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I've seen it on your face ... - Willow

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Cassandre R. Applebaum


I've seen it on your face ... - Willow 265d71812b28dcc293bd26382cba6561

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Convictions : La tolérance, c'est ce qu'on lui a appris.

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MessageSujet: I've seen it on your face ... - Willow I've seen it on your face ... - Willow EmptyJeu 6 Sep - 22:47

Premier soir à Poudlard et tu étais déjà incapable de pouvoir dormir. Des idées te traversaient la tête comme une tempête, ne te laissant aucun répit. Voila maintenant plus de quatre ans que tu es sujet à ses troubles du sommeil mais parfois c’était comme si tu ne t’y étais jamais habituée. Tu te retournais sous tes draps encore et encore sans trouver le sommeil, ou bien un cauchemar venait te sortir de ta torpeur, te réveillant en sursaut sans possibilité de te rendormir par la suite. Il t’arrivais plusieurs fois de faire des nuits blanches, passer des jours sans avoir dormi ne serait-ce qu’une heure. Alors tu te choutais au café pour essayer de tenir, tu prenais des vitamines pour survivre mais rien ne changeait. C’était toujours pareil. Et cette nuit ne dérogeais pas à la règle. Tu n’avais même pas essayer de luter, sachant que ton cerveau était concentrée sur autre chose que sur le fait de dormir, préférant quitter ton dortoir pour monter dans la tour d’astronomie, de doutant qu’une personne devait sans doute se trouver déjà là haut à contempler les étoiles. Personne qui occupait tes pensées ce soir, qui te préoccupais venant te poser milles et une question.


Quelque heures plutôt :

« Hey Willow ! Tu vas bien ? » C’était la rentrée. Tout le monde venait de descendre du train. Et si les première année était partie pour prendre les barques, le reste des élèves se retrouvaient à prendre les calèches. Tu avais vu Willow un peu loin dans une des calèches, allant la rejoindre pour prendre la même. Vous n’étiez pas du genre à parler quand il y avait pleins de monde autour de vous mais au fond tu l’appréciais tout de même, sans doute plus que tu ne le montrais. Il y avait quelques choses de particuliers entre vous deux, quelques chose qui faisaient que vous vous compreniez sans vraiment savoir la raison. Vos rendez vous hebdomadaires dans la tour d’astronomie étaient devenue une sorte de rituel lors des nuits où tu avais du mal à dormir. Une sorte d’échappatoire qui te permettait de penser à autre chose, de parler avec une personne, ou tout simplement de regarder les étoiles, les constellations et la lune avec une personne que tu appréciais en silence. « Tu as passé de bonnes vacances ? » Tu essayais d’engager une conversation, un peu maladroitement. Tu n’étais pas du genre à parler à coeur ouvert devant tout le monde ou parler tout cours. Surtout qu’il y avait d’autre personne dans la calèche que vous. Réponse courte passant vite à autre chose, tu observais silencieusement les sombrals qui vous conduisaient jusqu’au château. Créature magnifique que tu avais appris à aimer malgré ce que les voir pouvait signifier. Créature magistrale souvent incomprises. Tu les observais sous toutes les coutures un petit sourire aux lèvres avant de tourner le regarder vers Willow qui regardait … les sombrals ? Petit moment de doute, tes yeux s’agrandissaient et vos regards se croisèrent. Vous ne parliez pas et pourtant vous arrivez à vous comprendre parfaitement. Vous avez passé toute l’année dernière ensemble la nuit dans la tour d’astronomie et pourtant des non dis persistaient. Cachotière, toutes les deux vous n’étiez pas du genre à ouvrir votre coeur à n’importe qui et surtout pas n’importe quand. Vous aviez l’habitude de tout garder pour vous. Mais vos regards en disaient long. Une révélation sans même avoir le besoin de parler, si la serdaigle voyait les sombras cela voulait dire qu’une seule chose … Elle avait vu la mort devant ses yeux. Qui ? Quand ? Comment ?



Et ces questions persistaient toujours dans ta tête, alors que tu quittais ton dortoir tranquillement faisant attention tout simplement de ne pas croiser quiconque dehors. Tu étais presque devenue une pro maintenant tandis que tu t’étais fait chopper que deux ou trois fois. Tu venais à monter les escaliers, venant presque envier les serdaigles qui se trouvaient juste à côté de la tour. Tu espérais que la jeune femme se trouve belle et bien là bas. Est-ce que vous alliez parler ? Peut-être peut être pas et dans les deux cas cela ne te gênerais pas. Mais tu avais besoin de la voir, de savoir si ce que tu pensais était belle et bien vraie, si elle voyait les sombrals comme toi. Tu finis par arriver tout en haut, montant les escaliers en colimaçon et elle se retrouvait là, assise à regarder les étoiles. Il te fallut peu de temps pour venir t’asseoir à côté d’elle en silence. Vous ne parliez pas, pas encore du moins. Si pour certain un blanc pouvait être gênant ce n’était pas du tout ton cas surtout pas avec Willow. C’était même une habitude, une comparse dans la nuit noir, une avec qui parler, rire, observer les étoiles et même tout simplement rester là à attendre que le jour se lève sans un mot. « ça va ? » deux mois. Engagement de la conversation maladroite. C’était ta marque de fabrique maintenant.




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Willow Hohenheim


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Convictions : Enfant ayant grandis au milieu de diverses cultures, elle n'a que faire des origines de tout un chacun. Bien qu'elle ait certains préjugés sur les sangs-purs, se montrant médisante envers ceux prônant la supériorité du sang.

Associations & Clubs : Membre du Daily ainsi que du club de botanique

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MessageSujet: Re: I've seen it on your face ... - Willow I've seen it on your face ... - Willow EmptyMar 11 Sep - 19:10


I've seen it on your face ...
Corps là, esprit ailleurs, tu observes le paysage défilé sous tes pupilles opalines, absente. Esprit tourmenté, accaparer de milles et une question. Nul appréhension à l'idée d'entrée en dernière année, tu la réussirais haut la main, comme les précédentes, tu le savais, car tu t'en donnerais les moyens. Tu étais préoccupé par ce travail que tu n'étais toujours pas parvenu à trouver, par cet appartement que tu ne pouvais encore louer, faute de moyen. Il te tardais de quitter cet enfer vivant qu'était la famille de ton parrain, désireuse d'également arracher Eileen à la garde de votre marraine. Car elle méritait mieux, ta sœur. Doutant de son bonheur au sein de cette famille recomposé, improviser.

Locomotive sifflante, son corps se mouve lentement, nonchalant, descendant parmi les dernières, peu désireuse d'être chahuter ci et là par la foule de sorciers en pleine effervescence. Tu étais trop peu sociale pour ça, trop irritable. Ainsi tu avais emprunté l'une des dernières calèches allant au château, ailleurs. Cependant, tu es bien vite ramené à la réalité, une voix familière t'arrachant à ton monde maussade. Cassandre. Rencontre opportune lors de vos abandons au sein de la tour d'Astronomie. Rituel qui s'était instauré, naturellement. Connaissance qui s'était tissé, lentement. « Et toi, comment te portes-tu ? » Question soigneusement évité, question que tu as en horreur, qui t'horripile, fuite constante. Cassandre. Tu y tenais, à cette demoiselle. Plus que de raison. Plus que tu ne l'aurais jamais avoué. Attache dont l'importance t'étais insoupçonné. Demoiselle forte en apparence, pourtant si fragile. Elle te ressemblais un peu, de celle que tu avais pu être avant. Et revoir cette sorte de version antérieur de ta personne, ça te donnais envie de la préserver, en quelque sorte. Désireuse de lui éviter de sombrer aussi bas que tu l'avais fais. Compassion inavoué. « Elles ont été bonnes, oui. Et les tiennes ? » Mensonge criant, tu ne souhaites pourtant pas t'étendre sur le sujet, coupant cours en ce qui concernait ta personne.Tu n'étais pas importante. Tes problèmes n'avaient pas d'importance. Tu devais les gérer, seule.

