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let me in (theodore&briséis)

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Avalon Eagles


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MessageSujet: let me in (theodore&briséis) let me in (theodore&briséis) EmptyMar 30 Oct - 22:33

Combats boots, cheveux tirés dans une queue de cheval sauvage, le style contraste parfaitement avec l’uniforme de Serdaigle que tu portes. Tu es prête pour retourner à l’école après une longue et fatigante journée de la vieille. Les évènements se sont enchainés à une vitesse hallucinante si bien que tu n’as pas eu le temps de dire quidditch une seule fois. Briséis est venue perturber tous tes plans mais au final, tu es bien contente d’être revenue sur ta décision. Et les choses se sont enchainées sans vous laisser une seule seconde de répit. Pas le temps pour un hibou, vous vous êtes de suite précipitées au ministère de la magie pour demander à parler de la plus grande urgence au directeur de l’école via le réseau de cheminée. Un portoloin programmé pour la fin d’après-midi le lendemain afin de ne pas déranger le bon fonctionnement des cours. Le professeur Dumbledore a été très compréhensif, comme si au fond il savait. Comme s’il l’avait toujours su. Puis la nuit est vite arrivée et avec elle, les déboires de la vie ordinaire.  Tu bailles alors que Briséis dit au revoir à tes parents, vos valises et vos familiers dans leur caisse de transport à vos pieds. Tu n’as pas beaucoup dormi, ton amie non plus. Tu es obligée de froncer les sourcils pour te concentrer sur les paroles de tes parents qui ont bel et bien remarqué que vous n’êtes pas très fraiches. Mais ils ne relèvent pas, ne se demandent pas comment cela est possible. Ils te connaissent, ils savent que tu n’as pas peur de contourner un peu les lois pour ton propre intérêt. Puis, vient ton tour et tu embrasses tes parents, les idées un peu embrumées, suppliant des parents de ne pas trop te secouer quand ils te serrent dans les bras. Un regard pour Briséis qui semble tout aussi finie que toi et vos affaires à votre suite, vous quittez le quartier.

Arrivée au coin de la rue, il te faut pourtant t’arrêter quelques secondes. Tout d’abord parce qu’il vous faut déplier la carte donnée par tes parents pour vous rendre au point de rendez-vous. Puis parce que tu n’es pas sûre d’être en état pour lire une carte. L’alcool doit très certainement résider encore en petites quantités dans votre sang et tu as les pensées bien embrumées. Le sang pulse contre tes veines avec une telle force que tu as l’impression que les pulsations résonnent dans tout ton être. Les sons amplifiés et sentir ton flux sanguin taper contre tes tempes te donnent mal à la tête. Alors réfléchissons… Dis-tu en t’asseyant sur ta valise. Tu tournes la carte dans tous les sens avant de trouver le sens de lecture. Tes yeux se plissent dans un effort de concentration qui te donne le vertige et tu arrives à déterminer approximativement la direction que vous devez prendre. Tu jettes un coup d’oeil à la deuxième aiglonne qui semble être dans le même mal que toi et lui indiques une direction. J’crois que c’est par là. Euh… Non par là ou là certainement. Tu jettes un nouveau coup d’oeil à la carte et tu te rends compte que tu tiens à l’envers. AH  ! C’est par là ! Aucune certitude cependant, tu essaies de prendre des décisions lucides et réfléchies mais tu as l’impression d’avoir abandonné ton cerveau dans cette boîte de nuit londonienne. Mais aucun regret non ? Enfin, tu crois. Tu n’as pas réellement de souvenirs précis de cette nuit, seulement quelques brides. Et tenter de se rappeler s’avère plus compliqué que prévu. Tu crois te rappeler avoir envisagé avec Briséis de planter le portoloin et de rentrer en transplanant. Ce qui maintenant te semble complètement improbable. Et le reste des souvenirs reste relativement flous. Tu crois avoir embrassé une fille mais tu n’es pas certaine de toi. Ou peut-être que c’est elle qui t’a embrassé ou… hein. Non. Ca te prend trop la tête d’essayer de réfléchir sur des passages qui reviendront très certainement au fur et à mesure et qui n’ont certainement pas d’importances.  Ou si, te murmure ton cerveau. Putain, ta gueule, penses-tu.

Le portoloin se trouve un peu éloignée, dans un parc laissé à l’abandon. Tu regardes s’il n’y a personne aux alentours et t’engouffres dans l’endroit désert, Briséis est sur tes talons. Tu te rappelles de ce que c’est le portoloin ? Ils ont pas dit que c’était une babouche ? La babouche portoloin est dissimulée à travers les feuillages sauvages et il vous faut chercher un peu pour la trouver. Et finalement vous la trouvez in extremis. La main attrape le portoloin et aussitôt, le paysage londonien disparait.

C’est le sol qui t’accueille. Ton dos frappe contre la terre et tu grimaces. Tu entends les familiers se plaindre de cet atterrissage qui s’est fait sans aucune douceur.  Bordel. C’est la première fois que tu prends un portoloin. Y’aurait pu avoir une notice pour prévenir des effets secondaires, une hôtesse de l’air pour indiquer les sorties d’urgence les plus proches. Non, faut que les sorciers fassent rien comme les autres. Forcément. Bri ? Ca va ? Demandes tu en essayant de relever avec douceur, pas totalement sûre d’avoir retrouvé tes capacités de coordination après une telle nuit à boire de l’alcool totalement traître et de piètre qualité. Par le caleçon de Merlin. T’as la tête qui tourne. Tu inspires, expires et te rends compte que tu n’y arrives pas. Tu roules alors jusqu’à l’héritière en riant et lui attrapes la main. Go rouler jusqu’à l’école ? Tu pouffes de rire mais ton regard est attiré vers une silhouette qui vient à votre rencontre. Merlin, y’a les blèmes qui arrivent. Vite vite aies l’air normal. Tu te précipites alors de te le relever sans prendre la peine de faire attention aux vertiges qui pourraient te prendre dès lors, enlèves un mauvais pli de ta jupe alors que tes noisettes cillent sur le garçon que tu reconnais. Theo… Souffles-tu la respiration se bloquant quelques secondes. Derrière lui, se dessine l’ombre du château. Tu es à la maison mais tu ne t’attendais pas à te confronter à lui si tôt. Surtout pas dans cet état. Seras-tu suffisamment courageuse ?

EDIT : heureusement pour toi, la remontée se fait finalement sans grande catastrophe. comme si voir ton frère devant toi empêchait celle qui t'habite de laisser son coeur s'exprimer d'une façon peu ragoutante.

choix du dé:
 






Dernière édition par Avalon Eagles le Mar 30 Oct - 22:37, édité 1 fois
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Choixpeau


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MessageSujet: Re: let me in (theodore&briséis) let me in (theodore&briséis) EmptyMar 30 Oct - 22:33

Le membre 'Avalon Eagles' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


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Briséis Avery


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MessageSujet: Re: let me in (theodore&briséis) let me in (theodore&briséis) EmptyMer 31 Oct - 0:49


═ ═ ═ ═ ═ ═ ➸ ✵ ═ ═ ═ ═ ═ ═
i have no idea what i've done last night.

