait que ça... J'ai rajouté du chocolat, puis de l'orange, de la fraise... En me demandant si tu allais aimer ceux-là ou si je ferais mieux de ne faire qu'au beurre, à la cannelle ou au miel. » Un doux sourire. « J'ai alors tout fait. Comme tu peux le constater. » Un rire franc alors que les biscuits diminuaient à une vitesse hallucinante. Elle préférait qu'ils soient mangés par les autres que par elle-même alors elle était plus que ravie de le voir dévorer sa boîte. De toute façon, elle n'avait pas faim.

Puis ses mains se posent sur son ventre l'arrachant à sa contemplation. Elle a peur Maeve mais elle ne peut s'empêcher de rire en contractant les abdos, elle était très chatouilleuse. Il le savait. « Non, pitié ! » Mais la main de Maeve glisse sur lui pour le sommer d'arrêter, sans doute... Elle aimait jouer, le taquiner. Mais aujourd'hui, c'était aussi une partie d'elle qui restait endormie. Elle se cala contre lui, gardant sa main sous son pull pour apprécier la chaleur de son gryffondor. Elle ferma les yeux & sourit. « A personne. »
Non, il ne fallait pas faire face à la violence. Elle ne voulait pas qu'il ait plus de marques aux phalanges. Il était beau avec des cicatrices, mais il l'était encore plus quand il n'y avait rien pour cacher sa perfection. « Juste. » Elle grogna & passa sa jambe au dessus de celles du gryffon pour se positionner sur ses genoux, elle entoura le cou de Nathan de ses petits bras frêles, cachant son visage au creux de son cou. Il ne la verrait pas hésiter comme ça, elle pourrait trouver du courage dans son parfum. S'éclipser de ce monde qui la déroute & parler sans pour autant se sentir protagoniste. « Il y a eu ... des doutes. » Elle chuchotait presque contre la peau de la nuque de son brun. « Liam s'est disputé avec tout le monde parce qu'il... » Elle attrapa de petits cheveux qui dépassaient sur la nuque, joua avec avant de soupirer. « Parce qu'il n'a pas eu confiance en moi. Alors il a décidé d'arrêter de nous parler... Je ne suis pas sûre. » D'avoir jamais été amoureuse.
Elle n'ose pas dire ces mots parce qu'elle mentirait, elle avait cru aimer profondément son meilleur ami, c'est cette nouvelle facette qu'elle n'avait pas pu apprécier. Elle avait pris peur. « Il était si différent... Quelqu'un d'autre. » Presque détestable. Mais elle ne détestait personne la blairelle... Même plus Briséis. Même pas Emrys. « J'ai fait du mal à Harold pour lui... J'ai été contre mes convictions pour lui... » Prête à t'abandonner aussi. Mais elle ne le dit pas. « Mais c'est fini, maintenant. »
Elle avait donné plus que de raison, & en retour on lui avait donné des coups de bâton, écrasé son cœur ... Elle le méritait sans doute pour avoir faire souffrir Harold. Mais Harold l'avait ramassé ce cœur avec Aidan & Rory. & Paul. « J'ai des amis extraordinaires, heureusement... » chuchote-t-elle cachée dans le creux de ce cou. Ce n'est que lorsque quelque chose la gêna au menton qu'elle se rend compte qu'elle pleurait, silencieusement, sans hoquet.
Lasse.
Elle serre son étreinte et pose son nez tout mouillé derrière l'oreille de Nathan pour y fermer les yeux & ressentir chaque douleur dans chaque partie de son corps alors que ses cuisses serrent celles de Nathan pour éviter de secouer de spasmes.
Elle était forte, la blairelle. Merveilleusement forte. Grâce à eux.
Grâce à lui.


