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Intrigues & Event :

Intrigue N°3 :
Tournoi Inter-Maisons

Événement :
Match de quidditch Serdaigle/Serpentard
(25 janvier)
Janvier 1997:

7 janvier :
Rentrée et festin

10 au 18 janvier :
Tournoi Inter-Maisons




Années

❖ Nous manquons d'élèves pour les quatre premières années.

Pour retrouver l'effectif total des membres répartis
par années et maisons, rendez-vous ici !


Maisons

❖ Les Gryffondors se font rares !
Venez repeupler les rouges ! ;)

Merci de privilégier les Sangs mêlés ou Nés Moldus.
Les familles Sang-Pur inventées sont interdites.

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Confessions nocturne ☾ Ft.Ethel

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Sablier : 8

Double Compte : Frozen girl : Willow Hohenheim & Lost princess : Ariane Hugo

Convictions : Originaire d'une famille extrêmement tolérante vis-à-vis des valeurs du sang, malgré la pureté du leur, Nausicãa c'est toujours montré ouverte à ce sujet. Bien qu'aux fils des années, depuis son épanouissement au sein de Serpentard, son opinon à ce sujet ait été quelque peu biaisé

Associations & Clubs : Club de Duel

Matières en Option : Arithmancie ainsi que Divination

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MessageSujet: Confessions nocturne ☾ Ft.Ethel Lun 30 Avr - 18:15


 
Confessions nocturne
Oh dear sister, please tell me
Why some things are so complicated ?
Ethel&Nausicãa

Éprouvée de ces dernières journées, du désastre engendré par les coups bas de Peeves, des mots cacophoniques tenue par son cadet, résonnants encore dans son esprit, s'émanciper de la réalité afin de trouver grâce auprès de Morphée était apparut comme une évidence à la vipère. Tel un salut salvateur dont ses maux avaient besoin. Cependant, que faire lorsque le sommeil même se moquait de vous ? Vous accueillants dans un air faussement réconfortant, avant de laisser votre dos baigner dans l'écarlate. Vous confrontant à vos craintes inavoués, vous faisant étalages de vos souvenirs tortueux. Qu'est-ce-que l'écossaise pouvait donc faire afin d'espérer trouver un semblant de sérénité ? Pas qu'elle soit malheureuse l'enfant. Loin de là même. Elle était simplement en proie au doute. Comme tout adolescent de son âge. Elle se questionnait, s'interrogeait, pensait probablement de trop. Doux reflet d'une banalité à laquelle était en proie tout adolescente, plus ou moins prématurément.

Le corps agités, les yeux vrillants, la sang-pur s'était redressé brusquement dans ce lit qui lui était étranger. Campement d’infortune pour les vipères et blaireaux expulsé de leur propre maison par cet esprit frappeur. Épiderme en sueur, esprit confus, quelques secondes sont nécessaires à la brune pour réalisé que cette vision n'était que le fruit de son subconscient. A. Fantôme de son cœur fidèlement présent afin de la tourmenter. A. Doux visage qu'il coûte pourtant tant à Nausicãa de regarder. Bientôt deux ans que les deux jeunes-femmes n'entretenaient plus aucune relation intime qu'il soit. Bientôt deux ans que le cœur de la vipère avait été perforée. Premiers émois adolescents, premières déceptions. A. en était la représentation idéale. Chimère de son passé qui nécessite quelques minutes à la verte et argent avant de ne parvenir à la chasser de son esprit, tout comme cet horripilant tableau qu'est celui d'imaginer celle qui avait été sa douce se réfugier dans les bras de son cadet. S'aérer. Une bouffer d'air frais. La brune en avait besoin. Elle n'avait besoin que de ça.

Châle sur les épaules, pas hésitant, c'est le cœur plomber que la benjamine des Ponds  gravit les marches menant à la tour d'astronomie. Doux repaire chaleureux pour l'amante des étoiles qu'aimait s'improviser être la vipère. Yeux troublés par la vision qui s'offre pourtant à elle lorsque enfin, les marches ne sont plus à monter. Ethel. Ébranlé par un désir de solitude réduit à néant, un sourire enfantin étire pourtant les lèvres de l'adolescente.

