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Intrigues & Event :

Intrigue N°3 :
Tournoi Inter-Maisons

Événement :
Match de quidditch Serdaigle/Serpentard
(25 janvier)
Janvier 1997:

7 janvier :
Rentrée et festin

10 au 18 janvier :
Tournoi Inter-Maisons




Années

❖ Nous manquons d'élèves pour les quatre premières années.

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Maisons

❖ Nous manquons de Serpentards et de Poufsouffles !
Venez repeupler les verts et les jaunes ! ;)

Merci de privilégier les Sangs mêlés ou Nés Moldus.
Les familles Sang-Pur inventées sont interdites.

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I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen

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Double Compte : Ambitious dreamer : Nausicãa Ponds& Lost princess : Ariange Hugo

Convictions : Enfant ayant grandis au milieu de diverses cultures, elle n'a que faire des origines de tout un chacun. Bien qu'elle ait certains préjugés sur les sangs-purs, se montrant médisante envers ceux prônant la supériorité du sang.

Associations & Clubs : Membre du Daily ainsi que du club de botanique

Matières en Option : DFCM; Potion; Botanique; Métamorphose; Sortilège + Arithmencie&Soins aux créatures magiques

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MessageSujet: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Dim 7 Oct - 20:40


I won't let you do whatever you want

La journée est terminée. Enfin. Tu allais pouvoir souffler un peu, avant de te plonger dans tes livres de cours, avant de noircir des parchemins. Pas que ça te rebute ou t'ennuies, loin de là même. Mais t'avais besoin d'un moment à toi. A toi seule. Sans que personne n'interfère. Sans que personne ne pestifère. Alors tu dévales les escaliers, casque les oreilles, musique envahissant tes tympans. T'ignores ceux autour de toi, comme toujours. Parce-que t'es comme ça, un monstre de solitude. T'aimes le silence qui t’enivre, l'absence qui te rend ivre. T'aimes pouvoir te perdre dans ton monde, oublier ce monde infecte qui tourne en rond. Inlassablement, constamment. Sans jamais rien t'apporter de plus que des foutus idées assassines. Envers les autres. Envers toi-même. Qu'est-ce que tu foutais encore là, tu te le demandais, parfois. Pourquoi t'étais pas auprès de tes parents hein ? Et c'était dans ces moments que tu te rappelais d'elle. De la lumière de tes jours et de tes nuits. De ton ange resplendissant au sein de ces ténèbres te dévorant. De cette âme salvatrice, sans qui tu ne serais plus rien. Ta sœur.

Et pourtant, qu'est-ce que tu la maltraitais, Eileen. Et pourtant, qu'est-ce que tu l'ignorais, ta sauveuse. La faisant souffrir pour ta seule survie. Tu t'en voulais, d'agir de la sorte. Ça te tuais, de l'avoir si près de toi, et pourtant si loin. Mais ça, tu ne pouvais que t'en prendre à toi-même. A toi et à ta foutu tête de turc. Parce-que t'avais eu peur, alors tu l'avais rejeté, comme un enfant se débarrassait d'un vieux jouet auquel il ne trouve plus d’intérêt. Pourtant elle était plus, tellement plus... Seulement tu ne savais pas comment réparer ce mal que tu avais engendré. Tu ne savais pas comment rebâtir cette relation que tu avais inhalé. Alors tu restais à distance. Parce-qu'au fond, tu savais pas si t'étais prête pour ça. A reprendre le risque. Le risque de la perdre, elle aussi. Car tu savais que tu serais définitivement perdue sans ta sœur. Tu ne serais plus que l'ombre de toi-même, en proie à une de ces folies dont-on ne guérit vraiment jamais.

Froid mordant ta peau basanée, tu t'aventures dans la cours, à la recherche d'un coin paisible. Tu voulais pas parler non. T'avais juste cette envie de t'isoler désolante. Alors tu marches. Tu marches sans prêter attention au monde qui t'entoure. Tu marches sans même voir si l'une des rares personnes auxquels tu tiens n'es pas là, à te faire un signe de la main pour t'indiquer de le rejoindre. Tu trace ta route, sans détour.

