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I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen

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Willow Hohenheim




Parchemins : 540

Sablier : 71

Double Compte : Ambitious dreamer : Nausicãa Ponds& Lost princess : Ariange Hugo

Convictions : Enfant ayant grandis au milieu de diverses cultures, elle n'a que faire des origines de tout un chacun. Bien qu'elle ait certains préjugés sur les sangs-purs, se montrant médisante envers ceux prônant la supériorité du sang.

Associations & Clubs : Membre du Daily ainsi que du club de botanique

Matières en Option : DFCM; Potion; Botanique; Métamorphose; Sortilège + Arithmencie&Soins aux créatures magiques

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MessageSujet: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Dim 7 Oct - 20:40


I won't let you do whatever you want

La journée est terminée. Enfin. Tu allais pouvoir souffler un peu, avant de te plonger dans tes livres de cours, avant de noircir des parchemins. Pas que ça te rebute ou t'ennuies, loin de là même. Mais t'avais besoin d'un moment à toi. A toi seule. Sans que personne n'interfère. Sans que personne ne pestifère. Alors tu dévales les escaliers, casque les oreilles, musique envahissant tes tympans. T'ignores ceux autour de toi, comme toujours. Parce-que t'es comme ça, un monstre de solitude. T'aimes le silence qui t’enivre, l'absence qui te rend ivre. T'aimes pouvoir te perdre dans ton monde, oublier ce monde infecte qui tourne en rond. Inlassablement, constamment. Sans jamais rien t'apporter de plus que des foutus idées assassines. Envers les autres. Envers toi-même. Qu'est-ce que tu foutais encore là, tu te le demandais, parfois. Pourquoi t'étais pas auprès de tes parents hein ? Et c'était dans ces moments que tu te rappelais d'elle. De la lumière de tes jours et de tes nuits. De ton ange resplendissant au sein de ces ténèbres te dévorant. De cette âme salvatrice, sans qui tu ne serais plus rien. Ta sœur.

Et pourtant, qu'est-ce que tu la maltraitais, Eileen. Et pourtant, qu'est-ce que tu l'ignorais, ta sauveuse. La faisant souffrir pour ta seule survie. Tu t'en voulais, d'agir de la sorte. Ça te tuais, de l'avoir si près de toi, et pourtant si loin. Mais ça, tu ne pouvais que t'en prendre à toi-même. A toi et à ta foutu tête de turc. Parce-que t'avais eu peur, alors tu l'avais rejeté, comme un enfant se débarrassait d'un vieux jouet auquel il ne trouve plus d’intérêt. Pourtant elle était plus, tellement plus... Seulement tu ne savais pas comment réparer ce mal que tu avais engendré. Tu ne savais pas comment rebâtir cette relation que tu avais inhalé. Alors tu restais à distance. Parce-qu'au fond, tu savais pas si t'étais prête pour ça. A reprendre le risque. Le risque de la perdre, elle aussi. Car tu savais que tu serais définitivement perdue sans ta sœur. Tu ne serais plus que l'ombre de toi-même, en proie à une de ces folies dont-on ne guérit vraiment jamais.

Froid mordant ta peau basanée, tu t'aventures dans la cours, à la recherche d'un coin paisible. Tu voulais pas parler non. T'avais juste cette envie de t'isoler désolante. Alors tu marches. Tu marches sans prêter attention au monde qui t'entoure. Tu marches sans même voir si l'une des rares personnes auxquels tu tiens n'es pas là, à te faire un signe de la main pour t'indiquer de le rejoindre. Tu trace ta route, sans détour.

Pourtant, ton regard il s'arrête net sur ce visage qui t'étais horriblement familier. Eileen. Tu l'aurais ignoré, comme à ton habitude, si tu n'avais pas vu ce qu'elle tenait entre ses doigts fins. Une cigarette. Juron que tu retiens, colère que tu dissimules, tes pas te dirigent vers elle sans même que tu ne leurs en donne l'ordre. Tu pouvais pas la laisser se pourrir les poumons avec cette merde. Tu pouvais pas la laisser goûter à ce doux subterfuge qui pourrait très bien engendrer sa mort. Tu pouvais pas la laisser devenir comme toi. Tu ne voulais pas.

« Qu'est-ce que tu fabriques avec cette merde ? » Mots tranchants, tandis que tu lui arraches des mains ce truc mortel, l'écrasant sans plus de manière. T'étais loin d'être la mieux placé pour lui faire la moral à ce sujet, consommant toi-même cette substance qui pourrait finir par avoir raison de toi. Et pourtant, personne n'aurait put mieux la remettre à sa place que toi. Doux paradoxe de la vie. «T'as envie de te flinguer les poumons, de crever d'un cancer, c'est ça ? » Ta voix est sèche, coléreuse. Parce-qu'au fond, t'as peur de la perdre. Plus que quiconque. Bien trop peur. Bien plus que tu ne voudrais jamais l'admettre. Alors même si tu ne lui montrais pas combien tu pouvais tenir à elle, tu ne pouvais pas la laisser prendre le risque de jouer avec sa vie. Tu ne pouvais pas.






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Eileen Hohenheim




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Convictions : Les SP qui se la pètent, elle déteste.

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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Jeu 11 Oct - 0:10

I won't let you do whatever you want
Willow & Eileen

« L'oubli n'est pas un évènement qui se provoque, c'est seulement avec le temps que les êtres s'estompent, sans s'effacer entièrement du reste. »


C’est dingue comme on peut vite venir dépendant d’un truc. Cela faisait une semaine environs que j’avais commencé à fumer. Par pur esprit de contradiction bien sûr. Je savais qu’elle n’aimerait pas ça, mais il fallait que je le fasse. Peut-être qu’elle me remarquerait enfin. Je ne pensais pas devenir dépendante de ce truc, j’avais de plus en plus envie de fumer. J’étais parfois intenable lors des cours, ou distraite, alors que ça ne m’arrivait pas si souvent que ça. En plus, qu’est-ce que ça me coutait cher. Je suis sûr que ce garçon est un voleur. Il allait falloir que je tente de faire baisser le prix. Soupirant, je regarde l’horloge tout en calculant mentalement combien de temps il restait avant la fin du cours. Mon pied tape dans un rythme que seul lui connaît, tentant d’évacuer le stress. J’aimais ce cours. Mais aujourd’hui, mon esprit était ailleurs. Heureusement, le professeur ne sembla rien remarquer, ce qui me laissait le loisir de regarder par la fenêtre. Un temps potable pour une journée comme celle-ci. J’allais pouvoir sortir dehors. Et faire mon devoir, puisque visiblement, nous en avions un à rendre pour la semaine prochaine. Génial. Levant les yeux au ciel, je prends mon sac et me dirige vers la sortie, râlant envers des élèves qui trainaient un peu trop. On dirait des oies qui caquettent.

Avant de sortir, j’étais remonté dans la tour des aigles. Oui, il fallait le vouloir. Je ne pris pas la peine de saluer une camarade, enfournant mon paquet illicite ainsi que l’appareil et ses écouteurs que l’on m’avait prêté. Donné. Je ne sais pas, il faudrait que je lui demande. Gardant mon sac sur l’épaule, je redévale les marches parfois deux par deux, manquant une fois de m’arrêter trop tard. Escalier de pacotille. Un des portraits rigole et je lui renvoie un regard menaçant.

« N’avez rien d’autre à faire ? »

Que je lui grogne. C’est vrai quoi. Si il avait envie de se moquer, il n’avait qu’à aller autre part. Sans attendre qu’il me réponde, je saute sur l’escalier à peine arrivé -il était temps- et continue ma descente. J’adorais ce château mais bordel qu’il était grand. Je bouscule même un serpentard et ne m’excuse pas quand il me menace. Je fais mine de ne pas l’entendre et je sors enfin. Il ne fait pas encore trop froid, mais le temps n’allait pas tarder à changer. Pas grave, j’avais mon écharpe et ma cape en plus d’un gilet en laine que je m’étais acheté quand marraine m’avait donné un peu d’argent. J’adorais ce gilet, beige clair, confortable, magnifique. Je n’irais pas jusqu’à dire qu’il allait avec mes yeux, mais presque. Enfin ça, on s’en fou.

Je me trouve un petit coin tranquille, m’asseyant à même le sol. Méthodiquement, je déballe mes affaires. D’abord la musique, important. Il faudrait que je demande pour en rajouter, je ne savais pas comment on faisait. Plongée dans une musique douce mais profonde, je sors un livre, mon parchemin et une plume. Autant m’avancer dans ce devoir. Je n’avais écouté qu’à moitié, mais j’étais persuadée que le devoir ne serait pas trop difficile. Ensuite, la cigarette.