« Nous n'apprendrons jamais.» A respecter le règlement. vaste chimère que nombre d'élèves enfreignaient à Poudlard, et dont vous aviez pourtant fait les frais suite à votre dernière farce douteuse. Voix bercée par le sommeil auquel l'écossaise fut arracher, elle esquisse quelques pas en direction de son aînée. Sans mot, sans bruit, elle vient s'assoir au côté de cette dernière, se blottissant contre l'une de ces épaules. Éclairé par la lumière de l'astre lunaire, c'était une vipère qui se révélait sans artifices dans pareil moment. Elle était Nausicãa. Simplement Nausicãa. Cette adolescente qui n'était encore qu'une enfant, des rêves pleins la tête, des projets sur la comète. Alors elle profite de la présence de  sa sœur, manifeste implicitement son envie que cette dernière ne la serre dans ses bras. Car elle veut profiter de sa sœur. Simplement se délecter d'une discussion sans piques, sans amertume, sans reproches. Juste les deux sœurs qu'elle étaient sous le regard bienveillante de la lune, se retrouvant à converser comme elles pouvaient le faire à l'identique lorsqu'elles étaient plus jeunes.

« Tu crois qu'Aidan survivra à la cohabitation, vu le carnage que ça avait l'air d'être ? » Amusement vainement feint, renfermant un semblant d'inquiétude bien réel. Elle tait le nom de son cadet l’écossaise, peut désireuse d'aborder le sujet que représentait ce dernier. Il n'existait plus. Plus maintenant. Il ne voulait plus d'elle. Elle ne se soucierait plus de lui. Alors elle reporte son attention sur ce frère qu'elle a tant raillée, mais qui a pourtant toujours été là pour elle, malgré son caractère intraitable à son égard. « A quand remonte la dernière fois que nous nous sommes retrouvés ainsi ? » Air rêveur, voix songeuse, sa tête d'enfant vient s'échouer sur l'épaule de la bleu et bronze. Oh nuit d'encre, garde donc le secret de cette entrevue.
 

 
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Convictions : Elle croit en ce que ses parents lui ont appris : la tolérance.

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MessageSujet: Re: Confessions nocturne ☾ Ft.Ethel Dim 6 Mai - 12:08


       

You are my sister and I love you. May all of your dreams come true. We felt so differently then, so similar over the years. The way we laugh, the way we experience pain. So many memories but there's nothing left to gain from remembering. Faces and worlds that no one else will ever know. You are my sister, and I love you. May all of your dreams come true I want this for you. They're gonna come true.
Nausicãa & Ethel
       

       
CONFESSIONS NOCTURNES ☾

       
Le coeur chavirant, le regard fuyant et les membres légèrement tremblants, Ethel regardait le plafond de sa chambre sans vraiment le voir, perdue dans diverses pensées qu'elle peinait à trier. Sans vraiment en saisir la raison, elle n'arrivait pas à trouver le sommeil et ce, bien qu'elle ressente la fatigue l'accabler. Il n’était pas rare que l’aiglonne peine à trouver le sommeil et chaque fois que c’était le cas, elle passait d’abord de longues minutes à se tourner et se retourner dans son lit, cherchant un sens à vie puis elle finissait par se lever, prendre quelques affaire et se réfugier là où rien ne semblait pour l’atteindre : la tour d’astronomie. C’est ce qu’elle finit par faire au bout d’une dizaine de minutes. Devinant qu’elle ne trouverait pas le sommeil de sitôt, elle se leva de son lit à baldaquin, veilla à ne réveiller aucune de ses camarades de chambrée, attrapa sa cape et son petit calepin qui ne la quittait jamais et prit même un sachet de friandise, comme elle se plaisait à le faire chaque fois qu’elle partait se promener là-haut. Ne souhaitant pas réitérer une nouvelle mauvaise expérience, Ethel était minutieusement sortie de sa salle commune et avait longé les couloirs sans un bruit, osant à peine respirer de peur qu’un de ces vicieux tableau ne l’entende. Arrivée au sommet de la tour d’Astronomie, c’est une Ethel déjà plus sereine qui s’installa sur son petit muret habituel et n’en bougea plus, ne sortit même pas son calepin. Elle laissa juste son regard se promener sur le lac noir, sur la forêt interdite et sur la beauté de Poudlard dans son intégralité. Puis, enfin, elle leva son regard vers le ciel, déjà bien noir et sans nuage qui laissait entrevoir une infinité d’étoiles, toutes plus brillantes et magnifiques les unes que les autres. Persuadée que les étoiles étaient magiques, elles aussi, la bronze et bleue se faisait un plaisir de les regarder, elles étaient… apaisantes. La lune éclairait faiblement les alentours et une douce fraîcheur s’était installée mais accompagnée de sa cape, Ethel ne ressentait qu’à peine le froid mordant et au contraire, l’appréciait à sa juste valeur, lui qui caressait doucement sa peau au rythme des quelques rares et légères brises de vent.