Pourtant, ton regard il s'arrête net sur ce visage qui t'étais horriblement familier. Eileen. Tu l'aurais ignoré, comme à ton habitude, si tu n'avais pas vu ce qu'elle tenait entre ses doigts fins. Une cigarette. Juron que tu retiens, colère que tu dissimules, tes pas te dirigent vers elle sans même que tu ne leurs en donne l'ordre. Tu pouvais pas la laisser se pourrir les poumons avec cette merde. Tu pouvais pas la laisser goûter à ce doux subterfuge qui pourrait très bien engendrer sa mort. Tu pouvais pas la laisser devenir comme toi. Tu ne voulais pas.

« Qu'est-ce que tu fabriques avec cette merde ? » Mots tranchants, tandis que tu lui arraches des mains ce truc mortel, l'écrasant sans plus de manière. T'étais loin d'être la mieux placé pour lui faire la moral à ce sujet, consommant toi-même cette substance qui pourrait finir par avoir raison de toi. Et pourtant, personne n'aurait put mieux la remettre à sa place que toi. Doux paradoxe de la vie. «T'as envie de te flinguer les poumons, de crever d'un cancer, c'est ça ? » Ta voix est sèche, coléreuse. Parce-qu'au fond, t'as peur de la perdre. Plus que quiconque. Bien trop peur. Bien plus que tu ne voudrais jamais l'admettre. Alors même si tu ne lui montrais pas combien tu pouvais tenir à elle, tu ne pouvais pas la laisser prendre le risque de jouer avec sa vie. Tu ne pouvais pas.






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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Jeu 11 Oct - 0:10

I won't let you do whatever you want
Willow & Eileen

« L'oubli n'est pas un évènement qui se provoque, c'est seulement avec le temps que les êtres s'estompent, sans s'effacer entièrement du reste. »


C’est dingue comme on peut vite venir dépendant d’un truc. Cela faisait une semaine environs que j’avais commencé à fumer. Par pur esprit de contradiction bien sûr. Je savais qu’elle n’aimerait pas ça, mais il fallait que je le fasse. Peut-être qu’elle me remarquerait enfin. Je ne pensais pas devenir dépendante de ce truc, j’avais de plus en plus envie de fumer. J’étais parfois intenable lors des cours, ou distraite, alors que ça ne m’arrivait pas si souvent que ça. En plus, qu’est-ce que ça me coutait cher. Je suis sûr que ce garçon est un voleur. Il allait falloir que je tente de faire baisser le prix. Soupirant, je regarde l’horloge tout en calculant mentalement combien de temps il restait avant la fin du cours. Mon pied tape dans un rythme que seul lui connaît, tentant d’évacuer le stress. J’aimais ce cours. Mais aujourd’hui, mon esprit était ailleurs. Heureusement, le professeur ne sembla rien remarquer, ce qui me laissait le loisir de regarder par la fenêtre. Un temps potable pour une journée comme celle-ci. J’allais pouvoir sortir dehors. Et faire mon devoir, puisque visiblement, nous en avions un à rendre pour la semaine prochaine. Génial. Levant les yeux au ciel, je prends mon sac et me dirige vers la sortie, râlant envers des élèves qui trainaient un peu trop. On dirait des oies qui caquettent.

Avant de sortir, j’étais remonté dans la tour des aigles. Oui, il fallait le vouloir. Je ne pris pas la peine de saluer une camarade, enfournant mon paquet illicite ainsi que l’appareil et ses écouteurs que l’on m’avait prêté. Donné. Je ne sais pas, il faudrait que je lui demande. Gardant mon sac sur l’épaule, je redévale les marches parfois deux par deux, manquant une fois de m’arrêter trop tard. Escalier de pacotille. Un des portraits rigole et je lui renvoie un regard menaçant.