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MessageSujet: Re: listen & hugs. | ft. Nathan Adams Dim 11 Nov - 16:17


Il se demande à quoi elle pense pendant ce temps, où peut bien vagabonder son esprit tandis qu’il resserre son étreinte autour d’elle. Comme une envie de le retenir, de le garder captif entre ses mains égoïstes. Un éloignement peut-être nécessaire pour mieux revenir à lui ensuite et se dévoiler en toute honnêteté. Leur relation n’a jamais été rythmée par quoi que ce soit d’autre de toute façon ; ils ont su apprivoiser leurs défauts, accorder leurs violons dans le but de former une seule et même mélodie. Maeve ne sait évidemment pas tout et pour cause, ces zones d’ombre dont il ne parle pas le sont aussi pour lui. C’est pour ça qu’il décide d’en rire Nathan lorsqu’un élève lui balance qu’il ne le comprend pas. Lui non plus il se comprend pas. Une majorité du temps en tout cas. Les choses perdent peu à peu leur sens, les gens s’éloignent et lui il attend que ça se passe en clignant des yeux une clope au bec. Au final le seul endroit où il est vraiment, entièrement lui même, c’est sur le terrain de quidditch. Dans les vestiaires à quelques minutes du lancement du match et en enfilant ses gants il sait qu’il est à sa place, ce qu’il doit faire – et qu’il le fera bien. Parce que s’il y a bien quelque chose pour laquelle il est doué c’est ça. Dommage seulement que le fameux « ça » soit de déglinguer des gens dans l’espoir de les faire tomber de leurs balais. Le malheur des uns fait le bonheur des autres n’est-ce pas ? Sauf ici, maintenant ; quand c’est dans les yeux de la blonde qu’il devine cette tristesse muette qu’il voudrait pouvoir lui arracher par la force d’un sourire réconfortant. Et c’est parfois rageant d’en être fait spectateur en sachant pertinemment qu’on a pas le pouvoir d’y remédier. Il l’aide c’est vrai, en l’écoutant et la gratifiant d’un soutien sans failles. Mais est-ce vraiment suffisant ? Maeve revient à eux et il se satisfait de voir ses traits s’adoucir sous l’effet de sa bêtise. Loin de n’être qu’un profond désavantage être un gros con avait parfois de bons côtés, comme le fait d’alléger une ambiance un peu morose. « Rien que te les entendre énumérer là ça me. » Mental de petit gros dans un corps d’asperge Dieu merci encline au sport. Sa tête bascule en arrière et ses lèvres laissent échapper un râle alors que ses yeux se ferment quelques instants, imaginant sans mal toutes ces pâtisseries qui lui mettent l’eau à la bouche. Plus glouton tu meurs.

Elle le supplie mais rien n’y fait, il persévère dans son exercice de torture jusqu’à obtenir pleinement satisfaction. Si seulement l’inconscience qu’il parvient à lire sur son visage en ce moment pouvait juste ne jamais se dissiper et disparaître ; si son rire pouvait continuer de résonner dans les serres en éveillant, captivant, les plantes même les plus grincheuses. Le voile de l’euphorie se lève et ne présente plus que deux âmes naturellement liées, prêtes à se livrer à quelques confessions – pour l’une d’entre elles tout du moins. C’est ainsi qu’ils ont trouvé leur équilibre : lui la laissant vider son sac sans craindre un quelconque jugement de valeur et elle l’arrachant à ses pensées immondes. « Si c’est un fantôme le problème je peux aussi me la jouer ghostbusters et l’avaler avec un aspirateur. » Pas dit qu’il y arrive – pas dit qu’il en sorte vivant non plus d’ailleurs – mais rien ne coûte d’essayer n’est-ce pas ? Surtout avec Peeves le pire et, en quelque sorte, le meilleur de tous. Au moins il met un peu d’ambiance même s’il est clair qu’il a des méthodes de faire un peu… drastiques ? Envoyer valdinguer les livres de la bibliothèque à Halloween était pas l’idée la plus futée pour se faire apprécier des serdaigles - sans compter Irma qui avait du ranger derrière - et condamner les salles communes verte et jaune avec un liquide visqueux possiblement mortel des poufsouffle et serpentard. En fin de compte les lions s’en sont pas trop mal tirés... Hormis évidemment la cohabitation chaotique qui avait commencé par un poing envoyé en pleine gueule de Malefoy. Geste qu’il avait par ailleurs failli applaudir jugeant que le blond peroxydé l’avait bien cherché et que pour une fois, Harry ne se cachait pas derrière la fureur rugissante – impressionnante et terrifiante - de Granger. Calmement le lion décroise les bras afin de laisser la blairelle s’installer à son aise et l’accueillir contre lui. Il peut comprendre que tout n’est pas facile à dire, encore moins lorsque le regard d’une personne à qui l’on tient pèse sur nous ; même s’il n’y a pas de menace de jugement ou de déchirure, même si le plus grand défi est de se jeter à l’eau. Se dévoiler est un exercice difficile, pas pour rien que Nathan se refuse à le faire jusqu’à un certain point. Puis il était clairement mal placé pour tenter de la forcer à dire quoi que ce soit alors que lui faisait trop souvent vœux de silence.