Une fois allumée, j’alterne. Quelques phrases, une bouffée. Je me sentais un peu plus apaisée et j’avais l’impression de pouvoir enfin faire ce devoir correctement. Inspirée, j’écrivais sans discontinuer, la cigarette entre les doigts quand soudain on me vola ma cigarette. Dans un premier temps, je pensais que c’était un professeur qui m’avait choppé. Mais non. Quand mes yeux croisèrent le regard furibond de ma sœur, je ne savais pas si je devais afficher un sourire de victoire ou si je devais la remettre à sa place. Non mais de quoi elle se mêlait ? Je pouvais me mettre dans toutes les situations possibles, elle s’en fichait mais une cigarette … Je fronce les sourcils quand Willow écrase l’objet de sa colère sous son pied. Qu’est-ce que je fous avec ça ?

« Ben je fume, ça ne se voit pas ? »

Lui dis-je en haussant un sourcil, ne retirant même pas mes écouteurs pour l’écouter. Ne pas tout lui donner tout de suite. Ne pas crier victoire avant d’être sûre. C’est à peine si je la regarde. En soupirant, je pose ma plume avant de fouiller dans mon sac à la recherche d’une autre cigarette. Sa connerie allait me coûter cher. J’allais devoir me refaire de l’argent. Elle me demande si j’ai envie de me flinguer les poumons ou de mourir d’un cancer. Haussant les épaules, je remets une cigarette au bout de mes lèvres.

« On finit tous par mourir un jour, Willow. Qu’est-ce que ça change que ce soit avec ça ou non ? »

La fatalité me tuera un jour. Ou ma sœur. Elle n’allait certainement pas bien le prendre. Peut-être que, inconsciemment, j’avais envie de lui faire payer les années d’ignorance. Elle le méritait, n’est-ce pas ? On n’ignorait pas sa sœur comme ça, surtout quand c’est notre seule famille. J’ai envie d’en rajouter une couche mais je me retiens. Elle ne mérite pas que toute ma colère se déverse sur elle d’un seul coup. Mine de rien, je tenais à elle. Je ne voulais pas la blesser comme elle m’avait blessé.

Emi Burton



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Willow Hohenheim




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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Jeu 18 Oct - 20:59


I won't let you do whatever you want
Tu savais pas comment aborder les choses, comment sauver cette relation que t'avais toi-même laisser se détériorer, que t'avais brisé et inhalé sous le feu du deuil, sous le brasier de ton égoïsme. Tu savais même pas si t'en avais envie. Si t'étais prête à prendre ce risque. Même si Eileen, elle valait tous les sacrifices du monde, même si elle méritait que tu prennes tous les risques rien que pour lui arracher un sourire. Rien que pour lui insuffler un peu de ce bonheur qu'elle méritait tant. Et pourtant, t'en fais rien. Tu te résignes dans ta connerie, agis à l'opposé de tes pensées, de tes envies. Car t'es un peu conne sur les bords, et foutrement maladroite. Même pas foutu de tenir un dialogue posée avec ta frangine. Même pas foutu d'être polie, de la saluer et de s'enquérir de son humeur, de ses états d'âmes. Tu foires tout, encore une fois, et pourtant, ça te gênes pas. Habitude dévastatrice qui finirait par avoir raison de toi. De vous.

T'avais malgré tout eu la décence de laisser ton casque choir sur tes épaules, la politesse de n'écouter que distraitement les notes qui s'échappaient encore de ce Saint-Grâal. Tu remarques qu'elle aussi, elle possède un appareil similaire. Qu'elle aussi, elle détient cet objet salvateur, ce bien qui te permets de t'échapper de ce monde, et tu supposes qu'elle en a la même utilité. Car vous n'étiez pas sœur en vain. Car vous vous ressembliez bien plus que tu ne pourrais l'imaginer. Elle était toi comme tu étais elle. Vérité que tu chérissais autant que tu la maudissais. Car tu savais bien que t'étais loin d'être un modèle, que t'étais tout, sauf un exemple à suivre. Car t'étais brisée, et tu t'assumais ainsi. Car t'étais solitaire à t'en tuer. Car t'étais désinvolte à en briser des patiences. Car t'étais dédaigneuse à raviver le brasier de la rage de tous. Car t'étais toi, tout simplement. Et que tu n'étais qu'une funambule désabusée jonglant constamment entre les limites vindicatives de la vie et de la mort.

Tu l'observes, détails chaque parcelle de sa peau, admire son attitude, dévore ce regard au sein duquel tes opalines s'égarent. Qu'est-ce qu'elle était belle ta sœur. Tu étais fière de celle qu'elle était devenue, tu aurais aimé le lui dire, mais cela aurait été aller à l'encontre de toutes pensées, de tous gestes. Alors tu tais ce compliment qui se meurt aux bords de tes lèvres. Elle avait grandit, encore, tu ne cesses de le constater. Elle s'était embellit, un peu plus chaque jour de ce que pouvais en observer. Tu te doutais que son esprit, lui aussi, n'avait de cesser de gagner en grandeur ainsi qu'en maturité. Tu devines les questions qui devaient accablé sont esprit, les interrogations sans réponses qui devait la tarauder. Car tu avais connu les mêmes. Et tu aurais voulu la soutenir dans cette épreuve qu'était l'adolescence. Tu aurais aimé la conseiller, lui apporter des pistes de réponses à ces questions assassines. Mais tu en es bien incapable. Ainsi tu conserves un masque d'indifférence, pour une fois brisée par cette colère qui te dévore de la voir se mettre en danger de la sorte.

Elle est insolente la petite, à ce répondant mordant qui aurait pu t'arracher un sourire fière, amusée, si la situation avait été différente. Tes bras se croisent sous ta poitrine, regard désinvolte, détaché que tu lui adresses. Elle voulait jouer ? Ce serait sans toi. Tu ne comptais pas lui donner la satisfaction de te voir entrer dans sa mascarade mesquine. T'avais trop de retenue pour ça, trop de jugeote à penser chacune de tes actions face à ta sœur. « Traite moi d'aveugle tant que tu y es.» Ta voix est froide, dépourvu de toutes émotions, de toutes marques d'affections. Armure de distance que tu tentes de préserver.

Puis elle sort une nouvelle cigarette de son sac, te nargue avec ce fléau qu'elle s'amuse à consommer sous tes yeux. Très bien, si elle prenait ainsi. Tu te rapproches, casse la maigre distance qui vous sépares. Te saisis de son sac d'un geste sec, ne prêtant guère à la discussion. Si elle ne comprenait pas tes mots, alors tu traduirais le fond de ta pensée par des actes plus démonstratif. Tu fouilles quelques secondes dans cet objet pourtant si personnel, sans la moindre gêne. Le repose pourtant avec douceur, par respect pour les affaires de ta sœur, lorsque tu tiens, triomphante, le paquet d'où venait ces délices interdits. « Puisque tu sembles pas vouloir comprendre, j'garde ça.»

Sa répartie manqua de t'arracher un sourire, pourtant, tu continues de porter ce masque d'indifférence, pourtant trahit par ta rage grandissante, persévérante. Elle voulait persister dans son jeu, soit. T'allais te montrer plus démonstrative, plus piquante. Oh oui, tu allais te montrer méchante Willow. Peut-être même plus que ce que tu ne pouvais penser. « Tu décides bien d'crever comme tu veux, mais tu viens à mourir ou à te retrouver à l'hôpital à cause de tes conneries, tu te retrouveras seule. Compte pas sur moi pour venir te voir ou même te pleurer.» T'es mauvaise, craches des mots qui sont diamétralement opposé au fond de ta pensée. Mais tu peux pas faire autrement, tu sais pas faire autrement. Alors elle avait devoir s'en contenter, ta pourtant si précieuse Eileen. « Quoique ça changera pas beaucoup de maintenant, puisque tu es déjà un fantôme à mes yeux.» Un fantôme de mon passé me hantant continuellement.