« N’avez rien d’autre à faire ? »

Que je lui grogne. C’est vrai quoi. Si il avait envie de se moquer, il n’avait qu’à aller autre part. Sans attendre qu’il me réponde, je saute sur l’escalier à peine arrivé -il était temps- et continue ma descente. J’adorais ce château mais bordel qu’il était grand. Je bouscule même un serpentard et ne m’excuse pas quand il me menace. Je fais mine de ne pas l’entendre et je sors enfin. Il ne fait pas encore trop froid, mais le temps n’allait pas tarder à changer. Pas grave, j’avais mon écharpe et ma cape en plus d’un gilet en laine que je m’étais acheté quand marraine m’avait donné un peu d’argent. J’adorais ce gilet, beige clair, confortable, magnifique. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il allait avec mes yeux, mais presque. Enfin ça, on s’en fou.

Je me trouve un petit coin tranquille, m’asseyant à même le sol. Méthodiquement, je déballe mes affaires. D’abord la musique, important. Il faudrait que je demande pour en rajouter, je ne savais pas comment on faisait. Plongée dans une musique douce mais profonde, je sors un livre, mon parchemin et une plume. Autant m’avancer dans ce devoir. Je n’avais écouté qu’à moitié, mais j’étais persuadée que le devoir ne serait pas trop difficile. Ensuite, la cigarette.

Une fois allumée, j’alterne. Quelques phrases, une bouffée. Je me sentais un peu plus apaisée et j’avais l’impression de pouvoir enfin faire ce devoir correctement. Inspirée, j’écrivais sans discontinuer, la cigarette entre les doigts quand soudain on me vola ma cigarette. Dans un premier temps, je pensais que c’était un professeur qui m’avait choppé. Mais non. Quand mes yeux croisèrent le regard furibond de ma sœur, je ne savais pas si je devais afficher un sourire de victoire ou si je devais la remettre à sa place. Non mais de quoi elle se mêlait ? Je pouvais me mettre dans toutes les situations possibles, elle s’en fichait mais une cigarette … Je fronce les sourcils quand Willow écrase l’objet de sa colère sous son pied. Qu’est-ce que je fous avec ça ?

« Ben je fume, ça ne se voit pas ? »

Lui dis-je en haussant un sourcil, ne retirant même pas mes écouteurs pour l’écouter. Ne pas tout lui donner tout de suite. Ne pas crier victoire avant d’être sûre. C’est à peine si je la regarde. En soupirant, je pose ma plume avant de fouiller dans mon sac à la recherche d’une autre cigarette. Sa connerie allait me coûter cher. J’allais devoir me refaire de l’argent. Elle me demande si j’ai envie de me flinguer les poumons ou de mourir d’un cancer. Haussant les épaules, je remets une cigarette au bout de mes lèvres.

« On finit tous par mourir un jour, Willow. Qu’est-ce que ça change que ce soit avec ça ou non ? »

La fatalité me tuera un jour. Ou ma sœur. Elle n’allait certainement pas bien le prendre. Peut-être que, inconsciemment, j’avais envie de lui faire payer les années d’ignorance. Elle le méritait, n’est-ce pas ? On n’ignorait pas sa sœur comme ça, surtout quand c’est notre seule famille. J’ai envie d’en rajouter une couche mais je me retiens. Elle ne mérite pas que toute ma colère se déverse sur elle d’un seul coup. Mine de rien, je tenais à elle. Je ne voulais pas la blesser comme elle m’avait blessé.

Emi Burton



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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Jeu 18 Oct - 20:59


I won't let you do whatever you want
Tu savais pas comment aborder les choses, comment sauver cette relation que t'avais toi-même laisser se détériorer, que t'avais brisé et inhalé sous le feu du deuil, sous le brasier de ton égoïsme. Tu savais même pas si t'en avais envie. Si t'étais prête à prendre ce risque. Même si Eileen, elle valait tous les sacrifices du monde, même si elle méritait que tu prennes tous les risques rien que pour lui arracher un sourire. Rien que pour lui insuffler un peu de ce bonheur qu'elle méritait tant. Et pourtant, t'en fais rien. Tu te résignes dans ta connerie, agis à l'opposé de tes pensées, de tes envies. Car t'es un peu conne sur les bords, et foutrement maladroite. Même pas foutu de tenir un dialogue posée avec ta frangine. Même pas foutu d'être polie, de la saluer et de s'enquérir de son humeur, de ses états d'âmes. Tu foires tout, encore une fois, et pourtant, ça te gênes pas. Habitude dévastatrice qui finirait par avoir raison de toi. De vous.