C'est une poignée de minutes plus tard que la jeune Ponds entendit du bruit derrière elle. Cependant, elle ne se retourna pas, pensant qu’il s’agissait là de son ami et compagnon nocturne ; Orion. Mais, quand une fois s’éleva, un court instant plus tard, il ne s’agissait en rien d’une voix masculine. « Nous n’apprendrons jamais. » Nausicãa ? Étonnante mais agréable surprise pour la deuxième Ponds qui finit par se retourner tandis qu’un doux sourire naissait sur ses lèvres. « Jamais. » laissa-t-elle échapper entre ses lippes tandis que sa cadette venait s’asseoir à ses côtés. C’était la première fois depuis leur vaste connerie chez les Gryffondor qu’elles se retrouvaient seules à seules, et étrangement, elles brisaient une nouvelle fois un point du règlement. Ce soir, cependant, le cœur d’Ethel n’avait aucune envie de ressasser ces histoires qui faisaient déjà partie de leur passé, elle voulait juste être… Ethel, l’innocente, la douce et la jeune Ethel. Alors quand Nausicãa vint se coller contre elle et reposer sa tête sur son épaule, c’est une bronze et bleue attendrie qui glissa une main par dessus l’épaule de sa sœur, de façon a la serrer contre elle. Si les deux sœurs ne s’entendaient pas toujours, en cet instant, elles n’étaient rien d’autres que deux âmes solitaires qui n’avaient aucune envie de s’envoyer diverses piques acerbes par la figure. Elles voulaient juste profiter de cet instant précieux qui n’appartenaient qu’à elle deux, au même titre que le temps qu’elles semblaient vouloir défier.

Le cœur apaisé, Ethel gardait son bras entourer sa jeune sœur et en cet instant, rien ne pouvait venir la déranger. Il lui semblait qu’elle n’avait pas fait ça depuis des années, se réunir ainsi avec Nausi et pourtant, Merlin seul savait à quel point elle aimait ça et à quel point cela lui avait manqué. Laissant un silence s’installer, Ethel ne prit pas la peine de prendre la parole en première, elle appréciait ce petit silence qui régnait entre elles tout comme elle apprécierait sans doute la conversation qui finirait par venir. « Tu crois qu'Aidan survivra à la cohabitation, vu le carnage que ça avait l'air d'être ? » Il est étrange de voir à quel point la nuit peut rendre une personne vulnérable, la verte et argent en était la preuve. Ethel arrivait à mieux cerner sa sœur, ce soir. Elle ne feignait pas aussi bien qu’elle savait le faire, elle ne se cachait pas à travers tout ses masques qu’elle portait si bien, elle était juste elle ; sa petite sœur. Alors qu’un léger sourire naît sur les lèvres de la bronze et bleue, sourire que sa cadette ne verra sûrement jamais, elle pousse un léger soupir avant de resserrer son étreinte autour d’elle. « Je pense que ça ira, il est bien plus fort qu’il en a l’air. Il ira bien. » Quand elle prononce ces quelques mots, elle ne sait même plus si elle fait encore référence à Aidan ou si, au contraire, elle parle de leur petit frère. Peut-être un peu des deux, au final, même si jamais Ethel ne l’avouerait à voix haute, peu désireuse de se brouiller avec sa sœur en cette magnifique nuit d’automne. « A quand remonte la dernière fois que nous nous sommes retrouvées ainsi ? » finit par demander Nausicãa, poussant Ethel a froncer les sourcils. « Bien trop longtemps, si tu veux mon avis. » répond-t-elle dans un simple murmure, comme si le simple fait d’élever la voix pourrait briser l’instant présent et faire tomber les étoiles. Alors qu’elle vient poser sa tête contre celle de sa cadette, c’est un soupir de bien-être qui s’échappe des lippes de la plus âgée. « Ca m'avait manqué.. », reprend-t-elle avec douceur. Elle ne sait pas si elle doit relancer la conversation, ne sait pas quoi dire et craint de tout briser si elle osait parler. Alors elle se contente de rester là, tout contre la serpentard, sans rien dire de plus. Douce nuit, enveloppe ces deux femmes en ton sein et apaise les...
       
