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Intrigues & Event :

Intrigue N°3 :
Tournoi Inter-Maisons

Événement :
Match de quidditch Serdaigle/Serpentard
(25 janvier)
Janvier 1997:

7 janvier :
Rentrée et festin

10 au 18 janvier :
Tournoi Inter-Maisons




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Holy shit ☾ Ft.Remus

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Double Compte : Ambitious dreamer : Nausicãa Ponds& Lost princess : Ariange Hugo

Convictions : Enfant ayant grandis au milieu de diverses cultures, elle n'a que faire des origines de tout un chacun. Bien qu'elle ait certains préjugés sur les sangs-purs, se montrant médisante envers ceux prônant la supériorité du sang.

Associations & Clubs : Membre du Daily ainsi que du club de botanique

Matières en Option : DFCM; Potion; Botanique; Métamorphose; Sortilège + Arithmencie&Soins aux créatures magiques

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MessageSujet: Holy shit ☾ Ft.Remus Mar 2 Oct - 20:45


Holy shit
Le retour à Poudlard te semblais bien difficile cette année, plus que les fois précédentes, c'était une certitude. Pourquoi ? Tu ne savais pas trop. L'approche de ta graduation peut-être. Ce job que tu souhaitais tant trouver mais que tu ne parvenais toujours pas à décrocher. Cet appartement que tu voulais louer, pour Eileen et toi, mais dont le financement te manquais. Et peut-être que ce tournoi inter-maison te tourmentait un peu, aussi. Peu friande des nouvelles rencontres, de ces cohabitations et cohésions forcés. Tu étais plutôt maussade, ravalement de façades de tes sentiments. Heureusement la nuit est là, elle. Te réconforte et te berce en sa douce obscurité, te couvre de sa parure d'étoiles, protège tes secrets.

La soirée n'avait pas été simple Willow. Sujet douloureux abordé. La mort. Celle de tes parents. Celle de ceux de Cassandre. Tu t'étais ouverte cette nuit, de trop même, selon toi. Tu n'aimais pas ça. Dévoiler tes faiblesses, faire tomber ce masquer inexpressif afin de laisser entrevoir cet ouragan de sentiments faisant rage en ton sein. Tu détestais ça. Et ça se voyait. Tu le sentais. Tes pas étaient lourds, ton regard perdu. Tu pensais. A ton passé. Au présent. A l'avenir. Qu'allais-tu bien pouvoir devenir ? Une soigneuse, probablement. Mais plus que cela, qu'elle femme serais-tu ? Tu te le demandais, te questionnais, doutais. Serais-tu toujours aussi solitaire ? Passerais-tu ta vie seule ? C'était la seule vision que tu arrivais à avoir de cette dernière. Solitaire à jamais. Cela t'attristais autant que cela te plaisais. Tu saurais certaine de ne plus jamais connaître la perte d'un proche. Mais a quel prix ? Celui de ton bonheur, sans aucun doute. Mais étais-ce seulement de ces luxes qui t'étais encore permis ? Tu en doutais.

Corps pesant, esprit absent, tes pas t'avais finalement guidé à l'une de ces alcôves que tu chérissais tant, constamment déserte, pour la plupart. Ainsi tu avais échoué à l'une d'elle au troisième étage, refusant de dormir. Pas encore. Tes pensées étaient bien trop accablantes pour cela. Alors tu te calais contre l'une de ces fenêtres de pierres, casque sur les oreilles, livres entre les mains. Tu lis à la lueur du clair de lune. Et tu fumes. Consomme cette douce toxine qui t'appelais d'un de ces appels irrésistible en cette pâle soirée. Tu voulais cesser de penser, l'espace d'un instant. Oublier où tu étais, celle que tu étais, pour toujours peut-être.

Fond sonore brièvement existant, indiquant fugacement ta présence, cette pièce métallique de ton briquet qui glisse à plusieurs reprises sous ton pouce, la faible flamme de ce dernier réchauffant ton âme, l'espace d'un instant. La lumière te trahis aussi, mais tu n'y penses pas, t'imagines seule dans les couloirs à cette heure là, excepter peut-être un préfet ou deux terminant leurs rondes. Il te faut quelques secondes pour prendre conscience de ton erreur, quelques instants pour réaliser que malheureusement, tu n'étais pas seule. Présence relever grâce à l'ombre de cette dernière assombrissant les pages du livre que tu dévorais. Casque qui choit, latte que tu tires, ton visage s'oriente vers ce saugrenu osant te perturber en ce moment d'évasion salvateur. Bien décidé à envoyer valser ce dernier ailleurs.

« Holy shit.» Juron qui s'échappe de tes lèvres lorsque tu reconnais l'individu te faisant face. Le professeur Lupin. Évidemment il devait te surprendre, non seulement en dehors de ton dortoir une fois le couvre-feu dépassé, mais en plus de cela, entrain de consommer cette douce substance illicite. Respectueuse, tu ne te débarrasses pas la preuve de ton délit dans un espoir vain, te contentant d'éteindre ce brasier naissant, sans veine protestation. « Je supposes que vous allez me réprimander ainsi que me sanctionner.» Déclare-tu finalement, sans réel conviction, lasse.