T'avais malgré tout eu la décence de laisser ton casque choir sur tes épaules, la politesse de n'écouter que distraitement les notes qui s'échappaient encore de ce Saint-Grâal. Tu remarques qu'elle aussi, elle possède un appareil similaire. Qu'elle aussi, elle détient cet objet salvateur, ce bien qui te permets de t'échapper de ce monde, et tu supposes qu'elle en a la même utilité. Car vous n'étiez pas sœur en vain. Car vous vous ressembliez bien plus que tu ne pourrais l'imaginer. Elle était toi comme tu étais elle. Vérité que tu chérissais autant que tu la maudissais. Car tu savais bien que t'étais loin d'être un modèle, que t'étais tout, sauf un exemple à suivre. Car t'étais brisée, et tu t'assumais ainsi. Car t'étais solitaire à t'en tuer. Car t'étais désinvolte à en briser des patiences. Car t'étais dédaigneuse à raviver le brasier de la rage de tous. Car t'étais toi, tout simplement. Et que tu n'étais qu'une funambule désabusée jonglant constamment entre les limites vindicatives de la vie et de la mort.

Tu l'observes, détails chaque parcelle de sa peau, admire son attitude, dévore ce regard au sein duquel tes opalines s'égarent. Qu'est-ce qu'elle était belle ta sœur. Tu étais fière de celle qu'elle était devenue, tu aurais aimé le lui dire, mais cela aurait été aller à l'encontre de toutes pensées, de tous gestes. Alors tu tais ce compliment qui se meurt aux bords de tes lèvres. Elle avait grandit, encore, tu ne cesses de le constater. Elle s'était embellit, un peu plus chaque jour de ce que pouvais en observer. Tu te doutais que son esprit, lui aussi, n'avait de cesser de gagner en grandeur ainsi qu'en maturité. Tu devines les questions qui devaient accablé sont esprit, les interrogations sans réponses qui devait la tarauder. Car tu avais connu les mêmes. Et tu aurais voulu la soutenir dans cette épreuve qu'était l'adolescence. Tu aurais aimé la conseiller, lui apporter des pistes de réponses à ces questions assassines. Mais tu en es bien incapable. Ainsi tu conserves un masque d'indifférence, pour une fois brisée par cette colère qui te dévore de la voir se mettre en danger de la sorte.

Elle est insolente la petite, à ce répondant mordant qui aurait pu t'arracher un sourire fière, amusée, si la situation avait été différente. Tes bras se croisent sous ta poitrine, regard désinvolte, détaché que tu lui adresses. Elle voulait jouer ? Ce serait sans toi. Tu ne comptais pas lui donner la satisfaction de te voir entrer dans sa mascarade mesquine. T'avais trop de retenue pour ça, trop de jugeote à penser chacune de tes actions face à ta sœur. « Traite moi d'aveugle tant que tu y es.» Ta voix est froide, dépourvu de toutes émotions, de toutes marques d'affections. Armure de distance que tu tentes de préserver.

Puis elle sort une nouvelle cigarette de son sac, te nargue avec ce fléau qu'elle s'amuse à consommer sous tes yeux. Très bien, si elle prenait ainsi. Tu te rapproches, casse la maigre distance qui vous sépares. Te saisis de son sac d'un geste sec, ne prêtant guère à la discussion. Si elle ne comprenait pas tes mots, alors tu traduirais le fond de ta pensée par des actes plus démonstratif. Tu fouilles quelques secondes dans cet objet pourtant si personnel, sans la moindre gêne. Le repose pourtant avec douceur, par respect pour les affaires de ta sœur, lorsque tu tiens, triomphante, le paquet d'où venait ces délices interdits. « Puisque tu sembles pas vouloir comprendre, j'garde ça.»