Les yeux qui peinent à rester ouverts, cachés derrière une grande paire de lunettes de soleil noires tandis que Dorothy Eagles la serre chaleureusement dans ses bras. Elle n'a pas la force de la lui rendre cette étreinte Briséis, encore moins la volonté ; ne pas s’effondrer honteusement sur elle lui demande déjà des efforts considérables. Le manque de sommeil, les muscles douloureux d’avoir – elle suppose – un peu trop dansé sans oublier l’alcool qui continue de lui titiller le sang malgré les heures qui se sont écoulées depuis son tout dernier verre. Sensation étrange pour elle qui a fait, la veille, sa toute première vraie expérience de l’alcool. Une expérience qu’elle ne réitérerait probablement pas avant les vingt années à venir et dont elle se souvient à peine… pour le mieux, peut-être. Aucune image précise qui se dessine dans son esprit, même lorsqu’elle se force à y songer ; seulement des espèces de flash lumineux dont elle ne tire aucune satisfaction et qui laissent sur son esprit une trace mélangée d’euphorie, de surprise et d’inattendu. Un sourire de façade étire ses lèvres lorsqu’elle se sépare de la mère de famille, la remerciant au passage pour l’hospitalité offerte ainsi que toute la gentillesse dont elle a fait preuve pendant ces deux jours. Surtout alors qu’il y a neuf chances sur dix pour que les deux aiglonnes les aient tous les deux réveillés en rentrant le matin même sans aucune discrétion. Un regard en direction de la fenêtre qui donne sur la rue en dessous de laquelle repose désormais un pot cassé entouré de terre encore fraîchement éparpillée. Nouveau flash où elle se revoit bras-dessus bras-dessous avec Avalon, tentant de se servir de l’autre comme canne pour marcher droit jusqu’à la porte. Échec qui pousse l’héritière à se rattraper au rebord de cette mène fenêtre où ce malheureux pot avait élu domicile. Il n’aura pas fait long feu et d’ailleurs, il n’aura même pas eu droit à des excuses. Parce que Avalon en a ri et que Briséis en a fait tout autant avant de s’engouffrer ensemble dans la maison endormie. Nouveau trou noir. Les souvenirs reviendront peut-être au fur et à mesure de la journée mais pour le moment, les deux brunes ont des choses bien plus importantes à penser. Les pas jusqu’à sa valise lui semblent être une véritable marche de la honte tant son visage incliné vers le sol afin d’éviter tout regard en plus de la douce lumière du jour. Le ciel est plein de nuage – comme une parfaite journée de décembre – et pourtant c’est déjà trop pour elle. Avalon a l’air de mieux gérer la chose et en même temps, elle ne doit pas en être à sa première cuite elle. Il suffit de voir la facilité avec laquelle elle lui a trouvé un faux permis de conduire la veille et tous les bons plans dont elle lui a fait part pour choisir l’endroit parfait où jeter leur dévolu.

Elle n’est pas tout à fait là Briséis quand l’aiglonne revient vers elle avec une carte dans les mains et propose d’y aller. Ce n’est pas vraiment comme si elles avaient le choix ; le moindre retard entraînerait la possibilité de faire face à des grilles fermées et qui le resteraient pour un moment. La seule chose dont l’héritière a envie sur le moment est de transplaner dans son dortoir, dans sa tour bleue et s’effondrer sur son lit pour dormir jusqu’à la prochaine décennie au bas mot. Pas marcher en se traînant trois valises – celle à sa main et les deux autres sous ses yeux fatigués. Premièrement elle serait en totale infraction avec la loi pour avoir transplané sans avoir le diplôme même si elle l’a déjà fait par le passé et deuxièmement, vu son état de fatigue il aurait été probable qu’elle finisse en Suède plutôt qu’en Ecosse. « Je te préviens je n’ai aucun sens de l’orientation. » Pas dans ces rues moldues en tout cas et encore moins dans cet état. La question ne se pose jamais dans son pays de Galles natal où il n’y a que verdure et petits chemins de terre. Elle connaît les environs comme sa poche et pas uniquement parce qu’une énorme parcelle appartient aux Avery depuis plus d’un siècle. « Je ne suis même pas sûre de pouvoir distinguer ma droite de ma gauche là. » Murmure-t-elle dans un haut le coeur alors qu’elle tend ses bras devant elle. Un bref regard jeté à Avalon qui tourne le papier dans tous les sens avant que ses yeux ne se ferment une fois de plus et ses doigts viennent masser l’une de ses tempes. Cette journée va être longue. Très très très longue. Entre le regard des professeurs qu’elles allaient devoir affronter en plus de ceux de leurs camarades, possiblement devoir reprendre les cours dès leur arrivée et réemménager dans leur dortoir. Mais bon sang, même sans s’en souvenir tout à fait, il lui semble que hier soir valait largement l’état dans lequel elle se trouve aujourd’hui. Leur roadtrip se termine dans un parc abandonné que Briséis balaie rapidement du regard pour écarter tout danger alors qu’Avalon se jette à la recherche de leur salut. « Quelque chose comme ça. » Impossible pour elle de réfléchir alors qu’elle a encore l’impression d’avoir la musique du club tapant à plein régime dans ses tympans. « Non mais franchement….. une babouche…  » La brune ne peut tout simplement pas retenir le rire qui s’échappe de ses lèvres tandis qu’elle commence à son tour à observer les buissons pour trouver. Plus bizarre que ça tu meurs. « Surtout ne la rela…. » che pas. Trop tard ; Briséis n’a pas le temps de finir qu’Avalon saisit le babouche la forçant à en faire de même pour ne pas louper le coche. Elle a du mal à garder sa poigne sur l’objet pendant le trajet qui lui secoue l’estomac plus qu’elle ne l’aurait cru – et voulu – faute d’avoir dormi et d’être complètement dans consciente de ce qui se passe.

Heureusement pour elle cela s’achève et c’est sans trop de mal qu’elle pose pied à terre. Elle n’est pour autant pas à l’abri puisque l’épuisement doublé de la nausée que les secousses ont fait remonter l’oblige à lâcher sa valise pour s’agenouiller puis, bientôt, s’allonger dans l’herbe froide. « Ava. Ca tangue. » Pas le temps de tourner la tête pour prendre des nouvelles de sa camarade que cette dernière fonce sur elle dans une roulade à semi contrôlée avant d’éclater d’un rire communicatif.  « Mieux que mon hibou je crois ! » A l’entendre se plaindre et tenter de s’enfuir de sa cage sans succès un peu plus loin c’est en tout cas ce qu’elle suppose. « J’en peux plus. » Parvient à articuler Briséis entre deux rires douloureux pour son abdomen alors que leurs mains se trouvent et s’accrochent. A deux elles réussiront probablement mieux à se relever. A moins qu’une silhouette arrivant vivement vers elles ne suffise à leur en donner le courage nécessaire. « C’est qui ? Rogue ? » Demande l’aiglonne en plissant des yeux alors qu’elle se redresse ; sa vision est floue et on ne peut pas dire que les lunettes noires aident vraiment à y voir plus clair.  « Quoi « Theo » ? » Forcément, à rien y voir comment l’aurait-elle soupçonné ? Ses yeux passent de son uniforme à Avalon… jusqu’au préfet planté devant elles avec un air sévère. Ah. Son corps se raidit soudainement et elle retrouve son sérieux, consciente qu’elle ne peut désormais plus faire ou dire n’importe quoi. Enfin espérons. L’aiglonne entreprend de croiser les jambes mais peu certaine de son équilibre du à l’alcool, elle finit par se rétracter et se contente de croiser lentement les bras sur sa poitrine pour se donner un air blasé – espérant naïvement que ça suffirait à ce qu’il les laisse tranquilles et ne remarque par l’étendue de leurs états. « Hm. Je ne m’attendais pas à un tel comité d’accueil. » Du mal à déglutir en songeant que finalement, Rusard et sa chatte ou encore le professeur Mcgonagall n’auraient peut-être pas été une si mauvaise option malgré leurs regards réprobateurs. Au moins eux n’avaient pas cette envie très lisible dans les iris de les tuer sur place. Contrairement à lui.





