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fix a heart (theomione)

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MessageSujet: fix a heart (theomione) Dim 25 Mar - 19:31

Il y eut tout d’abord des cris puis des paroles dures et cruelles, des mots qui avaient détruit ton coeur ; sans que tu ne comprenne réellement pourquoi entendre ton rouquin préféré te dénigrer ainsi, te mettait dans un tel état. Il y eut une claque et avec un coeur meurtri, un regard brillant d’amertume et de douleur, une voix froide et sans émotions, tu avais répliqué d’une telle façon que tu avais l’impression que quelque chose s’était brisée. Tu n’avais pas crié, simplement constaté. Froidement, durement. Et la dispute avait continué ainsi, les mots dépassant un peu plus votre pensée mutuelle, toi prenant soin de t’éloigner progressivement de celui que tu considérais comme ton meilleur ami. Cette proximité était dès lors devenue douloureuse, insupportable. Tu souffrais et cette nouvelle altercation qui avait atteint un tout autre niveau, était un véritable déchirement. Alors quand Harry était finalement intervenu, jugeant sûrement que vous étiez allé trop loin tous les deux dans vos paroles et agissements, tu avais tourné les talons et t’étais enfuie de la salle commune, ne supportant pas une seule seconde de plus le regard lourd du dernier fils Weasley. Tu te doutais fortement que le couvre-feu était passé et que tu n’avais pas le droit d’être en dehors de ta salle commune à cette heure-ci, mais tu ressentais le besoin vital de t’éloigner au plus vite, de te réfugier quelque part où tu serais seule avec toi-même, où tu pourrais exprimer ta peine sans crainte d’être aperçue. Alors, ce fut seulement une fois en dehors de l’antre des lions que tu t’autorisais finalement à te laisser aller, à éclater en sanglots. Sanglots que tu avais bien retenus bien trop longtemps.

Tu savais très bien où tu allais, tu avais ton coin de prédilection au septième étage. Ce n’était pas très loin de ta salle commune mais tu savais que l’alcôve où tu te dirigeais était à l’abri des regards, non fréquentée. Tu ne risquais donc pas d’être surprise en dehors de ton dortoir par un quelconque homologue préfet en train de pleurer ton malheur. Tu serais seule et tu espérais que personne ne vienne déranger le moment de solitude dont tu avais besoin. Pas même Harry. Tu n’étais pas sûre de supporter les justifications de ton meilleur ami à propos du comportement du Weasley. Rectification, tu n’étais pas sûre de supporter une quelconque présence à tes côtés. L’alcôve où tu avais pris l’habitude de te réfugier était un coin isolé du septième étage. Suffisamment étroite pour passer inaperçue, l’alcôve avait pour particularité d’avoir une grande fenêtre qui donnait vue sur le lac noir et sur les étoiles. Etoiles qui, à ton goût, brillaient trop fort et qui te donnaient envie de vomir. Tu n’étais pas une étoile cette nuit-là. Tu t’éteignais au fur et à mesure, bouffée par le désespoir et la douleur. Ton visage était ravagé par les larmes alors que tu regardais fixement la noirceur du lac dans lequel se reflétait la lune, elle aussi bien trop brillante. Comme si les astres avaient décidé de te narguer, de te montrer à quel point tu étais pitoyable à te mettre dans des états pareils pour un garçon. Mais ce n’était pas un simple garçon. Ce n’était pas le garçon sur lequel tu ressentais un petit béguin d’adolescente, ce n’était pas un garçon mortellement lambda de ta promotion. Ce n’était pas simplement ton meilleur ami. Tu savais que tu n’aurais pas réagi de la sorte si ça avait été Harry. Même si Harry ne se serait jamais permis de dire de telles atrocités à ton sujet. Lui comprenait à quel point tu étais sensible, Ron avait encore du mal à te comprendre sur ce sujet-là. Et pourtant, c’était Ron, celui avec qui tu vivais un tout autre genre d’amitié, le seul capable de te faire passer par toutes les émotions en à peine quelques minutes, le seul responsable de tes nombreuses crises de nerfs et crises de larmes. Certes vous viviez peut-être une amitié trop passionnelle pour qu’elle soit parfaitement saine - ou pour qu’elle soit réellement qu’une simple amitié… Mais tu n’arrivais pas à envisager que ce soit autrement entre vous. Ron ne pouvait pas fonctionner sans toi, et tu ne pouvais pas fonctionner sans Ron. Et pourtant, vous ne pouviez vous empêcher de vous déchirer. Tu voulais que cela cesse et malgré tes profonds efforts pour vivre en parfaite harmonie, c’était un cercle vicieux. Profond soupir et un nouveau bruyant sanglot vint étrangler ta gorge. Le couloir était silencieux et tu étais consciente que le bruit des tes pleurs pouvaient attirer l’attention. Mais qu’importe, cette soirée ne pouvait définitivement pas être pire. Mais pouvait-elle seulement s’améliorer ? Tu en doutais fort.



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MessageSujet: Re: fix a heart (theomione) Lun 26 Mar - 2:53

hold back the river
theomione
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Quelques jours déjà que tu t'étais fait avoir à ce repas, par une part de tarte à la mélasse. Quelques jours te séparait maintenant de ton dernier baiser en date, de la dernière catastrophe générale de Poudlard. Etait-ce bien Nate, que tu avais vu embrasser Remus Lupin ou l'avais-tu imaginé ? Trop d'événements perturbants avaient eu lieu lors de ce repas, te laissant dans ton esprit un souvenir amer et dérangeant. Tu aurais bien apprécié avoir eu la chance de n'être qu'un simple spectateur lors de cette farce mais il semblerait que Melin en ait décidé autrement. Et voici alors, que deux jours plus tard, tu rencontrais le poing de l'un de tes plus proches amis, dans ton visage. Pas seulement sur ta tempe, mais aussi contre ta joue, dans tes côtes, ton ventre. A cause d'un simple baiser que tu n'avais pas le moins du monde initié, d'une trahison que tu n'avais nullement orchestré. Une côte fêlée, une lèvre fendue, le corps endolori, un coquart -s'affaiblissant petit à petit- voici ce que tu avais écopé de cette rencontre dont tu te serais bien passé. Et alors que tu te reprenais des forces, il avait fallut que Pansy vous surprenne, toi et Milicent, dans une position loin d'être adéquate. Ton amie venue seulement t'aider à reprendre pieds, t'avais aidé jusqu'à tomber avec toi dans ta salle de bain. Pansy avait alors vu rouge, s'éloignant de vous à toute trombe, vous ignorant constamment après ce jour. Tu n'avais pas réussi à la joindre depuis, la vipère t'évitant du mieux possible. Incroyablement rusée dans le fait de t'esquiver et t'échapper, cela faisait déjà trois jours que tu détenais cette humeur maussade et frustrée quoi qu'il arrive. Ta déception fut à son paroxysme lorsque tu découvris, ce matin-même, qu'elle avait signé pour son tour de ronde avec un autre préfet que toi. Seulement soulagé qu'elle ne soit pas avec Weasley, tu t'étais alors inscrit en duo avec Nathan. Et tu avais le pas las, ce soir, tandis que tu t'occupais de surveiller les étages supérieurs. Il n'y avait clairement rien à faire d'intéressant et ta ronde sans Pansy à tes côtés, prenait un sens tout à fait agaçant. Ta meilleure amie manquait à tes côtés et tu le ressentais terriblement. Pas vraiment bavard d'ordinaire, tu aurais bien voulu qu'elle soit tout de même à tes côtés. Ecouter les notes particulières de son rire, accueillir avec un sourire son regard chocolat et pétillant, l'entendre parler sur combien Potter et sa clique étaient inintéressants. Elle te manquait, Pansy. Et tout ce que tu avais là, c'était une ronde terne, sans but. Une ronde qui te menait jusqu'au septième étage avec un soupire lorsque tu quittais le précédent incroyablement vide. Tu ne désirais qu'une chose : tomber sur un élève en dehors de son dortoir afin de le prendre sur le fait, animer ta soirée, lui retirer des points. Car tu ne l'avais pas fait depuis longtemps et ça te démangeait terriblement, tu aimerais tomber sur un Gryffondor en dehors de son dortoir, pourquoi pas un Weasley d'ailleurs ?