Les sourcils du gryffon se froncent et il manque de peu de faire un mouvement brusque sous la contrariété. Mais Maeve est là, contre lui, vulnérable. Alors il tempère en silence, serre les poings. Il prend une inspiration et en oublie jusqu’au souffle de la jaune parcourant la peau de son cou. Liam Wright. Espèce de petit con. Il ne perd rien pour attendre, plus jeune – et largement petit – ou pas. « Un petit tour avec lui pour nourrir Buck et on en parle plus tu sais ? » Rétorque-t-il avec plus de sérieux et de sévérité qu’il ne l’aurait voulu. Maeve n’a rien fait, elle ne mérite pas de subir en plus les foudres de sa colère envers le poufsouffle. Comme dans l’espoir d’effacer cette réplique assassine sortie un peu trop naturellement Nathan pose sa main sur le genou de la blonde et lui offre un sourire plus détendu. « D’après ce que tu me dis tu n’as vraiment pas perdu grand-chose. » Bien sûr il y a l’attachement d’autrefois, les souvenirs du passé des moments partagés. Mais rien d’irrémédiable, d’inoubliable. Avec le temps la plaie cicatrisera et comme elle le dit si bien, elle a mainte et mainte personnes pour l’y aider au plus vite. Des personnes qui elles méritent véritablement son amitié, sa chaleur. « Harold ne t’en voudra pas, tu le sais. » Il est pas membre de leur petit gang Nathan mais d’après ce que lui a déjà raconté Maeve et les œillades qu’il a déjà pu intercepter entre eux deux, le frisé ne résistera pas bien longtemps avant d’oublier tout ça – si ce n’est pas déjà fait. Puis ils sont dans la fleur de l’âge des erreurs, des regrets, des ruptures et des rattaches. « Puis ça fout la pression de sortir avec quelqu’un comme toi. » Commence-t-il plus ou moins sérieux en capturant ses iris des siennes. « Faut avoir l’estomac bien accroché, aimer faire du sport pour pas finir obèse, rigoler à tes blagues nulles... » Et c’est lui qui dit ça, ouais. Le comble de tout. Un nouveau sourire vient égailler ses traits. Liam n’a tout simplement pas été à sa hauteur et préféré s’enfuir plutôt que l’admettre ; le courage est une vertu d’homme, pas de gamin immature. Il ferme les yeux, glisse ses bras autour de sa taille et la serre contre lui afin de parer sa tristesse. « Laisse toi aller un bon coup, ça te fera du bien. » Une main légère vient lui frotter le dos, jouant au passage avec ses longues boucles blondes. Un arc-en-ciel n’apparaît pas sans pluie et les choses ne pourront qu’aller mieux par la suite. « Tu vaux tellement plus que ce bouffon, ces larmes c’est les dernières choses qu’il aura de toi. » Qu’il en profite de là où il est, tant qu’il le peut. Parce que Nathan ne la laissera plus s’enliser dans cette tristesse sourde.

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MessageSujet: Re: listen & hugs. | ft. Nathan Adams Ven 16 Nov - 13:05



"listen & hugs."

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Elle serrait ses bras autour de lui, puisant dans sa force à lui pour ne pas faiblir. Il était le tout premier à qui elle se confiait... prônant le sourire & la relativité devant les autres, même ses amis, qui ont su voir au delà de ses apparats. Pourtant, elle se sentait fautive... coupable du mal qu'elle laissait derrière elle chaque fois qu'il était question d'amour. Un amour incommensurable donné à trop de monde en même temps n'était peut-être pas la solution aux maux du monde. Pourtant, encore, elle restait persuadée qu'elle pouvait aimer tout le monde équitablement, guérir les cœurs avec juste des baisers & de l'amour.
L'amour était son maître mot, celui qui régissait sa vie. Celui pour qui elle vivait. Elle le donnait & ne le reprenait jamais... C'était la première fois qu'on lui rendait, en le piétinant au passage. Première fois qu'elle avait connu la douleur d'un refus. Première fois qu'elle ne voulait même plus se battre pour le réparer & le rendre intact... Elle l'avait laissé sur le sol, détruit.
Peut-être est-ce là ce qui lui fait le plus mal.
Se rendre compte que l'amour n'est pas remède à tous les maux, qu'elle ne peut pas guérir tous les malheurs... & semer le chaos par la même occasion.
Elle imaginait si les fantômes commençaient à refuser son amour... Ils l'avaient toujours si bien traitée, même le Baron Sanglant... & pourtant il n'était pas tendre.
Qu'est-ce qu'elle avait bien pu faire de travers cette fois ? Était-elle condamnée à ne pas pouvoir donner plus d'amour à l'un au détriment d'autres ?
Puis les mots deviennent une autre langue. Un aspi-quoi ? Elle serre ses jambes contre les hanches de Nathan & se promet de garder cette question pour plus tard. Elle saurait ce qu'est un aspiracteur.