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Eileen Hohenheim




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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Mar 30 Oct - 22:40

I won't let you do whatever you want
Willow & Eileen

« L'oubli n'est pas un évènement qui se provoque, c'est seulement avec le temps que les êtres s'estompent, sans s'effacer entièrement du reste. »


Pourquoi fumer ? Alors que tu savais pertinemment que c'était dangereux. Alors que tu avais peur de tomber malade. C’était ta hantise mais tu savais ce que tu risquais. Un cancer, ou peut-être même cette voix rauque qui ne t'irais sûrement pas. Mais au fond, qu’est-ce que tu avais a perdre ? Rien. Tu n’avais plus de famille depuis longtemps. La seule sœur qui te restait t'avait elle aussi abandonné. Tu étais seule pour le meilleur et pour le pire. Surtout le pire en fait. Et comme tu n'avais rien à perdre, tu avais décidé de jouer avec ta vie. C’était un raisonnement stupide, Eileen, tu le savais mais tu ne pouvais pas t'en empêcher. Et si elle te voyait ? Et si enfin elle te remarquait ? Si enfin elle comprenait que tu n'en pouvais plus de cette solitude dans laquelle elle t'avait volontairement plongé. Il fallait que ça s'arrête et si possible qu'elle te revienne. Ce n’était pas toi qui l'avais abandonné. Toi tu avais essayé de prendre contact, dès que tu étais entrée à Poudlard. Tu avais même envoyé des lettres, c’était la moindre des choses. Mais pas de réponse. Jamais. Pas un seul regard. Jamais. Devrais-tu lui dire que tu en étais malade ? Au point même que parfois tu vomissais tout ce stress et cette peur dans les toilettes. Tu devrais savoir qu'elle t'aime mais tu aimerais surtout qu'elle te le prouve. Tu avais besoin de la retrouver et qu'elle te serre dans ses bras comme quand vous étiez plus petite. Involontairement et malgré ce que tu pouvais bien prétendre, tu avais besoin de son amour. Ta sœur, ta famille. Alors pourquoi tu avais décidé de la défier comme ça ?

Pourtant aujourd'hui, ce n’était pas dans tes plans de la défier directement. Tu t'étais isolée pour faire ton devoir, tu ne la cherchais même pas. Et avec cette musique douce dans tes oreilles, ces bouffées de cigarettes, c’était facile de se perdre. Facile d'oublier le temps, les problèmes et les gens. Tu te laissais emporter par la mélodie lancinante, par les notes de musique et par les instruments. Avec ça, ton devoir avançait tout seul même si tu n'étais pas vraiment persuadée que c'était ce qu’il fallait faire. Chaque fois tu te persuadais que tu écouterais mieux en classe et chaque fois c’était pareil. Tu publiais, désinvolte. Tu pensais à autres chose. Tu regardais par la fenêtre ou alors tu dessinais sur tes parchemins. Tout sauf écouter. Pourtant il te suffisait d'écouter pour retenir c’était facile. Mais tu voulais te foirer. Une partie de toi au moins ; l’autre était plus raisonnable.

Mais à présent, tu ne pouvais plus te concentrer sur ton devoir, ta musique ou encore ta cigarette. Willow était devant toi sans même que tu la cherche. Si il suffisait que tu t'écartes du château pour qu'elle te parle, alors tu allais le faire plus souvent. Dressée devant toi comme une furie, elle venait de te prendre ta cigarette que tu avais si durement gagné. C’était injuste. Pour une fois que tu ne voulais pas la voir elle était là. Et pourtant tu es partagée. Dois-tu la remballer, avec la peur de la voir s'éloigner encore un peu plus de toi ou dois-tu sauter sur l'occasion pour la connaître un peu mieux ? Et tu la regarde, les sourcils foncés, écraser ta cigarette sous son pied. Pourquoi faisait-elle ça ? Elle se fichait que tu ailles bien. Elle n'était pas la quand tu pleurais parce que tu avais peur, ou quand tu n'en pouvais plus de cette solitude. Elle n’était pas là pour t’expliquer les choses importantes de la vie. Ni pour te dire qu'il fallait écouter en cours. Elle n’était pas là quand tu avais vu ce garçon qui te plaisait bien, ni pour le voir se moquer de toi. Elle était là pour une vulgaire cigarette. Ça te donnait envie de bondir. Et pourtant tu te contiens autant qu'elle se contient, restant assise, la plume dans la main. Aveugle. La traiter d'aveugle ? Elle avait vu juste, ta sœur.

« Tu le fais très bien toute seule. Et tu es aveugle, oui. »

Depuis le temps que tu avais envie de lui dire ça. Aveugle pour t’ignorer aussi bien. Aveugle pour ne pas te voir alors que vous étiez à la même table ou dans la même pièce. Tu étais trop petite et insignifiante pour elle peut-être. Ça devait être ça. Vous ne jouez pas dans la même cour. Elle allait quitter Poudlard et te laisser encore une fois. Pour toujours. Tu ne pourras plus attendre la rentrée avec impatience. Tu ne remarques pas qu'elle s’approche de toi ou de ton sac. Tu comprends trop tard quand elle le tient dans ses mains alors que toi tu tends une main dans le vide pour tenter de rattraper ton précieux sac. Tu serres les dents en sachant bien ce qu'elle va chercher. Ta punition pour l'avoir défié. Tu ne vois qu'elle repose ton sac doucement parce que tu te redresses d'un bond en tentant d'arracher le précieux paquet de ses mains.

« Rends-moi ça ! Tu n'as qu'à t'en acheter toi-même. »

C’est cher en plus. Une nouvelle fois, ta main brasse le vide tandis qu'elle lève la sienne plus haut que toi. Elle est plus grande que toi Willow c’est facile. Mais tu ne t'attends pas aux mots qu'elle va te cracher à la figure. Une grande sœur ne devrait pas dire ce genre de chose. Ça fait mal, très mal même si tu le savais déjà. Tu partiras seule. Tu finiras seule. Tu crèveras seule sans possibilité de pleurer. C’est ça qu'elle avait dit. Alors tu te figes, plantant tes yeux dans les siens. Tu ne sais pas trop quoi y lire. C’est une étrangère ta sœur. Elle ne te comprend plus comme tu ne l'as comprend plus. Elle n’est plus ta famille. Tu es seule, Eileen. Mais ça tu le savais depuis longtemps. Pourtant, l'entendre le dire rendait les choses un peu plus réelles. Elle t'avait bien abandonnée. Tu avais raison depuis le début. Malgré la peur et la tristesse qui se dégageait de toi, tu ne bronche pas, réduisant encore la distance entre vous. Tu enlèves tes écouteurs, laissant tomber la douceur des notes de musique. Tu es un fantôme emmerdant pour elle, Eileen tu comprends ? Tu as envie de lui faire mal autant qu'elle t'a détruit ton espoir. Autant qu'elle t'a fait mal.

« J’ai toujours été seule. Quand je mourrais, ne t'inquiète pas, tu ne le sauras même pas. Ton dérangeant fantôme s'en ira comme il est venu. Sans bruit. »

Tu y avais pensé à mourir. Surtout parce que tu étais seule. Tu avais pensé à certains détails : comment la prévenir ou lui faire parvenir les quelques objets qui te sont chers. A présent tu n'étais plus certaine que ça en vaille la peine. Ton cœur bat tellement vite à la perspective d'être vraiment seule, sans l’espoir que pouvais te procurer inconsciemment ta grande sœur. Tu sais que tu vas regretter ton geste, Eileen. Comme tu sais qu'elle va t’en vouloir, ta sœur. Mais un peu plus ou un peu moins… ça ne change plus rien. Alors, tu arraches d'un coup sec le câble qui relie son casque a sa précieuse musique. Tu es furieuse et blessée. Tu l'aimes mais tu la déteste de ne pas t'aimer. C’est un combat intérieur qui se déroule en toi et pourtant tu ne recule pas, les prunelles remplies de colère.

« Au moins tu pourras me détester pour quelque chose cette fois. »

Lui lança-tu acerbe. Et sans qu'elle ne s'y attende, tu lui reprends ton paquet de cigarette des mains. Tu es tellement désolée.

Emi Burton



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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Jeu 8 Nov - 12:02


I won't let you do whatever you want
Tu étais désolée, tellement désolée. Désolée de lui avoir craché ses mots infâmes, de lui infliger cette souffrance qu'elle ne méritait guère. Tu te maudissais de te montrer ainsi cruelle, de ne savoir comment te comporter face à ta sœur qui devait aujourd'hui te considérer comme une paria. Tu ne voulais pas lui dire ça. Tu ne voulais pas lui infliger cette douleur que tu lisais dans ses si beaux yeux. Oh personne d'autres que toi n'aurais pu le voir. Tu doutais même que la principale concernée soit consciente d'ainsi afficher ce sentiment la rongeant tel le poison qu'il était. Mais tu la connaissais si bien, malgré ces années où tu avais tout tenté afin de la rayer de ta vie, que ses gestes, ses mots, le plus faible battement de ses longs cils noirs n'avaient plus aucun secret pour toi. Tu la connaissais sur le bout de doigts, comme une mère seule savait le faire. Car au fond, c'est ce que tu avais été suite au décès de votre génitrice, une figure maternelle de substitution. Sûrement que vos parents devaient se retourner dans leurs tombes, à voir leurs si précieuses filles se déchirer de la sorte.