Mais soudain, des reniflements te firent relever la tête. Un fin sourire vint se placer sur tes lèvres. Qu'importe, prendre un pleureur sur le fait, ça ne te dérangeait pas. Lui retirer des points n'allait guère te rebuter, combien même il redoublait ses larmes. Mais tu fus interloqué, un instant, lorsque tu te rendis compte que tu connaissais très bien l'endroit d'où provenaient ces pleurs. Cette alcôve, ce passage -presque- secret, coincé derrière un mur, à l'abris de tous regards. C'était l'un des endroits que tu avais découvert au cours de tes études, où tu te délectais de venir y passer du temps, souvent avec un bouquin, la plupart du temps pour être seul. Observer ce lac à l'eau rarement troublée, ce parc bientôt recouvert d'un manteau blanc, cet horizon lointain laissant place aux étoiles resplendissantes lorsque la nuit intimait au soleil de lui laisser la place. Et tu sais que c'était l'un de tes endroits préférés, le seul peut-être où tu venais et qui te faisait penser à ta tendre mère. A chaque anniversaire de sa mort, tu y passais tout ton temps libre, seul avec les étoiles, sur ce rebord près de cette immense fenêtre. Tu te retrouvais seul, mais la forme de ce recoin caché aux yeux de tous t'accueillait avec un sentiment de chaleur, presque familial. C'était ici que tu avais compris comment les autres élèves pouvaient appeler Poudlard leur deuxième foyer. C'était grâce à ce recoin, que tu retrouvais la paix, la plupart du temps. Et de savoir que cette personne éprise à ses émotions se servait de cet endroit que tu pensais être le seul à connaître – car en six ans tu n'avais jamais surpris une seule personne en ce lieu – t'attendrissait un peu. Tu lui retirerais quand même des points, il ne fallait pas se mentir, mais elle avait le don de t'épater et de te faire hésiter sur la façon dont tu allais entamer tes réprimandes. Alors tu te faufilas derrière un pan de mur, dans ce passage invisible aux yeux de tous, pour arriver dans ce coin que t'appréciais tant. Et encore une fois, tu fus pantois. Hermione Granger était là, assise près de la fenêtre, étouffant un sanglot.

Tes sourcils vinrent automatiquement se froncer tandis qu'une inquiétude naquit en toi. Sans que tu ne le contrôles, tu fus troublé par ce tableau, d'une Granger qui te paraissait d'ordinaire si forte, en pleurs. A la fois stupéfait et presque vexé qu'elle connaisse ton recoin favori, à la fois ravi que ce soit elle et non une vulgaire poufsouffle insignifiante. Tu restais alors interdit, un instant, la contemplant dans sa tristesse tandis qu'elle relevait ses iris vers toi. Tu ne savais pas vraiment comment réagir. Il y avait une bataille en ton fort intérieur sur l'attitude à prendre envers elle. Se montrer méprisant pour la convier à être plus forte tout en lui retirant des points, se moquer d'elle pour sa faiblesse et son idiotie d'être en dehors de son dortoir à cette heure-ci ou.. tout simplement lui montrer de la compassion ? Et tu tiquais, encore une fois troublé. Tu comprenais soudain que si Granger n'était pas dans sa salle commune ou dans son dortoir, c'était qu'elle ne s'y sentait pas assez à l'aise pour y verser ses larmes. Cette pensée te dérangea, remettant les choses en perspectives. Tu avais toujours imaginé et vu, Hermione Granger entourée de plein d'amis, malgré le fait qu'elle soit décriée comme une miss-je-sais-tout insupportable, tu lui reconnaissais le fait qu'elle savait s'entourer. Alors pourquoi, ce soir, elle était seule avec ses pleurs. Seule avec cette tristesse lui arrachant ces sanglots -qui te paraissaient maintenant plus profonds que lorsque tu ne connaissais pas son identité-, seule avec cette détresse dans le fond de ses yeux. Saint Potter ne pouvait-il pas la consoler, lui ? Weasley junior fille peut-être ? Car tu te doutais que Weasmoche était l'auteur de tout cela, tu te doutais aussi qu'il n'avait pas la moindre sensibilité pour l'aider. Mais toi, est-ce que tu l'avais cette sensibilité pour l'aider ? Est-ce que tu souhaitais ne serait-ce que la consoler? Ce silence qui durait depuis un bon moment déjà prouvait cette tempête en toi, entre tout ce qu'on t'avait inculqué de faire -ou non-, et ce que ta raison te poussait à agir à ce moment-même. Et peut-être parce que le souvenir de ta mère était bien trop présent dans cet endroit, peut-être car elle ne t'avait pas tant que ça agacée lors de votre séjour dans l'enclos aux Sombrals, peut-être aussi car elle était la Gryffondor que tu estimais le plus, tu vins te placer en face d'elle, sur ce rebord, contre cette fenêtre. Assit, une jambe pliée contre ton torse, l'autre tombant dans le vide, tu croisais les bras contre ton torse. Weasmoche est vraiment un con. Tu ne devrais pas pleurer pour lui. Tu avais presque envie de lui dire qu'elle valait mieux que cela, mais ce serait lui offrir ta pensée sur un plateau d'argent. Celle qu'elle n'hésiterait pas à te relancer plus tard. Pourtant, tu devrais mettre ton égo de côté parfois, ta méfiance surtout, dans ces moments là. Après tout, peut être que Granger pourrait devenir une amie ? Ew, cette pensée te chiffonnait. Ancienne et habituelle réaction que tu avais lorsqu'on te comparait ou te rapprochait un peu trop dans l'idée, avec la lionne la plus appliquée de tous. Pourtant, tu aimais être en sa compagnie mais ça, tu ne l'avoueras jamais. Sur le haut de ton pull vert, ton insigne brillait à la lueur des rayons des astres. Ta main droite vint plonger dans l'une de tes poches de pantalon, tu en ressortais une barre de chocolat. Tiens. Dans le ton de ta voix, pas de discussion. Elle prenait cette faveur, sinon tu finirais vexé et là ce n'est pas cinq points qu'elle perdrait à être dehors après le couvre-feu, mais dix.