Dans une violence faite à elle-même, elle se refuse à se redresser. Elle ne veut pas qu'il la voit en proie au doute & sans sourire. Car Maeve le savait, pour beaucoup elle était une lumière, un petite soleil & elle se plaisait à l'être. Pour tout le monde.
Alors s'éteindre de la sorte, elle n'arrivait tout simplement pas à l'assumer. Car elle n'avait pas le droit de les inquiéter. Personne. Ni Nathan, ni son frère... Pourtant, qu'il était bon de retrouver des forces dans ses bras, pleurer sur son misérable sort... Juste une fois. Juste cette fois goûter l'égoïsme du moment.
A la vision de Buck mangeant Liam, Mae eut un léger haut-le-cœur. Il est fou son gryffon, c'est horrible comme présage... & elle ne lui souhaite pas, à Liam. Malgré tout, un petit sourire se dessine sur son visage triste.
Elle était moins sûre quand il s'agissait d'Harold. Elle avait joué malgré elle avec le feu & ils s'étaient brûlés les ailes... Pourtant, il lui manquait. Lui & ses bras. Son odeur particulière... Ses sourires & ses regards complices. & malgré la violence de leur séparation, elle le regardait toujours au delà des désirs de Liam. Au delà de la jalousie mal venue, car avant d'être un flirt, avant d'être si cher à son cœur... Harold est son meilleur ami.

La brisure dans son armure d'amour était telle qu'elle perdait confiance. En elle plus qu'en les autres. Elle se demandait même si ce n'était pas Merlin, de tout là haut, qui la disputait pour ses penchants trop amoureux. Que la vie n'est pas constituée que de positif mais qu'il fallait apprendre à dompter le négatif... & ça, la blairelle, elle n'était pas prête. C'était son frère qui purgeait le négatif pour elle, elle n'avait pas besoin de s'en inquiéter jusqu'à aujourd'hui.
Aujourd'hui où elle est assez grande pour s'y trouver face, & perdre ses moyens. A être trop pure, on finit par se dégrader à mesure que la vie nous incite à découvrir la face noire de chacun.
Malgré les larmes & malgré son discours apaisant. Elle se redresse doucement alors qu'elle sent sa main sur sa cuisse.
Doucement elle encadre le visage de son lion de ses deux mains & elle scrute ses yeux, tente d'apercevoir l'âme brisée ou construite... déstructurée ou parfaite. La peur viscérale au ventre de voir un écho à sa propre âme, pourtant c'est surtout un regard rempli d'amour qu'elle trouve. Pour elle, pour eux. Pour d'autre. Car Nathan, malgré son langage fleuri & ses gestes parfois bourrus, il était un donneur d'amour. Comme Mae.
Il donnait, ne reprenait pas. Est-ce qu'ils étaient destinés à être volages ? L'étaient-ils de la même façon ?
Elle plongea son regard dans le sien, une dernier larme roulant de son œil à sa mâchoire avant de s'échouer lamentablement sur le torse du lion. Elle respire fort, prenant une grande inspiration, plissant doucement les yeux. Elle serre sans vraiment serrer ses doigts sur les tempes de Nathan.
Elle chuchote quelque chose de presque inaudible dans un premier temps. Comme un premier test à ce qu'elle allait lui dire.
Ça semblait si sérieux, si soudain. & elle avait besoin de lui dire, de lui demander... De comprendre. Elle avait besoin de ses lumières, de son don. De lui.
Alors elle souffla doucement son haleine de cannelle sur lui, si proche de ses lèvres, si proches de son corps. « C'est quoi ... un aspi-cacteur ? » Elle essaye de le dire aussi bien qu'il l'a dit mais ça semble sonner autrement à travers ses lèvres alors évidemment elle plisse encore plus les yeux. « Aspi-tracteur. » Elle passe ses mains dans ses cheveux en bataille & pose son front sur le sien. « Aspimateur ! » C'était peine perdue.
Elle avait déjà oublié le mot... Elle soupira en se jurant de plus chercher à parler moldu avant d'avoir étudier l'art moldu avec le professeur Burbage. Elle comprenait pas pourquoi ils avaient des mots si compliqués... & puis à quoi servaient d'innombrables objets. Est-ce que c'était un objet son aspiréacteur ?
Elle posa ses lèvres sur le front de Nathan & essaya d'attraper un biscuit dans la boîte, en tirant doucement la langue dans sa concentration, serrant encore plus les jambes autour des hanches de Nathan, tendant le bras vers l'arrière pour attraper la boîte métallique. Du bout des doigts, elle l'attrapa & soupira son bonheur quand elle put mettre les doigts sur un biscuit au miel, elle se tourna pour faire face à Nathan. « T'en veux un ? » dit-elle sachant pertinemment qu'il ne fallait pas demander. Elle glissa alors le biscuit entre ses lèvres, puis en pris un second pour elle cette fois-ci. Elle croqua & verrouilla son regard dans celui de Nathan. « T'es beau. »