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MessageSujet: Re: Confessions nocturne ☾ Ft.Ethel Mer 9 Mai - 18:50


Confessions nocturne
Oh dear sister, please tell me
Why some things are so complicated ?
Ethel&Nausicãa

Nuit salvatrice, obscurité libératrice, c'était une vipère sans artifices qui avait rejointe sa sœur, non sans une certaine surprise. Il leur était devenue si banale de partager une relation explosive, constamment bercées par quelques propos acerbes, qu'il leur était étonnement facile d'oublier que, malgré ces échanges venimeux constants, l'une et l'autre pouvait parler simplement, clairement, confiant ses craintes et ses doutes à celle partageant son sang. Car au fond, elles étaient identiques les deux sœurs, simple pièce de monnaie dont chacune symbolisait l'une des deux faces. Plus que les liens du sang, Nausicãa serait prête à sacrifier tout ce qu'elle possédait, pour simplement arracher un sourire à son aînée. Sacrifice qu'elle serait prête à réaliser pour chacun des membres de sa fratrie. Eloan y comprit, même si jamais elle ne le reconnaitrait, ni maintenant, ni jamais. Chez les Ponds, tous savaient pouvoir compter les uns sur les autres, nul besoin de mots pour apporter telle certitude. Car ils étaient comme ça, unis envers et contre tout, quand bien même leurs arrivaient-ils de se déchirer mutuellement. Ponds against the world, nul phrase ne pourrait mieux les définir.

Les yeux accrochés aux étoiles dont le scintillement se reflétait au fond de ses pupilles émeraudes, l'écossaise ne pouvait décrocher ses yeux de ce spectacle qui la charmerait toujours. Pas même pour reporter son attention sur Ethel. Pas même pour admirer ce sourire d'une sincérité à laquelle se mêlait une simplicité déconcertante, éclatante. Seul le bras que l'aiglonne vint glisser autour des épaules de sa cadette parvint à arracher une infime réaction à cette dernière. Un léger frisson parcourant son échine, par la surprise qu'engendra ce geste dût à l'attention de la brune happée par ces lumières scintillants, la verte et argent ne put pourtant qu'esquisser un candide sourire à l'intention de son aînée, à laquelle elle n'accorda qu'un bref regard. Profitant ce moment de complicité sans qu'aucun regard ne soit posé sur elles, la vipère se blottit d'avantage contre la bleue et bronze. Après tout, la sang-pur n'en restait pas moins une enfant, et les enfants avaient besoin d'attention, d'affection. Pas vrai ?

Amantes des ténèbres de la nuit, le silence berçait le moment de complicité partagé par les deux sœurs. Chacune se livrant aux diverses pensées pouvant accaparer leurs sens. Dans une question aux airs anodins, ce fut finalement la vipère qui brisa ce silence, peu désireuse de laisser son esprit se plomber sous quelques pensées un peu trop amer, un peu trop pesante. Elle voulait simplement profiter de sa sœur, rien de plus, rien de moins. N'être qu'une adolescente sur laquelle on veillait, l'espace de quelques instants. « Ah ça... Tu m'en diras tant.» Le corps agité par l'ombre d'un gloussement, elle se rappelait encore de la dernière fois à laquelle elle avait dut se frotter à la force bien présent de son aîné, chez les jaunes et noirs. « J'en ai assez fais les frais lorsqu'il nous prends dans ses bras...» Fidèle technique du blaireau afin d'apaiser ses frères et sœurs. Si il y avait une allusion à leur cadet chez les rouges et ors dans les propos tenue par Ethel ? La benjamine des Ponds n'y avait pas prêté attention, écoutant d'un air distrait les mots qui lui étaient adressés. Oh pensées accablantes, laisser donc cette enfant profiter de ce si rare moment.