Regard admiratif face à ces sublimes créatures qu'étaient les sombrals, tu ne peux détacher tes pupilles de ces derniers. Si proches de la mort, parfait symbole de cette dernière, mais pourtant si beau. Comme quoi la mort avait un charme insoupçonné, envoutant. Destination se rapprochant, tu observes brièvement la château, puis porte un regard sur la vipère. Effroi. Elle admire elle aussi ces créatures qui ne vous apparaissaient que si vous aviez vu la mort de vos yeux. Regard qui se croisent, souffle qui se coupe. Elle aussi. Il lui semble que ton cœur manque un battement à cette révélation. Quand ? Comment ? Qui avait-elle perdu ? Palpitant soudainement oppressé par le poids de sa cage thoracique, tu regrettes. Tu regrettes que Cassandre ait connu ce funeste spectacle. Pourtant, tu ne dis mot. D'autres oreilles indiscrètes pourraient vous entendre. Envie de converser absent. Vous auriez le temps de mettre les choses au clair, plus tard. Fait qui te tourmenteras pourtant jusqu'au soir.

Jour déchantant, nuit s'imposant, la jeune-femme que tu es redoute l'heure du coucher, une fois de plus. Bien trop craintive à l'idée d'être victime d'une énième terreur nocturne. Alors tu quittes discrètement ton dortoir. Sors sans un bruit de ta salle commune. T'aventure à pas de félin dans les couloirs. Pas que tu craignes de te faire surprendre, mais tu n'étais guère d'humeur à être contrarié. Escalier gravit, ton regard s'échoue sur le ciel étoilé, admiratif, épris d'un sentiment de paix. Sentiment qui n'est pourtant que de courte durée, la réalité te rattrapant bien rapidement. Les images du décès de ta mère harcelant ton esprit, depuis que tu avais malheureusement croisé le regard de la verte et argent. Depuis que tu avais compris qu'elle aussi les voyait.

Pensées accablantes, nerfs lâchant, tu sors de ta poche ton remède miracle. Ce délice défendu que prenais pourtant plaisir à savourer, libérant ton esprit, l'emmenant ailleurs. Flamme qui perce l'obscurité, tu embrases cet amas de toxine. Tirant une première taffe de cette substance qui était défendu, illégal, mais qui pourtant, te soulage tant.

Pas qui s'approche, regard qui reste fixé sur l'horizon étoilé. Tu savais de qui il s'agissait, nul besoin de te retourner pour confirmer son intuition. Voix qui finit par briser ce silence pourtant si plaisant. Cassandre. Encore. Intuition confirmée. Seconde taffe de tirée, fumé qui brouille brièvement le spectacle des étoiles. « Tu sais que je déteste cette question.» Franchise cassante, blessante pour quiconque n'y étant guère habitué. Puis le silence se fait de nouveau d'or. Pas qu'une gêne règne désormais entre les deux jeunes-femmes que vous êtes, mais tu réfléchis Willow, te perd dans tes pensées fantasque que crée ce doux subterfuge. « Tu les vois.» Allusion à ces créatures morbides, rappel de ce regard échangé. Question qui se dissimule sous tes mots, liberté laissé à la vipère d'y répondre ou non.



( Pando )





Dernière édition par Willow Hohenheim le Ven 28 Sep - 17:44, édité 1 fois
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Cassandre R. Applebaum


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MessageSujet: Re: I've seen it on your face ... - Willow I've seen it on your face ... - Willow EmptyVen 28 Sep - 11:29

« Tu sais que je déteste cette question. » Oui. Tu savais parfaitement. Après, plus d’un an à vous côtoyez, à parler de temps en temps, à simplement rester dans un silence reposant, tu avais fini par discerner quelque peu la serdaigle. Vous vous ressembliez beaucoup toutes les deux, bien plus que tu ne pouvais l’imaginer. « Je sais. » Tu étais simplement maladroite. Tu te retrouvais dans une situation qui t’échappait des mains et tu avais horreur de ça. Tu avais pris la manie depuis quelque année de contrôler tout ce qui pouvait se passer autour de toi, d’essayer au maximum que rien ne dérape. Ça te rassurait. Savoir que tu avais le contrôle. Que tu pouvais réagir, savoir ce qui se passait à chaque moment. C’est ton côté très observateur qui te permettait tout cela. Observant tout le monde dans le moindre détaille. Ecoutant tout ce qui pouvait se dire sans en perdre une miette. Mais là. Tu ne savais pas quoi faire. Tu ne savais pas quoi dire engageant la conversation comme tout le monde le ferait. Malheureusement vous n’étiez pas tout le monde, vous n’étiez pas des personnes banales qui parlaient ouvertement à tout le monde, préférant garder ses ressenties, ses sentiments pour vous. Tu étais comme ça. Une armoire fermée à double tour, qui ne disait rien sur ce qu’elle avait en elle. Faisant semblant à chaque instant, souriant comme si tout allait bien. Tu gardais la tête à la surface, espérant que personne vienne remarquer ce qui te préoccupait. Un bloque de glace. Tu pouvais paraître froide, franche, cassante, glaciale même mais au fond ce n’était qu’une couverture, un rôle que tu t’étais engagée à tenir. Plus personne ne devait s’attacher à toi. Tu ne devais plus jamais t’attacher à quelqu’une. Chose dur à tenir voyant toutes les personnes qui pouvaient t’entourer désormais. Personne qui faisait partie de ta vie, à qui te tenait plus que tu ne pouvais l’imaginer. Willow en faisait partie. Vos escapades nocturnes dans la tour t’avaient même quelque peu manquer pendant les vacances scolaires.

Le silence se fait tout autour de vous, laissant simplement le son de vos respirations qui s’harmonisent, laissant simplement les cendres de la cigarette de Willow s’envoler doucement dans les airs. Tu captes ton attention sur celle-ci laissant tes iris observer le moindre mouvements, les voyant se diriger vers l’horizon, vers ses étoiles qui brillent de milles feus au dessus de vos têtes. Moment de calme. Moment de sérénité ou d’un seul coup tu ne te poses plus aucune question, ou ton esprit fait le vide. Moment brisé par la voix de ta compagne de ce soir. Une phrase. Trois mots. Neuf lettres. Des images qui reviennent en tête. Souvenirs douloureux d’un passé tragique qui hante tes nuits. Ton regard reste pointé sur l’horizon et pourtant tu ne regardes rien. Tes yeux sont vides de sens, perdue dans tes pensées. Qu’est-ce que tu pouvais bien lui répondre ? Tu savais exactement de quoi Willow voulait parler, regard croisé plutôt dans la soirée et vous aviez toutes les deux compris quelque chose d’important sur l’autre. « Oui. » Qu’est-ce que tu pouvais dire d’autre ? Rien. Peu de personnes savaient que tu avais perdu tes parents, que tu vivais seulement avec ton frère maintenant, et tu n’aimais guerre raconter cette histoire. Hope était au courant. Et c’est même peut-être la seule. Est-ce qu’elle savait comment ? Tu n’en étais même pas sûre. Tu faisais tout pour cacher cette partie de toi. Partie qui pouvait te rendre vulnérable. Tu finis par baisser ton regard sur le sol. « Et toi aussi. » Malheureusement. Elle aussi. Tu savais exactement ce que cela voulait dire et tu avais mal pour elle, pour ce qu’elle a pu ressentir, pour la personne qu’elle avait pu perdre. Tu gonfles tes poumons au maximum avant de tout expirer, coudes sur tes genoux, tes mains viennent maintenir tes cheveux en arrière.