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MessageSujet: Re: listen & hugs. | ft. Nathan Adams Lun 14 Jan - 14:13


Elle a l’air songeuse Maeve, un peu perdue et ça ne lui plaît pas. Parce qu’il sait que tout ce temps qu’elle passe à cogiter dans son coin amplifie ses sensations, bonnes comme mauvaises. Il sait que plus elle va le garder pour elle et réfléchir, plus ça va l’écorcher de l’intérieur. Et elle ne mérite pas ça Maeve. Maeve qui a toujours le sourire et fait son possible pour le transmettre aux autres ; Maeve qui offre gâteaux comme soutien infaillible à tout va. Une sang pure qui n’est plus considérée comme tel d’après ce le gryffon a compris des quelques brèves explications qui lui ont été données mais qui l’est pourtant bien plus que chacun d’eux, pure. Son coeur est blanc comme neige et comme elle, malheureusement, il se laisse parfois trop malmener et consolider par les gens qui y trouvent leur place. Comme Liam, rongeur à la tête complètement abrutie et comportement pas franchement meilleur. Les poings qui se resserrent sans le vouloir autour du corps frêle de la poufsouffle ; l’idée qu’il l’a blessée et va s’en sortir comme si de rien n’était parce que c’est implicitement ce qu’elle lui demande. Alors quoi ? Il est censé le laisser lui briser le coeur et fermer les yeux ? Il en a envoyé à l’infirmerie pour moins que ça, Nathan. Liam est plus jeune, petit et a probablement moins de force que lui ; si une bagarre éclatait elle n’aurait donc rien d’équitable. Dommage pour le poufsouffle la raison du lion s’arrête là où commence son coeur et aujourd’hui, il est tout dévoué à la pâtissière. Les poings qui se radoucissent enfin, s’écartent pour ne laisser rien de plus que des gestes réconfortants derrière eux. Une main perlant sur la cuisse, l’autre dans son dos pour lui montrer au-delà des mots combien il est là pour elle, la soutient quoi qu’il arrive et que ça ne changera pas. N’importe quand pour quelque raison que ce soit, elle trouvera toujours en lui un refuge sûr à l’abri des mécontentements de la vie ; une pause dans le temps, une oreille attentive. Parce que c’est toujours plus facile de se concentrer sur les autres que sur soi-même, donner l’affection qu’on espère un jour recevoir en retour. Maeve n’y manque pas, jamais. Même lorsqu’il prend ses distances et disparaît sans l’esquisse d’un sourire au coin d’un couloir, même lorsqu’il s’abîme bêtement par simple impulsivité. C’est sans doute ce qui fait de leur relation le trésor qu’elle est : ils s’acceptent sans condition. Message que leurs regards concèdent lorsqu’ils se croisent à nouveau alors que le visage du gryffon s’enferme dans la prison des mains chaudes de la blonde. Il ne sourit pas Nathan, trop occupé à tenter de la sonder derrière ses perles bleutées. L’impatience tapie au fond de l’estomac il se demande ce qu’il adviendra ensuite, quels seront ses prochains mouvements. Il n’a aucune attente pourtant ; quoi qu’elle fasse ou décide la déception ne le survolera pas. Tout ce qu’elle lui donne il le prend de bon coeur sans sourciller ou demander son reste.