Elle écoute les aveux que lui confie son aînée, sans pour autant prendre la peine de répondre à ces sentiments évoqués. Elle était pudique la vipère. Pudique dans ses sentiments. Craintive de se confier. Encore heurtée par cette rupture qui avait perforée son cœur, plaie qu'elle pansait encore. Un jour, peut-être, finirait-elle par de nouveau être capable de poser mots sur les émotions qui l’inondait. Un jour. Mais pas ce soir. Pour toute réponse, ses bras d'enfants étaient venus épouser les hanches de l'aiglonne, anéantissant définitivement la maigre distance pouvant séparer les deux âmes sœurs qu'elles étaient. « Je suis fatiguée, Ethel...» Doux aveux dont la nuit serait à jamais la seule gardienne. Simples mots signifiant pourtant tant, si la bleue et bronze savait percée le sens de ces derniers. Et elle le serait, car elle connaissait sa cadette mieux que quiconque. Elle ne doutait pas qu'elle comprendrait, l'écossaise. Elle ne doutait pas qu'elle comprendrait qu'elle insinuait être fatiguée de jouer des apparences. Portant constamment ce masque qui faisait pourtant partit d'elle. Jouant les écervelées superficielles au caractère âcre, afin que personne n'ose la remettre en question. Aucun élèves des autres maisons, ni même les vipères avec lesquels elle vivait. Car si il y avait bien une maison au sein de laquelle les apparences primaient, au sein de laquelle la faiblesse était bannis, il s'agissait indéniablement des serpentards. Et cela l'épuisait, la benjamine, de devoir ainsi exacerbé ses défauts, annihilant chaque jour passant cette aiglonne qu'elle était. Cette aiglonne ayant tant fait hésité le Choixpeau. A la final, il n'en resterait rien, de cette aiglonne... Et ça la tuait de se l'imaginer la Ponds. Elle était fatiguée de faire semblant, de dissimuler une partie de celle qu'elle était. Par peur, par crainte. Par obligation.

Visage enfouie au creux du cou de son aînée, elle admirait d'un air absent les étoiles, la vipère. Le corps ici, l'esprit ailleurs. C'était si rare qu'elle partage pareil moment avec sa sœur, et pourtant, si réconfortant. Doute redondant, question brûlant ses lèvres d'enfant, la verte et argent ne put finalement s'empêcher de partager cette crainte qui l'habitait. « Dis... Penses-tu que père et mère vont nous assigner des époux ? Penses-tu que nous aurons notre mot à dire, quant à la personne qui partagera notre vie ? » Car ma vie, je veux la partager avec Diane. Ne put s'empêcher de pensée la brune. Elle aurait bien secouer sa tête afin de chasser cette amer pensée de son esprit, mais cela n'aurait été que trahir son trouble. Ainsi, elle se contenta de reporter son regard sur l'aiglonne. Si seulement elle daignait enfin partager ce fardeau qu'était l'amour. Si seulement.

« Ça m'avait également manqué...» Daigna-t-elle finalement avouer à sa sœur, rendant définitivement les armes dans un geste salutaire, laissant son masque geindre au sol, dévoilant enfin cette enfant qu'elle avait sut rester. Rêveuse. Passionnée. Oh douce nuit, protège donc ces âmes de leurs démons.

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MessageSujet: Re: Confessions nocturne ☾ Ft.Ethel Dim 3 Juin - 16:28


       

You are my sister and I love you. May all of your dreams come true. We felt so differently then, so similar over the years. The way we laugh, the way we experience pain. So many memories but there's nothing left to gain from remembering. Faces and worlds that no one else will ever know. You are my sister, and I love you. May all of your dreams come true I want this for you. They're gonna come true.
Nausicãa & Ethel
       

       
CONFESSIONS NOCTURNES ☾

       
En cette douce nuit étoilée, les deux sœurs n’étaient plus rien d’autre que des sœurs. Plus aucun faux-semblants, plus aucun artifices, elles étaient juste elles-mêmes, des filles un peu fanées mais toujours dans l’âge de l’innocence, une innocence dont elles pouvaient faire preuve sans se cacher, ce soir. Ethel, au même titre que sa cadette, avait retiré tout masque que son visage pourrait porter pour n’être qu’elle-même, une grande sœur protectrice et aimante qui passait du temps avec sa benjamine pendant une charmante soirée de novembre. Un bras autour de sa cadette, la bronze et bleue se permettait d’apprécier ce simple mais délicat contact qu’elle entretenait avec Nausicãa et il lui sembla qu’elle ne l’avait pas prise ainsi dans ses bras depuis des années, pensée qui lui apporta un petit pincement au coeur. Leur relation avait toujours été plus ou moins… explosive mais elles restaient deux sœurs qui s’aimaient au-delà de tout raison et même si elles passaient plus de temps à faire des conneries ou à s’engueuler qu’autre chose, il n’en restait pas moins qu’elles aussi, elles avaient eu leurs petits moments rien qu’à elles et ça, personne ne pourrait jamais le leur enlever.