Sa répartie manqua de t'arracher un sourire, pourtant, tu continues de porter ce masque d'indifférence, pourtant trahit par ta rage grandissante, persévérante. Elle voulait persister dans son jeu, soit. T'allais te montrer plus démonstrative, plus piquante. Oh oui, tu allais te montrer méchante Willow. Peut-être même plus que ce que tu ne pouvais penser. « Tu décides bien d'crever comme tu veux, mais tu viens à mourir ou à te retrouver à l'hôpital à cause de tes conneries, tu te retrouveras seule. Compte pas sur moi pour venir te voir ou même te pleurer.» T'es mauvaise, craches des mots qui sont diamétralement opposé au fond de ta pensée. Mais tu peux pas faire autrement, tu sais pas faire autrement. Alors elle avait devoir s'en contenter, ta pourtant si précieuse Eileen. « Quoique ça changera pas beaucoup de maintenant, puisque tu es déjà un fantôme à mes yeux.» Un fantôme de mon passé me hantant continuellement.





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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Mar 30 Oct - 22:40

I won't let you do whatever you want
Willow & Eileen

« L'oubli n'est pas un évènement qui se provoque, c'est seulement avec le temps que les êtres s'estompent, sans s'effacer entièrement du reste. »


Pourquoi fumer ? Alors que tu savais pertinemment que c'était dangereux. Alors que tu avais peur de tomber malade. C’était ta hantise mais tu savais ce que tu risquais. Un cancer, ou peut-être même cette voix rauque qui ne t'irais sûrement pas. Mais au fond, qu’est-ce que tu avais a perdre ? Rien. Tu n’avais plus de famille depuis longtemps. La seule sœur qui te restait t'avait elle aussi abandonné. Tu étais seule pour le meilleur et pour le pire. Surtout le pire en fait. Et comme tu n'avais rien à perdre, tu avais décidé de jouer avec ta vie. C’était un raisonnement stupide, Eileen, tu le savais mais tu ne pouvais pas t'en empêcher. Et si elle te voyait ? Et si enfin elle te remarquait ? Si enfin elle comprenait que tu n'en pouvais plus de cette solitude dans laquelle elle t'avait volontairement plongé. Il fallait que ça s'arrête et si possible qu'elle te revienne. Ce n’était pas toi qui l'avais abandonné. Toi tu avais essayé de prendre contact, dès que tu étais entrée à Poudlard. Tu avais même envoyé des lettres, c’était la moindre des choses. Mais pas de réponse. Jamais. Pas un seul regard. Jamais. Devrais-tu lui dire que tu en étais malade ? Au point même que parfois tu vomissais tout ce stress et cette peur dans les toilettes. Tu devrais savoir qu'elle t'aime mais tu aimerais surtout qu'elle te le prouve. Tu avais besoin de la retrouver et qu'elle te serre dans ses bras comme quand vous étiez plus petite. Involontairement et malgré ce que tu pouvais bien prétendre, tu avais besoin de son amour. Ta sœur, ta famille. Alors pourquoi tu avais décidé de la défier comme ça ?

Pourtant aujourd'hui, ce n’était pas dans tes plans de la défier directement. Tu t'étais isolée pour faire ton devoir, tu ne la cherchais même pas. Et avec cette musique douce dans tes oreilles, ces bouffées de cigarettes, c’était facile de se perdre. Facile d'oublier le temps, les problèmes et les gens. Tu te laissais emporter par la mélodie lancinante, par les notes de musique et par les instruments. Avec ça, ton devoir avançait tout seul même si tu n'étais pas vraiment persuadée que c'était ce qu’il fallait faire. Chaque fois tu te persuadais que tu écouterais mieux en classe et chaque fois c’était pareil. Tu publiais, désinvolte. Tu pensais à autres chose. Tu regardais par la fenêtre ou alors tu dessinais sur tes parchemins. Tout sauf écouter. Pourtant il te suffisait d'écouter pour retenir c’était facile. Mais tu voulais te foirer. Une partie de toi au moins ; l’autre était plus raisonnable.