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@Remus Lupin



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MessageSujet: Re: Holy shit ☾ Ft.Remus Sam 20 Oct - 12:46

Tu ne dormais pas, comme à ton habitude. Tu faisais donc une ronde, doté de ta baguette allumée d’un Lumos, et tu vérifiais si chaque étudiant était là où il devait être : dans son lit. Ou du moins, pas dans les couloirs de l’école. Tu aimais la sensation d’être dans Poudlard, de nuit, d’en avoir le droit comme tu le souhaitais. Tu avais tellement eu l’habitude de ne voir l’école que de jour, sauf les soirs de pleine lune où tu partais pour le Saule Cogneur – période difficile pour s’émerveiller… Il t’était arrivé aussi de sortir avec les Maraudeurs, mais là était le stress de se faire attraper…

Non, vraiment, sortir de ton bureau, pas de stress d’être réprimandé par Minerva – qui était désormais une collègue appréciée, cela aussi te faisait étrange, Remus… Admirer l’architecture faite d’ombres et de recoins qui semblaient receler de secrets… Tu te demandais combien de statues avaient dissimulé des élèves se soustrayant à la vue de ceux qui scrutaient les lieux de leurs yeux fatigués. Il fallait dire que vous vous fiiez surtout à vos oreilles, à entendre des pas, des chuchotements que l’écho de l’école pouvait révéler assez rapidement.

Tu marchas tranquillement, jusqu’à cet endroit du troisième étage où il y avait un tas de fenêtre, faisant voir les étoiles au loin. … Même à l’intérieur du château. Une rouge, qui bougeait en plus. Tu adaptas un peu mieux tes yeux, pour voir une élève, Willow Hohenheim. Hum. Tu t’approchas, sans dire un mot sur le moment, attendant de voir la réaction que l’élève allait avoir.

Cela se résuma en un juron de résignation, puis d’une phrase qui confirmait qu’elle savait pertinemment que ce qu’elle faisait n’était pas correct. « Bonne pioche, Hohenheim… » Tu eus un petit sourire désolé. Tu n’étais pas vraiment partisan des punitions, surtout que tu savais que sur certaines personnes, la répression n’était pas ce qui les arrêtait… D’ailleurs, tu explicitas cette pensée : « Et je suppose que vous accepterez la punition ainsi que la réprimande, pour ensuite recommencer dès que l’envie de fumer recommencera ? » Tu avais par contre une véritable passion pour la discussion post-bêtise. Tu avais toujours l’espoir qu’une parole glissée par-ci par-là aie un impact sur les décisions que prenaient ces adolescents, souvent guidées par leur esprit en colère, ou des souffrances enfouies.

Tu te souvenais notamment de James qui était ainsi, rebelle et farceur dans l’âme, certes, mais de Sirius, qui avait le rejet, le manque d’amour qui le menait à suivre James, à surenchérir même, et à toi, jeune Remus, qui faisait ces bêtises surtout dans un désir d’acceptation. Tu savais que c’était agréable sur le moment d’être accepté par ses pairs mais… Tu avais désormais un autre point de vue, celui du soin réel de la maladie, pas du soulagement d’un symptôme. Tout comme tu avais l’espoir de soulager la détresse d’Olivia Sargent, ou le désespoir ambiant d’Alekseï Venediktov… Tu avais l’espoir d’être un de ces professeurs qui s’intéressaient réellement aux élèves, à ce qui leur pesait, afin de les mener vers le haut.



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MessageSujet: Re: Holy shit ☾ Ft.Remus Sam 20 Oct - 16:06


Holy shit
Obscurité salvatrice, seul élément au sein duquel tu parvenais à te retrouver, t'apaiser. Tout particulièrement cette soirée houleuse, douloureuse. Sentiments déchainés, cœur déchiré. Le masque était tombé ce soir, sous le regard aveugle de l'astre lunaire, secret qui serait à jamais gardé par les étoiles seules. Tu avais cédé, ton âme saignait, plaies ouvertes exposé aux confidences de la nuit. Esprit désemparé, corps accaparé de vestiges de cette détresse qui t'avais étouffé ce soir. Phalanges encore rougit sous ces murs qui avaient embrassés ta colère, ta haine. Poignet te prenant d'une douleur que tu ignorais, fracture que tu démentais encore. Traits tirés, expression figé. T'étais plus que l'ombre de toi-même ce soir, tentant de remettre en ordre ces pensées que cette discussion avait chamboulé.