Des milliers de questions te passent par la tête sans savoir si tu pouvais les poser. C’était un sujet … délicat. Tu le savais. Toi aussi tu avais horreur de parler de cet évènement. Et pourtant, une partie de toi te disait que tu allais passé par là ce soir, qu’il le fallait. Te sentiras-tu mieux après ? Aucune idée. Tu avais déjà accepté les faits, ce drame, remontant doucement la pente mais tu n’arrivais toujours pas à en parler. Sujet tabou que tu évites toujours. Tu n’arrivais même pas à parler de tes parents, dire à quel point tu les aimais et qu’ils t’aimaient en retour. « Depuis que j’ai douze ans environ. » Quatre ans maintenant. Si loin et pourtant si court. Tu as l’impression parfois que c’était tout juste hier. Est-ce que tu avais besoins de dire autre chose ? Non. Peut-être. Oui ? Tu n’étais pas doué pour les conversations de bases mais encore moins sur un sujet aussi sensible pour toutes les deux. « Toi ? » Tu poses cette question du bout des lèvres, dans un murmure presque inaudible, priant au fond de toi qu’elle ne les pas entendue. Peut-être ne veut-elle pas discuter ? Rester dans un silence calme, comme vous aviez l’habitude de faire l’année précédente. Juste vous deux, le silence et les étoiles.




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Willow Hohenheim


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MessageSujet: Re: I've seen it on your face ... - Willow I've seen it on your face ... - Willow EmptyVen 28 Sep - 18:31


I've seen it on your face ...
Ça te désarçonnait, de tenter de tenir pareil discussion. Te surprenait même. Jamais tu n'aurais songé être amené à en parler, à évoquer ce dramatique drame. Tu ne pensais pas être assez forte pour ça, et tu ne pensais pas l'être un jour. Certes, il t'était déjà arrivée d'évoquer le fait d'être orpheline, une fois ou deux peut-être. Mais tu n'étais jamais aller plus loin. Et ça avait déjà suffit à t'entailler le cœur une nouvelle fois. De parler d'eux. De parler de ces figures absentes, de ces fantômes pesants. Tes parents. Ils te manquaient tant. Tu aurais tant aimé qu'ils soient à tes côtés aujourd'hui, admirant la femme que tu étais devenue. Tu nourrissais même l'espoir fou qu'ils te félicitent, pour tes résultats, pour ton investissement, pour ce que tu étais. Pourtant, tu savais, au fond de toi, que si il t'étais donné de ne les revoir ne serais-ce qu'une seule fois, ils te reprocheraient d'avoir délaissé ta sœur. De l'avoir abandonné. Ils te diraient de te rapprocher d'elle, d'accepter cette place qu'elle avait en ton cœur et l'amour que tu lui portais. Tu le savais. Mais comment ? Comment faire pour réparer ces années d'absence ? Tu ne savais pas. Ainsi tu ne tentais rien. Par peur d'échouer, par peur d'être rejeté.

Regard accroché au ciel étoilé, tu tires une nouvelle taffe de cette douce drogue lorsque Cassandre te réponds. Je sais. Tu le sais, qu'elle le sait. Pourtant, tu ne peux t'empêcher de le lui rappeler. Car tu étais tout aussi perdue qu'elle, ne sachant comment aborder pareil sujet. Comment parler des morts que vous aviez connus ? Comment évoquer ceux que vous aviez aimés, ceux que vous aviez pleurer ? Tu ne savais pas. Pourtant, tu ne tenais pas à ce qu'une quelconque mascarade se dresse entre vous. A faire comme si tout allait bien, comme si vous étiez n'importe qui. Car vous ne l'étiez pas. Vous étiez deux âmes brisées, et jamais rien ne pourrait le changer. Ainsi tu mets fin à cette veine tentative de conversation lambda. Et tu te tais. Laisse le silence vous envelopper, réfléchissant à une façon de tourner ces drôles de retrouvailles.

« Oui.» Réponds-tu à ton tour. Ni plus ni moins. Simple réponse confirmant que le chemin de la faucheuse avait croisé celui de l'un de tes proches, aussi. Tu ne sais que dire de plus. N'est pas certaine d'être prête à évoquer cette plaie béante ornant ton palpitant. Le pouvais-tu seulement ? Tu en doutais. Pourtant, tu y songeais. A évoquer le tragique destin de ta mère. A confier cette part de toi à la vipère. Sans que tu ne saches pourquoi. Tu y songeais, simplement. Peut-être cela te soulagerait-il d'un poids, d'évoquer ce fait. De verbaliser cette perte. De sous-entendre la blessure par laquelle ton cœur était consumé.

12 ans. Qu'elle âge tragique pour perdre un proche. Année marquant le début de l'entrée dans l'adolescence. Année durant laquelle on se forgeait, ancrait et repérait ses repères. Il n'y avait jamais de bon moment pour pleurer un parents, mais tu trouvais cela d'autant plus difficile une fois que l'âge à deux chiffres étaient passés. Relation réel, souvenirs concrets. « Je suis désolée.» Seuls mots qui parviennent à franchir tes lèvres, seul politesse que tu te permets. Par respect pour la verte et argent. Par respect pour ces anges qui veillaient sur elles. Si tu n'avais pas été toi, si distante, si froide, si maniaque du contrôle et si peu à l'aise avec le contact, peut-être aurais-tu chercher à prendre Cassandre dans tes bras. Mais tu étais toi, et jamais tu ne ferais cela. Trop peu à l'aise avec ce genre de marque d'affection. Pourtant, ça te tue d'entendre cette demoiselle à laquelle tu tenais plus que de raison te confirmer cette perte qu'elle aussi avait connu. Cela ébranle ton cœur de glace, éveille ta maigre empathie. Tu regrettais tellement qu'elle ait eut à connaitre ce drame. Souhaiterait lui subtiliser cette douleur lancinante devant la ronger afin d'en faire tienne. Personne ne méritait de connaître ce mal. Sauf toi peut-être, pensais-tu. Mais certainement pas Cassandre. Elle méritait tant. Tellement plus. Tellement mieux.

Désormais, c'était à toi de parler. A toi de te confier, de te révéler. Tu tires une nouvelle barre, cherchant vainement ce courage que tu n'avais pas, à l'entente de cette réciproque. Allez. Elle s'était confié, tu pouvais en faire de même. Tu devais en faire de même. Par respect pour elle. « J'avais sept ans.» Te surprends tu à avouer, sans même avoir ordonner à tes lèvres d'échapper ces souvenirs cruels. Fumée s'échappant de tes lippes suite à ce démon sortit de l'ombre. « C'était ma mère.» Second aveux, seconde surprise. D'où émanais tucette soudaine force d'avouer cette douloureuse perte ? D'où te venais cette initiative de laisser celle à tes côtés entrevoir l'une de tes plus grandes failles, l'une de tes plus grandes blessures ? Tu ne savais pas, pourtant, instantanément, tu te figes. Tu en avais trop dis. Et tu ne t'attendais même pas que la vipère te réponde quoique ce soit, te confie un autre détail. Tu ne voulais pas lui forcer la main, et certainement pas raviver ce doux feu qui vous consumaient toutes deux. Le feu de la perte, le feu du deuil.