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MessageSujet: Re: fix a heart (theomione) Ven 13 Avr - 14:58

Seule, à l’abri des regards. Tu l’avais choisi, décidé. Tu l’avais voulu. Tu avais voulu t’éloigner le plus loin possible de cet endroit qui t’avait vu grandir, qui t’avait appris à découvrir qui tu étais, qui t’avait fait rencontrer les personnes les plus importantes pour toi dans un monde auquel rien ne te prédestinait à appartenir. Et pourtant, à l’instant t, tu ne t’y sentais plus à ta place. Tu avais l’impression que ta dispute avec Ron avait pris quelque chose, une part de toi. Tu avais le coeur qui saignait, qui se détruisait au fur et à mesure que les mots de ton ami s’infiltrer un peu plus en toi. La peine t’oppressait le thorax, tu n’arrivais pas à penser à autre chose que cette affliction qui glissait cruellement dans tes veines. La douleur était vile, méprisable et les sanglots te secouaient. Ici, dans cette alcôve reculée du monde, tu avais l’impression que les étoiles, bien que narguantes, t’autorisaient à être toi-même, à laisser court à tes sentiments. Tu pouvais être qui tu voulais, arrêter de te montrer forte et fière, arrêter de faire l’indifférente, arrêter de tout cacher, arrêter d’avoir le poids du monde sur les épaules. C’était aussi agréable que douloureux, de te décharger de tout ça, de te décharger de cette souffrance qui t’habite.

Seulement, tes pleurs finirent par attirer l’attention. Des pas s’approchaient de toi et quelle ne fut pas ta surprise quand tu relevais la tête, le visage noyé sous les larmes, les yeux gonflés par les pleurs pour les poser sur le nouvel arrivant. Un insigne de préfet trônait fièrement sur sa poitrine, une chevelure brune soigneusement coiffée, quelques hématomes sur le visage, les mains dans les poches. Tu ne le connaissais que trop bien et involontairement, tu aurais pu le reconnaître entre mille. Un des seuls serpents qui suscitait chez toi une curiosité d’en découvrir plus, une envie d’apprendre à découvrir des facettes insoupçonnées chez ton binôme et avec qui, même si tu ne l’avouerais jamais, tu avais apprécié effectuer les tâches confiés par l’administration. Theodore Nott te dévisageait alors que tu étais assise, le fixant de ton regard meurtri. Tu n’aimais pas te montrer dans cette position, emprise à cette douleur. Et surtout pas à lui. Si tu avais refusé la compagnie de tes amis dans cette douloureuse épreuve, ce n’était pas pour tomber sur le serpent alors que tu t’étais réfugiée dans un lieu que tu pensais suffisamment secret pour être tranquille. Mais, en réalité, voulais-tu vraiment être seule face à ton malheur ? Un silence s’était installé pendant votre échange de regards, silence brisé par les quelques sanglots qui te secouaient encore la poitrine. Et alors que tu avais l’impression qu’un combat intérieur avait lieu chez le brun, tu détournais le regard afin de le reposer sur la vue du paysage éclairé par les astres qu’offrait l’alcôve. Tu ne pensais pas qu’il allait faire quoi que ce soit. Sûrement t’enlever quelques points, peut-être te provoquer avant de t’intimer de retourner dans tes appartements. De toute façon, quelques points de plus ou de moins, surtout à la vue du nombre de points que tu avais rapporté à ta maison durant tes six années à Poudlard… Ca ne pouvait définitivement pas empirer ta soirée. Le pire était déjà passé.