Tes mots t'ont brûlés les lèvres, donnant naissance à ce brasier de culpabilité en ton cœur. Tu aimerais lui dire que tu l'aimes, que tu n'a jamais cessé de penser à elle. Tu aimerais la prendre dans tes bras, lui assurer que désormais tout irait bien. Tu aimerais. Sombre désir lumineux qui se fait dévorer en ton sein par cette crainte grandissante de la perdre à jamais. Allait-elle définitivement se détourner de toi ? Allait-elle réussir là où tu avais échoué ? Allait-elle parvenir à t'expulser de son existence sans te laisser la possibilité d'y revenir ? Cette éventualité te tétanisait, te paralysait. Non, il ne pouvait en être ainsi. Non, cela ne pouvait se concrétiser. Non non non. Tu refusais d'y croire, d'y songer. A cette possibilité meurtrière.

Tu la regardes distraitement tenté de se saisir de son paquet que tu lui avais subtilisé, trouvant enfin une utilité à ta taille supérieur à la sienne. En d'autres circonstances, cela aurait peut-être pu t'amuser, mais dans le cas présent, tu avais simplement l'impression que ces centimètres vous séparant creusait le fossé de la distance intangible vous séparant. Tu aurais pus lui rendre son bien sans plus de discussion, mais ainsi la priver de ce doux poison, c'était ta façon de lui démontrer que tu te souciais de son état, malgré ces années d'ignorances. Geste emplie d'une maladresse maudite.

« Si je suis aveugle, tu es sourde.» Sourde à l'appel de mon cœur, sourde à cet amour qui hurle en moi ton nom.

Elle n'entendait pas cette écho dissident qui ponctuait chacun de tes mots, elle ne t'entendait pas hurler muettement ton nom. Elle n'entendait pas. Et comment aurais-tu pu lui en vouloir de ne parvenir à comprendre ta mécanique si douteuse, si désastreuse. Tu aurais aimé pouvoir lui expliquer ta façon d'être, ta façon de faire. Qu'elle saisisse enfin les tenants et les aboutissants de ces signaux de détresses dont-tu tentais de lui faire part. Peut-être, un jour, le destin aurait pitié de vos âmes, acceptant enfin de vous accorder sa miséricorde.

« Tu débourses ton argent afin de t’empoisonner. Tu devrais l'investir dans des choses plus utiles.» Comment pouvais-tu oser lui tenir pareil discours, toi qui dépensait chacun de tes galions dans ces paquets similaire, pire encore, qui offrait une fortune à ce gamin qui te procurait de l'herbe. Elle devait faire ce que tu disais Eileen, et non ce que tu faisais. Tu ne te pardonnerais jamais si elle venait à s'engager sur ce chemin sinueux, bordé par des ténèbres dévorants, que tu arpentais toi-même. Jamais.

Si le ton de ta voix demeure aussi glacial que la tempête harassant ton cœur, l'espace d'un instant, tu recouvres ton rôle de grande-sœur, à la conseiller de la sorte. A vouloir lui indiquer ce qui était bon ou non pour elle. A tenter de la pousser à la réflexion sur ses actes véreux. Retrouvailles éphémères d'un instant seulement.

La détresse de ses mots perforent ton cœur d'une douleur nouvelle, arraches quelques sanglots muets à ton âme. Tu l'avais laisser seule... Seule face au monde. Seule face à cette obscurité enivrante, seule face à cette douleur lancinante. Comment avais-tu pu ? Comment pouvais-tu ? Qu'est-ce-qui ne tournais pas rond chez toi Willow, afin que tu cautionnes cette cruauté sans pareille résidents en tes actes ? Désir ébranlant ton palpitant, celui de rattraper ce retard et ses blessures commises, volonté de ne plus la laisser seule. Car si tu te savais supporter cette solitude troublante, tu avais également connaissance de combien elle pouvait être dévastatrice pour un être qui s'en sentait prisonnier.

Puis tout dérape, la situation t'échappes. Elle est vengeresse, ta Eileen. Se saisit de ce si précieux bien te permettant de savourer chacune des notes de ces douces mélodies. Elle brise ce lien sans plus de patience, arrache ce simple câble comme si elle t'arrachais une part de ton être. Tu as envie de hurler. De lui demander ce qui n'allait pas chez elle pour qu'elle agisse de la sorte. Tu veux lui cracher ta colère, d'autres horreurs sans nom, lui faire payer cet affront. Pourtant, aux paroles qu'elle t'adresse à la suite de cet acte symbolique te font réfléchir.

La rage s’enivre de ton être, la haine faisant brillant tes opalines d'une lueur mauvaise, similaire à cette colère qui illuminait ceux de ta sœur. Tu tentes de conserver une respiration posée, ancrant tes ongles en ta paume, maltraitant ta pauvre chair. Tu ne devais céder à ce fléau qu'était la rancune, l'envie de faire souffrir comme l'on te faisait souffrir. Elle ne méritait pas ça ta si belle Eileen. Elle n'était en rien l'autrice de tes mots. Alors ta vision du monde s'estompe, l'espace de quelques instants, tes pupilles se concentrant sur cette obscurité rassurante. Le monde extérieur t'étais aveugle l'espace d'un instant.

Enfin, tes pupilles s'ouvrent de nouveau, se posent sur l'aiglonne te faisant face. Dans l'élan avec lequel elle avait briser ton bien, ton précieux, tu avais aussi tôt récupéré ce paquet qu'elle était parvenu à te reprendre. Tu t’apprêtais certainement à l'écraser rageusement, futile vengeance enfantine. Pourtant cette idée s'échappe bien rapidement de ton esprit. A la place, un calme effrayant s'enivre de ton être, une sérénité troublante dominant tes traits. Dame de glace au sang-froid qui en impressionnait plus d'un.

« Car tu crois que je te détestes ?» Interrogation dont la réponse te serait inévitablement fatale.

L'espace d'un instant, tu retrouvais celle que tu fus autrefois. Douce, emplie d'une bienveillance aux limites infinies à l'égard de ta si précieuse Eileen. Tu redevenais cette sœur que tu avais su être autrefois, l'espace d'un fragment de seconde.





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Eileen Hohenheim




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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Mar 18 Déc - 22:14


 
I won't let you do whatever you want
« L'oubli n'est pas un évènement qui se provoque, c'est seulement avec le temps que les êtres s'estompent, sans s'effacer entièrement du reste. »

Je me sentais désemparée et si triste. Pour une fois que l’on se regarde les yeux dans les yeux, pour une fois que l’on s’adresse quelques mots, ce sont des reproches. La seule chose qu’elle sait faire, ce sont des remontrances. Elle ne m’adresse plus la parole mais ose me dire ce que je dois faire ou non. J’ai envie de lui dire d’aller se faire foutre, mais c’est contre l’envie qu’elle reste près de moi. Je lui laisserais bien ce paquet, après tout, je ne suis pas encore accro aux cigarettes, mais c’est plus fort que moi. Je dois le récupérer. Je dois lui montrer que je me débrouille parfaitement sans elle. Puisque j’ai dû apprendre à faire sans ma sœur. Il y a une foule de contradictions en moi et pourtant, c’est la colère qui prédomine. D’un autre côté, c’est cette même aigreur qui la fait rester près de moi. Est-ce qu’elle s’inquiète ou est-ce qu’elle a juste envie de me faire chier ? Je n’arrive plus à la comprendre. Je ne me souviens plus de la dernière fois que je l’ai compris. J’étais probablement trop petite pour m’en souvenir.

Je n’arrive même pas à reprendre mon putain de paquet. Aucune envie de sauter pour le ravoir, ce serait ridicule. Elle-même semble s’en amuser ou alors ça l’embête, je ne sais pas. J’arrête mais je serre les dents et croise les bras, rageusement. Elle me traite de sourde, Willow. Mais sourde à quoi ? Que voulait-elle dire ? Pourquoi ne disait-elle pas les choses simplement. J’aimerais qu’elle me dise pourquoi elle ne se soucie plus de moi, pourquoi en plus d’avoir perdu mes parents, j’ai perdu ma grande sœur. Pourquoi elle m’a laissée seule alors que j’avais besoin d’elle. Il y a ce vide énorme dans mon cœur et je ne sais pas comment le combler. Je ne veux pas être seule, je ne supporte plus la solitude mais en même temps, j’ai envie de voir personne. J’ai envie d’être aimée et protégée, tout simplement. Mais non, ces privilèges m’ont été retirés depuis longtemps déjà.