Quelque chose était différent ce soir, et quelque chose changerait à jamais votre relation, si simple jusque là. Il était désormais trop tard pour faire marche arrière, par ces quelques mots avoués dans l'obscurité de la nuit, votre lien vous unissant ne sera plus le même.



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Cassandre R. Applebaum


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MessageSujet: Re: I've seen it on your face ... - Willow I've seen it on your face ... - Willow EmptyMer 3 Oct - 19:29

Qu’est-ce qui te prenait de partir sur une telle conversation ? Conversation qui allait te faire du mal, tu en étais certaine et pourtant une force te poussais à le faire. Pourquoi ? C’était si douloureux, coup de poignard dans ton coeur à ces pensées qui venaient te hanter chaque nuit depuis ce fameux accident. Tu avais encre mal à la tête, mal au coeur. Si seulement tu pouvais revenir en arrière pour changer ce moment. Pensée que tu ne pouvais t’empêcher d’avoir même si tu savais parfaitement que c’était tout bonnement impossible. Tu avais mal. Souffrance indéfinissable avec des mots. Souffrance qui ravageait tout sur son passage. Souffrance qui resterait ancrée au plus profond de toi pour l’éternité. Jamais tu ne pourras t’en passer, jamais tu ne pourras t’en séparer. Malédiction qui restera gravée dans tes veines jusqu’à la fin. Douleurs plus intense alors que tu viens à penser à eux désormais. Des souvenirs qui ne pouvaient t’empêcher de te toucher, de t’émouvoir. Après tout c’était tes parents. Ils avaient été si important dans ta vie, restant toujours près de toi, te soutenant le plus possible. Tu avais encore en tête ses images d’une famille unie qui rigolait ensemble, qui pleurait ensemble, qui partageait tout. Tes parents étaient aussi proche de ton frère qu’ils l’étaient de toi. Et ton frère et toi étaient si proche l’un de l’autre. Mais tout ne pouvait pas toujours être rose, si facile, si simple. La vie n’était qu’une course remplis d’embuche qu’il fallait surmonter et toi c’était la perte de tes parents. D’une famille brisée. Et quelque chose en toi te disait que Willow était pareil. Elle suivait la même voix que toi, deux chemins côte à côte qui suivaient la même trajectoire.

« Je suis désolée.» Petit soupire que tu pousses, avec un léger sourire sur les lèvres. En rien pour se moquer. Loin de la cette idée même, après tout qu’est-ce qu’elle pouvait dire d’autre ? Seuls politesses qu’elle pouvait t’adresser. Politesse que tu avais que très peu entendue jusqu’ici, que tu avais évité parce que c’était trop dure de l’entendre. Tu avais fuit tout le monde après la mort de tes parents, parce qu’être en contacte avec d’autres personnes qu’ils connaissaient ne faisaient que remonter des souvenirs, ne faisait que concrétiser les choses. « Merci. » Merci d’être présente, de comprendre, de vivre la même chose ? Etait-ce cruelle ? Oui et non. Tu n’aurais pas voulu que la serdaigle vienne à vivre une expérience aussi traumatisante mais une autre partie de toi te disait qu’enfin tu rencontrait une personne qui pouvait te comprendre parfaitement, qui ressentait la même chose que toi. Cette même douleur au fond de ton être qui ne faisait que te briser un peu plus chaque jour. Qui te faisait saigner le coeur, enfonçant ce couteau un peu plus profond.

Douze ans que tu avais. Moment fébrile ou tu commences à rentrer dans l’adolescence, où tu as tellement besoin d’un soutien parentale, d’un père qui te reprend. D’une mère qui t’explique tous les changements de ce corps qui évolue. Phase où tu pouvais te poser tellement de question. Tu n’avais rien eu de tout cela, devant te débrouiller toutes seules comme tu le pouvais. Et Willow n’avait que sept ans. Âge ou tu apprenais encore la vie, ou tu apprenais à chuter pour mieux te relever, ou tu t’aventurais pour découvrir le monde. Et d’une certaine manière tu l’enviais. Elle était si jeune. Âge où l’on fait le tri dans nos souvenirs, où l’on oublie certains détails, où tout est encore flou. Tu avais encore cette vision, comme un film qui passait devant tes yeux, tes parents passant par dessus la barrière et plus rien. Tu manques de retenir un sanglot. Comment faire pour ne pas craquer ? Cela fait des années que tu essayes de résister. Et tu résisteras encore. Tu étais forte. Du moins c’est ce que tu faisais croire à tout le monde. Et tu finis par tourner tes pupilles sur Willow à côté, l’observant quelques instant à cette annonce si spontanée. Sa mère. Une perte difficile que de perdre un parent. Lien des plus important pour un enfant ou pour toute autre personne. Elle avait perdu sa mère comme toi. Un deuil bien trop grand qui hantait encore vos journées et vos nuits. Deuil qui ne partira jamais. Poids sur vos épaules qui ne disparaîtra jamais. « J’ai perdu ma mère et également et mon père. » Tu ne sais pas si tu as envie d’en dire plus. De continuer dans cette histoire qui était si difficile à raconter et à penser. Ta gorge se nous, les larmes manquent de monter. Tu as cette sensation étrange dans le corps, celle qu’on a avant de se mettre à pleurer. Tu fixes droit devant toi. « Je les ai perdu en même temps. » Douleur infinie. Coeur qui se brise. Coeur qui saigne. « Et tout est de ma faute. » Jamais tu n’avais avoué cela à quelqu’un, même pas à ton frère. Il s’en doutait très certainement que tu pensais que tout était de sa faute mais jamais tu ne l’avais dit de vif voix. Tu avais gardé cela pour toi. Jusqu’à maintenant. Tu ne pouvais plus revenir en arrière. Larme qui coule le long de ta joue, gorge nouée. Sujet délicat dans lequel vous vous emmêliez toutes les deux, dans lequel vous vous débattiez pour essayer d’en sortir vivante, sachant qu’une partie de vous s’envolera à la fin.




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MessageSujet: Re: I've seen it on your face ... - Willow I've seen it on your face ... - Willow EmptyMer 3 Oct - 20:39


I've seen it on your face ...
Confidences nocturnes qui resteraient à jamais le seul secret de la nuit obscur à sa parure étoilée. Tu parles Willow. Tu parles de trop même. Tu te révèles. Abdique cette indifférence te définissant. Fait miroiter l’existence de la jeune-femme détruire que tu étais. Oh tu ne joues pas dans le mélo-drame, t'as vie était suffisamment dramatique pour cela. Tu étais seulement honnête avec toi-même. Ce soir plus que jamais. Car en avouant cette perte, cette mort, c'était la concrétisé. La rendre réelle, définitivement, irrémédiablement. Jamais encore tu ne t'étais confié. Jamais encore tu n'avais avoué l'existence de ce deuil qu'aujourd'hui encore tu ne parvenais à faire. Seule ta sœur, ta moitié, ton tout, détenait la clé de ce secret que vous partagiez depuis onze ans désormais.

Onze ans... Que c'était long. Que leurs absences s'étaient faites ressentir, durant ces années où tu aurais tant eu besoin d'eux. Pourtant, cela te paraissait être encore si récent, la plaie béante ornant ton cœur étant encore ouverte, t'écorchant à vif. Tu aurais encore put décrire ces scènes avec une précision déconcertante. Tu aurais pu retranscrire avec effroi le visage livide de ta mère, dessiner son regard vitreux, absent, imité les bruits stridents de ces machines qui la maintenait en vie. Tu aurais pu. Comme tu aurais été capable de dépeindre cette sinistre soirée, la froid mordant ta peau juvénile, tandis que tu relevais avec effroi la présence de ces policiers sur la pas de votre porte. Tu aurais encore été capable de poser des mots sur la douleur t'ayant lanciner, sous l'émotion t'ayant secoué. Tu aurais encore pu faire un croquis du visage de ces oiseaux de mauvaises augures, âme innocente détenant la clé pour t'achever, te saigner. Tu aurais pu. Et c'est bien ce qui te tuais, ces souvenirs si concis, si précis. Scènes défilant devant tes yeux incessamment, impuissante.