Tu tires sur ce joint que tu tiens, sans gêne, sans honte. Tu n'étais même pas discrète, peut-être qu'au fond, t'avais envie de te faire prendre. Que quelqu'un remarque ta détresse criante, qu'une âme ait pitié de ces blessures qui te tourmentaient. Tu te le demandais. Au fond, t'avais beaucoup trop de fierté pour te l'avouer. Que t'avais besoin d'aide. T'avais toujours fais la femme forte, insensible, inébranlable. Vérité mensongère dont-tu avais finis par te persuader, ne jugeant même plus la détresse au sein de laquelle tu te trouvais.

Le regard que t'adresses Lupin ainsi que son sourire désolée peine à t’ébranler, tu ne réalises même plus l'illégalité de tes actes, leurs gravités. Fumer, c'était une routine qui s'était installé depuis quelques années désormais. Peut-être un an, peut-être deux. Tu ne savais plus, tu ne comptais plus. Tu ne te rendais même plus compte combien ton esprit était devenue dépendant de cette drogue soulageant tes épaules de ces fardeaux que tu portais contre ta volonté, tel Atlas ployant sous le poids de la voute céleste. Tu voulais pas jouer les martyres, encore moins afficher cette détresse criante qui te rongeais. Alors tu jouais la carte de la résignation, acceptant ces sanctions qui allaient t'accabler. Après tout, ne les méritais-tu pas ?

« Je ne savais pas qu'on jouait aux sept familles.»
Remarque que tu tentes de ponctuer d'un humour qui te manques. Tu te redresses, porte ton regard sur ton professeur, caresse docilement cette main endoloris. Tu ne savais à quoi t'attendre de cette discussion qui ce dessinait, de ce dialogue qui s'installait. Oh bien sûr tu avais déjà entendu parler de la façon dont Lupin se sentait concerné par ses élèves, de ses tentatives d'en épauler certains. Mais que pouvais-tu en penser ? Rien. T'étais bien trop absente ce soir pour réfléchir à pareilles choses. « Ce serait vous mentir que de vous dires que je ne recommencerais pas...» T'es honnête, peut-être de trop même. Mais qu'est-ce que mentir t'apporterais ? De toute façon, t'étais trop fatiguée pour lutter, bien trop résigner à accepter ce qui t'attendais. « Vous voyez justes.» Tu hausses finalement les épaules dans une moues suintant la désinvolture, avouant la justesse de ses mots à ton professeur.


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MessageSujet: Re: Holy shit ☾ Ft.Remus Mar 23 Oct - 12:22

Il arrivait que vous discutiez, notamment aux réunions de rentrée, des situations de certains élèves qui nécessitaient une attention particulière. Il ne s’agissait pas de faire du favoritisme, simplement, il y avait des étudiants plus susceptibles de poser des problèmes, que ce soit à eux-mêmes, qu’aux autres. Hohenheim, elle en faisait partie. Au même titre que le jeune Alekseï Venediktov que tu avais eu en retenue avant les vacances, elle était désormais orpheline, et tu avais pu constater les dégâts que pouvaient faire sur certains enfants l’absence d’un parent, voire des deux. Tu étais triste pour eux, tu compatissais – surtout que tu étais toi-même la source de souffrance d’un enfant, en tant que père totalement absent, effacé, invisible. Même pas mort. Etait-ce pire, était-ce mieux ? Aucune idée.

Dans tous les cas, cette insolence – jouer aux sept familles… - couplée à de l’honnêteté, ça te faisait te demander quelle était la bonne marche à suivre. Malheureusement, tu ne pouvais pas laisser passer le fait qu’elle fume dans les couloirs en pleine nuit. De quoi aurais-tu l’air auprès du directeur après cela ? Tu pris donc le parti de le lui dire, d’une voix la plus posée possible : « Malheureusement, je me dois de vous mettre en retenu tout de même. Je vous enverrai une note volante dans la journée à venir, quand j’aurai décidé de ce que vous ferez pendant une heure. » Tu ne savais pas encore si tu allais la prendre avec toi – si tu avais le temps en tout cas, avec le tournoi qui se préparait – ou si tu allais devoir déléguer à un collègue, voire Rusard. Tu n’aimais pas cela, mais il allait te falloir rester réaliste.

La deuxième étape allait être de récupérer ce joint – même si tu supposais qu’il en restait beaucoup dans les affaires de la jeune femme, une fouille allait certainement s’imposer. A ton tour d’être parfaitement honnête : « Ajouté à cela, je vais récupérer ceci… Voilà, merci. » Une fois que tu eus le joint en main, tu fis une pirouette des doigts pour le faire disparaître. Fini. Ah, la magie était bien pratique, si tu avais dû le mettre à la poubelle, elle l’aurait peut-être récupéré. « Et je pense que nous allons devoir fouiller votre dortoir pour vous retirer tout ce que vous avez. J’envoie une demande aux elfes de maison… »

Ca semblait être beaucoup, et ça t’embêtait de devoir réprimer autant la jeune femme, mais voilà… Tu pris un petit bout de parchemin et une plume que tu avais toujours sur toi, pour demander aux elfes de faire ce nettoyage de tout ce qui pouvait se fumer, dans le dortoir de la jeune femme, le temps qu’elle y retourne. Une fois le parchemin parti, tu restas face à Willow. « Je suis désolé de tout cela. Nous pouvons peut-être profiter du trajet jusqu’à votre salle commune pour parler de cette habitude ? » Encore une fois, te voilà avec ce syndrôme du superhéros, qui te faisait croire qu’en discutant, en mettant le doigt sur le problème, peut-être que cela révolutionnerait quelque chose en ton élève, peut-être même cesserait-elle de se faire du mal comme tu te l’étais fait toi-même, il n’y avait pas si longtemps que ça.