« Bah tiens. » je grogne. « Si t’as quelque chose à dire, dis-le. J’suis plus à ça près de toute façon. »

Elle ne faisait que retarder l’inévitable. Dans quelques mois, elle allait partir pour une nouvelle vie. Et moi, j’allais rester avec ma marraine et ces enfants. Encore trois années de solitude quotidienne. Trois années à attendre … quoi ? Je ne savais même pas ce que je voulais faire, je ne savais pas quoi penser de l’avenir et j’en avais un peu peur. Mais là n’était pas la question. J’aurais tout le temps de réfléchir à ce que je voulais devenir plus tard. Quand elle sera de nouveau partie. Et la voilà qui me fait la morale. Non mais je rêve. Je fronce les sourcils en plantant mes yeux dans les siens. De quel droit ose-t-elle me faire la morale ? Je relève le visage, prête à en découdre. Elle voulait pas me laisser fumer ? Bien.

« T’es qui pour me faire la morale ? »

Lui demandais-je sèchement. Elle avait perdu ce droit quand elle avait décidé de me rayer de sa vie. J’ai l’impression de la rejeter alors qu’elle me témoigne enfin quelque chose. Mais je ne peux pas faire autrement, c’est contre mes principes. Du moins, ceux que je me suis forgé. Haussant les épaules, je continue.

« Je n’ai plus rien, dans quoi voudrais-tu que j’investisse ? »

Une fatalité, quelque chose de normal. Elle ne le sait pas, elle, que je me sens bien seule chez ma marraine. Que les autres enfants ne sont pas toujours gentils sauf un. Que je suis là parce qu’ils n’ont pas le choix. Je ne viens pas du même monde qu’eux et je n’ai pas trouvé comment devenir une meilleure personne, comment m’intégrer. Qu’importe tout ça, si je voulais m’empoisonner, c’était mon problème, pas le sien. Il fallait qu’elle le comprenne. Elle ne voulait plus de moi ? Et bien il fallait le vouloir en entier.

Je ne sais pas pourquoi j’avais réagi comme ça, d’un coup. Je voulais qu’elle ait mal, qu’elle ressente une douleur similaire. Je savais qu’elle écoutait beaucoup sa musique, et perdre son bien précieux lui donnerait un mauvais coup. Et je vois bien que ça fonctionne. Je vois son regard changer, devenir noir, je comprends son expression. J’ai même un peu peur de ce qu’elle pourrait faire en échange, mais le mal est fait. Et je ne suis pas sûre de regretter au fond. Je vois les flammes de la colère, je remarque ses muscles se crisper, se tendre, ses poings se fermer. Et pourtant je ne bouge pas, prête à affronter sa colère. Moi aussi j’ai envie de lui hurler des atrocités. J’ai envie de lui dire que je la déteste de l’aimer à ce point. Je déteste cet amour à sens unique qui me fait mal et qui abime mon cœur petit à petit. J’ai envie de lui dire tout ça. Mais ce serait cruel. La blesser autant qu’elle m’avait blessé. Je ne sais pas pourquoi j’avais eu cette pulsion soudaine. Je l’observe fermer ses yeux et elle semble beaucoup plus paisible. Moi aussi je me détends malgré le chagrin et l’animosité.

Je me détends et pourtant, je me sens encore figée par ce que je venais de faire. À tel point que Willow reprit le paquet de mes mains avant que je ne puisse fermer le poing. Merde. Je tape du pied par terre, furieuse. Je n’allais quand même pas me battre contre ma propre sœur dans l’espoir de récupérer un paquet de cigarette, si ? Je le vois encore son regard furieux, rempli de haine à mon égard. Pour une fois, je savais pourquoi elle m’en voulait. J’avais brisé son casque. Brisé son monde, sa magie à elle. Et pourtant, sans que je ne comprenne, elle devint subitement calme, peut-être un peu distante en même temps. Froide. Elle me demande si je pense qu’elle me déteste. Comment pourrais-je penser le contraire ? Elle s’attendait à quoi ? ‘Je sais que tu m’adores même si tu m’ignores ?’ J’ai réussi à faire une rime en plus. Haussant un sourcil, regard interrogateur, je soupire et laisse trainer mon regard sur le paquet qu’elle tient solidement entre ses doigts.

« Tu ne m’aurais pas rayé de ta vie sinon. »

Dis-je simplement, d’une voix un peu monotone comme si je ne voulais pas y croire et pourtant. L’exprimer tout haut c’était différent de le penser. Cela me bouleversait. Est-ce que je réalisais enfin que j’étais vraiment seule ? Pas sûre. Mon regard s’échappa vite du sien, perdue dans des interrogations profondes. Jamais je n’aurais de réponse.

« Je suis désolée pour tes écouteurs. »

Murmurais-je en baissant la tête, honteuse. Je ne voulais pas qu’elle me déteste. Tout ce que je désirais, c’était de retrouver ma sœur. Était-ce si difficile ?
 
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Willow Hohenheim




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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Ven 4 Jan - 23:46


I won't let you do whatever you want
La situation perds de sa clarté, tes pensées deviennent embrumées. Tout semble t'échapper Willow, se défaire de cette once de contrôle que tu tentais constamment de conserver, incapable de faire face aux imprévus. Émotions en débâcles qui se prenaient aussi tôt de l'opportunité, rappelant à ton cœur leur existence douloureuse, houleuse. Passions que tu n'étais parvenu à dompter, malgré cette fougue ambitieuse que tu avais placé en ces tentatives qui c'étaient bien rapidement avérées dénuer de tous résultats. Ainsi tu les avais faites taire, enfermant le secret de leur existence en ce glacial lieu qu'était ton palpitant. Et ta Eileen, elle met ces défenses à mal, les brises une à une, sans même entrevoir ces fissures ébréchant ton cœur, faisant battre ce dernier d'une frénésie nouvelle, bien loin de cette indifférence le dominant d'une poigne de fer depuis une éternité désormais. Et ça te déstabilises, t'effraies. Tu ne pouvais laisser libre court à cet ouragan enivrant ton être, la laisser deviner cette bataille qui faisait rage en ton âme. Tu ne le pouvais.

Impassibilité de mise, masque salvateur prenant possessions de tes traits dans une familiarité désarçonnante, rien n'est témoin de ces mots vivaces qui se meurent aux bords de tes lèvres. A l'exception peut-être, de cette faible lueur vacillant au creux de tes opalines. Lueur ternie par les années, qui ne se manifestaient plus qu'à de rares occasions, ravivés par cette vie que tu avais tué, par cette enfant dont-tu avais annihilés les espoirs. Peut-être que ta belle aiglonne discernerait l'éclat de ces sentiments meurtris en s'égarant dans sa conviction à te tenir tête, car après tout, malgré les années , elle demeurait celle qui te connaissais mieux que quiconque, sans même que la conscience de ce fait ne l’effleure. Ignorance juvénile dont-le savoir ne lui serait claire que d'ici quelques années sûrement, et tu le souhaitais ardument, car si elle pouvait entrevoir ton âme l'espace d'un instant, dans cette joute qui vous opposait aujourd'hui, elle pleurait, ta sœur. Elle pleurait d'effroi, face à ces ténèbres qu'on ne dit existant qu'au sein de ces récits destinés aux plus jeunes âmes.

Elle te confronte, fais preuve d'une vivacité emplie de cette amertume dont-tu étais la source sans se douter de ce qu'elle éveille en toi. Ces envies tus depuis bien trop longtemps, ces mots qui suppliaient leur existence hors de tes cris muets, ces pulsions guidées par ces passions que tu réfrénais. Tu aurais eut tant de choses à lui dire, à ta douce Eileen. Tant d'amour à lui conter, de bienveillance à lui adresser, de pardon à lui quémander. Tu aurais voulu lui dire qu'elle manquait à ton cœur, que par cette distance dont-tu étais l'entremetteuse, tu n'étais plus que la part la plus sombre de ton être. Que sans elle, tu n'étais que ténèbres, et que cette lumière chaleureuse dont-elle ponctuait tes jours te manquais d'une de ces nostalgies inexprimables. Tu aurais voulu, mais ta raison hurlait à l'assassinat de ces ardents désirs, conflit naissant de cette obstinations craintive que tu avais d'un jour la voir partir, t'ordonnant de la maintenir si loin de ta personne que jamais plus tu ne pourrais discerner l'éclat splendide qu'elle apportait à tes maux.