Mais à présent, tu ne pouvais plus te concentrer sur ton devoir, ta musique ou encore ta cigarette. Willow était devant toi sans même que tu la cherche. Si il suffisait que tu t'écartes du château pour qu'elle te parle, alors tu allais le faire plus souvent. Dressée devant toi comme une furie, elle venait de te prendre ta cigarette que tu avais si durement gagné. C’était injuste. Pour une fois que tu ne voulais pas la voir elle était là. Et pourtant tu es partagée. Dois-tu la remballer, avec la peur de la voir s'éloigner encore un peu plus de toi ou dois-tu sauter sur l'occasion pour la connaître un peu mieux ? Et tu la regarde, les sourcils foncés, écraser ta cigarette sous son pied. Pourquoi faisait-elle ça ? Elle se fichait que tu ailles bien. Elle n'était pas la quand tu pleurais parce que tu avais peur, ou quand tu n'en pouvais plus de cette solitude. Elle n’était pas là pour t’expliquer les choses importantes de la vie. Ni pour te dire qu'il fallait écouter en cours. Elle n’était pas là quand tu avais vu ce garçon qui te plaisait bien, ni pour le voir se moquer de toi. Elle était là pour une vulgaire cigarette. Ça te donnait envie de bondir. Et pourtant tu te contiens autant qu'elle se contient, restant assise, la plume dans la main. Aveugle. La traiter d'aveugle ? Elle avait vu juste, ta sœur.

« Tu le fais très bien toute seule. Et tu es aveugle, oui. »

Depuis le temps que tu avais envie de lui dire ça. Aveugle pour t’ignorer aussi bien. Aveugle pour ne pas te voir alors que vous étiez à la même table ou dans la même pièce. Tu étais trop petite et insignifiante pour elle peut-être. Ça devait être ça. Vous ne jouez pas dans la même cour. Elle allait quitter Poudlard et te laisser encore une fois. Pour toujours. Tu ne pourras plus attendre la rentrée avec impatience. Tu ne remarques pas qu'elle s’approche de toi ou de ton sac. Tu comprends trop tard quand elle le tient dans ses mains alors que toi tu tends une main dans le vide pour tenter de rattraper ton précieux sac. Tu serres les dents en sachant bien ce qu'elle va chercher. Ta punition pour l'avoir défié. Tu ne vois qu'elle repose ton sac doucement parce que tu te redresses d'un bond en tentant d'arracher le précieux paquet de ses mains.

« Rends-moi ça ! Tu n'as qu'à t'en acheter toi-même. »

C’est cher en plus. Une nouvelle fois, ta main brasse le vide tandis qu'elle lève la sienne plus haut que toi. Elle est plus grande que toi Willow c’est facile. Mais tu ne t'attends pas aux mots qu'elle va te cracher à la figure. Une grande sœur ne devrait pas dire ce genre de chose. Ça fait mal, très mal même si tu le savais déjà. Tu partiras seule. Tu finiras seule. Tu crèveras seule sans possibilité de pleurer. C’est ça qu'elle avait dit. Alors tu te figes, plantant tes yeux dans les siens. Tu ne sais pas trop quoi y lire. C’est une étrangère ta sœur. Elle ne te comprend plus comme tu ne l'as comprend plus. Elle n’est plus ta famille. Tu es seule, Eileen. Mais ça tu le savais depuis longtemps. Pourtant, l'entendre le dire rendait les choses un peu plus réelles. Elle t'avait bien abandonnée. Tu avais raison depuis le début. Malgré la peur et la tristesse qui se dégageait de toi, tu ne bronche pas, réduisant encore la distance entre vous. Tu enlèves tes écouteurs, laissant tomber la douceur des notes de musique. Tu es un fantôme emmerdant pour elle, Eileen tu comprends ? Tu as envie de lui faire mal autant qu'elle t'a détruit ton espoir. Autant qu'elle t'a fait mal.

« J’ai toujours été seule. Quand je mourrais, ne t'inquiète pas, tu ne le sauras même pas. Ton dérangeant fantôme s'en ira comme il est venu. Sans bruit. »

Tu y avais pensé à mourir. Surtout parce que tu étais seule. Tu avais pensé à certains détails : comment la prévenir ou lui faire parvenir les quelques objets qui te sont chers. A présent tu n'étais plus certaine que ça en vaille la peine. Ton cœur bat tellement vite à la perspective d'être vraiment seule, sans l’espoir que pouvais te procurer inconsciemment ta grande sœur. Tu sais que tu vas regretter ton geste, Eileen. Comme tu sais qu'elle va t’en vouloir, ta sœur. Mais un peu plus ou un peu moins… ça ne change plus rien. Alors, tu arraches d'un coup sec le câble qui relie son casque a sa précieuse musique. Tu es furieuse et blessée. Tu l'aimes mais tu la déteste de ne pas t'aimer. C’est un combat intérieur qui se déroule en toi et pourtant tu ne recule pas, les prunelles remplies de colère.