elle écrit ses phrases préférées dans des cahiers, les phrases qui résonnent en elle et expriment à la perfection ce qu'elle ressent. elle apprend que la plupart du temps, ce sont les livres qui lisent en nous et non l'inverse. ― A
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Theodore Nott


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MessageSujet: Re: let me in (theodore&briséis) let me in (theodore&briséis) EmptySam 8 Déc - 17:24


Deux lettres que tu relis pour la cinquième fois depuis la veille maintenant, tes doigts crispés sur le papier presque froissé à l'image de ta patience épuisée. Tu tentes de lire entre les mots une information qui t'aurait échappé alors que tu avais communiqué avec Briséis durant les fêtes de Noël, alors que la mère adoptive d'Avalon t'avait envoyé ces mots si touchants et profonds. A la recherche d'un indice sur ce qu'il était advenu des deux étudiantes, à la recherche d'une destination dans cette équation inconnue de leur absence en cette rentrée de la nouvelle année. Une curiosité à l'impression négative s'était d'abord emparée de tes membres lorsque tu t'étais rendu compte de leur absence la veille au repas, tes azures de plus en plus troublées et inquiètes au fur et à mesure que la soirée s'avançait. Hitchens n'avait pas su calmer tes doutes et avait en réalité, amplifié cette inquiétude saisissante qui s'était développé en toi. Tu n'avais que très peu écouté les dires du directeur ce soir là, l'information du tournoi n'avait été que secondaire pour toi à qui manquait les deux femmes les plus importantes de ta vie. Et tu culpabilises Theodore, de ne pas avoir été présent plus tôt pour Avalon, pour avoir mis délibérément ce fossé entre vous au cours du mois qui venait de s'écouler. Tu avais eu besoin de temps pour digérer l'information qu'elle t'avait communiqué au début décembre et force était de constater que ce temps à part ne t'avait pas vraiment servi. Il avait avait été temporisant, du confort pour repousser les questions, le sentiment de trahison. Aujourd'hui encore tu n'avais toujours pas accepté le fait qu'on t'ait menti sur l'existence de ta sœur, la seule variable ayant changé dans ta colère et ton sentiment de frustration était que désormais, tu étais capable de la nommer comme ta sœur. Elle était tout autant victime que toi dans cette histoire et elle souffrait, elle aussi. Que Briséis ne soit pas présente en cette rentrée avait redoublé ta hantise qu'il ne leur soit arrivé quelque chose. Tu aurais pu penser à un cas à part, une maladie attrapée par Avalon mais le murmure rapporté que la silhouette de ta fiancée s'était dessinée sur le quai refusait de laisser une paix précaire s'installer dans tes pensées. Persuadé qu'elle s'était présentée comme tout le monde pour revenir jusqu'au château mais que quelque par, un événement était intervenu, tu n'avais su tenir très longtemps avant de te présenter auprès du directeur de ta maison, une inquiétude doublée d'une revendication pour connaître la vérité de cette histoire sur tes lèvres agacées. Tu exigeais des réponses, en qualité de frère et de fiancé des deux disparues, tu t'étais fait le serment de ne pas revenir aux cachots avant de les obtenir.

Le seul soulagement que l'on t'avait accordé était de t'avoir désigné comme celui venant les accueillir le lendemain matin, aux portes du château. Tu t'étais donc raccroché à l'idée qu'elles revenaient durant tout le reste de la soirée et repoussant le sommeil jusqu'à une heure des plus tardives, tu n'avais que très peu dormi. Ce matin, tu n'avalais rien d'autre qu'un café noir, seul attablé chez les serpents, présent même avant le plus matinal de vos professeurs. Les heures avaient défilées jusqu'au moment du rendez-vous et tu avais tenté de t'avancer sur ton prochain devoir de runes, sans succès. Lorsqu'il fut enfin le temps pour que tu les rejoignes, ton palpitant possédait cette vitesse légèrement accélérée, de doute, de hâte, d'inquiétude que tu ne savais calmer que par de longues inspirations.

Et tu les aperçois au loin, ton pas se fait plus impérieux et hâtif, les mains dans les poches de ton caban noir, tu as ces cernes sous le regard et la peau pâle au dessus du col roulé tout aussi sombre que tu as revêtu ce matin. Et malgré tout cela, tu as l'air plus en forme qu'elles. Il y a ton prénom que tu entends soufflé par les lèvres d'Avalon et ce comportement différent qui anime les corps des deux étudiantes. Tes azures les sondent longuement sans pouvoir observer leur regards, y trouver l'étincelle que tu voulais y voir, s'assurer de leur vitalité et leur état. Le manque de stabilité de Briséis te surprend, la tenue des deux te désarçonne. Et alors que ta fiancée évoque le comité d'accueil, il y a cette odeur particulière que tu reconnais aussitôt qui se dégage de ses lèvres. Elles étaient en train de dessaouler.

La surprise laisse place à l'énervement en toi alors que tu te rends compte qu'elles ont passé la soirée à boire et à faire la fête ensemble. Tu ne peux laisser ta compassion les plaindre sur les conséquences tant l'acte te semble ridicule. Tu repenses à l'état dans lequel elles t'ont mit pour cette beuverie, tu ressens toujours l'inquiétude de ton cœur venir le presser de toute part, te rendant seulement compte finalement que encore une fois, t'étais celui qui s'attachait et s'inquiétait injustement. Elles auraient pu lever leur majeur en ta direction à l'unisson dans un sourire moqueur que cela t'aurait fait le même effet. Et durant de longues secondes tu ne dis rien, tu ne fais que les regarder longuement, la mâchoire resserrée derrière l'impassibilité de ton visage. Tu frémis alors que tu entends une nouvelle fois le hibou de Briséis s'impatienter dans les bagages derrière elles. « J'espère que vous vous êtes bien amusées. » le ton de ta voix était assez fort pour les agacer elles et leur gueule de bois et tu appelais un elfe de maison de Poudlard. « Ramène leurs bagages dans la tour des Serdaigles. » lui ordonnes-tu sans le regarder, fixant seulement les deux étudiantes. « Un mal de tête peut-être ? » continues-tu avec un ton moqueur mais sans le moindre sourire. Elles empestaient l'alcool. « Est-ce qu'il faut que je supporte l'une de vous deux jusqu'à la tour ou vous saurez retourner au château sans vous étaler dans la neige ? » Sourcil relevé, ton implacable, tu continuas. « Ou peut-être que vous voulez vous enfuir encore du château sans prévenir personne ? »







Fearless child, broken boy;
Tell me what it's like to burn.
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Avalon Eagles


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MessageSujet: Re: let me in (theodore&briséis) let me in (theodore&briséis) EmptySam 8 Déc - 21:34