Cette discussion prenait une tournure bien trop personnel, bien trop solennel. Tu étais beaucoup trop faible en cet instant, et pourtant, tu n'étais qu'au début de tes peines. Ton cœur s'emballait, ta maigre carcasse frissonnait, tes yeux vrillaient. Mise à mal par ces sentiments t’assaillant. Pourtant, tu tiens bon. Par honneur pour tes parents qui devaient te regarder de là haut, par honneur pour Cassandre qui devait souffrir tout autant que toi en cet instant, plus encore qu'à la normal. Cet échange n'ayant de cesse de confirmer tes craintes. Elle était toi, comme tu étais elle. Prise de conscience déstabilisante. Tu aurais tellement voulu lui éviter ça, lui éviter de ressembler à la misérable énergumène que tu étais devenue. Heureusement pour elle, elle n'effleurait encore que le stade de noirceur au sein duquel tu te trouvais. Elle pouvait encore être sauvé, être épargné par cette vie de misère. Peut-être que tu ne serais pas celle pouvant la sauver de ces ténèbres, mais tu pouvais essayer. Essayer d'être cette main tendue la sortant de l’abime. Tu pouvais, mais plus encore, tu devais.

Merci. Seul mot qui perce ce silence d'or et d'argent. Seul mort qui signifiait pourtant tant. Merci d'être là, merci de m'écouter. Merci de ne pas fuir face à cette noirceur, face à cette douleur. Tu savais ce que cela signifiait, car tu en aurais fais de même. Similitudes troublantes. Tu esquisses l'ombre d'un sourire, avec peine, avec force, que tu adresses à ta comparses d'infortunes. Témoignage muet de ta sympathie, de ta compassion. Car malgré ton cœur de glace, tu demeurais humaine Willow. Bien trop à ton goût même. Tu ressentais la douleur émanant des rares aveux de la vipère. Tu la devinais, tentait de t'empêcher d'en faire tienne. Cela n'aurait pas été utile. Ce n'était pas ce dont-elle avait besoin. Non, ce dont-elle avait besoin, c'était de toi. Aussi cassée sois-tu. Car tu étais aussi cassé qu'elle. Car tu comprenais ce qu'elle ressentait précisément en cet instant.

Enfin, elle t'avoue les pertes ayant ébranlé ton existence. T'interpelle, t'interloque. Elle avait tout perdu, elle aussi. Tu es désolée. Tu aimerais pouvoir changer les choses, mais c'est hors de ta portée. Alors tu la laisses parler. La laisse ce confier. Car c'était la seule chose capable de la soulager, aussi douloureux soit le prix à payer pour espérer alléger son âme. « J'ai également perdu mon père. Deux ans plus tard.» Avoues-tu à demi-voix. Seule confidence que tu peux te permettre, seule phrase qui tu sais, la réconfortera un tant sois peux. Car elle verrait qu'elle n'était pas seule. Que toi aussi, tu connaissais sur le bout des doigts le fléau l’assaillissent. Pourtant, ça te tue de l'avouer. Ça t'arrache un frisson imperceptible. Tes sentiments te dépassent, tes émotions t'envahissent. Tu ne contrôles plus rien. Ton cœur saigne, tes pensées étant les épées perforant ton âme. Tu as mal. Pourtant, tu tentes de dissimuler cet ouragan intérieur qui te dévaste. Tu devais être forte. Il ne pouvait en être autrement. Par fierté, par crainte de ce qui pourrait se produire si jamais tu lâchais prise, mais plus important encore : pour Cassandre. Car comment pourrais-tu faire une bonne oreille si jamais tu te laissais emporter par ce typhon sans fond.

Sous les dernières paroles que te confies ton amie, ton cœur s’oppresse. C'était ma faute. Quel horrible mensonge dont l'esprit se persuadait. Remords du survivant insurmontable pour le malheureux ayant été épargné par la faucheuse. Tu voudrais lui dire qu'elle se trompait. Que rien de tout ça, que rien de toutes ces morts n'était de son fait. Mais tu ne pouvais pas. Car tu ne savais pas ce qu'il s'était passé. Car tu savais qu'entendre cela ne la persuaderait pas du contraire : croyance bien trop ancrée en elle. Alors, à ta plus grande surprise, tu viens poser une main sur le bras de Cassandre. Seule marque de tendresse que tu t'autorises. Ton visage est livide, mais ta main, elle, est pleine de vie. Ton regard croise celui de la verte et argent. Masquant en un instant cette bataille qui faisait rage en ton sein, afin de poser sur elle un regard témoignant d'une infinie affection, d'une infinie tendresse, faiblesse que tu réalises un instant trop tard. L'erreur était commise. Aussi tôt, ta main retrouve cette drogue que tu inhales, tirant une large latte. « Aucune mort n'est jamais de notre faute.» Lui adressa-tu finalement, certaines de ce que tu avançais. Enfin, tu lui tends ce doux subterfuge qui t'offre une infime once de courage. Car du courage, elle aussi allait en avoir besoin. « Sauf si il s'avère que c'est toi qui les a tués.» Seule once d'humour que tu te permets, car que serais-tu sans cet humour de mauvais goût, en faisan pâlir plus d'un ? Une autre, probablement.

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MessageSujet: Re: I've seen it on your face ... - Willow I've seen it on your face ... - Willow EmptyDim 21 Oct - 18:30

Confidence pour confidence vous étiez toutes les deux entrain de libérer ce chagrin qui se trouvait en vous. Vous étiez entrain de briser ces cicatrices que vous aviez tenter de guérir depuis des années, cicatrices mal recousues. Deux attaches qui essayent de recouvrir une plait béante qui se trouve dans votre coeur. Deux âmes perdues, deux âmes esseulées qui se laissent aller une nuit près des étoiles. Vous étiez dans le même bateau, sur le même radeau, près à couler à n’importe quels moment, essayant de vous dépatouiller depuis des années afin de garder le tête  hors de l’eau. Tu te noies, Cassandre. Tu te noies plus que tu ne peux le faire, tombant de plus en plus dans une chute qui se veut infinie. Jamais tu ne verras le fond. Tu chutes encore et encore et la lumière au dessus de toi s’assombrie. La lumière réduit et tu cries au secours sans que personne t’entende, sans qu’un mot de puisse dépasser des lèvres. Tu as la gorge nouée, tu pleures Cassandre. Au plus profond de toi, tu pleures. Et tu ne t’es jamais arrêtée de pleurer. Tu as le coeur qui saigne et tu t’enfonces en. Lianes autour de tes chevilles qui te tirent toujours plus dans la profondeur, dans le néant, dans les abysses d’une douleurs sans nom, dans une douleur toujours plus grande. Tu te débats, du mieux possible et pourtant tu sens que tu te perds encore un peu. Tes démons viennent te hanter jour et nuit et pourtant tu essayes de faire de ton mieux. Tu essayes de nager à la surface, tu essayes de t’échapper de ce puit dans lequel tu t’es enfoncé toutes seules. Parce que ce n’est pas ce que tes parents auraient voulu pour toi parce que ce n’est pas ce que ton frère mérite. Lui aussi a perdu ses parents, il ne pourrait pas perdre sa soeur également. Il te la déjà dit. Lorsqu’il a découvert ses cicatrices sur tes bras et sur tes cuisses. Et tu faisais ses efforts seulement pour lui. Parce que au fond, il n’y avait que lui qui comptait à présent. Il était plus important que n’importe qui sur cette terre désormais, plus important que ta propre vie. Tu faisais ses efforts surhumain pour lui. Ton frère. Ta moitié. Ton sang. Ta seule famille.