« Au moins tu pourras me détester pour quelque chose cette fois. »

Lui lança-tu acerbe. Et sans qu'elle ne s'y attende, tu lui reprends ton paquet de cigarette des mains. Tu es tellement désolée.

Emi Burton



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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Jeu 8 Nov - 12:02


I won't let you do whatever you want
Tu étais désolée, tellement désolée. Désolée de lui avoir craché ses mots infâmes, de lui infliger cette souffrance qu'elle ne méritait guère. Tu te maudissais de te montrer ainsi cruelle, de ne savoir comment te comporter face à ta sœur qui devait aujourd'hui te considérer comme une paria. Tu ne voulais pas lui dire ça. Tu ne voulais pas lui infliger cette douleur que tu lisais dans ses si beaux yeux. Oh personne d'autres que toi n'aurais pu le voir. Tu doutais même que la principale concernée soit consciente d'ainsi afficher ce sentiment la rongeant tel le poison qu'il était. Mais tu la connaissais si bien, malgré ces années où tu avais tout tenté afin de la rayer de ta vie, que ses gestes, ses mots, le plus faible battement de ses longs cils noirs n'avaient plus aucun secret pour toi. Tu la connaissais sur le bout de doigts, comme une mère seule savait le faire. Car au fond, c'est ce que tu avais été suite au décès de votre génitrice, une figure maternelle de substitution. Sûrement que vos parents devaient se retourner dans leurs tombes, à voir leurs si précieuses filles se déchirer de la sorte.

Tes mots t'ont brûlés les lèvres, donnant naissance à ce brasier de culpabilité en ton cœur. Tu aimerais lui dire que tu l'aimes, que tu n'a jamais cessé de penser à elle. Tu aimerais la prendre dans tes bras, lui assurer que désormais tout irait bien. Tu aimerais. Sombre désir lumineux qui se fait dévorer en ton sein par cette crainte grandissante de la perdre à jamais. Allait-elle définitivement se détourner de toi ? Allait-elle réussir là où tu avais échoué ? Allait-elle parvenir à t'expulser de son existence sans te laisser la possibilité d'y revenir ? Cette éventualité te tétanisait, te paralysait. Non, il ne pouvait en être ainsi. Non, cela ne pouvait se concrétiser. Non non non. Tu refusais d'y croire, d'y songer. A cette possibilité meurtrière.

Tu la regardes distraitement tenté de se saisir de son paquet que tu lui avais subtilisé, trouvant enfin une utilité à ta taille supérieur à la sienne. En d'autres circonstances, cela aurait peut-être pu t'amuser, mais dans le cas présent, tu avais simplement l'impression que ces centimètres vous séparant creusait le fossé de la distance intangible vous séparant. Tu aurais pus lui rendre son bien sans plus de discussion, mais ainsi la priver de ce doux poison, c'était ta façon de lui démontrer que tu te souciais de son état, malgré ces années d'ignorances. Geste emplie d'une maladresse maudite.

« Si je suis aveugle, tu es sourde.» Sourde à l'appel de mon cœur, sourde à cet amour qui hurle en moi ton nom.

Elle n'entendait pas cette écho dissident qui ponctuait chacun de tes mots, elle ne t'entendait pas hurler muettement ton nom. Elle n'entendait pas. Et comment aurais-tu pu lui en vouloir de ne parvenir à comprendre ta mécanique si douteuse, si désastreuse. Tu aurais aimé pouvoir lui expliquer ta façon d'être, ta façon de faire. Qu'elle saisisse enfin les tenants et les aboutissants de ces signaux de détresses dont-tu tentais de lui faire part. Peut-être, un jour, le destin aurait pitié de vos âmes, acceptant enfin de vous accorder sa miséricorde.