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MessageSujet: Re: Holy shit ☾ Ft.Remus Mar 23 Oct - 18:00


Holy shit
Une heure de retenue. Ah. Tu t'en doutais de celle-là, tu la voyais venir même. Tu haussas les épaules à cette déclaration, bénissant pourtant dans les tréfonds de ton âme l'honnêteté de ton professeur. Cela se faisait rare de vos jours. Pas de veines tentatives de te débattre, pas d’essais d'échapper à cette sanction que tu méritais. T'avais pas le cœur à ça. Tu ne l'avais jamais eu. T'avais jamais été une élève à problème, mais quand bien même t'arrivais-t-il de déraper et d'ainsi te faire sanctionner, tu avais toujours acceptée sans broncher. « Je comprends.» Tu comprenais cette sanction qu'il t'affligeait. Tu comprenais qu'il ne pouvait faire autrement, en tant que professeur. Tu comprenais. Tout du moins, c'est ce qu'il te semble, ce dont-tu te persuades. Car après tout, qu'aurait-il pu faire d'autre qui ne soit pas moralement répréhensible ? Rien. Strictement rien.

Le joint t'échappes des doigts. Tu retiens un juron, malgré le naturel de c geste vis-à-vis de la situation. Peut-être bien que t'aurais au moins aimé le terminer. Mais cette opportunité t'échappait, sans que tu n'ai ton mot à y dire. T'étais frustré. Ça te coutais chère tes conneries. Ça t'étais pas donné, que de te procurer ce doux subterfuge soulageant un instant ta douleur. D'autant plus à la vu de l'argent mensuel que te déversais la famille de ton parrain. Tu passais presque tous tes galions dans cette connerie. Peut-être cela te ferait-il enfin ouvrir les yeux. Te faire réaliser que ce n'était pas une solution. T'en doutais, mais l'espoir faisait vivre, n'est-ce pas ?

Tu vrilles lorsque tu entends les dernières phrases que ton professeur te délivres. Bondit sur tes pieds, te dresses face à lui en un instant. Non. Il ne pouvait pas fouiller ton dortoir. Non. Il ne pouvait pas te priver de la rare intimité que tu possédais en ces lieux. Non. Il n'avait pas le droit d'ainsi s'introduire dans ce que tu avais de plus précieux, dans ce que tu possédais de plus privée. « Non ! Ne fouillez pas mes affaires. S'il vous plait.» Ta voix déraille, tes doigts se saisisse de cette note qui s'envolait à peine. T'étais bien audacieuse, un brin effrontée même, mais tu ne saurais tolérer pareille humiliation. « Mon dortoir ainsi que mes affaires sont la seule sorte d'intimité que je possèdes ici. Si vous respecter suffisamment cela... N'ordonner pas une fouille.» Tu te dresses contre l'encontre l'autorité de Lupin, et cela ne t'arraches ne parvient pourtant à t'arracher un frisson, un mouvement d'effroi. « Je vous donnerais moi-même tout ce que vous me demanderez. Mettez moi sous verita serum même, si cela peut vous convaincre de ma bonne foi.» Ton regard était suppliant, détruire à l'idée qu'on s'introduise de la sorte dans ce que tu possédais de plus chère. Dans ce qui en révélerait bien plus sur toi que de simples mots.

Les secondes défilent et tu tentes de retrouver ton calme. Tu demeures face à ton professeur quelques secondes, avant de finalement entamer le retour vers ton dortoir. Plus vite cette mascarade s’achèverait, mieux tu t'en porterais. Pourtant, il semble d'être humeur à bavasser Lupin. « De quoi vous excusez vous ? De faire votre travail ?» Désinvolture suintant de chacun de tes gestes. Parler de cette habitude, hein ? De quoi voulait-il parler ? Il n'y avait rien à dire à ce sujet, selon toi. T'étais une pauvre femme qui était suffisamment misérable pour avoir besoin de se droguer pour supporter ses valises de vies. De se détruire pour survivre. « Que voulez-vous que je vous dises ? Ce que vous venez de voir vous dit tout ce que vous avez besoin de savoir : je suis une droguée.» Nouveau haussement d'épaules, regard qui se porte sur les étoiles illuminant le ciel par millier.