Mais parfois c’était trop difficile. La douleur était trop grande. La souffrance trop présente. Et tu avais parfois envie de replonger. Te te laisser aller, de ne plus faire d’effort. Parce que c’était trop dure. Parce que c’était trop épuisant. Et peut-être parce que c’était plus facile. Plus facile de te laissant aller que d’essayer d’aller mieux. On t’avait dit que la guérison était un long chemin à parcourir, qu’il fallait se battre, pour en voir le bout, qu’il fallait continuer d’avancer malgré les obstacle. Tu avais du mal à y croire, tu avais du mal à te dire qu’un jour tu guériras. Non. Jamais tu ne le pourrais. La plaie était bien trop profonde, le couteau toujours à sa place près à s’enfoncer un peu plus à chaque fois que tu chuterais. Tu allais finir par ne plus pouvoir te relever. Restant au sol jusqu’à la fin. Ce soir était différent. C’était sans doute la première fois que tu parlais autant, première fois que tu en disais trop, que tu te laissais aller. Tes mots étaient plus rapide que tes pensées, plus rapide que tes volontés.

Vous étiez si différentes et en même temps si semblables. Deux êtres qui se perdent dans leur songe, dans leur souvenir, accompagnées de leurs démons et de ces étoiles qui brillent de milles feux au dessus de votre tête. Vous aviez perdu toutes les deux vos parents, vous retrouvant seules face à un monde qui vous est encore inconnue. Un monde si vaste, si merveilleux et en même temps si dangereux. Vous aviez été lâchées seules et c’était à vous de vous débrouiller toutes seules. De sortir de cette souffrance qui vous oppresse encore aujourd’hui. De se libérer de ce poids qu’était la perte d’un être chère. C’était à vous, seules, de vous défaire de ses chaînes qui vous empêches de vous épanouir. Mais est-ce que tu avais vraiment envie de le faire ? De sortir complètement de cette douleur immense qui résidait dans tout ton être ? Non. Parce que désormais c’était pratiquement tout ce que tu pouvais connaître. Tu avais appris à vivre avec cela et tu avais peur que si tu arrives à te sortir de là, tu n’aurais plus rien. Tu ne serais qu’une coquille vide dénuée de sens, dénuée d’intérêt. Cassandre, ô Cassandre … Dans quelle situation te retrouves-tu ? Prise entre deux eaux tu ne sais quel chemin choisir.

Ton regard se pose doucement sur la main de Willow qui se pause délicatement sur ton bras avant de le lever pour tomber dans ses yeux. Tu pouvais ressentir toute la tendresse dans son regard, toute la compréhension qu’elle ressentait. Vous étiez les même. Moment dégerment pour toutes les deux. Tu en oublies l’espace de quelques secondes tes douleurs infiniment profondes. Mais la lumière que tu avais pu apercevoir disparait de nouveau lorsque la bleu et bronze rompt se contacte qui vous vous étiez autorisées le temps d’une nuit. Soupir poussé alors qu’elle essaye de te persuader du contraire, tu viens prendre cette drogue si douce qu’elle te tend dans tes mains frêles avant d’en tirer un peu. Tu la sens entrée dans tes poumons, fermant les yeux. Qu’est-ce que cela pouvait faire du bien. Et tu recherches, longuement et doucement laissant tout cela agir. Tes pensées deviennent un peu plus flou et ça te fait du bien. « On peut dire cela. »  Douce parole qui n’était que la vérité alors que tu tires une nouvelle taffe pour te donner un peu plus de courage, observant cette fumée se dégagé de ta bouge pour s’envoler dans les airs et disparaître à la lueur de ces boules de gaz qui s’enflamment à des kilomètres de là. « La faucheuse s'est trompé de personne ce jour là. C’est moi qu’elle aurait du emporter. Non, eux. Ils m’ont sauvé la vie. » C’était toi qui aurait du passer par dessus bord, toi qui aurait du te noyer dans les profondeurs de l’océan. Mais la vie et la mort s’étaient mises d’accord : ce n’est pas toi qui perdrait la vie, ce n’était pas toi que la mort emporterait. Tes parents. Ils t’avaient sauvé la vie, en laissant la leur. Pacte scellé avec la faucheuse à l’instant même où ils étaient avancé sur le pont pour te récupérer. « J’aurais préféré qu’ils aient la vie sauve. J’aurais préféré me noyer dans l’océan que de me noyer dans la peine et la douleur. La mort aurait toujours été plus rapide. » Tu étais sans doute bien trop dur dans tes paroles, bien trop dur avec toi même. Et pourtant une partie de toi savait que Willow comprendrait le moindre mot, le moindre sous entendue. Seule la serdaigle ne pouvait te juger.

Pas ce soir.




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Willow Hohenheim


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MessageSujet: Re: I've seen it on your face ... - Willow I've seen it on your face ... - Willow EmptyVen 4 Jan - 23:48


I've seen it on your face ...
Guérison. Doux mot qui avait toujours résonné avec une étrange fausseté au creux de tes tympans, sourd. Sourd sous la douleur, sourd sous la peine. Tu devais guérir, t'avais-t-on dit un nombre de fois que tu ne saurais plus compter, et tu savais qu'un discours semblable avait été tenu inlassablement à Cassandre. Vous deviez guérir. Surmonter cette épreuve titanesque que la vie avait dressé sur vos chemins enfantins. L'abandon n'était possible, jamais l'on ne vous avait parlé de cette éventualité de baisser les armes, vous jurant qu'il n'y avait que les faibles qui fuyaient ainsi leurs responsabilités. Mais, que se passerait-il si vous décidiez d'être faibles ? Si vous baissiez les bras, face à cette douleur aveuglante, si vous rendiez les armes, face à ces pertes lancinantes. Vous ne seriez plus, purement, simplement. Il en serait fini de ces nuits emplis de tourments, de ces journées tortueuses. Tout serait fini. Tout.

Mais si tout se terminait pour vous, ce serait le début de la fin pour d'autre. Pour ta sœur, pour son frère. Il serait votre macabre relève, ces pauvres âmes devant se targuer de cette perte nouvelle, ajoutée à celle de vos parents. Ce serait à eux de braver ces ténèbres dévorants, de lutter contre cette obscurité salvatrice. Le combat ne serait plus votre, certes, mais à quel prix ? Aux prix du bonheur de cette dernière famille qu'il vous restait. Et pour cela, jamais tu ne pourrais t'y résoudre. A abandonner lâchement cette existence qui n'a de cesses que de mettre à l'épreuve ta force émietté. Car tu l'aimais ta si belle Eileen, malgré toute la peine que tu pouvais lui infliger. Jamais tu ne te pardonnerais, ni ne t'autoriserais à la targuer de ce fardeau qu'elle ne saurait affronter, qu'elle ne méritait guère de braver. Alors tu persistais en cette macabre existence, pour elle. Dernière rempart te séparant de ta si douce amie la faucheuse. Car sans elle, tu serais perdu, tu le savais. Sans elle, ce serait la fin de ton monde. Sans elle, tu n'existerais plus.