Proches, toujours plus, jamais trop. Leurs souffles douloureux se mélangent ; elle de faire ces confessions et se souvenir, lui de la voir dans cet état déplorable. Il partage sa peine comme si elle était sienne depuis le début, prêt à revêtir l’armure et prendre les armes pour combattre sous ses couleurs, sauver son honneur. Sa main gauche quitte son dos, longe ses côtes et involontairement ce début de poitrine qui se dessine sous son large pull pour gagner sa joue. Lentement il efface de son pouce le chemin parcouru, les derniers vestiges de cette larme insolente qui s’est écrasée sur son torse et qu’il refuse de voir se renouveler. Il lui donne le temps dont elle a besoin pour penser, réfléchir et trouver ces mots par lesquels elle va les libérer tous les deux. Il reste suspendu à ses lèvres dans l’attente et se contente de froncer légèrement les sourcils à mesure que le temps passe. Jusqu’à la libération. Enfin… Presque ? Regard braqué sur ces lèvres qu s’entrouvrent, tentent de décrypter ce qui s’en envole mais impossible. A-t-elle seulement dit quelque chose ou s’est-elle contentée de mimer dans l’espoir qu’il comprendrait ? Le gryffon secoue la tête, essaie vainement de faire défiler les images des dernières passées pour capter ce qu’il a pu louper. « Hein ? » confus qui échappe de ses lèvres alors que son visage exprime toute l’étendue de son incompréhension. Il sait que ça se dit pas, que c’est pas politiquement correct de dire « hein » mais c’est Maeve. Et surtout c’est lui, qui se fiche de tout jusqu’à la bienséance. La blairelle respire, préserve et nourrit cette expression infiniment sérieuse qui commence à l’inquiéter ; la même qu’une part de lui a soudainement envie de lui faire manger – en toute affection bien sur – lorsqu’il comprend l’entourloupe. A son tour de faire silence alors qu’il devrait parler, lèvres entrouvertes néanmoins muettes. Ses yeux se plissent puis s’écarquillent ; il en faut du temps pour que les mots montent à son cerveau et qu’une réaction digne de ce nom en découle. « Tu te fous de moi Puddifoot ?  » Qu’il demande enfin, l’air presque en colère. Il glisse son second bras autour de sa taille pour la serrer contre lui et l’empêcher de s’enfuir si elle tentait de le faire. « Tout ça pour ça ? T’as pas honte ? » C’est seulement à ce moment là que son visage rayonne d’amusement à nouveau et qu’il s’autorise à rire. Ses doigts glissent sur le pull de la poufsouffle pour la chatouiller et lui faire payer son affront qui n’en est en réalité pas vraiment un. Mais toutes les raisons sont bonnes pour entendre son rire résonner dans la serre. « Aspimateur , oui oui oui !» Qu’il répète en continuant de rire avant de cesser son attaque vengeresse pour la laisser retrouver son souffle.