Soudainement, tu sentis sa présence s’installer à tes côtés et tu relevas les yeux sur lui, sur son visage faiblement éclairé, une lueur surprise traversant tes prunelles chocolatées. L’alcôve était étroite et seulement quelques mètres vous séparaient, suffisamment pour vous offrir une intimité privilégiée. Tes yeux interrogent son regard, surprise de le voir s’installer à tes côtés. Tu ne comprenais pas pourquoi. Pourquoi s’était il senti obligé de te tenir compagnie d’une certaine manière ? Aucun mot n’avait été encore prononcé, tu ne comprenais pas ses intentions. Jouait-il avec toi ? Pourquoi ne prononçait-il pas sa sentence avant de te laisser tranquille ? Tu cherchais sur son visage la moindre trace qui pourrait t’indiquer les raisons de ses agissements, le détaillant par la même occasion. La seule chose qui semblait transparaître sur son visage était un certain scepticisme.  Toi qui voulais être seule, c’était plutôt raté. Weasmoche est vraiment un con. Tu ne devrais pas pleurer pour lui. Ta bouche s’ouvrit sous la surprise avant de se refermer aussi rapidement alors qu’à l’entente du surnom peu flatteur de ton Weasley préféré, un nouveau sanglot étreignit douloureusement ta gorge. Comment savait-il ? Etait-ce si évident ? Ron et toi passiez vous autant de temps à vous disputer que les autres avaient fini par comprendre que le seul à te mettre dans un tel état n’était que Ronald Weasley ? Si habituellement, tu aurais pris la défense de ton ami en ordonnant au préfet de ne pas appeler le seul responsable par ce surnom que tu ne supportais pas, une pensée traversa ta douleur pour imposer une brève et légère touche de réconfort. Finalement, si la seule présence dont tu avais besoin ce soir, était Theodore Nott ? Quelqu’un qui ne prendrait pas la défense de Ronald, quelqu’un qui n'essayerait pas de lui trouver toutes les excuses du monde. Quelqu’un qui n’était ni Harry ni Ginny et qui avait un avis extérieur sur la situation. Un serpent venant subtilement en aide à la lionne, le venin du serpent serait-il finalement l’antidote à la morsure infligé à ton pauvre coeur par les crocs acérés du lion ? Un soupir s’échappa de tes lèvres et tu essuies les larmes qui s’étaient perdues sur tes joues. Je… Ce n’est pas si facile que ça… Une main tendue, une barre chocolatée dans celle-ci, la voix sombre du garçon qui t’intimait de la prendre. Dans sa voix, il n’y avait pas de discussion possible et malgré cette sourde impression de maintenant lui devoir quelque chose, tu attrapas cette barre chocolatée que tu coupais en deux afin de donner le second morceau au serpentard. Merci… Tu avais l’impression que tu n’étais que remerciements à l’égard du serpent depuis votre escapade à l’enclos des sombrals mais spontanément, tu ne pouvais que le remercier du peu d’égard qu’il t’accordait en cette soirée sombre. Il n’était pas obligé, il n’aurait très certainement pas dû t’apporter son aide, il aurait dû te laisser te noyer dans tes larmes. Mais Theodore Nott n’était pas un monstre, il était humain et avait un coeur et ce, malgré les infamies que sa famille lui avait inculqué sur les nés-moldus et malgré cette rivalité qui vous opposait. Cette discrète gentillesse te poussa à parler, à abandonner les vraisemblants, à mettre de côté ce qui vous opposez et à oublier que tu ne parlais pas à un ami. Pouvait-il le devenir ? Tu n’en savais rien et que tu ne souhaitais pas te torturer avec des questions inutiles. Tu scrutais les étoiles qui, étrangement, sans que tu ne saches réellement pourquoi, te semblaient moins désagréables, moins fades, plus brillantes. Je sais que je ne devrais pas être ici… Soupir. Tu retins les nouvelles larmes qui menacent de s’échapper, ne souhaitait pas imposer au serpentard ce pitoyable spectacle. Mais… C’est le seul endroit où je voulais être, où je me sentais libre… Tu te retins d’ajouter que le regard des autres dans ta salle commune t’était insupportable, que tu n’étais pas suffisamment courageuse pour continuer à affronter un de tes piliers dans ta vie, que dans une telle situation, tu ne t’y sentais pas à ta place. Mais ça aurait été avoué une nouvelle faiblesse de plus. Et tu l’aurais mal supporté. Une larme glissa silencieusement sur ta joue droite alors que tu déposais ton menton sur tes genoux repliés contre toi. De silencieux remerciements dans ton regard pour sa présence surprenante à tes côtés et une question s’échappant de tes lèvres plus pâles qu’à l’accoutumée. Pourquoi es tu ici ? Ne te sens pas obligé de rester...



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MessageSujet: Re: fix a heart (theomione) Jeu 10 Mai - 13:21