Il est là devant vous. Le démon de tes insécurités et de tes peurs les plus profondes. Il est là devant vous et Theodore semble à première vue bien loin d’être aussi agréable que dans tes souvenirs assez flous. Après tout, votre dernier vrai échange remonte déjà à quelques semaines. Alors le voir là devant toi te semble presque irréel. Tu ne t’es pas attendu à le croiser de sitôt, à le confronter dès ton retour à l’école. T’as le cœur qui tambourine et l’alcool se dilue un peu plus dans le flux sanguin augmenté. T’as l’âme qui tangue autant que ton cœur et tu ne sais pas si tu dois mettre ça sur le dos des yeux profondément agacés de ton frère ou sur le carmin souillé. Toujours est-t-il que bloody hell, tu n’as pas signé pour te retrouver dans ton enfer personnel à peine revenue. Tu te déplaces sur le côté, tu tangues quelque peu et tu essaies de glisser à ta partenaire dans ce moment douloureux à passer ces mots, le plus discrètement possible : « T’es sûre que j’dois vraiment revenir ? » Et il parle Theo. Tu fronces les sourcils quand il vous demande si vous vous êtes bien amusées et si sa voix est beaucoup trop forte pour tes tympans fragilisés sous l’alcool, tu fronces les sourcils. Son ironie t’agace déjà et tu le trouves injustement mal placé pour oser te dire quoi que ce soit. Il veut se la jouer préfet avec son insigne qui brille pas autant qu’il ne le pense mais il a vite intérêt à redescendre d’un ton. Bonjour le mal de tête empiré après ça. Tu échanges un regard avec la brune qui t’accompagne et tu te dois te retenir de rire tant son sarcasme t’agace autant qu’il t’amuse. T’as une drôle de fierté Ava quand tu t’apprêtes à ouvrir la bouche. La fierté de retourner à Poudlard encore à moitié éméchée – et putain hâte de pouvoir t’en vanter auprès de Seamus, et la fierté de voir dans son regard cette colère inquiète qui le pousse à user de son sarcasme pour vous faire comprendre qu’en plus de l’avoir inquiété, il est exaspéré de vous retrouver dans un tel état. « Dis Geneviève, on vous apprend pas à parler normalement dans votre monde ? Murmurer c’est pas compris dans le kit du parfait sang-pur ? » Tu pouffes de rire en appelant Briséis, Geneviève alors que tu viens te masser les tempes douloureuses.  Souvenirs amusés de la création de fausses identités qui vous ont mené à avoir oublié raison et soucis le temps d’une soirée. Les noisettes cillent sur Theodore et tu lui offres ton plus beau sourire d’effronté. Tu as conscience que les dernières gouttes d’alcool s’écoulant dans ton sang amplifient grandement cette volonté arrogante. Pourtant, tu sais tout autant que tu l’aurais provoqué si tu avais été dans ton état normal. Après tout, pourquoi lui montrer que sa présence te touche alors que Monsieur a préféré se la jouer soudainement fantôme en disparaissant de ta vie, te laissant te perdre dans cet océan d’incertitudes et de frayeurs. Te laisser te noyer dans l’idée que tu l’avais définitivement perdu. « Ouais, franchement, c’était une soirée d’enfeeeer. Merci de t’en inquiéter. » Tu lui lances un clin d’œil arrogant. Tu te sais sur une pente dangereuse et pourtant, tu continues de t’y lancer, la tête baissée. Le plaisir de jouer avec ses nerfs comme il a pu jouer avec les tiens. Lui montrer que sa soudaine inquiétude dissimulée sous ce sarcasme qui ne lui va pas ne te touche pas. Parce que oui, tu le connais le serpent. Peut-être mieux que tu ne te connais toi-même. Tu reconnais sous ce venin le tourment qui l’a mené ici et tu reconnais dans son regard cette profonde irritation qui le prend alors qu’il vous voit ainsi. Empéguées alors qu’il était sagement assis dans ce château à s’inquiéter pour vous. C’est ton frère après tout, comment ne pas savoir ? « Tu devrais peut-être faire comme nous. T’as l’air d’avoir pris 40 ans dans la gueule depuis la dernière fois. Attends… Quand est ce que c’était la dernière fois ? »  Il a ce sourire moqueur sur les lèvres destiné à vous exaspérer d’autant plus. Et tu en joues. Tu répliques et provoques. Comme tu aimes si bien le faire. Grande gueule à n’en plus finir. Mais au moins, il te remarque. Il ne t’oublie pas comme il a pu si bien le faire.

Le ton du Serpentard change. Au revoir le sarcasme, bonjour le côté intraitable.  Il a laissé la moquerie inopportune au placard. Les mots claquent dans l’air, s’entrechoquent avec les molécules de dioxygène et ton cœur rate un battement alors qu’il vous demande si vous voulez encore fuir le château. Si seulement il savait. Si seulement que son silence t’a tué plus qu’il ne l’aurait dû. Tu baisses les yeux un instant en te demandant si la lettre a réellement changé quelque chose et tu lâches un profond soupir. Soupir qui pourrait être mal interprété par quiconque, soupir lassé et exaspéré qui pourrait paraître comme étant désobligeant face à un représentant de l’autorité. Et pourtant, ce soupir est pour toi. Parce que pendant un quart de secondes, tu te dis que tu n’aurais jamais dû te laisser convaincre. Que tu n’aurais jamais dû revenir dans cette école. Surtout si c’est pour entendre des reproches inutiles alors qu’il connait à peine un quart de l’histoire. Mais ton cœur se sent chez lui, ici alors que tes pieds foulent la pelouse enneigée. Ici, tu as tes amis. Ici, tu as Seamus. Ici, tu as Theodore. « Je n’ai pas besoin de ton aide. » Tes mots claquent eux aussi et l’alcool persistant aide les mots à sortir. C'est faux bien entendu et chacun des membres de ce trio improbable le sait. Briséis l'a vue de ses propres yeux, Theodore l'a lu et toi, tu le sais inscrit jusque dans ton derme profond. L’arrogance a laissé place à la rancœur et ton regard provocateur a perdu de sa superbe. Le timbre de ta voix ne tremble pas une seule seconde et quand tu relèves les yeux, il y a dans tes noisettes une flamme tempétueuse. Qu’il n’essaie pas de te remettre en place car tu n’hésiteras pas à lui donner des coups de bec, telle une aiglonne qui survole le ciel et qui s’abat sur sa proie. Il y a Briséis à tes côtés et ton regard cille sur elle. Elle est dans cette position indélicate par ta faute et il est hors de question que tu laisses Theodore passer sur sa mauvaise humeur sur elle. Car Briséis a été incroyable ces deux derniers jours. Une amie véritable comme la vie n’en fait plus. « Si tu dois aider quelqu’un ici, c’est Briséis. Elle est là par ma faute. » Tu ferais presque amende honorable si c’est pour permettre à la seconde aiglonne de mieux vivre sa première gueule de bois. Si c’est pour aider ton amie. Mais t’as le visage qui se déforme dans une grimace indescriptible. Un mélange de colère et d’indignation à l’entendre parler de choses dont il ne connait que la surface, de l’entendre prétendre que ta disparition ait pu l’affecter en quoi que ce soit. Lui qui a été le moins présent de tous dans une épreuve que vous auriez du partager à deux.  « Et toi tu vas vouloir encore faire comme si je n’existais pas ou t’as terminé ta crise ? » Tu sais qu’il a reçu ta lettre envoyée à ton insu, tu sais qu’il a reçu tout ces écrits qui mettent des mots sur des sentiments douloureux. Tu sais qu’il sait. Et là, ce soir, tu n’as pourtant qu’une envie : lui hurler toute cette frustration accumulée, lui faire bouffer cette fausse inquiétude à ton sujet qui t’agace. Il n’y a pas plus véritable que son inquiétude pour les yeux de sa belle mais pour toi, tu en doutes fortement. « Alors quand t’auras fini, tu pourras peut-être t’occuper de celle qui importe vraiment ici. Ta fiancée. »



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Briséis Avery


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MessageSujet: Re: let me in (theodore&briséis) let me in (theodore&briséis) EmptySam 26 Jan - 18:29


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i have no idea what i've done last night.