« A-spi-RA-teur. » Nathan fait en sorte de bien séparer toutes les syllabes, d’ouvrir suffisamment la bouche pour lui permettre de cerner chaque lettres et qu’elle ne se trompe plus à l’avenir. Il oublie parfois qu’elle ne connaît pas grand-chose au monde moldu et combien il lui reste à découvrir. Famille simple mais sorcière malgré tout. Son insouciance le fait sourire ; il retrouve enfin la Maeve qu’il aime voir, celle qu’il croise sans arrêt dans les couloirs du château. « Mh. » Le gryffon ferme les yeux au contact de ses lèvres brièvement et délicatement posées sur son front. Il n’y a personne d’autre qu’elle pour lui faire ça, personne d’autre de qui il le voudrait non plus. Chaque amitié qu’il entretient est différente, unique. Ses paupières ne battent à nouveau que lorsque la blonde se tortille puis se penche en arrière, ce à quoi il répond en refermant son étreinte afin de ne pas risquer de la voir basculer pour de bon. Il la voit revenir avec la boîte à biscuits et ne répond à sa question qu’en ouvrant d’ores et déjà la bouche pour accueillir l’un d’eux. A quoi bon demander ? Et il est pris au dépourvu Nathan lorsqu’elle lui sort qu’il est beau comme on demande le temps qu’il fait dehors ou l’heure qu’il est. Il s’arrête de mâcher et rive ses yeux aux siens pendant quelques instants avant de faire la chose la plus conne qui lui vient à l’esprit : il sourit de toutes ses dents malgré sa bouche pleine et parvient à articuler bien qu’avec difficulté « Et lo tu m’trouffe beau auchi ? » On est loin de la mignonnerie de Maeve avec cet énergumène. Très loin. Il referme la bouche puis avale le biscuit avant de plonger dans le cou de la poufsouffle pour se reposer tout contre sa clavicule. « Et toi tu sens la cannelle. » Comme souvent en cette période de grand froid d’ailleurs. « Et alors ces vacances ? T’as pris un peu de repos ou passé ton temps au salon de thé ?  » Murmure-t-il toujours dans son cou, frottant son tout début de barbe à sa peau blanche. Il connaît sûrement la réponse mais espère, pour une fois, qu’elle aura pensé un peu à elle aussi. Il songe également à Paul, Elea mais n’ose pas laisser la question franchir ses lèvres, trop conscient de la tension qui persiste entre les deux sœurs. Sans compter sa propre relation chaotique avec l’aîné des Puddifoot. « Dernière ligne droite. » Murmure-t-il à nouveau en redressant la tête, le regard perdu sur le pull de la poufsouffle. Les vacances de janvier sonnent à juste titre comme ses toutes dernières ; encore six mois et il quittera le château ses valises sous le bras pour ne jamais y revenir… contrairement à Maeve qui a encore de belles années devant elle pour profiter des secrets dont il recèle.  

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MessageSujet: Re: listen & hugs. | ft. Nathan Adams Lun 14 Jan - 21:48



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Les mains sur ses côtes, le frisson qui la parcourt est indescriptible. Mais ses abdos parlent pour elle, son corps tout entier se contracte alors que le rire qui s'échappe de ses lèvres résonne dans la serre silencieuse.
Elle lui demande d'arrêter, tout en riant. Les joues en feu, les larmes aux bords des yeux.
Depuis combien de temps n'avait-elle pas autant ri ? Depuis combien de temps n'avait-elle pas simplement souri à l'insouciance ?
Le souffle lui manque, mais la chaleur des doigts de Nathan qu'elle ressent à travers le tissus la rend fébrile.
Malgré elle, elle apprécie ce contact intime. Cette innocence qu'elle commençait doucement à perdre, à chaque assaut. A chaque coup dur... Elle grandissait, évoluait. & le monde semblait devenir plus compliqué que ce qu'elle croyait.
L'amour, l'amitié... C'était tellement des choses éphémères, finalement.
Un aspirateur, qu'il répète. Mais n'arrivant pas à visualiser l'objet de son allusion, le mot se perd au milieu du chaos de ses pensées. Peut-être qu'elle y repensera un jour, qui sait. Elle suit le mouvement de ses lèvres alors qu'elle reprend doucement son souffle, tirant doucement sur son  pull pour le remettre en place.
« Aspiracteur. Compris. » Elle sourit.
Ce serait amusant de se confronter aux objets quotidiens moldus. Peut-être, si un jour elle allait chez Nathan.
Peut-être. Elle était libre après tout... Libre de tout. Une chance que nombreux sangs-purs lui jalousent en silence.