Ainsi, tu demeures attentive aux cruelles révélations qui te sont faites. A ces vérités qui t'ébranles, lancine ton cœur. Sensibilité renaissant de ses cendres. Par ces simples mots, par cette voix dénué de toutes émotions, tu perçois pourtant des sentiments enfouis depuis bien trop longtemps, une détresse à t'en crever le cœur. Car c'est la même qui t'ébranle, te détruit. Cette voix est également tienne, taisant les aveux douloureux d'un cœur au bord des lèvres. Tu avais toujours sut que Cassandre souffrait d'une de ces maladies qu'on ne guérissait guère, qu'on ne pouvait braver que rarement. Elle était malade de la vie, infection répandue par la mort ayant croisant son chemin trop tôt. Et à ton plus grand damne, tu ne savais guère comment soigner ce mal. Car le même gangrenée ton cœur, empoisonnait ton âme. Comment sauver quelqu'un lorsqu'on est bien incapable de se sauver soi-même ? C'était de ces choses impossibles, te semblait-il. Pourtant, tu te devais d'essayer. Pour Cassandre. Pour Eileen.

Enfin, la sentence tombe. La vipère s'enlise encore un peu plus en ces souvenirs douloureux, en ces aveux houleux. A ses mots, tu comprends qu'il s'en était joué de peux pour que la mort ne s'empare de son âme juvénile. Qu'il y avait eut ambiguïté lorsque la faucheuse lui était apparu. Qu'elle aussi aurait pu disparaître, et qu'elle l'aurait voulu, tu le devines avant même qu'elle ne te confirmes cette suspicion que tu aurais souhaité erroné. La vérité t'ébranle de plein fouet, met à mal tes sentiments déjà abîmés. La mort s'était trompé de personne. Doux mensonge recelant une vérité amer. Le désir, l'envie, que la faucheuse ait commis une faute. Pourtant, si tu avais bien appris une chose aux fils de ces années âcre, c'était bien que jamais cette sinistre antiquité ne commettait de méfaits dans les choix des âmes qu'elle emportait. Elle pouvait se montrer cruelle, tout au plus, en faisant douter le malheureux survivant à son passage, mais jamais se tromper. Certitude ancré par les années. Désir inavoué de trouver une raison de continuer à survivre après des drames.

Colère nouvelle, tu ne peux tolérer ce discours que te tiens la brune à tes côtés. Tu ne peux tolérer qu'elle s'imagine encore changer son macabre destin. Cela lui était chose impossible, tout comme cela était vrai pour toi. Et si il t'avais fallu du temps pour l'accepter, aujourd'hui, c'était de ces vérités qui te maintenait à flot. Sans que tes gestes ne soient contrôlés, tu te retrouves debout, tentant d'ancrer tes jambes en ce sol qui te parait bien irréel. Fléau qui pèse sur tes épaules, sentiments affolants qui menacent de te pousser à la chute d'un instant à l'autre. Pourtant, tu persistes, debout, face à Cassandre, dans une de ces forces que tu te sais obligé de détenir. « Alors tu vas vivre comme ça, hein ? » Paroles dénués d'émotions qui auraient sut te trahir, regard qui se fait pourtant accusateur, réprobateur.

« Tu tiens à ce que tes parents t'observes dans un tel état ? » Une amertume certaine emplie ta voix sans que tu ne le contrôles, pas plus que la rage faisant trembler tes poings qui se sont pourtant clos sous ce désir ardent de gifler la vipère. La gifler pour qu'elle se réveille, la gifler pour qu'elle réalise l'horreur de ses propos. Gifle que tu aurais toi-même méritée. « Tu ne peux changer le passé, Cassandre. Tu le sais aussi bien que moi.» Douceur sous-jacente naissante, regret qui se devine en un regard. Espérer que sa vie ce soit interrompu à la place de celle de ses géniteurs ne la mènerait nul part d'autre qu'au tréfonds de cette obscurité qui finirait par avoir raison d'elle. Tu le savais bien, pour toi-même en faire les frais. « Ils doivent avoir honte, de voir leur fille ainsi.» Et les miens aussi. Cruauté que tu mesures à peine, désir de faire réagir celle que tu désirais sauvé balayant toute trace de considération, de réflexion.

Genoux à terre, mouvement que tu feints de contrôler afin de ne trahir ces émotions qui avaient raison de toi, te forçant à ployer l'échine. Dans une force mesurée, tu te saisis du bras de la verte et argent, dévoilant sans le moindre remords ces cicatrices témoins de bien des souffrances. « Ces cicatrices, ce sont les vestiges du combat que tu mènes quotidiennement.» Tu les désignes, sans pudeur, sans horreur, bien consciente de leurs origines. Seul désir de les effacer triomphant. « Et ton combat, il n'est pas terminé.» Ajoutes-tu, tandis que ta poigne se défaisait du bras de la française. Regard que tu soutiens, au sein duquel tu t’égares, quelques instants, bien consciente de ce mal qui harasse ton interlocutrice. « La mort c'est peut-être trompée dans son choix, mais tu dois te battre. Pour tes parents, pour ton frère. Pour ne pas laisser la faucheuse gagner, en t’accueillant prématurément en son sein.» Tu parles un peu trop, Willow, espère que tes mots seront compris de la vipère, tentes de conserver une certaine logique dans tes propos, bien que tout cela te paraisse flou tandis que ces vérités emplis de reproches franchissent tes lèvres. « Crois-tu vraiment que ce soit la vie que tes parents souhaitaient pour toi, Cassandre ?» Tirade tourné autour de ses géniteurs, car ils étaient le départ de son malheur, la source de sa douleur, l'origine de sa torpeur.

Qu'elle te pardonne tes mots durs, tu ne te permettais de prendre le risque de la voir disparaître, à son tour, de la laisser s'enfoncer en ces ténèbres réconfortants alors qu'il y avait encore de l'espoir pour elle.



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MessageSujet: Re: I've seen it on your face ... - Willow I've seen it on your face ... - Willow EmptyDim 10 Fév - 10:01

Douce toxine qui pénètre dans dans tes poumons et qui s’infiltre dans ton corps pour embrumer un peu plus ton cerveau. L’espace de quelque seconde tu te sens bien, tu sens comme partir, dans un autre monde, dans un autre univers et tu en oublies tout le reste. Tu oublies la peine et la douleur qui te lacère le coeur depuis bien des années maintenant et encore plus ce soir, à repenser à ces évènements en la présence de Willow. Fatal révélation que tu lui fais alors que tu étais persuadée que la faucheuse s'était trompée de personne ce jour. Celui où tu avais perdu tes parents, Cassandre. Celui où ta vie avait changé du tout au tout. Ce jour où plus rien n’avait été pareil dans ton univers. Perte qui t’avais laissé un trou béant dans ton coeur dans ton âme sans que tu puisses le combler de nouveau. Ce déchirement que tu ne pouvais recoudre. On t’avait dit qu’avec le temps tout irait mieux, que tu allais guérir. Que tu oublierais et que ta vie continuerait doucement. Mensonge des plus éhonté alors qu’après quatre ans la douleur était toujours en ton sein, que la peine pouvait se lire dans tes yeux et que la souffrance pouvait se voir sur tes bras. Tu n’avais pas guérir et tu étais loin de l’être alors que tu tenais peine la tête en dehors de l’eau prête à te noyer tandis que tes forces te quittaient de jour en jour. Tu commençais à en avoir marre de lutter de toute tes forces. Tu commençais à t’énerver de voir que malgré tous mes efforts possibles la douleur était bien plus intense de jour en jour, te disant qu’à chaque pas que tu faisais, qu’à chaque étape que tu franchissais, ils n’étaient pas là. Juste derrière toi. Ils n’étaient pas là pour te rattraper si tu continuais de chuter. Non, tu tombais lourdement sur le sol glacial et il fallait que tu te relèves toute seule. Une nouvelle fois. Et tu savais que bientôt tu n’aurais plus assez de force pour continuer à te relever toute seule, que tu resterais bloquée sur le sol à attendre que la faucheuse passe te chercher pour t'emmener dans un monde où tu ne ressentirais ni la peur, ni la souffrance, ni la douleur. Monde où toutes sensations te seraient méconnues.