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Je… Ce n’est pas si facile que ça… Rien n'est facile avec les histoires de cœur et d'affection, tu le savais bien toi-même. Avais-tu déjà aimé ? Véritablement du moins ? Peut-être pas, peut-être un peu, tu ne savais pas réellement à quoi cela ressemblait l'amour. Tu entendais ses descriptions chez les uns, chez les autres.. celles qui parlent de papillons dans le ventre, celles qui décrivent des êtres qui sont aveuglés par amour à ne plus rien voir d'autre que l'être élu de leur cœur, quand d'autres te parlent de sacrifice et d'oubli de soi-même, tu ne savais pas très bien, au final, si tu étais prêt à aimer. Est-ce qu'il le fallait, pour réussir sa vie ? Est-ce que tu saurais faire le jour où tu aimerais ? Tu n'avais jamais eu un réel modèle d'amour, de couple, sous tes yeux.. Et tu avais cette peur qui te tenaillait les tripes, celle qui te soufflait à l'oreille que peut-être, tu finiras comme ton père. Alors parfois, quand tu voyais à quel point certaines personnes souffraient d'aimer, quand tu pensais à ta mère et à sa bêtise de s'être liée à ton père, tu ne préférais pas aimer. Tu avais déjà du mal à t'aimer toi-même, comment pourrais-tu aimer quelqu'un ? Tu étais un enfant qui avait du se construire seul avec un modèle parental immonde, bien sûr que tu avais des lacunes, tu ne le niais pas. L'amour, entre autre, était pour toi un univers totalement inconnu. Les plaisir de la chair et les pulsions liées au désir ne t'étaient pas inconnues mais la chaleur du cœur et de l'amour, le vrai, tu n'en avais effleuré que la surface jusque là. Et parfois, ça te perturbait. Parfois, lors de tes insomnies, tu y pensais avec la gorge serrée et la peur au ventre, ce manque d'amour, d'émotions, tu te demandais si tu étais normal, si un jour tu serais aimé, toi aussi. Et tu plaignais Granger de s'être fait avoir par l'amour, tout comme tu l'enviais, au final, d'aimer. Objectivement parlant, tu te disais que Ron était un véritable idiot de faire autant de mal à quelqu'un comme elle. Comment pouvait-il ? Granger était loin d'être repoussante et intelligente comme elle était, il devait vraiment avoir de la crasse dans les yeux pour ne pas voir la chance qu'il avait qu'elle s'intéresse à lui. Et tu l'observes essuyer ces larmes qui ne devraient pas exister, tu la vois tenter de se calmer, tu lui offres cette barre chocolatée sans lui laisser le moindre choix. Je sais que je ne devrais pas être ici… tu ne disais rien, l'observant regarder le ciel, te joignant au même moment à elle dans la contemplation des étoiles. Mais… C’est le seul endroit où je voulais être, où je me sentais libre… Et ton regard revient à son adresse. Tu la détailles à la lueur des astres, prenant en compte l'aveu qu'elle vient de faire. Ton cœur sourit, ton cœur soupire. Tu comprenais exactement ce qu'elle te confiait car toi-même, tu trouvais bien souvent la paix dans cette alcôve. Et qu'elle partage cette même affection, ce même attachement pour cet endroit te plaisait, finalement. Bien qu'au départ tu avais été refroidi à l'idée de partager ce lieu avec quelqu'un d'autre, tu comprenais et acceptais que tu n'étais pas le seul à vouloir te réfugier ici, à en avoir véritablement besoin. Pourquoi es tu ici ? Ne te sens pas obligé de rester...  L'une de tes mains passe sur ta nuque tandis que tu réfléchis, quelques instants, à ta future réponse. Finalement, tu préfères te caler un peu mieux contre la vitre, observant le lac et la forêt interdite. C'était si calme la nuit, si reposant. Tu aimais le silence, tu aimais ce silence en particulier. Celui qui te rendait plus fort car tu te sentais le maître des lieux, tu te sentais libre, tout simplement. Libre d'être qui tu étais et non pas qui tu devais être. C'était sûrement pour cela que tu avais été plus sensible à la cause Granger ce soir, oui, c'était sûrement pour cela. Je pensais être le seul à venir ici, j'étais prêt à changer en véracrasse l'idiot qui osait venir dans l’alcôve, la nuit surtout.. Tu soupirais, laissant glisser sur tes lèvres un fin sourire ne durant que quelques instants. Puis je me rends compte que je ne suis pas le seul à avoir besoin de solitude parfois, d'un endroit particulier à moi.. Tes azures se relèvent vers elle alors que tu ancres tes prunelles dans les siennes. Je comprends. Enfin, je crois que je te comprends. Tu n'étais pas des plus doués pour faire la conversation mais ce soir, c'était un peu plus facile que d'habitude. Les étoiles t'aidaient, tu en étais certain. Ça fait du bien de pouvoir arrêter le temps parfois. Même si ce n'est pas réellement le cas. Ça aide. Tu n'étais pas de ceux qui arrivaient à consoler car tu n'essayais généralement pas de le faire. Vous n'étiez pas très démonstratifs chez les serpents et jamais tu ne te retrouvais dans des situations telles. Alors tu ne savais pas vraiment quoi dire, tu n'y réfléchissais pas vraiment non plus. Tu laissais parler ce que ton âme et ton esprit te poussaient à dire. Pour une fois, la raison n'avait pas d'effet sur toi et c'était Granger qui avait l'honneur de te voir dans cette situation là. Granger qui avait encore les yeux humides, Granger avec qui tu partageais plus que tu ne le pensais, finalement. Et soudain, quelque chose te vint en pensée. Tu effectuais un mouvement de recul, posant l'une de tes mains sur son bras à défaut du rebord, prêt à partir. Tu veux peut-être que je te laisse seule ?  Tu avais peut-être mal compris sa dernière requête, peut-être voulait-elle simplement être seule depuis le départ. Et tu te sentais un peu idiot de t'être laissé aller à continuer de parler avec elle alors que la seule chose qu'elle voulait finalement, c'était être seule. Qui étais-tu toi, Theodore Nott, finalement, pour elle ? Rien qu'un camarade dont elle ne se souciait guère. Pourquoi t'étais-tu fais des idées en te disant que tu pourrais rester et discuter ? Tu n'étais rien pour elle. Tu étais seulement ce serpentard un peu chiant, un peu absent, solitaire, pas important.