Un baiser, doux, posé délicatement sur le front du lion qui s'y abandonne au plaisir de la blairelle. Il a toujours été doux avec elle.
Cette douceur infinie qu'elle venait chercher chaque fois qu'elle s'était égratigner le cœur, la peau... ou même l'esprit.
C'est bon de se sentir chez soi dans les bras rassurants d'un ami.
Elle sent ses mains se raffermirent dans son dos pour ne pas qu'elle bascule. C'est ça qu'elle aime chez lui, cette prévenance mêlée à son arrogance. Un sourire étire doucement les lèvres de la jeune femme & elle glisse un biscuit au miel entre les lèvres de son lion. Elle le regarde & c'est vrai.
Elle l'avait toujours pensé, toujours constaté. & ce n'était pas les rumeurs qui venaient la contredire. Les filles aimaient les beaux garçons un peu bad boy, Nathan était très souvent dans le top3. Peut-être même dans le top1 de 50% des filles.
Mais ses humeurs le faisaient redescendre en flèche auprès des autres. Maeve, ce n'était pas les autres. Elle voyait en lui quelque chose que personne, ou peu, ne voyait. Elle l'aimait même lorsqu'il était distant & froid.
Elle le surveillait, souriait. Ne l'envahissait pas. Présente quand il en avait besoin, présente quand il apparaissait le sourire aux lèvres. Présente à chaque appel au rendez-vous.
C'était un tout. Ce tout, c'était lui.
Un oasis. Un moment où le temps & le monde arrêtait d'avancer, de tourner pour guérir temporairement les maux.
Temporairement.
Un sourire disgracieux, des miettes qui tombent sur son torse. Maeve écarquille les yeux avant d'éclater de rire. Mais tout s'interrompt, son rire, le bruit... Un peu prise au dépourvu elle laisse tomber la boîte sur le côté, les mains hésitantes. Prenant conscience du corps de Nathan, prenant conscience de son souffle au creux de son cou. Elle frissonne & d'un geste infiniment doux, elle pose ses mains sur le dos du lion, serrant l'étreinte contre son sein.

La cannelle. C'était une odeur épicé, qu'elle appréciait grandement en cette période de l'année. Autant en manger que le sentir. C'était ça, son odeur de noël.
Une de ses mains se perd dans les cheveux de son lion alors qu'elle écoute distraitement sa question, savourant le parfum, la sécurité, l'intimité de ce moment.
Leur intimité.
Elle soupire mais un fin sourire se dessine sur ses lèvres. « On a aidé Mémé au salon, évidemment. » Le repos, Maeve ne le connaissait pas vraiment.
Une petite tornade depuis toute petite, elle n'avait jamais su tenir en place. En proie à des centaines d'idées & d'envies qui lui ordonnaient de bouger dans tous les sens, tant elle était passionnée pour tout. Elle ignore depuis quand elle arrive à tenir assise ainsi sans trop gigoter.
C'était sans doute l'effet Nathan. « Mais nous avons fermé le salon assez tôt le soir de Noël. Comme tu sais, on a eu la visite de mon oncle. Celui du Canada. » Mais elle en rajoute pas plus. Parler de sa famille, c'était également sensible... Elle s'éloignait. De tous.
Petit à petit.
Maeve se perdait, elle n'ajoute rien de plus à sa réponse, jouant avec les mèches de cheveux du lion.
Elle les lâche presque instantanément quand il se redresse un peu, le regard dans le vague & cette voix si douce & si basse. Maeve fronce doucement les sourcils. « Dernière ligne droite ? » la voix fluette & haut perchée de la naïveté.
Pour quoi ?
Elle ferme les yeux. « Oh. » S'empêchant depuis toujours de penser à cette fatalité. Cet oasis, ces moments-là... Disparaîtront en même temps que lui.
Doucement, elle repose ses mains de part & d'autre du visage concentré du garçon. Le regard triste & touché de Maeve se verrouille dans celui indéchiffrable du courageux.
Elle glisse un peu sur les cuisses de Nathan, se repositionne sans pour autant le quitter du regard, les mains accrochées à ce visage qui disparaîtra dans quelques mois. Ses lèvres s’entrouvrent en même temps que son cœur accélère.
Elle ne voulait pas le voir partir. Au fond, c'était comme un abandon. & ce sentiment, elle ne l'avait jamais vraiment ressenti. Les yeux fermés, elle pose délicatement un baiser sucré à la commissure de ses lèvres.
Ça se passait de mot, en réalité.
Tout ça... Ça devait sortir de la serre. Leur monde n'avait pas besoin de ces tristesses.
L'amour. C'est l'amour qui primait dans cette serre. Dans ses bras. Dans sa tête.
Puis avec cette douceur qui la caractérise tant, elle repose un baiser un peu plus franc sur les lèvres de Nathan.
Ce n'était pas passionnel, mais c'était le leur. Ce moment était présent. Il était à eux.
A personne d'autre. & personne ne pourrait venir la briser davantage. Puisqu'il était là.
N'est-ce pas ?


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