Tes paroles sont dures. Tes paroles sont froides et pourtant ce n’est que la retranscription des pensées que tu pouvais avoir tous les jours dans chaque mouvement que tu entretenais, dans chaque respiration que tu prenais. Tu sens la serdaigle s’énerver à côté de toi et pourtant tu restes face au céleste paysage que tu as devant les yeux. Les étoiles brillantes dans le ciel qui essaye d’illuminer la terre si sombre lorsque le soleil décide de tirer sa révérence. Tu reprends une simple bouchée de cette herbe qui te semble si douce ce soir, si salvatrice. Tu inspires longuement. Ton cerveau s’embrume un peu plus et pourtant tu restes toujours encrée à la réalité qui t’entoure. Willow qui semble déconcertée par les paroles que tu avais pu entretenir quelques secondes plutôt. Tu ne réponds même pas à sa question et tu recraches la fumée dans les airs simplement, les yeux encrés dans ce paysage nocturne. La voix de ton aînée se fait accusateur, réprobateur et pourtant tu ne scilles pas d’un seul cil. Tu restes là assise au bord de cette tour d’astronomie dans lequel tu avais pu te perdre des centaines et des centaines de fois depuis ton arriver à Poudlard. Endroit le plus haut du château à ce qu’on t’avait dit et pourtant il n’y avait que de simple barrière qui protégeait les élèves d’une chute qui leur serait fatal. Il serait si simple de tomber d’ici, de passer au dessus des barrières comme tes parents étaient passés au dessus de celle du bateau pour se noyer dans l’océan.

« Je ne crois pas en ce genre de chose. A un monde après le notre du quel on peut nous observer. » Tu ne voulais pas y croire. Tu ne pouvais y croire. Il n’existait aucun monde après la vie sur la terre dans lequel l’âme se libérerait du corps charnel pour prendre son envole vers le ciel et y vivre en paix. Tu étais de ceux qui croyait que la vie s’arrêtait net après la mort qu’il n’y avait pas de secondes vies, de réincarnation. Qu’il n’y avait pas d’enfer ou de paradis. Non la vie elle était sur terre. Sur cette terre qui était vôtre et point. Tes iris se encrent dans ceux de Willow toujours débout, au dessus de toi et tu peux y apercevoir des flammes danser dans ses yeux. Colère naissante dont tu étais l’investigatrice par des paroles prononcées qui lui semblaient bien trop dur à entendre et pourtant qui n’était que la simple vérité. Phrase sortie des tes pensées les plus sincères. Mais bien vite c’est elle qui provoque ton tourment intérieur, qui allume ses flammes et cette colère qui sommeillait en toi depuis des années maintenant. Tu ne peux pas la laisser dire de telle chose et c’est à ton tour de te relever pour lui faire face. « Je t’interdis de parler des mes parents. Je t’interdis de parler d’eux. » Tes points se serrent violemment à en faire blanchir tes phalanges, tes ongles qui s’enfoncent dans ta chair à t’en laisser des marques profondes. Tu pourrais presque sentir le sang commençer à couler. Après tout, ce n’était pas la douleur physique qui t’avait arrêté. Tes bras en étaient la preuve. Preuve que Willow avait découvert à son tour et tu ne savais comment. Sa mains qui agrippe ton bras et qui relève brutalement les manches que tu entreprennais à mettre pour cacher ces cicatrices douloureuses face à ce qu’elles représentaient. Ta chute libre dans le tourment de la vie.

Tu restes muette, Cassandre, face à ces accusations violentes et sans la moindre délicatesse. Tu restes muette. Comment ? Comment elle savait ? Comment elle avait appris ? Toi qui passait le plus claire de ton temps à les cacher aux yeux du public, à les faire disparaître le plus possibles pour que personne les remarques. Tu ne parles plus, la bouche béante face à la stupéfaction alors que tu ne fais que retirer violemment ton bras de l’emprise de la bleu et bronze, redescendant ta manche et croisant tes bras contre ta poitrine. Tu recules. De quelques pas mais tu recules. Ces cicatrices étaient la preuve de ta souffrance et c’était bien trop dur de pouvoir les regarder aujourd’hui. Les journées étaient difficiles parce qu’elle était toujours encrées dans tes pensées à chaque instant alors que tu faisais tout pour que personne ne puisse les apercevoir. Ta gorge se noue et ton regard se encre dans celui de Willow. « Comment … » Simple mot que tu arrives à prononcer sans même pouvoir terminer ta phrase. Ta tête qui bouge de gauche à droite, trois pas en arrière. « Ne crois tu pas que c’est ce que j’essaye de faire ? Tous les jours ? 1480 jours que j’essaye de survivre. » Survivre. Il était bien là le problème alors qu’il aurait fallut que tu vives tout simplement. Les sentiments te prennent de cours et tu essayes de les contenir en toi. La gorge qui se noue tu as envie d’exploser, de crier de toute tes forces à t’en casser la voix. Tu as envie de tout relâcher et l’envie est bien plus que présente mais tu restes la face à Willow à soutenir son regard alors que tes iris sont plus noir que jamais. Tes traits qui se tirent, ta mâchoire qui se serre de plus en plus comme tes poings et d’un seule coup c’est le coup de Grâce. Ton monde s’effondre brusquement aux paroles de la jeune femme. Ton palpitant s’accélère dans ta poitrine à l’en faire exploser. Willow vient d’amorcer la bombe, prête à exploser à tout instant. Tes ongles s’enfoncent de plus en plus dans la paume de ta main et la douleur que tu ressens te paraît si salvatrice face à la tempête qui faisait rage en ton sein. Le compte à rebours était déjà lancé.

3. 2. 1 ….

« MAIS ILS SONT MORTS PUTAIN. MES PARENTS SONT MORTS TU ENTENDS. » Tu cris. De toutes des forces, des celles qui te restent encore. Tu cris Cassandre et d’un seul coup tu viens frapper de ton poings le mur qui se trouve à côté de toi. Un seul coup et d’un seul coup c’est la réalité qui rattrapent tes vieux démons. Tu venais de le dire. Depuis la première fois en quatre ans, tu venais de le dire à voix haute. Tes yeux s’embrument brusquement et tu craques, la tête posée contre le mur que tu venais de frapper. Tu pleures Cassandre. Tu pleures encore et encore sans pouvoir t’arrêter. « Ils sont morts … » murmure dans la nuit noir. Ils sont morts. Ils sont parties de ce monde. Ils ne sont plus. Douleur qui te lacère le coeur violemment et tu as l’impression d’étouffer. De te noyer tout simplement. Tu as l’impression d’être passer par dessus le barrière à ton tour et te te noyer dans l’océan avec eux. Tes forces te manque et tu tombes au sol, te rattrapant au mur auquel tu t’appuies. Tu n’avais pas craqué depuis des années maintenant et voilà quand une fraction de seconde Willow avait réussis à te faire avouer l’inavouable. « Je … suis … tellement … désolée. » Oui tu l’étais, plus que tout. Tu étais dans un état pitoyable et pour une fois tu étais heureuse que se ne soit pas ton frère qui d’observer dans pouvoir rien faire. Tu étais heureuse que ce n’était pas lui qui voyait cette scène parce que tu savais qu’il ne pourrait pas supporter une autre chute de ta part.




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