La silence demeure ton allié le plus précieux, voix qui ne daigne s'élever de nouveau, exprimer à Eileen ce que tes espérances suppliaient ardument : l'expression d'une réponse qui achèverait cette mascarade que représentait cette veine tentative de la maintenir loin de toi. Malgré ton silence pesant, elle continue sur sa lancée, cette seconde part de toi. Fait preuve d'une de ces déterminations ardentes qui jamais plus n'illuminerais tes prunelles. Ton cœur se réchauffe de la flamme de ces reproches, sans se douter que ce doux feu allait se métamorphoser en un brasier qui l’annihilerait tout en entier. Car elle ose te demander qui tu es, pour lui tenir pareil discours. Et le sens implicite de cette remarque ne t'échappes guère, quoique peut-être l'aurais-tu souhaitée. Tu ne représentais plus rien, pour elle. Plus de sœur qui ne tienne, lien que tu avais toi-même brisé et dont-tu pouvais te considérer comme seule fautive. Pourtant, en assumer les conséquences t'étais bien pénibles, créateur de l'une de ces douleurs insoutenables.

Tu n'étais plus sa sœur Willow, le comprenais-tu ? Non, évidemment que non. Tu ne pouvais te résoudre à l'accepter. Encore moins à la tolérer. Tes pensées épousait avec fracas ta langue qui ne daignait se délier, prisonnière stupéfaite de cette vérité dont-tu étais la créatrice qu'elle ose t'adresser l'aiglonne. Tu avais été celle souhaitant la voir quitter ton existence, avant qu'elle ne s'échappe de la tienne, tu ne pouvais blâmer que ton unique personne pour ces propos qu'elle te tenait. Pourtant, la douleur n'en est pas moindre. Tu sens soudainement l'air te manquer, ton cœur oppresser par cette cage thoracique semblable à une cage dont les barreaux écrasent de leur splendeur tes espoirs, ne laissant place qu'à cette douleur désarmante. Tu ne sais que dire, que faire. Tu ne peux qu'accepter, d'une de ces souffrances terribles, cette vérité qui t'es clamée.

Pourtant, dans un de ces réflexes qui échappes à ton contrôle, tes lèvres s'entrouvrent, témoin de ces passions qui ne désirent que prendre vie, et que pourtant, tu bannis, scellant de nouveau tes lippes en une moue toujours dominé par cette impassibilité qui dissimulait de son manteau de glace la peine te gagnant. Simple désir de réagir sur ces derniers mots, afin de balayer cette faiblesse soudaine qui t'assaillait. Eileen ne devait en prendre conscience. Mais, et si cela était déjà chose faite ?

« Économise. Ça te sera précieux.»

But que tu ne dévoiles guère, laissant à son esprit le soin de les trouver. Économiser, pour votre vie future. Pour cet avenir que tu lui destinais, en ta compagnie, au sein de ce petit appartement que tu avais repéré, et auquel il ne te manquait que la certitude d'un emploi afin de l'obtenir. Bien heureuse étais-tu que de pouvoir compter sur cette coquette somme que vos parents vous avait laissé, chacune séparément. Mais tu ne pouvais encore évoquer ce projet en présence de ta douce, ne sait-on jamais quel imprévu pourrait venir empêcher la réalisation de ce projet qui était le seul à te maintenir à flot, en cette période où tu ne tenais qu'à te laisser sombrer.

Enfin, elle formule ce que tu t'efforçais de faire depuis des années désormais : une étrangère à ton cœur. En vain. L'entendre de ses lèvres a quelque chose de différant, de brulant. Cela sonnait comme un blasphème à ton cœur abimé. Volonté qui était pourtant tienne. Vérité qu'elle énonce qui te fais voir les choses autrement, te pousses à reconsidérer tes agissements, muettement. Véritable réflexion sui s'engendre, sans que tu n'en partages pourtant l'existence. L'ombre d'un sourire nostalgie étire tes lèvres aux formulations muettes de ces songes, visible l'espace de quelques faibles secondes.

« Je n'y suis jamais parvenu.» Vérité énoncé à demi-mot, sens que ta belle Eileen se devrait de trouver par elle-même. Car tu n'exprimes qu'une part de ta vérité, laisse aux soins de ta sœur d'en trouver la suite, énigme que constitue tes propos, clarté qui se voudrait d'avantage présente.

Excuse envers son geste précédent, sourire qui s'efface aussi tôt de tes lippes lorsque tu en prends conscience. Tu ne t'en faisais guère pour cela, la casse de ton casque, ce que tu manifestes par une rapide approbation par ce mouvement que tu effectuas de la tête. Si elle regrettait, là était l'essentiel, la symbole t'ayant d'avantage blessé que le geste en lui-même. Enfin, tu as l'impression de retrouver l'espace d'un instant ces chamailleries qui vous opposait durant votre enfance, renaissance éphémère de cette complicité jadis partagé.





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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Mar 15 Jan - 19:35


 
I won't let you do whatever you want
L'oubli n'est pas un évènement qui se provoque, c'est seulement avec le temps que les êtres s'estompent, sans s'effacer entièrement du reste.

J’ai tout à coup peur de ce qui se passera ensuite. Nous sommes là à discuter, ou plutôt nous disputer et ensuite ? Que se passera-t-il quand on se sera dit tout ce que nous avions à nous dire ? Allait-elle me laisser une nouvelle fois seule ? M’ignorer à nouveau, comme si cette altercation n’avait jamais existé ? Elle en serait bien capable, Willow, c’est ça le pire. Je craignais de trop m’attacher à elle, de croire que je l’avais un petit peu retrouvé, parce que si elle se mettait de nouveau à m’ignorer, cela me briserait le cœur. Ou ce qui en restait, du moins. Et ça c’était difficile. L’espace de quelques instants, courts mais suffisamment long pour que je puisse les capter, j’avais l’impression d’entrevoir ma sœur. Celle qu’elle était avant que l’on nous sépare. Mais chaque fois elle remettait son masque de glace, une neutralité affiche sur son visage comme si elle ne connaissait que ça. Alors que bordel, elle était bien plus belle quand elle souriait. Je rêvais de retrouver ces éclats rieurs dans ces prunelles, un sourire qui en disait long et une joie qu’elle savait partager. Sauf que tout ça, elle semblait se l’interdire. Et c’était bien dommage.

Même si je voulais revoir son visage rieur, je savais que ce ne serait pas pour tout de suite. De plus, pour le moment, elle ne pouvait pas prétendre être ma sœur parce qu’elle ne savait rien de moi, elle ne se préoccupait pas de ce que je traversais. J’avais envie de lui faire confiance et de lui confier un tas de choses mais je me retenais. Je ne pouvais pas. Elle allait encore m’abandonner de toute façon. Perdue dans mes pensées sombres, je peine à remarque que mes remarques font mouches. Constate-t-elle enfin à quel point les choses se sont dégradées entre nous ? Comprend-t-elle que nous sommes deux étrangères avec un lien de famille ? J’aurais aimé ne pas en arriver là, j’aurais aimé ne pas avoir à faire ça pour lui faire remarquer que j’étais toujours là. Je me souviens en première année, toute heureuse d’être dans la même Maison qu’elle et puis cette déception immense quand elle m’avait à peine jeté un regard. Je me souviens avoir pleuré ce soir-là dans mon grand lit fermé par les rideaux. Je me souviens m’être demandé ce que j’avais fait de mal. Je me souviens d’avoir peu à peu effacé cette petite fille guillerette parce qu’elle devait s’endurcir.

Je frissonne face à ce souvenir et accepte avec plaisir la phrase qu’elle me sort. Douce distraction bien plus attrayante que cette petite fille enfermée dans un cœur beaucoup trop sombre pour elle. Pourquoi devrais-je économiser ? Ça ne me servirait à pas grand-chose. Je ne voyais pas à quoi cet argent pourrait me servir parce que je n’avais aucune idée d’avenir. Je comprends que ce n’est pas complètement idiot, mais le sens m’échappe encore. D’ailleurs, je ne cherche pas plus loin. Mais je veux quand même des explications.

« Pourquoi. »

Sans point d’interrogation parce que ce n’est pas vraiment une question. Il me fallait plus de précision, et même si je me doutais qu’elle ne me dirait pas grand-chose de plus, je me devais d’essayer de lui arracher les vers du nez. Pourquoi était-elle devenue aussi peu bavarde ? Ça lui fait mal de parler ou quoi ? Ça non plus je ne comprends pas. Et ça m’intrigue parce que je la savais un peu plus éloquente. D’un autre côté, c’était un peu pareil pour moi mais ça je ne le dirais pas.