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MessageSujet: Re: Holy shit ☾ Ft.Remus Mer 24 Oct - 11:47

Tu avais vu la résignation dans le regard de cette élève, en fait, tout puait la résignation et ça te faisait mal au cœur. Car tu étais pareil. Seulement, cette résignation s’en était allée, dès lors que la jeune femme s’était réveillée pour empêcher la note aux elfes de s’envoler pour de bon, et te supplier de ne pas ordonner de fouille. Au début, tu avais voulu être intransigeant, puis tu comprenais. Elle te promettait en échange de te donner tout ce qu’elle avait d’illicite, et quelque part, tu avais confiance. C’était peut-être un mal, d’avoir confiance en une élève, mais elle s’était montré honnête jusque là, acceptant la punition et sachant qu’elle n’était pas dans le bon. Alors… « Bon. Exceptionnellement, j’accepte. Mais la prochaine fois, Hohenheim… » Tu ne seras pas aussi sympa la prochaine fois. Il s’agissait du bien être d’une de tes élèves, et si tu devais te faire du mal à être sévère, alors tu le feras. Ou bien tu te demanderas l’aide de son directeur de maison. Mais tu le feras.

Alors, tu dirigeas la jeune femme vers la salle commune de serdaigle, afin de surveiller tout de même le moment où elle récupèrera ce qu’elle doit te donner. Et tu voulais aussi insonoriser son entrée, afin de ne pas réveiller ses camarades de dortoir, les pauvres. Enfin, tu entendis Willow te demander pourquoi tu t’excusais, si c’était de faire ton travail, et tu tins à répliquer : « Je suis surtout désolé d’avoir à punir une élève. J’aurais préféré que ça se passe mieux, je ne suis pas dans cette école pour réprimander, mais pour éduquer. Malheureusement, la répression est une phase d’éducation. » Mais tu n’allais pas lâcher l’affaire pour autant. D’ailleurs, tu n’eus pas à tergiverser longtemps, étant donné qu’elle le déclara d’elle-même : elle était droguée. Tu eus l’air surpris. « Hé bien, je ne pensais pas qu’il était aussi simple de faire reconnaître ce fait. » Tu pensais en ton for intérieur, le reconnaître était le premier pas vers la guérison. Ce genre de phrase sortie tout droit d’une de ces réunions d’aide moldues, que tu avais un peu fréquentées lorsque tu avais arrêté tout d’un coup.

Tu réfléchis un moment aux mots que tu allais dire, et tu te positionnas sur une question : « La question reste pourquoi vous vous droguez. Car vous semblez savoir que cela n’a rien de positif, donc quelque chose de plus grave demande à être résolu. » Tu avais l’impression que sa résignation allait probablement être le plus gros frein à son amélioration. Qu’elle était déjà totalement résignée à l’idée d’être droguée, de souffrir, de fumer pour moins souffrir. C’était d’une tristesse que tu ne pouvais pas accepter, pas une seule seconde, pas au su de ce que tu avais toi-même traversé.

Tu étais probablement intrusif, et tu sentais bien que son intimité, c’était une chose importante pour elle. Mais parfois, il fallait forcer l’ouverture pour parvenir à y rentrer une main salvatrice. Briser un peu la coquille.



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MessageSujet: Re: Holy shit ☾ Ft.Remus Ven 26 Oct - 20:25


Holy shit
Un soupire de soulagement franchit tes lèvres, tes muscles se détendent, tes épaules s'affaissent. Il ne ferait pas fouiller ton dortoir. Bénissant tous les saints ainsi que Merlin pour la clémence de ton professeur. Remerciement que tu ne formules pourtant pas, si ce n'est d'un bref geste de tête indiquant ta reconnaissance. T'étais pas très démonstrative Willow, encore moins face à un professeur qui, tu pensais, ne pouvais te comprendre. Égoïste façon de penser, persuader que nul âme ne pourrait jamais te comprendre, à l'exception faite d'Alek. Lui seul te comprenait, lui seul détenait le droit de te juger. Les autres... Tu ne pouvais les priver d'émettre un jugement sur ta personne, mais tu n'en avais que faire, ne les laissant jamais t'atteindre, car tu savais qu'ils ne connaissaient pas ce que tu vivais et avais vécu. Ils ne pouvaient comprendre les tenants et les aboutissants de ta douleur, ils ne pouvaient même pas effleurer l'idée de son étendue. Voici ce dont-tu t'étais persuadée depuis tant d'année, naïvement, égoïstement. Idée bien fausse que tu ne daignerais pourtant admettre.