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MessageSujet: Re: fix a heart (theomione) Mer 30 Mai - 14:02

Il t’écoute Theodore. Il a l’oreille attentive alors que tu parles tout en regardant les étoiles. Ton coeur se livre, il parle ton coeur. Facilement, tu trouves ça étrange de voir que la présence du Serpentard ouvre ton coeur de cette façon. C’est étrange la façon qu’il a à te donner l’impression qu’ici, dans cette alcôve, il est le seul qui peut comprendre, te comprendre. Pas de Harry, pas de Ginny, pas tes amis les plus proches. Non. Juste lui. Tu mets ça sur le dos des étoiles, de l’ambiance de l’alcôve qui te pousse à la confidence. Puis, il parle. Et tu l’écoutes attentivement. Je pensais être le seul à venir ici, j'étais prêt à changer en véracrasse l'idiot qui osait venir dans l’alcôve, la nuit surtout. Ses paroles t’arrachent un sourire discret, premier sourire que tu arbores sur ton visage depuis le début de la soirée. Et malgré tes yeux tristes, le sourire est sincère. Tu l’écoutes Theodore, tu es attentive et tu le laisses t’expliquer le fond de sa pensée. Il fixe les étoiles alors que tu prends quelques secondes pour détailler ce garçon avec qui tu n’as jamais réellement discuté pour autre chose que les cours ou cette histoire de binôme. Garçon qui, ce soir, se glisse dans la brèche laissée par ton meilleur ami et que tu laisses volontiers rentrer dans ta vie, que tu mets volontiers dans la confidence. Confiance aveugle en cette nuitée étoilée, confiance envers quelqu’un à qui tu ne pensais jamais te révéler, envers quelqu’un qui par son écoute t’apaise. Parce que le serpent ne cherche pas à défendre le coupable de ton état, il ne cherche pas à se moquer, à te rabaisser pour te montrer si faible à ses yeux. Non, il t’écoute et il a l’air de comprendre. Du moins, c’est l’impression que tu as. Puis je me rends compte que je ne suis pas le seul à avoir besoin de solitude parfois, d'un endroit particulier à moi..Je comprends. Enfin, je crois que je te comprends. Vos prunelles s’accrochent et même si ce n’est pas l’apaisement que tu aurais souhaité au départ, finalement ça te convient. Parce qu’il te comprend. Parce que visiblement cette alcôve pourtant si loin de sa salle commune semble avoir la même signification à ses yeux qu’aux tiens. Un lieu calme, à l’abri des regards où chacun peut être enfin être soi-même, seul avec soi-même. Lieu privilégié où tu n’as pas à rugir, à prouver au monde ta force. Et tu imagines doucement que Theodore est là pour les mêmes raisons que toi, parce qu’il se sent bien ici. Il se sent lui-même et naïvement, tu penses un instant que partager cet endroit secret avec lui vous rapprochera, permettra de laisser tomber ces barrières de guéguerres futiles qui séparent vos maisons respectives depuis déjà des décennies. Gryffondor versus Serpentard, et ça te fatigue. Ca t’épuise de voir qu’une ancienne rivalité joue autant dans vos relations actuelles et tu es intimement persuadée que si Theodore avait été réparti ailleurs, les crises de jalousie du rouquin toutes aussi futiles que cette rivalité permanente auraient été amoindries. Ça fait du bien de pouvoir arrêter le temps parfois. Même si ce n'est pas réellement le cas. Ça aide. Finit-il par expliquer et tu hoches doucement la tête, silencieuse face aux propos sensés du préfet. Parce que oui, il a raison. Avoir l’impression d’arrêter le temps est une sensation paisible et agréable et l’alcôve a toujours eu tendance de te faire ressentir ceci. Un moment suspendu dans le temps. Mais ce soir, ce n’est pas un moment suspendu que tu aurais aimé. Non. Un retour vers le passé, un retourneur de temps, ton retourneur de temps. Retourner quelques heures plus tôt, changer le cours des choses. Seulement, tu n’aurais pas eu cette conversation avec Nott si tel avait été le cas. Les conséquences de voyager dans le temps. Wibbly wobbly, timey wimey. Je vois très bien ce que tu veux dire. J’ai l’impression que cette alcôve est une endroit hors du temps, que rien ne peut nous atteindre ici sous la protection des étoiles. Petite pause alors que ton regard rougi par les larmes quitte quelques secondes le regard azur du préfet pour se poser sur le parc et le lac qu’on aperçoit au loin à travers les grandes fenêtres à l’architecture gothique. Juste nous et cette vue. Vue magnifique qui te transporte et qui apaise légèrement cette douleur lancinante dans ton coeur. Tu veux peut-être que je te laisse seule ? Sa question t’étonne et tu replonges tes iris chocolatées dans ses azures. Un instant, ton coeur tambourine et tu te rends compte que si tu avais souhaité être seule au départ, la présence du serpent, sa voix chaude, ses paroles soulagent prudemment les blessures infligées par le lion. Venin du serpent qui soigne les lacérations portées à ton organe vitale. D’autant plus que tu sais que s’il venait à s’en aller, tu t’effondrerais de nouveau, te laissant aller par ce poison qui circule dans ton sang. Tête baissée, force perdue. Parce que, étrangement, il te donne une certaine force, une prestance particulière, il te pousse à ne plus vouloir pleurer devant lui. Pas par fierté, parce que ce soir-là, c’est la précieuse Hermione qu’il a entraperçu. Précieuse Hermione dont la fragilité n’a d’égale que sa férocité, celle qui se cache derrière ce savoir infini, derrière son courage et son altruisme. Moralité qui dissimule la porcelaine qui te construit. Hermione, juste Hermione. Loin de l’excellence, loin du trio d’or, cet aspect que tu as du mal à montrer aux autres, que peu de personnes ont la chance de connaître. Parce que montrer ta fragilité serait indigne de la lionne que tu es. Mais, ce soir, ici, dans cette alcôve, tout est différent. Pas de rivalité entre les deux élèves les plus brillants de leur génération, pas de provocations gentillettes qui rythment votre binôme. Pas de Nott, pas de Granger. Juste Theodore et Hermione, l’un aidant l’autre de part de sa présence. Non, reste s’il te plait. La voix qui tremble, à deux doigts de défaillir à nouveau. Ton coeur qui soupire, qui s’ouvre. Pas de fierté mal venue ce soir, juste de la confiance qui s’installe entre vous deux, les fondements d’une nouvelle page dans votre relation que Merlin semble avoir concocté à la perfection - et si seulement, tu savais que quelques jours plus tard, tu te retrouverais dans le corps du serpent, tu verrais les choses d’un tout autre oeil encore. Le regard perdu devant toi, les confidences traversent tes lippes rosées. Je me demande parfois quelle aurait été ma vie si le choixpeau avait décidé de m’envoyer à Serdaigle plutôt qu’à Gryffondor. Loin de tout ça. Loin des aventures périlleuses que tu avais vécu, loin des disputes incessantes avec Ron qui te brisaient un peu plus le coeur qu’elles se faisaient nombreuses. Peut-être aurais-tu moins pleuré. Sûrement, certainement même. Ca t’est déjà arrivé de te dire que tu n’étais pas à ta place là où on t’avait réparti ? Pas que tu doutes de tes profondes qualités de coeur qui font que t’as le coeur vaillant mais le souvenir des regards posés sur le lion et toi pendant que vous vous déchiriez, ces regards lourds qui t’ont fait sentir comme étrangère dans cette salle commune que tu habitais depuis maintenant six ans, sont encore trop profondément ancrés en toi pour prendre du recul sur la situation. Sourire mélancolique. Tu aurais été une parfaite Serdaigle, tu en es certaine.