Même la quantité d’alcool impressionnante qu’elle a ingéré – pour une novice dans le domaine tout du moins – n’aurait pas suffit à la tromper dans la lecture de l’expression du préfet arrivé à leur hauteur. Assurance oubliée, laissée en partie derrière elle dans ce club du Londres moldu dont elle ne saurait même pas à l’heure actuelle se remémorer le nom. De cet équilibre précaire et cette vision entravée par des yeux plissés à cause d’un ciel trop éblouissant, elle croit le voir passer de l’incompréhension à… Oh. La brune tente tant bien que mal de réunir ses forces et retient son souffle dans l’espoir que l’effort lui fasse retrouver consistance face à son fiancé. Comment lui expliquer la situation et lui permettre de comprendre sans jeter Avalon et ses sentiments tête la première dans la gueule du loup ? Briséis avait déjà manqué de la perdre une fois, ce n’était certainement pas pour la vendre à la première occasion venue et briser par la même occasion une confiance à peine instaurée entre elles. Elle l’observe silencieusement, profondément honteuse non pas d’être arrivée à Poudlard dans cet état déplorable mais plutôt de s’être faite prendre la main dans le sac par celui qu’elle ne voulait surtout pas voir franchir ce maudit portail. Muré dans cette vague de remords mais loin de muet siffle pourtant à son oreille le murmure d’une Briséis pas tout à fait oubliée ; celle que l’on a vu naître la nuit derrière au coeur de cette boîte de nuit Londiennes, partager de trop nombreux shots avec l’aiglonne se tenant à ses côtés. Celle qui a délaissé le sage chignon pour libérer des cheveux ne manquant pas de virevolter à chacun de ses mouvements sur la piste de danse. Elle est loin de se souvenir de tout mais ne regrette pas le peu qui accepte encore de parsemer sa mémoire endolorie. Chanter à tue-tête tout contre Avalon des paroles de chansons qu’elle n’avait encore jamais entendues, inventer des pas de danse dans lesquels d’autres assommés de whisky l’avaient volontairement suivie. Une nouvelle facette d’elle-même qu’elle avait découverte de façon tout à fait exceptionnel – car il était certain que cela serait la première et dernière fois qu’elle accepterait de se laisser entraîner dans un plan pareil. Cette même Briséis qui, par nervosité peut-être – ou tout bonnement insolence - , menace de faire apparaître au coin de ses lèvres un début de sourire. Moment décidément mal choisi pour rire d’autant plus en étant au fond d’elle consciente de l’inquiétude sans fin dans laquelle ces deux jours de silence ont du le plonger. La remarque d’Avalon qui n’aide pas, pousse la poupée à se mordre la lèvre inférieure en détournant quelque peu le visage afin de dissimuler son début d’amusement. Contrôle toi. « Ch. » Ordonne-t-elle discrètement dans l’espoir d’éviter un bain de sang qu’elle n’aurait de toute évidence pas l’âme d’arbitrer. Regard qu’elle relève finalement sur son fiancé, lèvre demeurant captive entre ses dents, tandis qu’elle observe avec attention l’expression sévère de son visage. Un fil de pensées qui se tisse silencieusement au sein d’une âme encore instable et dont la seule preuve s’exprime sur des pommettes qui s’empourprent. Elle chasse les croquis d’une Briséis encore suffisamment désinhibée pour aller à sa rencontre et faire taire son mécontentement de ses lèvres sur les siennes. Lèvre libérée et yeux dorénavant fixés sur le sol elle laisse échapper un souffle d’épuisement. Bourrée, déséquilibrée et maintenant, en somme, décontenancée par des songes qu’elle ne semble pas en mesure de brider. Que Theodore les escorte si cela lui chante mais qu’il le fasse vite.

« Je ne prendrai pas parti à.. ça. » Répond doucement la poupée tout en commencer à masser avec délicatesse l’une de ses tempes rendue douloureuse. Cette pseudo guerre froide entre un frère et une sœur trop fiers pour s’avouer qu’ils avaient bien plus d’importance pour l’autre que ce qu’ils ne laissaient paraître. Elle se maudit Briséis; d’avoir fait le choix stupide l’ayant menée à se retrouver dans cette situation compliquée, partagée entre son respect et attachement pour Theodore et sa loyauté envers Avalon. Elle qui se considérait jusqu’ici chanceuse d’avoir été de ces gens qui n’avaient pas assisté à leur déchirement dans la salle commune des aigles mais à qui le karma semblait vouloir offrir une séance de rattrapage accélérée. Il y a malgré tout une main que la poupée vient rapidement poser sur ses lèvres pour en étouffer le gloussement après que la brune l’ait appelée Geneviève. Il n’y a pas à dire : en plein jour et l’esprit un peu moins embrumé, le pseudonyme est encore plus ridicule. Les joutes verbales fusent au-dessus de la tête d’une brune dépassée qui fait tout pour les ignorer, l’un et l’autre. Quand bien même aurait-elle pris la décision d’intervenir – et cela n’arriverait pas, pour prendre le parti de qui ? Jusqu’où ? Les deux sixième avaient vraisemblablement bien plus derrière le coeur à se reprocher qu’une simple absence injustifiée et un retour rocambolesque. « Ce qui est certain c’est qu’à vous deux vous aurez ma peau. » Susurre-t-elle à sa propre intention en ne suivant que d’une oreille distraite leurs échanges irascibles. Quoi de pire qu’assister au déchirement de deux Nott ? Les voir se liguer contre soi. L’un et l’autre connus indépendamment pour leurs forts caractères, l’autorité naturelle qu’ils parviennent à imposer aux autres élèves. Cela ne peut que mal finir. Et s’ils continuent sur cette pente glissante ce n’est pas le pardon qui les attendra en bout de route mais bien un point final à une histoire venant seulement de débuter. On leur avait déjà tant pris ; privés d’années qu’ils auraient pu passer côte à côte à se soutenir contre vents et marées, à toute épreuve. Le temps ne devait plus être à la tempête mais la douce brise de janvier rappelant que le printemps brillerait à nouveau bientôt. Sans jamais y prendre part elle regrette tantôt l’arrogance d’Avalon avant d’accueillir avec un froncement de sourcils particulièrement irrité le sarcasme du serpent. Inspiration, expiration. Elle rêve de se précipiter vers lui, l’attraper avec brutalité par les pans de son caban pour le forcer à la regarder avant de lui envoyer au visage qu’elle plaie ça a été de convaincre Avalon de remettre les pieds sur cette terre. Et Ô combien qu’elles têtes de mules épuisantes, répugnantes ils forment à eux d’eux. Mais elle ne peut pas. Pas respect pour elle, par amour pour lui. Et aussi parce que si elle se tentait à marcher un tant soi peu plus rapidement elle finirait assurément tête la première dans la caillasse.