Avec tout ça, j’en ai oublié mon paquet de cigarette. J’en oublie même mon devoir qui traîne misérablement à terre. C’était pas intéressant de toute façon. Je ne sais même plus de quoi ça parlait. Je suis distraite mais je ne manque pas de la voir tressaillir face à mes mots, face à une vérité qu’aucune de nous ne voulait énoncer. J’en suis plutôt satisfaite même si ça me fait mal. Ce n’est pas juste que je sois toujours la seule à souffrir. Non je ne me réjouis pas de sa douleur, mais je me réjouis du fait de l’avoir mise devant un fait avéré. Personnellement, je ne bouge pas, croisant les bras avant de l’entendre dire qu’elle n’est jamais parvenue à me rayer de sa vie. Je ne peux que hausser un sourcil, interrogatrice. Ah oui ? Et bien on dirait pas. Je ne sais pas si je dois me réjouir de cette vérité ou me questionner. Les deux sans doute. Pourtant, je ne peux pas résister à l’accabler davantage. Cette fois-ci, je veux qu’elle ressente ma douleur et ma solitude, le manque de ma famille et mon mauvais caractère. Willow ne peut pas s’en plaindre, elle a contribué à me forger ainsi sans le savoir.

« Alors pourquoi tu m’as fait ça ? » demandais-je après un instant de réflexion. « C’est à cause de toi ça. »

Dis-je en désignant le paquet qu’elle tenait en main. Oui c’est à cause d’elle. Il fallait se faire remarquer, faire des trucs dangereux pour l’attirer. Pourquoi.

« Tu continues de m’éloigner alors que tu dis n’être jamais parvenue à m’effacer de ta vie. Ça n’a pas de sens. »

Secouant la tête, je suis tout de même heureuse d’avoir eu cette discussion avec elle, même si elle sonnait comme la dernière. Trop solennelle. Même si j’avais arraché le fil de son casque, ce qu’elle semblait me pardonner. J’ai envie de faire durer la discussion parce que je sais qu’après, je vais la perdre à nouveau. Après ce moment d’intense lumière, je vais retomber dans mes profondes ténèbres.

« Qu’est-ce que je vais faire moi, sans toi ? »

Murmurais-je en échappant subitement à son regard, trop timide soudain. Presque honteuse de dévoiler cette part de moi que j’avais dû enterrer. Cette petite fille aimante avait réussi à se pointer à la surface, mais je la repousse rapidement. La question demeure pourtant dans l’air entre nous, cruciale et véritable. Dans quelques mois, elle partira.
 
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Willow Hohenheim




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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Mar 22 Jan - 15:41


I won't let you do whatever you want
Si votre avenir est incertain à ta cadette, à tes yeux il est déjà tout tracé. Tu ne saurais te venter que d'oser prétendre savoir de quoi demain sera fait, tu en es bien ignorante, et cela te tourmentes de ces douleurs lancinantes, mais il y a cette certitude qui effleures tes pensées, vaillamment, sans jamais s'éteindre sous tes ardents ténèbres. Vous serez côte à côte quoiqu'il advienne, qu'importe les obstacles que le destin tentera de dresser entre vous. Elle et toi, c'est à la vie à la mort, jamais tu ne pourrais te résoudre à l'abandonner. Doux paradoxe de ton attitude, de ton voeux le plus chère qui est de la maintenir loin de l'obscur personne que tu étais, tout autant que tu souhaitais son bonheur. Fait qui n'était possible l'un sans l'autre, selon ta drôle façon de pensée. Elle ne pourrait être heureuse, ta douce Eileen, si elle tenait de trop à toi. Cela te paraissait aussi évidant que un plus un était égal à deux. Malgré tout, tu veux la garder près de toi. La garder lointainement près de ton cœur, de tes ardeurs. Oppositions manichéennes dont-tu ne parviens pourtant à te défaire.

Mainte fois, tu t'étais imaginé à ses côtés, une fois ton diplôme brillamment obtenu, tu l'espérais. Entre les murs de cette douce bâtisse que tu visitais à chacune de tes excursions au Pré-Au-Lard, t'assurant que jamais il ne soit accordé à une tierce personne autre que ta pauvre âme. L'habitation ne payait pas de mine, il fallait se l'avouer, l'espace était étriqué, les murs délabrer, mais tu ne pouvais aspirer à un somptueux palace, malgré une vie d'avantage décente que tu aurais souhaité offrir à ta cadette. Tu t'étais imaginée l'attendre longuement, ces mois où elle parcourrait encore les sombres couloirs du château, tandis que tu travaillais ci et là, hanter par la solitude des lieux dont seul la connaissance de son retour prochain parviendrait à t'apaiser. Tu te voyais lui organiser milles et unes surprises, pour chacun de ses retours à votre nouveau chez vous, et pourtant, ne jamais réaliser la moindre d'entre elles, par égoïsme. Car si tu lui montrerais qu'elle détenait encore cette place si particulière en ton cœur par votre cohabitation nouvelle, tu savais que tu aurais toujours dans l'âme l'envie de la préserver du monstre que tu étais. Tu l’imaginais à tes côtés, et pourtant, si loin de toi.

Pourquoi. Pourquoi vainement conserver le maigre argent quelle recevait ? Tu aurais aimer lui en offrir la réponse, dans le seul désir d'admirer ce large sourire qui imprégnerait ses lèvres. Témoin d'une joie radieuse, vision éphémère de cette enfant que tu avais connu, et que quelque part, tu avais tué de tes mains.

Un duel cornélien se livre en ton sain, et cette nouveauté t'effraies. Te rappel la cruelle raison de cet éloignement si soudain. Tu ne savais comment réagir face à celle partageant ton sang, comment apaiser ses craintes, comment enchanter ses jours. Si tu avais un jour su la faire rire, de ces éclats de rires cristallins, aujourd'hui, tu ne savais qu'engendrer la naissance de douloureuses perles translucides. Amer constat dont-tu ne pouvais que te blâmer. Le brasier de tes passions éteintes est ravivé par la ténacité dont-elle fait preuve, te belle aiglonne. Tu voudrais l'étreindre de tes bras, apaiser ses démons dont-tu ne devines qu'à demi l'existence, tout autant que tu voudrais quitter les lieux en éclat, et ne plus jamais la revoir, ne plus jamais admirer la beauté de son regard enfantin. Adieu solennel auquel tu te préparais depuis tant d'années, et que pourtant, tu peinais à réellement désirer.

Pourquoi. Pourquoi tu lui infligeais ça ? Reproche dont la réelle signification mets un temps certain à te parvenir. Réalité que tu reniais, te refusais d'admettre. Non. Cela ne pouvait être ta faute. Tu ne pouvais pas l'avoir ainsi blesser, l'avoir meurtris de la sorte. Tu ne pouvais pas. Tu ne te le pardonnerais pas. Distance que tu avais instauré dans l'unique but de la préserver, de la protéger, tu ne saurais tolérer que cette même intrigue soit l'autrice de l'assassinat d'une part de ton âme.
Pourtant, il te fallait comprendre que, tout ça, c'était de ta faute Willow. Tu en étais l'unique fautive. Du mal être rongeant ta lumière, de la peine ternissant l'éclat de ses prunelles. Si elle agissait de la sorte, empoisonnait délibérément son être, c'était dû à tes actions, irresponsable que tu étais. Comment pouvais-tu prétendre être sa sœur, comment pouvais-tu oser dire l'aimer, alors que tu étais bien aveugle aux dangers auxquels tu la confrontais ?

La tristesse mêlée à l'une de ces culpabilité ravageuse valse en ton sein, mettant à mal les fragments de ton palpitant éparpillés ci et là. Tu te hais, te maudis d'être l'autrice de tels tourments auprès de ta précieuse. Une nuée de larmes perlent un instant tes opalines, avant que tu ne les chasses d'un revers sévère. Qu'elles noient ton âme, ces âcres larmes, mais qu'elles n'aient l'audace de noyer le cœur de ta sœur.
Excuses au bord des lèvres, cœur qui tend à s'échapper de ta poitrine, c'est une ardente douleur qui le prend, s'en saisit tout entier. Dévoré par le feu des regrets, calciné par le brasier des remords.
Comment pouvais-tu lui avoir infliger pareilles peines, à ta si belle Eileen ? Comment avais-tu pu détruire une part d'elle-même, la plus belle sans doute, quand bien même restait-elle magnifique malgré tout ? Comment avais-tu pu mettre à mal ses sentiments, à ta tendre moitié ? Comment avais-tu pu délibérément nuire à l'enfant qu'elle était. Tu te maudis, violemment, sauvagement, te promettant que de te faire payer cet horrible affront, plus tard.

« Tu seras heureuse.» Telle une chimère ravivée par les souvenirs d'un passé radieux, les courbes de tes lèvres se dessinent en un éclatant sourire, alors que ta main, mécaniquement, s'était posé sur l'épaule de ta belle dans une de ces douceurs perdu. Sourire de tes années volées, sourire de cette innocence qui t'avais été dérober. Témoin d'une bienveillance ainsi que d'un amour sans limite, sans frontière, qui pourtant, s'éteindra sous les décombres de ce que tu avais détruis. Tu souris à la vie que représente ta si précieuse cadette, Willow.