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MessageSujet: Re: fix a heart (theomione) Mar 14 Aoû - 20:06

hold back the river
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♚ ♚ ♚


Tu n'aurais jamais cru agir ainsi, envers elle. Elle, la sang-de-bourbe tant détestée par la plupart de tes camarades, de tes frères. Elle, première rivale en classe, exaspérante lionne à savoir tout sur tout, parfois même mieux que toi. Et d'un côté, tu sens bien que tu trahis un peu ta maison à être aussi neutre, un brin trop accessible envers la préfète. Tu te doutes bien le nom de ta réputation si cela venait à se savoir, tes sourcils se froncent à cette idée. Non pas de peur, mais finalement, de comprendre que tu t'en fichais royalement. Plus tu avançais dans cette vie, plus tu comprenais que certaines choses importaient plus que d'autres. A défaut de savoir tisser correctement des relations, tu essayais de les comprendre ou du moins, de comprendre l'humain. Vous quitteriez bientôt Poudlard, vous deviendrez adultes et sortirez vite de ce huit clos qu'est Poudlard. Alors pourquoi continuer à jouer le jeu des différences, le jeu des extrêmes. Tu n'étais même plus certain de vouloir cette séparation entre les maisons parfois. Oh tu n'en disais mot, mais si vraiment le directeur Dumbledore souhaitait faire plus de liens entre les élèves et arrêter ces guerres inutiles, pourquoi ne supprimerait-il pas les maisons ? Bien évidemment tu savais que le besoin d'appartenance à un foyer était quelque chose d'important pour tout élève se séparant de sa famille dix mois sur douze. Toujours est-il que ce n'est pas en formant de simples binômes qu'il arriverait à ses fins. Et pour autant, tu viendrais presque à te contredire car si aujourd'hui tu es face à elle, à la fois avenant et hésitant, c'est bien grâce au vieux fou. Celle qui t'avait fait réfléchir sur certains de tes anciens idéaux, celle à cause de qui, tu ne prononçais plus que les mots 'nés moldus' désormais, elle se tenait devant toi, le regard bronze planté dans tes azures. Plus proches que jamais, seulement séparés de ces quelques centimètres sous l’œil bienveillant des astres curieux, tu hésitais à t'en aller, te confondant dans sa volonté floue à tes yeux. Non pas effrayé par sa fragilité, ni étonné de sa force, tu la trouvais incroyable humaine, Hermione. Et finalement, c'était aussi surement pour cela qu'elle t'interpellait tant. Combien même les sentiments pouvaient nous faire passer par de douloureuses épreuves, tu reconnaissais en elle cette qualité de pouvoir vivre ses émotions, ses sentiments comme il le faut, comme il se doit. Toi qui n'effleurait que des ressentis à présent à force de renfermer en toi ce trop plein d'émotions, tu n'y étais plus habitué, finalement. Par sécurité d'abord, puis par habitude. Toujours pas capable de faire le deuil de ta mère, d'accorder un quelconque pardon à ton père, de régler ces amitiés entachées, avortées, terminées. Tu la jalousais, la lionne. Bien plus libre que toi malgré ces larmes au fond de ses yeux, malgré la peine que son âme éprouvait, cette voix tremblante lorsqu'elle te demande de rester. Ta main qui se détache de sa peau sans même que tu n'ais réalisé ton geste, tu te remets à ta place, comme si elle avait toujours été pour toi, finalement. Elle a ce regard dans le vide, il y a ce silence autour de vous mais il n'est pas pesant, tu ressens que ta présence lui fait du bien et au fond, tu en es un peu chamboulé. Parce que jamais tu n'aurais pensé cela capable, que ce soit avec elle ou quelqu'un d'autre. Tu baissais ton regard sur tes mains un instant, ces marques oubliées sur le bord de tes poings, sans comprendre comment quelqu'un qui a l'air de vivre dans un cercle aussi destructeur peut apporter une quelconque paix. Je me demande parfois quelle aurait été ma vie si le choixpeau avait décidé de m’envoyer à Serdaigle plutôt qu’à Gryffondor. Loin de tout ça. De l'étonnement, pur et sincère, qui se glisse sur les traits de ton visage alors que tu relèves tes azures sur elle. Tu te rends compte que tu n'es pas le seul à te poser cette question et le fait qu'elle évoque la maison des bleus t'interpelle d'autant plus. Comme si, finalement, vous n'étiez pas si différents que cela sur certains points. Ces pensées t'avaient également traversées, tu ne pouvais que la comprendre. Et pourtant, tu n'imaginais pas un seul jour entendre l'étudiante prononcer ce genre de paroles, se sentir si mal à l'aise au sein de sa propre maison. A t'en faire t’enquérir sur ce qu'il se passait réellement au sein des cette soit-disant famille qu'étaient les lions. Était-ce finalement si idyllique et bon vivant comme ils le laissaient tous dessiner ? Tu irais bien questionner Caelius pour t'en assurer ou à défaut, regretter pour Hermione. Ça t’est déjà arrivé de te dire que tu n’étais pas à ta place là où on t’avait réparti ? Son sourire fait tenter à tes lippes de tisser un semblant similaire mais ta réflexion est trop poussée pour que tu ne lui rendes. A la place, tu détailles son visage, observant la moindre nuance de son état d'âme visible avant d'en détourner les yeux, par pudeur, peu habitué à ce type de conversation, à entrer ainsi dans l'intimité d'Hermione Granger. Au reflet de son âme tourmentée par ses chocolatées, au reflet de ta propre tourmente lorsqu'il vient la nuit et les regrets. Mmh, un jour sur deux je dirais ? Sourire contrit cette fois-ci, tu ne sais que penser, sachant à moitié que tu ne dis que la stricte vérité. Tes bras viennent se caler confortablement contre ton torse en se croisant. Je pense que la vie serait bien plus douce chez les Serdaigle. Mais.. tu avais cette envie de rajouter quelques mots sur ce que tu pensais être l'une de ses aspirations, mais tu ne pouvais pas. Pourtant.. Je pense aussi que le choixpeau aime les chemins différents que ceux imaginés. Aurais-tu vécu autant de choses aussi palpitantes si tu avais été chez les aigles ? Est-ce que tu te serais sentie aussi vivante chez eux ? Ton regard se trouble alors que tu penses en parallèle à ton propre chemin. Ton envie de te démarquer, ta réussite dans l'excellence et la solitude. Oh tu aurais peut-être plus eu d'amis chez les bleus et cela t'aurait fait tellement de bien. Même si le fait d'être dans un confort, intellectuel et sociable, en l’occurrence pour nous deux..est attrayant, je pense qu'on doit être de ces âmes qui au fond, préfèrent finalement être testées par la vie, ressentir l'adrénaline, juste vivre des expériences.. Un fin sourire étire enfin tes lèvres. Et puis tu nous imagines chez Serdaigle tous les deux.. on aurait passé notre vie enfermés dans nos livres.. Ça n'aurait pas finalement été si différent d'aujourd'hui mais.. on aurait pas réellement vécu.. tu ne crois pas ? Une impression éphémère sur tes lèvres, dans ton regard, alors que tu vous imagines avec un uniforme aux couleurs de cette autre maison paressant si alléchante. Hermione Granger et Theodore Nott, amis, à faire exploser les points au sablier des quatre maisons par notre excellence.. Non définitivement, personne n'aurait pu nous supporter. Mais vous auriez été forts à deux, ça tu le savais. Et puis il y aurait eu Avalon près de toi, ça aussi ça aurait été bien. Un regard en direction du ciel près de vous, tu pensais soudainement à ta mère. On se serait lassés des étoiles aussi.







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MessageSujet: Re: fix a heart (theomione) Lun 3 Sep - 18:04