La répression était une phase de l'éducation... Mouais. Tu avais tes doutes à ce sujet. Quoiqu'il en soit, tu ne te mêlais que trop peut de ces faits pour avoir un avis sur la chose. Tu n'avais jamais été pédagogue pour un sous, n'avais jamais tenté de comprendre un professeur ni même ses démarches, partant du principe que leurs autorités étaient de toute façon indiscutable. Cependant, tu admirais Lupin pour sa dernière énonciation. Il était là pour éduquer. C'était admirable, tu pensais. Demandais une dévotion certaine, mais t'interrogeais tout de même sur ce qui le poussait à une telle ambition, à une telle conviction. « Je suis consciente que ce que je fais n'est en rien autorisé, la répression, les sanctions vont donc de soient.» Nonchalance perpétuelle, honnêteté résiduelle. Tu savais, ça oui, pourtant cela ne t'empêchais en rien de continuer d'enfreindre ce règlement auquel tu étais censé te tenir. Tu savais, mais tu n'en faisais rien. Bien trop aveuglé par tes malheurs, bien trop bornée par ta souffrance pour ça. Tu t'étais toujours focalisée que sur ça, tes pertes et la douleur qu'elles engendraient, te battant seulement pour ne pas tomber plus bas. Tu ne persistais que pour te stabiliser dans ton malheur. Désir de s'en sortir absent. Et c'était sûrement ça qui te faisais défaut, ce manque de volonté.

« Se border d'illusion n'est pas utile. Je préfère être réaliste que de me rassurer dans des mensonges criants.» T'avais toujours été comme ça, d'un réalisme déconcertant, peut-être même un tantinet pessimiste parfois, mais tu n'avais jamais été optimiste, ni même du genre à te mentir. Tu pesais les conséquences de tes actes ainsi que leurs origines, bien que tu ne devinais qu'à demi l'enfer perpétuelle dans lequel ils te plongeaient. Salle commune atteinte, tu veilles à rester discrète, ne faire trop de bruit afin de ne pas réveiller tes camardes. Une humiliation supplémentaire, très peux pour toi. Gagnant rapidement ton dortoir, tu tires quelques tiroirs, ouvre ton armoire, te saisi d'un sac. Tant de lieux renfermant quelques grammes de cette substance illicite. Ça te fais mal au cœur de les confier à ton professeur de la sorte, mais tu préférais encore ça à une fouille de tes affaires. C'était cette pensée en tête que tu te résignais à sortir chaque sachet que tu possédais. Ils s'accumulent, au nombre de trois ou quatre peut-être. Venant finalement les déposer entre les mains de Lupin. « Tout est là.»

C'est qu'il semblait déterminé à te faire parler Willow, ton professeur. Désireux de poser le doigt sur l'origine de tes malheurs. Sur ce qui te poussait à agir de la sorte, sur ce qui t'amenais à te nuire à toi-même. « Je supposes que vous avez déjà eu mon dossier entre les mains. Tout ce qu'il y a à savoir sur moi est là-dedans.» Il y était consigné que t'étais orpheline. Sans parents. Recueillis par ton si généreux parrain. Seulement il n'y était pas consigné que tu avais vu ta mère mourir de tes yeux, il n'y était pas indiqué que cette famille qui étais désormais tienne te mettais à mal. Mais ça, t'étais bien trop pudique pour le dire. Peut-être qu'il fallait te confronter pour que tu t'ouvres. Peut-être qu'il ne fallait pas prendre de gants pour que tu daignes te montrer honnête. Peut-être. Au fond, tu n'en savais trop rien, désireuse de garder enfermer en ton sein tes tourments.



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MessageSujet: Re: Holy shit ☾ Ft.Remus Dim 11 Nov - 5:44

Est-ce que tu voulais insister ? Creuser ? Tu avais l’impression que cette attitude nonchalante était la preuve qu’elle s’en fichait totalement de ce que tu allais pouvoir dire, comme si elle ne te reconnaissait aucune légitimité. Tu voulais avoir cette légitimité, sûrement étais-tu l’une des personnes les plus à mêmes de la comprendre et de la guider vers un meilleur chemin, dans cette école. Mais comment le lui faire capter sans que tu ne sois forcé de lui dévoiler tes secrets ?

Car tes secrets, si tu pouvais les emporter dans la tombe, tu le ferais.

Tu l’observes en train de récupérer les sachets dans sa chambre, alors que tu avais insonorisé les lits de ses camarades, histoire qu’elles ne soient pas dérangées par ce remue-ménage. Ce n’était pas parce que l’un ne dormait pas et avait la malchance de devoir subir une confiscation que les autres se devaient d’être dans le même cas, être réveillées pour rien.

Elle te donne ensuite ce qui est illicite. Tu regardes ces bouts d’herbe séchée, pour ensuite la faire disparaître d’un tour de main, tout comme la cigarette plus tôt. Tu commençais à t’échauffer un petit peu, à te dire que ce n’était pas normal pour une jeune fille de se plonger dans des choses aussi chimériques, aussi éphémères, tu ne pouvais pas accepter l’injustice de la vie qui poussait à ces extrémités. Tu te demandas aussi comment on pouvait en venir à se dire « je vais mal, je vais me détruire afin d’être encore plus mal ». Toi-même avait vécu le même processus, tu savais et en même temps tu ne savais pas. Est-ce que c’était le propre de l’être vivant d’être idiot ? Etait-ce un signal d’alarme ? Mais si personne ne répondait à l’appel ? Que se passait-il ? Rien. Au final, on finissait par s’effacer, par ne plus exister.