Seulement, le temps vous rattrapes, la raison t'abats. Sourire qui se meurt en un instant, alors que tu réalises la faiblesse dont-tu viens de faire preuve, effroi dans l'âme. Tu venais de te dévoiler de trop, peut-être même de raviver quelques faibles espoirs vains au creux du cœur de ton étoile. Amer constat sur lequel tu ne peux pourtant revenir, tu sais qu'il est désormais temps de mettre fin à cette vulgaire mascarade. Il est temps que cet échange où vos cœurs s'exprimaient de trop cesse.

Dernier regard que tu adresses à celle faisant battre ton cœur, tandis que cette indifférence accablante prend de nouveau possession de tes traits, tu lui tournes le dos, sans explication, sans raison. Et tu t'en vas, disparait de sa vue comme tu espérais disparaitre de sa vie.

Adieu, Eileen. Déteste moi pour ce que j'ai tué en toi, haïs moi pour ces espoirs que j'ai détruis. Oublie moi.





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Eileen Hohenheim




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MessageSujet: Re: I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen Jeu 31 Jan - 0:56


 
I won't let you do whatever you want
L'oubli n'est pas un évènement qui se provoque, c'est seulement avec le temps que les êtres s'estompent, sans s'effacer entièrement du reste.

Battement de cœur presque à l’unisson pour une fois. Et pourtant, un palpitant douloureux à chaque cognement. Difficile d’imaginer que cette fille devant moi est ma sœur. Difficile d’y retrouver les traits que j’aimais tant. Je ne cesse de la fixer, de l’observer, de tenter de lire en elle pour mieux la cerner et pourtant, je ne perçois rien. Elle n’a plus la joie de vivre que je lui connaissais, elle n’a plus les éclats aimants dans ses yeux magnifiques, elle n’a plus ses lèvres souriantes. Si je ne la connaissais pas, j’aurais pu croire qu’elle était vide. Presque morte, et ce, même si ce mot me déchire de l’intérieur. Pourquoi est-elle comme ça ? Que lui est-il arrivé ? Pourquoi ne cesse-t-elle de me repousser ? Je ne lui demande pas grand-chose à Willow, et certainement pas de laisser tomber ses amis pour moi. Je lui demande un peu d’amour. J’ai cruellement besoin d’amour et surtout du sien. Elle est ma seule famille.

Se rend-elle compte que je pourrais tout faire pour elle alors que je doute presque qu’elle le ferait pour moi ? Notre amour est différent. Je l’aime parce qu’elle est ma sœur et qu’elle me manque, mais je la déteste aussi parce qu’elle m’a effacé de sa vie. Même si elle dit le contraire. Je ne sais pas si je dois la croire. Après tout, pourquoi elle me dirait la vérité après tant d’années passées à se regarder en chien de faïence ? Ou à ne pas se regarder du tout. Cette discussion n’avait aucun sens, j’étais perdue, mes sentiments étaient chamboulés et je n’avais qu’une seule envie : celle de la serrer dans mes bras. Mais la voir là, immobile et morte à l’intérieur, ça m’effraie. Ce n’est pas elle. Et pourtant, ses traits se sont amincis et elle est restée magnifique. J’aimerais lui ressembler, être aussi jolie qu’elle un jour. Mais vivante.

Willow ne me répond même pas. On dirait que ma question lui est passée par-dessus là tête ou qu’elle ne juge pas bon de m’informer de ce pourquoi. J’ai quand même le droit de savoir, non ? Je fronce les sourcils, j’aimerais bien qu’elle me le dise, j’ai besoin de savoir. Alors, tant qu’elle ne m’aura rien dit, je continuerais de dépenser mon argent inutilement pour acheter des trucs dangereux sous son nez. Tant qu’elle continue de ne rien voir, je continuerais de ne rien entendre. Ça sonne gamin ? Ben on se demande parfois qui l’est, moi ou elle.

Ce silence m’énerve. Au fur et à mesure du temps passé à la regarder, mon corps tout entier se tend. Je veux des réponses, des vérités, j’ai le droit de savoir. J’ai besoin de savoir si j’aurais une famille quand je sortirai de cette école. Pourquoi ne peut-elle pas comprendre ça ? Pourquoi me laisse-t-elle ignorante ? Je perds patience. J’en ai marre d’attendre une réponse qui ne viendra pas, marre de voir une fille qui frissonne à peine quand on lui explique des choses importantes. Ça m’énerve, mais ça m’attriste aussi. Je ne sais pas comment gérer toutes ces émotions qui arrivent en une fois tel un tsunami. En se fermant comme elle le faisait, elle ratait des opportunités magnifiques. Pas qu’avec moi, avec d’autres aussi. Elle avait le droit à l’échec, le droit au bonheur aussi sauf que j’avais l’impression que tout ça lui était étranger. Rendez-moi ma Willow, qui que vous soyez, c’est elle que je veux.

Pendant un instant, j’avais cru la retrouver ma Willow. Ce sourire éblouissant, ses yeux pétillants … Elle semblait même s’être détendue. Mais tout ça n’a duré que quelques minutes tout au plus. Et là, maintenant, alors que je la vois frissonner, qu’elle semble se poser des questions, j’ai l’impression d’avoir touché une corde sensible. Allait-elle enfin me dire pourquoi elle me faisait subir ça ? Pourquoi elle disait m’aimer -du bout des lèvres- alors qu’elle me rejetait ? Je ne parvenais pas à comprendre et retournais cette situation dans tous les sens. J’ai mal de vouloir la brusquer, de vouloir égoïstement mes réponses mais j’ai mal aussi de me sentir vide et seule. J’ai mal de ne pas quoi savoir faire de ma vie, de ne pas pouvoir lui parler des projets que j’avais et que je n’ai plus.

Pendant un instant, j’ai l’impression qu’elle va me dire quelque chose. Je le vois bien qu’elle en a envie, je le vois bien que ça l’a touchée. Pourquoi ne dit-elle rien ? Pourquoi ne réagit-elle pas ? Elle pourrait même me crier dessus que ça me ferait plaisir. Au moins, elle me parlerait. Au moins, elle me verrait vraiment. Néanmoins, je suis surprise de la phrase qu’elle me donne. Quel était le rapport ? Pourquoi me dire que je serai heureuse ? Quoi, sans elle peut-être ? C’est avec étonnement et des tas de questions que je la regarde. Mais je suis plus étonnée encore de la voir sourire avec son si beau sourire. Son visage rayonne, elle est bien plus belle quand elle sourit. Mieux encore, toujours étonnée cependant, je sens sa main sur mon épaule. Et rien que ça, ça me réchauffe le cœur. Disait-elle la vérité alors ? Je pourrais commencer à le croire. Mes épaules s’affaissent et j’ai envie de pleurer dans ses bras. Lui dire que non, je ne suis pas heureuse, qu’elle me manquait, que je m’ennuyais pendant toutes les vacances. J’ai baissé le regard un instant en sentant les larmes monter. Je dois être forte, forte comme elle. Elle pleure jamais Willow.

Mais son sourire s’efface aussi rapidement qu’il est arrivé. Mon cœur rate un battement, mon souffle se coupe. Je ne comprends pas. Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? Pourquoi redevient-elle comme avant ? Sa main se retire de mon épaule et je perds sa chaleur. Elle reprend son amour comme si je n’en étais pas digne. Elle s’éloigne à nouveau. C’est parce que je n’ai rien dit ? C’est parce que j’ai eu envie de pleurer ? Je sais que ça fait un peu gamin mais elle m’apportait enfin une preuve d’amour. La seule que j’ai reçu depuis notre mère. Quand elle se retourne, je laisse échapper un hoquet de stupeur. Elle n’oserait pas, si ? Elle allait vraiment me tourner le dos alors que je venais de lui dire que je n’étais rien sans elle ? Que je n’arrivais à rien sans elle ? Que, implicitement, je l’aimais ? Je ne comprends pas, elle va se retourner, n’est-ce pas ? Sans un mot, sans un regard, elle s’éloigne et reprend sa vie comme si je n’avais jamais existé, comme si au final, je n’étais qu’un fantôme dérangeant qu’elle seule voyait pour son plus grand malheur.

Choquée, abasourdie, figée, je la regarde s’éloigner à un rythme plus lent que celui de mes larmes.

« Tu ne m’aimes pas alors … »

Douloureux murmure que je partage avec le vide. Comme une évidence.
Je suis seule à nouveau.
 
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I won't let you do whatever you want ☾ Ft. Eileen
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