La multitude des étoiles soutient la lune. Les astres sont, ce soir, spectateurs. Spectateurs d’un tout nouveau genre, d’une toute nouvelle histoire. Ils témoignent des confidences qui glissent sur tes lippes, de l’ouverture dont tu fais preuve dans un moment d’émois douloureux. Les étoiles sont témoins de cet tout nouvel aspect du serpentard que tu découvres. Parce que Theodore agit d’une telle façon que tu regrettes d’avoir souhaité un instant être seule. Il n’y a pas de jugements dans son regard, pas de pitié. Il y a un soupçon de compréhension et une certaine bienveillance que tu lui reconnais volontiers. Il a l’oreille attentive et se permet de donner son avis sans un seul mot de travers. Qui aurait cru qu’un jour, la lionne serait aidée par le serpent ? Mais depuis, les choses ont bel et bien changé. La volonté du directeur de rapprocher les maisons a joué un rôle certain dans cet égarement. Mais ces confidences sont-elles seulement un égarement ? Un moment suspendu dans le temps où les masques tombent ? Ou ces confidences signent-elle le début de la fin ? Est-ce la fin de ces rivalités qui durent depuis toujours, la fin d’une rivalité entre rouge et vert, couleurs peu complémentaires mais qui ensemble forment à merveille les couleurs de Noël ? La fin de votre rivalité sous-jacente, le début d’un nouvel espoir ? Nott te répond et sa réponse te surprend. Car tu n’aurais jamais pensé qu’il puisse lui aussi penser ainsi. Les confidences dévoilent une compréhension mutuelle et tu t’étonnes à penser que finalement vous n’êtes pas si différents. Qu’il y a bien plus derrière cette soif de savoir, tellement plus. Il y a des joies et des blessures, des ébauches de sentiments qui rythment vos vies d’adolescents. Vous partagiez très certainement bien plus que vous ne le pensiez tous les deux, une excellence à toute épreuve, la volonté de se démarquer. Je pense aussi que le choixpeau aime les chemins différents que ceux imaginés. Aurais-tu vécu autant de choses aussi palpitantes si tu avais été chez les aigles ? Est-ce que tu te serais sentie aussi vivante chez eux ? Ses mots sont sensés et tu hôches la tête. Il est vrai que si tu avais été répartie chez Serdaigle, tu n’aurais jamais vécu toutes ces péripéties en compagnie de tes deux meilleurs amis. Serais-tu pour commencer devenue amie avec Harry et Ron ? Tu n’en es pas réellement certaine. Et si ce soir, ton jugement est aveuglé par une peine sans précédent, tu sais qu’avec le recul, ces expériences t’ont construites, t’ont rendue plus fortes. Si tu avais été à Serdaigle, la Hermione qui se serait trouvée dans ce couloir aurait été bien différente. Bien plus intellectuelle, bien moins courageuse. Moins vivante en somme. Même si le fait d'être dans un confort, intellectuel et sociable, en l’occurrence pour nous deux..est attrayant, je pense qu'on doit être de ces âmes qui au fond, préfèrent finalement être testées par la vie, ressentir l'adrénaline, juste vivre des expériences.. Sa logique est implacable et tu ne peux t’empêcher de penser qu’effectivement, Theodore a raison sur toute la ligne. Après tout, le choixpeau ne se trompe jamais, si ? Pourtant, tu ne peux t’empêcher de t’imaginer en aiglonne, l’insigne de préfète sur la poitrine, à trôner en haut de la plus haute tour du château, à observer les étoiles. Et puis tu nous imagines chez Serdaigle tous les deux.. on aurait passé notre vie enfermés dans nos livres.. Ça n'aurait pas finalement été si différent d'aujourd'hui mais.. on aurait pas réellement vécu.. tu ne crois pas ? Dans tes prunelles réside ton âme tourmentée mais un faible sourire tente de faire son apparition sur ton visage. Il n’y a pas de nostalgie dans ton sourire, pas de mélancolie. Je ne sais pas comment les choses se seraient passées mais j’imagine que les choses auraient été bien moins compliquées. Mais, je te l’accorde on aurait continué à avoir le nez plongé dans les bouquins. Mais peut-être qu’au final, c’est ce que tu avais besoin d’entendre. Peut-être que les étoiles avaient mis Theodore sur ton chemin ce soit pour une raison latente évidente. Un oeil nouveau sur tes pensées tourmentées, sur cette peine qui t’empêche de réfléchir convenablement. Une mise en lumière que l’herbe n’aurait pas été forcément plus verte chez les Serdaigles. Hermione Granger et Theodore Nott, amis, à faire exploser les points au sablier des quatre maisons par notre excellence.. Non définitivement, personne n'aurait pu nous supporter. Un rire étranglé s’échappe de tes lèvres. Tu n’aurais pas pensé rire ce soir, tu n’entrevoyais pour ta soirée que des larmes et un coeur meurtri. Et par sa simple présence, par son calme et sa logique, par cette façon pointue de mettre les évidences en avant, Theodore a le pouvoir certain de calmer les douleurs lancinantes de ton âme. Ce que tu n’aurais jamais pensé voir se réaliser. Car à défaut d’avoir accepté la présence des tes amis, de les avoir averti de l’endroit où tu t’es réfugiée, c’est la sagesse et le charisme du serpent qui aide le temps à panser les plaies. Après tout, ce n’est pas pour rien que deux serpents trônent sur le caducée de la médecine ? On aurait été insupportables. Tes yeux cillent sur ton interlocuteur dont les orbes azurées glissent sur ces points lumineux qui éclairent la nuit noire. Mais on aurait été un binôme incroyable. Après tout, qui d’autres pour pouvoir comprendre quelqu’un comme moi si ce n’est le sorcier le plus brillant de sa génération ? Parce que si tu étais la meilleure de votre promotion, beaucoup avaient tendance à oublier qu’à tes talons, se trouvait un jeune homme tout aussi brillant. On se serait lassés des étoiles aussi. - Je ne pense pas. Comment veux-tu te lasser de ces merveilles ? Les étoiles représentent tellement de choses. Tes yeux se portent à ton tour sur les étoiles. Il y a tellement de choses à comprendre à leur sujet. On ne peut pas se lasser. Dis toi qu’il y a dans ce ciel, des étoiles en train de mourir et dont l’éclat est pourtant pris au piège dans les méandres du temps. Mon père avait tendance à me répéter que les étoiles étaient au ciel ce que les lettres sont aux livres. Indispensables et que leur éclat permettait aux âmes perdues de trouver leur chemin. Tu marques une pause, la tendresse de la pensée de ton père te mettant du baume au coeur. Il m’a toujours conseillée d’être une étoile, d’être celle qui pourrait guider les autres avec bienveillance et intelligence. Et que si je ne pouvais pas être une étoile au firmament, d’être au moins une lampe dans la maison. Ton sourire se fait plus franc en te rappelant ton père jouant avec sa moustache te dire ça alors qu’une petite Hermione aux cheveux indomptables, aux dents proéminentes lui annonçait déjà ses projets de vie. Et tu te rends compte aujourd’hui que les paroles de ton père faisaient sens. Attends mais… tu sais ce qu’est une lampe ? T’amuses-tu gentiment alors que tu te relèves, remettant en ordre la jupe de ton uniforme. Un dernier regard pour les étoiles alors que tu suggères doucement : Tu ferais mieux de m’accompagner jusqu’à ma salle commune ?

Et vous marchez en silence dans les couloirs, d’un pas synchronisé alors qu’il y a encore quelques instants vous étiez deux préfets que tout semblait pourtant opposer. Pourtant ce soir quand il te raccompagne à ta salle commune, tu as l’impression que cette courte imprévue signe une nouvelle dynamique bien différente que celle que vous aviez emprunté jusque là. Le portrait de la Grosse Dame visiblement endormie apparaît dans votre champ de vision et à quelques mètres du portrait, tu t’arrêtes. Des remerciements silencieux peuvent se lire dans ton regard. Remerciements pour avoir été là, pour t’avoir remonté le moral à sa façon, d’avoir tout simplement été là. Tu ne sais pas s’il sera capable de les apercevoir dans tes prunelles chocolatées mais tu te contentes de hocher la tête en guise de salutations. Passe une bonne nuit Nott. Tu réveilles la Grosse Dame et c’est teinté de ses plaintes que tu prononces le mot de passe. Le portrait coulisse et tu rentres dans ta salle commune silencieuse qui avait été de ta violente dispute avec Ron. Mais alors que tu t’apprêtes à aller te coucher, Ron semble bien loin car tu espères pouvoir retrouver ce moment suspendu dans l’alcôve que tu as partagé avec le garçon dans tes rêves. Un moment suspendu et calme qui peut-être, tu l’espères, pourra de nouveau se réaliser dans les semaines à venir.



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