« Non merci, ça va. » Finit par intervenir une Briséis à court de patience lorsque le Nott propose de les hisser jusqu’à la tour. « Les semonces qui fusent entre vous comme des cognards donnent un rythme certain à ma marche. » Elle ne regarde par Avalon car au fond d’elle, elle ne peut lui en vouloir. Pas après l’avoir vue plongée dans une telle fragilité, éclater en éclats. Tout serait beaucoup plus simple s’ils se parlaient et mettaient un terme définitif à cette confusion qui continuait de les éloigner. Elle observe le serpent, le supplie de se retourner et de voir, vraiment voir. Au-delà des apparences, au-delà du silence et du sarcasme de l’aiglonne. Qu’il voit que ce n’est pas que de l’arrogance mais une douleur étouffante qu’elle ne sait tout simplement pas exprimer. C’est avec surprise que les yeux de la poupée épousent la silhouette de sa camarade après avoir entendu les mots qui ont franchi de ses lèvres. Si on lui avait dit que le premier pas qui serait fait viendrait d’Avalon elle ne l’aurait pas cru ; quoi que dans la situation actuelle et en vue des deux opposants, les chances étaient plutôt de cinquante cinquante. Sans rétorquer quoi que ce soit la brune l’incite d’un mouvement de tête à en profiter, l’incite à s’ouvrir à lui comme elle le lui a conseillé quelques heures plus tôt. Avaient-ils une autre option de toute manière ? Quoi qu’il ressortirait de cette conversation Briséis serait là pour elle mais également pour lui, si toutefois il le désirait encore. « Tête qui tourne, je vais reprendre mes esprits un instant si ça ne vous importune pas. » Excuse pour leur laisser un peu de temps, pas trop quand même parce qu’elle ne voudrait pas qu’ils en profitent pour s’entre-tuer – sans oublier qu’il fait froid et que sa tête vacille vraiment. La brune s’éloigne de trois pas puis pose ses mains de part et d’autre de son visage. L’impression d’être sur le pont d’un bateau en pleine tornade à en voir les arbres se bousculer sans jamais tout à fait sombrer. Vivement qu’elle retrouve son lit.

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elle écrit ses phrases préférées dans des cahiers, les phrases qui résonnent en elle et expriment à la perfection ce qu'elle ressent. elle apprend que la plupart du temps, ce sont les livres qui lisent en nous et non l'inverse. ― A
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MessageSujet: Re: let me in (theodore&briséis) let me in (theodore&briséis) EmptyJeu 7 Fév - 5:40


« Dis Geneviève, on vous apprend pas à parler normalement dans votre monde ? Murmurer c’est pas compris dans le kit du parfait sang-pur ? »  Une fierté qui se lit sur son regard et une répartie que tu aurais du prévoir. Tu l’accueilles d'une moue presque dégoûtée en la voyant pouffer de rire après sa tirade risible. Tu la toises de ton regard impassible alors que tu observes que ta fiancée l'invites à se calmer. Mais toute ton attention est tournée vers Avalon et après tout, ce n'est pas ce qu'elle voulait ? Être au centre de ton attention, de celle du château peut-être. Disparaître, voir les regards de son petit-ami gryffondor, de Hitchens aussi, Beale, s'inquiéter sur son cas. Attirer l'attention sur elle, que tu sois forcé de lui parler, de lui accorder ce qu'elle désirait depuis ce début décembre. Tu t'étais longtemps demandé combien de temps elle t'avait caché ce lien, depuis combien de temps elle avait su ce de quoi il s'agissait entre vous. Alors que tu avais pensé vivre ce quelque chose d'unique avec elle, une part de mensonge avait finalement participé et loin d'être désolée de t'avoir caché l'information si précieuse, elle était désormais, la victime. Oh combien il était facile de ne voir que son propre côté de l'histoire. « On m'avait convaincu que les nés moldus savaient bien se comporter et se respecter, apparemment pas tous. » - « Ouais, franchement, c’était une soirée d’enfeeeer. Merci de t’en inquiéter. » clin d’œil arrogant, regard de mépris. Tu ne reconnais plus Avalon et l'agacement laisse place à un énervement tangible. Pas vraiment convaincu finalement que tu sois le mieux placé pour venir les chercher, tu te serais bien privé de la vue dépravée qu'elles t'offraient en cet instant. « Tu devrais peut-être faire comme nous. T’as l’air d’avoir pris 40 ans dans la gueule depuis la dernière fois. Attends… Quand est ce que c’était la dernière fois ? »  - « Et tu devrais essayer d'avoir un peu plus de respect pour toi Avalon. » ta voix est plus rauque, basse et emprunte d'une déception certaine. Tes azures se détachent de sa silhouette désarticulée pour observer ta fiancée qui, tu le sais, tente de se donner le plus de contenance possible. Et dans une autre situation peut-être, aurais-tu souri. « Je ne prendrai pas parti à.. ça. » tu te sens désolé qu'elle ait à assister à cette scène dont tu ne veux même plus y penser. Tu écoutes Avalon décréter qu'elle n'a pas besoin de ton aide et c'est un touché du doigt sur ta blessure qui s'effectue. L'agacement laisse place à la déception, tu t'attendais à quoi Theodore ? Des retrouvailles parfaites ? Rien n'est de cet ordre chez les Nott, tu aurais du le prévoir.  « Ce qui est certain c’est qu’à vous deux vous aurez ma peau. » - « Et toi tu vas vouloir encore faire comme si je n’existais pas ou t’as terminé ta crise ? » - « Parce que de nous deux c'est moi qui fait une crise là ? » les sourcils relevés, tu as cet air d'incompréhension qui vient craqueler ton masque impassible et tu finis par la toiser avec un air distant. « Alors quand t’auras fini, tu pourras peut-être t’occuper de celle qui importe vraiment ici. Ta fiancée. » - « Les semonces qui fusent entre vous comme des cognards donnent un rythme certain à ma marche. » Ta tête secoue légèrement de la négative en regardant Avalon, un air de dépit sur le visage. Briséis décide de rester en arrière et tu ne remarques même pas qu'elle le fait consciemment pour vous donner du temps. Tout ce que tu aperçois, c'est cette haine que ta sœur semble posséder envers toi, tout ce que tu ressens, c'est cet énervement, ce dépit, ce dégoût que la situation soit telle. « Jamais tu te remets en question hun ? Tu ne viendras pas te questionner sur le fait que tu aurais pu éviter cet état en rentrant à Poudlard, pour toi mais aussi pour elle. Tu penses juste ne serait-ce qu'aux autres finalement ? Tu sais, ceux qui s'inquiètent pour toi, ceux qui pensent vivre une réelle relation avec toi et finalement qui découvrent qu'il y a un mensonge, une partie cachée que tu dissimules quand bien même t'es pas la seule concernée. » Tu perds ton calme et tu fais quelques pas en avant avant de revenir vers elle, frémissant. Un moment, tu t'interdis de parler et tu ne fais que l'observer mais c'est contre ton grès, tu es obligé de continuer. « J'veux bien croire au fait que c'est injuste ce que t'as vécu, que ça a du être blessant. Mais putain Avalon, t'es pas seule au monde. Et si il vous était arrivé quelque chose ? Et si je vous avais perdu toutes les deux ? Et si t'avais juste été honnête en me disant directement la vérité au lieu de me laisser apprendre au beau milieu d'un drama sans nom que t'es ma sœur ? T'aimes croire que je suis le salaud dans l'histoire, si ça te fait plaisir écoute, fait donc. Mais t'as pas le droit de m'en vouloir pour avoir pris du temps pour tenter de digérer la nouvelle que ma famille est encore plus une arnaque que ce qu'elle était déjà. » Tu es essoufflé et ton torse se soulève avec rapidité et intensité sous l'effort. T'as ce masque brisé sur le visage, celui que tu lui offres. T'es tel que tu es là, devant elle, devant Briséis. Et t'as mal, de savoir que tu dois forcément la blesser quelque part dans tes mots, qu'elle va continuer à te haïr quoi que tu dises, que tout ça est brisé au point de vouloir quitter le château. Tu te sens déjà revenir aux cachots la mort à l'âme et t'as envie de défouler le reste de colère qui est en toi mais tu ne peux le faire. Tu ne peux plus briser cette barrière entre ce que tu ressens depuis des années et la réalité, ta colère accumulée, les injustices vécues, tu ne peux les épuiser. Pas devant elles, car tu ne saurais pas que faire si elles te voyaient dans cet état, tu ne sais que faire sans cette douleur au fond de toi. « J'ai bien compris que tu me haïssais maintenant, le message est passé. Tu peux désormais t'en tenir à l'indifférence ça sera bien mieux que ton insolence. » Le dépit, encore, au fond de ton regard alors que tu détaches tes azures avec douleur de ta sœur pour venir les poser sur ta fiancée. Tu entames quelques pas en entonnant « Je vais chercher l'infirmière. » tournant le dos, relâchant un soupire de frustration d'entre tes lèvres.