Tu l’avais entendu, l’appel.

Tu avais tenté alors de la lancer sur la voie, de lui permettre de s’ouvrir, même si elle résistait. Pour l’entendre te répondre que tu avais eu son dossier entre les mains, que tout ce qu’il y avait à savoir était dedans. Tu soupiras, pour ensuite lui montrer d’un geste que tu la guidais vers la salle commune, retirant les silencio, afin de discuter sans enfants endormis autour d’elle. Et pendant que vous vous dirigiez vers la salle commune en soi, tu déclaras : « Tu n’es pas un dossier, ni juste de l’encre sur du parchemin. » Tu tenais à mettre ça au clair, que chaque élève n’était pas un dossier, pour toi, mais des humains que tu essayais de toucher comme on t’avait touché, toi. Tu n’arrivais pas à le faire avec tout le monde, car évidemment, les élèves étaient trop nombreux. Mais ceux qui avaient besoin de plus d’attention… Tu essayais. « Je ne veux pas remonter les mauvais souvenirs, car en effet, je connais le dossier. Mais je ne connais pas l’élève, et je ne pense pas qu’on puisse faire plus criant comme signal d’alarme. On ne peut pas être aussi résigné, et se droguer – car c’est de la drogue, quoi qu’on en dise – et être sorti indemne des épreuves de la vie. C’est de ça que je veux parler. Pas forcément trouver des solutions, même si ce serait bien, mais au moins permettre à quelqu’un de s’exprimer autrement qu’en lâchant des ronds de fumée. »



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MessageSujet: Re: Holy shit ☾ Ft.Remus Dim 11 Nov - 17:21


Holy shit
T'es bornée, Willow. Bornée dans ta douleur, suffisante dans ta souffrance. T'es persuadé que rien n'ira jamais mieux, que tout ce que tu peux faire, c'est tenter de l'accepter, de vivre avec. Avec ces bagages pesants, ces souvenirs accablants. T'avais mis du temps à l'accepter, des années à t'y résigner, que jamais ton existence ne serais plus qu'une succession d'instants de tourments, où il te serait seulement donner d'entrevoir quelques fois cette lumière vacillant qu'était le bonheur, sans jamais pouvoir l'atteindre. Et maintenant, on tentait de te faire dire le contraire ? De bouleverser ta vie du tout au tout, en te clamant que tu pouvais t'en sortir, que rien n'était jamais perdu ? T'avais du mal à y croire, et n'était même pas certaine de le vouloir. Comment te défaire de ces habitudes dévastatrice après des années à les avoirs vu comme salvatrice ?

Ton attention se reportait fugacement sur le professeur Lupin, t’interrogeant sur son étrange dévotion, sur sa bonté persistante. Qu'avait-il à y gagner, à se montrer si avenant, si bienveillant ? Cela t’interpellais tout autant que cela te rebutais. Tu n'en voulais pas de sa pitié, de cette main qui t'était tendu. Et pourtant il persiste, tente de briser cette nonchalance pesante. Cela te fascine, fais naître en ton esprit des questions qui demeurons sûrement à jamais sans réponse. Car ce n'était pas ton rôle, de l'interroger sur ces motivations profondes, quand bien même l'envie se faisait redondante.

Geste t'indiquant la marche à suivre, tu ne poses guère de question, t'orientant vers cette salle que tu ne connaissais que trop bien. Tu n'aurais pas la paix de si tôt Willow, et peut-être enfin te déciderais tu à profiter de cette aide qui t'étais offerte. Arrivée en cette pièce salvatrice, ton regard se porte sur une banquette avoisinante sur laquelle tu décides d'élire domicile. Autant prendre ses aises, quitte à ce que la discussion s'éternise.

Tu n'étais pas qu'un dossier, ni de l'encre sur un parchemin. Non, c'était vrai. T'étais juste un nombre de tourments indéfinissables pour quiconque tentant de te tirer de cette obscurité dévorante. Ton regard se posa au loin, sur ce feu crépitant, tandis que tu veillais à laisser une place à ton professeur si ce dernier désirait s'assoir lui aussi. ne sait-on jamais. Pas faire remonter les mauvais souvenirs, hein ? C'était de ces choses déjà faites, plusieurs heures auparavant, te poussant à caresser docilement ces doigts endoloris, rougis. T'étais déjà en plein cauchemar, en présence de tes démons les plus prenants. Tu tentes malgré tout de prêter attention aux mots qui te sont adressé, tente d'y trouver un sens, une existence.