« Tu débourses ton argent afin de t’empoisonner. Tu devrais l'investir dans des choses plus utiles.» Comment pouvais-tu oser lui tenir pareil discours, toi qui dépensait chacun de tes galions dans ces paquets similaire, pire encore, qui offrait une fortune à ce gamin qui te procurait de l'herbe. Elle devait faire ce que tu disais Eileen, et non ce que tu faisais. Tu ne te pardonnerais jamais si elle venait à s'engager sur ce chemin sinueux, bordé par des ténèbres dévorants, que tu arpentais toi-même. Jamais.

Si le ton de ta voix demeure aussi glacial que la tempête harassant ton cœur, l'espace d'un instant, tu recouvres ton rôle de grande-sœur, à la conseiller de la sorte. A vouloir lui indiquer ce qui était bon ou non pour elle. A tenter de la pousser à la réflexion sur ses actes véreux. Retrouvailles éphémères d'un instant seulement.

La détresse de ses mots perforent ton cœur d'une douleur nouvelle, arraches quelques sanglots muets à ton âme. Tu l'avais laisser seule... Seule face au monde. Seule face à cette obscurité enivrante, seule face à cette douleur lancinante. Comment avais-tu pu ? Comment pouvais-tu ? Qu'est-ce-qui ne tournais pas rond chez toi Willow, afin que tu cautionnes cette cruauté sans pareille résidents en tes actes ? Désir ébranlant ton palpitant, celui de rattraper ce retard et ses blessures commises, volonté de ne plus la laisser seule. Car si tu te savais supporter cette solitude troublante, tu avais également connaissance de combien elle pouvait être dévastatrice pour un être qui s'en sentait prisonnier.

Puis tout dérape, la situation t'échappes. Elle est vengeresse, ta Eileen. Se saisit de ce si précieux bien te permettant de savourer chacune des notes de ces douces mélodies. Elle brise ce lien sans plus de patience, arrache ce simple câble comme si elle t'arrachais une part de ton être. Tu as envie de hurler. De lui demander ce qui n'allait pas chez elle pour qu'elle agisse de la sorte. Tu veux lui cracher ta colère, d'autres horreurs sans nom, lui faire payer cet affront. Pourtant, aux paroles qu'elle t'adresse à la suite de cet acte symbolique te font réfléchir.

La rage s’enivre de ton être, la haine faisant brillant tes opalines d'une lueur mauvaise, similaire à cette colère qui illuminait ceux de ta sœur. Tu tentes de conserver une respiration posée, ancrant tes ongles en ta paume, maltraitant ta pauvre chair. Tu ne devais céder à ce fléau qu'était la rancune, l'envie de faire souffrir comme l'on te faisait souffrir. Elle ne méritait pas ça ta si belle Eileen. Elle n'était en rien l'autrice de tes mots. Alors ta vision du monde s'estompe, l'espace de quelques instants, tes pupilles se concentrant sur cette obscurité rassurante. Le monde extérieur t'étais aveugle l'espace d'un instant.

Enfin, tes pupilles s'ouvrent de nouveau, se posent sur l'aiglonne te faisant face. Dans l'élan avec lequel elle avait briser ton bien, ton précieux, tu avais aussi tôt récupéré ce paquet qu'elle était parvenu à te reprendre. Tu t’apprêtais certainement à l'écraser rageusement, futile vengeance enfantine. Pourtant cette idée s'échappe bien rapidement de ton esprit. A la place, un calme effrayant s'enivre de ton être, une sérénité troublante dominant tes traits. Dame de glace au sang-froid qui en impressionnait plus d'un.

« Car tu crois que je te détestes ?» Interrogation dont la réponse te serait inévitablement fatale.

L'espace d'un instant, tu retrouvais celle que tu fus autrefois. Douce, emplie d'une bienveillance aux limites infinies à l'égard de ta si précieuse Eileen. Tu redevenais cette sœur que tu avais su être autrefois, l'espace d'un fragment de seconde.





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I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen
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