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MessageSujet: Re: let me in (theodore&briséis) let me in (theodore&briséis) EmptyMer 20 Fév - 16:21

L’amertume est une sensation dérangeante tant entremêlée au sang souillé par les liquides alcoolisés, elle vient corrompre un cœur déjà bien empoisonné par les ressentiments. Le terrain semble s’être transformé en véritable champ de mines, les semonces fusantes entre le serpent et toi s’apprêtant à faire exploser des retrouvailles qui n’auraient jamais dû se dérouler de cette façon. Au milieu de cette guerre froide, le joyau de la couronne qu’est Briséis, gangrenée elle aussi par ces liqueurs avalées la veille. Joyau de la couronne qui semble vouloir garder une neutralité olympienne, pour ne pas risquer de venir aggraver les circonstances. Les reproches viennent des deux côtés et si tu es consciente d’être dure, l’orgueil mélangé à une douloureuse animosité, le préfet vient envenimer cette blessure béante que tu peines à faire taire, cette blessure qui te pousse à te conforter de la sorte. Arrogante, insolente, presque haineuse. Parce que tu ne sais pas faire autrement que d’exprimer ta détresse par cette colère sourde, cette volonté de déchainer tempêtes et ouragans sur le cœur des autres. Tu n’es pas douée avec les sentiments, tu ne l’as jamais été. Surtout quand il s’agit de tes propres maux. Tu pinces les lèvres, les ongles s’enfoncent dans la paume de la main. Profondément. Et tu n’espères qu’une seule chose, qu’ils fassent taire ce calvaire que subit ton myocarde à chaque coup assené avec fourberie. D’autant plus que les maux de tête viennent empirer ton état. Un conseil, évitez les retrouvailles le lendemain des beuveries. Ça a décidément de drôles d’effets : briser un état d’euphorie tant apprécié sur le moment pour venir faire resurgir des émotions qu’on a tant voulu oublié sous l’alcool. Briséis décide de rester sur le côté, tes yeux cillent sur elle, oubliant quelques secondes les azures troublées de ton frère. Il y a cette culpabilité qui te prend le cœur quand tu l’aperçois dans cet état car tu te sais fautive. Pourtant, égoistement, tu es ravie d’avoir pu apercevoir ce sourire libéré quand l’aiglonne dansait avec impudence sur les chansons moldues, loin de toutes les responsabilités que peuvent lui imposer son nom. Et il parle Theodore et ton attention se retrouve de nouveau attiré le visage de l’impassibilité qui se craquèle à mesure que les mots viennent assassiner un peu plus cet espoir retrouvé grâce à ton amie. Que la lettre ait changé quelque chose, qu’elle vous permettra d’avancer. « Jamais tu te remets en question hun ? Tu ne viendras pas te questionner sur le fait que tu aurais pu éviter cet état en rentrant à Poudlard, pour toi mais aussi pour elle. Tu penses juste ne serait-ce qu'aux autres finalement ? Tu sais, ceux qui s'inquiètent pour toi, ceux qui pensent vivre une réelle relation avec toi et finalement qui découvrent qu'il y a un mensonge, une partie cachée que tu dissimules quand bien même t'es pas la seule concernée. » Un éclair de douleur traverse les noisettes alors que tu dois te faire violence pour ne pas ouvrir la bouche et répliquer, à la fois indignée que peinée. Pourtant, tu tentes plus que tout de garder ce masque de l’indifférence pour prouver, combien même tu as tord de faire cela, que ce qu’il te dit ne te touche pas. Mais, c’est faux. Bien entendu que tout cela est faux. Et tu ne sais pas ce qui est le plus douloureux. Voir le garçon perdre son calme par ta faute ou ses paroles. Il y a cette petite voix qui te hurle d’avoir été stupide de croire que revenir à l’école changerait quoi que ce soit. Ce regret d’avoir accepté. Non pas seulement pour toi mais pour eux. Car il y a dans ses mots une part de vérité que tu ne tentes même pas de nier. Finalement, n’aurait-il pas été mieux pour eux qui se sont inquiétés, pour Briséis qui se retrouve dans un mal que tu connais bien, pour lui, ton frère, qui pense visiblement bien des choses à ton sujet, que tu ne remettes jamais les pieds à l’école ? Tu baisses les yeux pour ne pas croiser le regard douloureux de ton frère alors qu’il continue sur sa lancé. « J'veux bien croire au fait que c'est injuste ce que t'as vécu, que ça a du être blessant. Mais putain Avalon, t'es pas seule au monde. Et si il vous était arrivé quelque chose ? Et si je vous avais perdu toutes les deux ? Et si t'avais juste été honnête en me disant directement la vérité au lieu de me laisser apprendre au beau milieu d'un drama sans nom que t'es ma sœur ? T'aimes croire que je suis le salaud dans l'histoire, si ça te fait plaisir écoute, fait donc. Mais t'as pas le droit de m'en vouloir pour avoir pris du temps pour tenter de digérer la nouvelle que ma famille est encore plus une arnaque que ce qu'elle était déjà. » Le cœur pleure, le cœur saigne. Hémorragie de sentiments qui s’agitent et qui viennent empoisonner une rancœur bien présente. Car ses mots te blessent autant que tu as pu le blesser avec tes paroles précédentes. Tu papillonnes des yeux pour tenter d’effacer rapidement ces larmes qui te menacent. Et quand celles-ci semblent d’être évaporées pour offrir à tes iris une brillance étrange, il t’assène le coup final. « Je ne te hais pas… » Chuchotes-tu alors qu’il affirme en même temps qu’il va chercher l’infirmière, couvrant la révélation de sa voix. Les yeux se relèvent, fixent un garçon qui te tourne le dos comme il a pu te le tourner depuis déjà un mois. Et sans que tu ne le veuilles, tu romps ce mutisme dans lequel tu t’es enlisé. « Comment oses-tu me tourner le dos après toutes les horreurs que tu viens de me balancer à la figure ? » La question n’est point virulente, ton visage emprunte un air las, presque douloureux. « Tu sais quoi j’abandonne. » Oui, tu abandonnes. Tu ne trouves aucun intérêt à venir t’expliquer, à continuer à te battre quand tu as clairement l’impression qu’il te méprise. « Pense ce que tu veux de moi. Pense que je suis une gamine mal éduquée qui ne pense qu’à sa petite personne et qui prend plaisir à être ainsi. Je m’en branle. Je sais ce que je vaux, tout comme je sais ce que font les vérités cruelles au cas où tu l’aurais oublié. » Tes yeux glissent sur Briséis à qui tu offres un sourire profondément désolé. « Je ne dis pas que j’suis parfaite, je ne dis pas posséder la science infuse. Loin de là. Et je suis sincèrement désolée d’avoir embarqué Briséis dans mes conneries. Mais, je ne l’ai jamais forcé à quoi ce soit. Qu’on soit bien clair. » Ta voix emprunte un profond dépit douloureux alors que tu prends une profonde respiration pour assagir cette colère qui gronde en toi, pour calmer les ressentiments qui s’agitent. Comme sur un échiquier, c’est un parfait échec et mat qu’il t’a assené. Tu laisses tomber les armes, à quoi bon se battre quand visiblement tout est perdu d’avance ? « Je pourrais t’écrire toutes les lettres que je veux que je serais toujours celle qui t’a caché la vérité. Peu importe de savoir si dealer avec ça c’était facile ou pas, je serais toujours cette fille-là. » C’est une Avalon profondément sage et réfléchie qui s’exprime là, qui fait taire tous ses sentiments pour continuer à se préserver, pour continuer à préserver cette fragilité que tous semblent heureux d’entretenir. Cette fragilité que tu détestes, cette enfant apeurée et abandonné qui semble vouloir se battre pour sa survie alors que tu ne souhaites qu’une chose, la détruire sous cette puissance de caractère. Ne plus en entendre parler, ne plus être cette adolescente-là. Sans attendre de réponse du préfet – parce que clairement, tu n’en veux pas, tu te diriges vers la brune et t’accroupis en tanguant, le cœur battant contre tes veines. Ou les restes d’un alcool. Peut-être bien les deux. Tu ne sais pas, tu ne sais plus et tu ne veux pas savoir. Tes doigts viennent s’entremêler aux siens et si tu ne lui offres aucun sourire, il y a dans tes yeux une puissante sincérité. « Je suis désolée… » Lui souffles-tu. « Tu me laisses t’aider ? On rentre à l’école et je m’occupe de nos gueules de bois. Promis juré sur tous les Paris-Brest du monde. Je ne t'abandonne pas. » Cette tentative d’humour est laborieuse mais alors qu’elle accepte, tu l’aides à se relever et vous vous appuyez mutuellement l’une sur l’autre. « Pas besoin d’aller chercher l’infirmière. Du repos et de l’eau, c’est amplement suffisant pour s’en remettre. » Murmures-tu alors que vous commencez à avancer. Pas sûre que cette solution soit bonne pour toutes les situations. Comme par exemple des petites réunions de famille. Mais s'il y a bien une chose dont tu es certaine, c'est que c'est le remède miracle pour les gueules de bois.