« Je ne sais pas m'exprimer.»
Confia-tu finalement, vérité à l'absurdité déconcertante. Tu ne savais comment parler de ta personne, exprimer tes tourments, matérialiser tes maux. Car tu ne l'avais jamais fais, n'avait jamais été amené à le faire, enfermant soigneusement en ton cœur cette détresse criante. Tes mains se posent sur tes genoux, tandis que tes pensées s'emballent, regard égaré se posant sur ton professeur. Tu ne savais que lui dire. Comment formuler ce qu'il désirait entendre. Tu n'étais même pas certaine de le savoir. « Je ne sais pas que vous dires.» Devais-tu parler du décès de tes géniteurs ? De ta perte de repère soudaine ? De l'horreur quotidienne de vivre au sein de cette famille qui n'étais tienne ? Ou peut-être devrais-tu évoquer ce que cela avait provoquer en toi, les torrents que cela avait éveillés, les ouragans que cela avait déchainés.

« Que voulez-vous que je vous dises ?» Interrogation d'une sincérité surprenante. Tu avais besoin qu'on t'aiguille, qu'on te dise quoi dire, quelles réponses chercher en ton sein, quelles part de ton cœur écorcher à vif. Tu n'es pas certaine de le vouloir, ni même de ce que cela pourrais t'apporter, pourtant il y a cette douce voix inaudible qui te tentes, t'ordonnes de te saisir de cette opportunité. Un énième soupire s'échappe de tes lippes, demoiselle en proie aux doutes. « Pourquoi j'me drogue hein ? Car c'est l'un de mes moyens de m'échapper de cette réalité pesante.» Voix qui déraille, vérité clamé dans une rapidité déconcertante, tu avais murmurer ces mots, peu certaines de ta façon d'énoncer cette vérité douteuse.



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MessageSujet: Re: Holy shit ☾ Ft.Remus Sam 17 Nov - 14:00

Quand ton élève te dit qu’elle ne sait pas s’exprimer, tu tentes de la mettre à l’aise, de lui dire : « Prend ton temps, ne t’en fais pas, je ne suis pas pressé. » Tu la laissas ensuite se poser des questions, silencieux. Attendant qu’elle parvienne à quelque chose, ou jette l’éponge, tu ne savais pas encore. Tu suivis avec attention ses doutes, jusqu’à ce qu’elle te demande à toi, ce que tu voulais qu’elle dise. Alors, tu glissas une piste : « Peut-être commencer par pourquoi tu te drogues ? » C’était probablement légèrement frontal, mais ça eut le mérite de décoincer un peu Willow, qui déclara que c’était l’un des moyens qu’elle avait de s’échapper de la réalité.

Tu ne pouvais pas l’en blâmer. Après tout, parfois toi aussi tu voulais t’échapper, et s’il y avait des années que la drogue n’était plus dans les possibilités, il n’en restait pas moins que la tentation était là. Tu comprenais qu’elle prenne cette voie de la facilité. Mais pour autant, la facilité était destructrice. « Pourtant, le monde réel est toujours là, que tu le fuies ou non. » Tu avais la voix la plus douce possible, en disant cela. Ton but n’était pas de la braquer, ni de faire un rappel trop violent de la réalité.

« S’échapper n’est pas forcément la meilleure idée, tout au plus une solution temporaire… » Tu essayais d’y aller doucement, mais au moins de planter la graine de la réflexion autour de ce que tu voudrais améliorer chez ton élève. Tu voulais la mener vers le haut, en espérant réveiller chez elle une envie de s’en sortir. Tu ne pouvais pas tendre une main et espérer tirer si l’autre ne la prenait pas. Personne ne pouvait aider une personne qui se complaisait dans son malheur, qui s’y lovait, en zone de confort. Après tout, si on pouvait aujourd’hui t’aider, sur le papier, il n’en restait pas moins que ça serait difficile, car tes secrets, tes souffrances, étaient bien gardés. Serait-ce le cas pour Willow Hohenheim ? « Tu es encore jeune, tu as l’esprit qui grandit. Tu peux encore te sortir de tes mauvaises habitudes, tu peux encore prendre le temps de laver tes souffrances. Mais l’autodestruction n’est pas seulement une fuite, c’est aussi un gâchis. » Tu étais sincèrement triste qu’elle soit dans cet état

Tu soupiras, pour ensuite t’approcher de ton élève, posant ta main sur son épaule, en soutien. « Il faut affronter les événements, pour les dépasser. Je peux t’aider pour cela, et j’espère que tu le comprends. Je ne prétends pas avoir toutes les réponses, certaines devront venir de toi, mais apprendre à exprimer tes peines autrement que par l’autodestruction, ça t’aidera, j’en suis certain. » Avec ces mots, tu espérais lui faire comprendre qu’au moins elle n’était pas seule. Tu étais prêt à l’accueillir à n’importe quel moment, ta porte lui était ouverte aux moindres instants où elle flancherait, pour elle comme pour chacun de tes élèves en mal-être. Tu ne pensais pas sauver tout le monde, mais en sauver un, c’était déjà changer la face du monde.



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