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MessageSujet: Re: let me in (theodore&briséis) let me in (theodore&briséis) EmptyLun 11 Mar - 18:23


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i have no idea what i've done last night.

Il semblerait que son impartialité et sa passivité dans ce combat soient vaines puisqu’elle a beau ne pas lâcher un traître mot, le frère et la sœur continuent de s’écorcher à tour de rôle. Tantôt perdue dans ses pensées confuses, tantôt le regard rivé sur eux afin de s’assurer qu’aucune joute ne soit celle de trop – celle irrattrapable. Parce qu’ils ont beau se battre comme des coqs dans la volonté d’avoir le fin mot de l’histoire, il n’empêche qu’il n’est ni question de haine ni même à proprement parler de colère. Ce que voit Briséis lorsqu’ils se déchirent sous ses yeux à coups de mauvaise éducation pour l’un et du peu d’estime de soi de l’autre, c’est avant tout de la frustration. Quoi qu’ils en disent ils partagent ce point commun dévastateur d’avoir été privés d’une partie d’eux-mêmes pendant trop longtemps. Mais là où ils pourraient mettre à profit ce temps perdu pour mieux se retrouver les caractères de strangulots préfèrent en perdre encore plus, quitte à se perdre pour de bon. Non seulement faut-il que l’aiglonne s’accommode de la nausée qui menace son estomac mais en plus, qu’elle fasse la police entre ces deux enfants arrogants ? D’autant plus difficile à accepter après tout ce par quoi elle avait du passer pour convaincre Avalon de revenir – à commencer par le risque d’être portée absente aux oreilles de son père le jour de la rentrée. Par respect plus que par gêne les mains de la brune glissent de ses joues à ses oreilles qu’elle finit par couvrir péniblement. Pendant les quelques instants où ses yeux se ferment et leurs voix ne deviennent qu’échos, un minime « mieux » se fait ressentir. Quand bien même se sent-elle profondément liée à l’un comme à l’autre, elle ne devrait pas se trouver ici et assister à leur règlement de comptes. Forcée de rouvrir les yeux à cause d’une réalité qui tangue de gauche à droite et bas en haut, elle tente un regard dans la direction des deux sixième et croise instantanément celui de la sorcière. Un faible sourire de réconfort apparaît sur ses lèvres mais c’est là tout ce qu’elle peut malheureusement lui offrir. Je ne t’en veux pas, lui ont crié ses noisettes. Comment pourrait-elle alors qu’elle lui a fait découvrir un tout autre monde ? Se souvient-elle seulement avoir autant ri de sa vie avant cette fameuse soirée alcoolisée ? Sa main droite glisse de son oreille à sa poitrine pour désigner son coeur, la gratifiant silencieusement de toute son affection. Aucun d’eux ne passe un bon moment et peut-être serait-il plus futé qu’ils remettent à plus tard cette discussion houleuse – rien que pour se donner le temps de réfléchir et éviter d’agir avec impulsivité comme Avalon en a l’habitude. « Non ! » Tête qui se dresse, muscles qui se tendent avec une vigueur nouvelle tandis que son regard alerte est braqué sur le dos du préfet. L’infirmière, et puis quoi encore ? Rita Skeeter pendant qu’il y est. « Pas d’infirmière, ni personne. » Son ton se veut sans appel mais presque aussitôt elle lui adresse un regard plus tendre pour lui signifier qu’elle n’a pas besoin de soin, juste d’un repos et d’une tranquillité que lui offrira sans peine son dortoir. Avalon s’accroupit devant elle et les deux aiglonnes partagent un regard complice, laissant ses doigts glisser agréablement entre les siens. « Je suis fière de toi Ava. » Répond elle à voix basse afin qu’elle soit seule à l’entendre tandis que les pas du préfet semblent s’approcher d’elles. D’avoir parlé, de s’être ouverte – même si la méthode n’avait peut-être pas été la meilleure en tous points. Elle a affronté sa peur et ça, c’est inestimable. « On va éviter de parler de nourriture et de breuvage pour un certain temps par contre... » Supplie-t-elle d’un rire nerveux en espérant que cela suffirait à son estomac pour cesser de faire des siennes. « Un,deux,.... » L’aiglonne puise dans les forces qu’il lui reste pour aider un maximum Avalon dans sa tentative de la relever ; succès. Elle manque de tomber par deux fois mais se reprend bien vite en trouvant appui sur la brune. « Trop vite. » Et si ça n’a pas aidé son tournis elle se force à tenir bon. Elle sait qu’elle sera bientôt allongée, au chaud et que demain sera un autre jour. Contre toute attente le préfet les rejoint dans un silence religieux, prend place à côté d’elle qui l’observe avec incompréhension jusqu’à ce qu’il ne saisisse son bras pour lui offrir un autre appui. Elle sourit bêtement Briséis ; l’alcool mais également de les voir travailler ensemble, presque côte à côte. Bientôt leurs trois silhouettes disparaissent derrière les mûrs de l’école et, avec elles, une partie de leurs ressentiments.

end. let me in (theodore&briséis) 1914541084





elle écrit ses phrases préférées dans des cahiers, les phrases qui résonnent en elle et expriment à la perfection ce qu'elle ressent. elle apprend que la plupart du temps, ce sont les livres qui lisent en nous et non l'inverse. ― A
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