Et ce soir, l’aiglonne qu’était Ethel montrait un peu de cet amour qu’elle éprouvait envers sa sœur. Tendre, douce, agréable, l’écossaise accueillit avec plaisir l’étreinte que lui adressait sa cadette qui se blottissait un peu plus contre elle. La plus âgée des deux se risqua même a poser un léger baiser dans la chevelure de la plus jeune, geste qu’elle n’avait pas fait depuis des années malgré les fois où elles avaient pu se retrouver toutes les deux. Parce que voilà, ces moments se faisaient rares et peut-être était-ce parce que la vie avait fait en sorte de les faire grandir trop vite, l’une comme l’autre ? Quoi qu’il en soit, et sans savoir d’où lui venait cette pensée, Ethel sentait que les choses semblaient différentes ce soir et qu’il y avait, dans l’atmosphère, des sentiments qu’elle ne saurait expliquer. Il lui semblait que ce soir, il n’existait plus personne sur cette Terre mis à part elle et Nausicãa. Toutes les deux contre le reste du monde. Quand le silence régnait entre les deux sœurs, il était des plus agréables et quand elles osaient enfin prendre la parole, c’était avec douceur, sans sarcasme. « Ah ça… Tu m’en diras tant. » glousse la vipère bien que, cette fois, sa langue soit loin d’être acérée, au contraire. « J’en ai assez fais les frais lorsqu’il nous prends dans ses bras. » En écho a sa cadette, c’est au tour de l’aiglonne de glousser doucement. Aidan, leur grand frère qui paraissait parfois si fragile, ce frère qui voulait a tout prix les garder unis, bien, heureux. « C’est Aidan. » envoya la bronze et bleue d’un ton qui se voulait nonchalant tandis qu’elle haussait doucement les épaules. « Il a le mérite de ne pas vouloir nous laisser partir en colère. Et puis… Ses étreintes sont réconfortantes, non ? » glisse-t-elle en donnant un léger coup d’épaule a sa cadette. Le blaireau, il est peut-être parfois naïf, mais il a la tête sur les épaules, il est le pilier qui relie cette famille, il est « tout ».

Malgré les aveux d’Ethel, Nausicãa ne rétorque pas, n’affirme ni ne dément la réciproque mais l’écossaise ne s’en formalise pas. Elle sait. Elle sait que les sentiments sont parfois dur a gérer, a exprimer. Elle sait même qu’il est parfois difficile de mettre le doigts sur l’origine des sentiments qu’on peut ressentir. Elle sait que les sentiments, c’est comme une tempête. Quelque chose qu’on ne peut contrôler. Quelque chose de destructeur, puissant, trouble. Elle sait. Alors elle n’dit rien de plus, elle attends que sa cadette reprenne la parole – et elle ne tarde d’ailleurs pas à le faire. « Je suis fatiguée, Ethel... » finit par murmurer la vipère qui, pour l’heure, n’a plus du tout l’apparence d’un serpent. Mais voilà, elle n'a pas besoin de le dire, Ethel le sait. Les apparences, voilà une partie du problème. Ce soir, pour la première fois depuis bien longtemps, l’aiglonne a vraiment l’impression d’être la grande sœur protectrice de Nausicãa qui semble à la fois perdue et si fragile et cette vision brise le coeur de la plus âgée. Elle n’a que 13 ans, 13 petites années et elle est déjà fatiguée. Qu’est-ce que j’ai raté ? Voilà la première pensée de l’aiglonne tandis qu’elle ferme les yeux un court instant avant de resserrer son étreinte autour du frêle corps de sa benjamine. « Je sais, Nausi... » murmure-t-elle plus pour elle-même que pour sa sœur. Elle aimerait dire quelque chose de vrai, quelque chose qui arrangerait les choses et qui, peut-être, réussirait à réconforter sa cadette mais voilà ; les mots, elle ne les trouve pas. « Il n’y a que toi qui compte, personne d’autre. » finit-elle par lancer doucement. Phrase a double sens, elle ne doutait pas que sa sœur comprendrait le sens le plus important de cette phrase. Le seul avis qui comptait, c’était le sien. Parce qu’au final, qui resterait toujours auprès d’elle si ce n’est sa famille ? Ses camarades serpents ? La plupart ne se souviendraient sûrement pas de son existence dans 10 ans. Certes, ce n’était pas les meilleures paroles mais d’une manière ou d’une autre, la bronze et bleue essayait, voilà tout.

Désormais silencieuse, Ethel se contentait juste d’offrir sa présence a la brune dans un nouveau silence qu’elle laisserait Nausicãa briser. Nichée au creux de son cou, la plus âgée continuait de la serrer tout en lui adressant de légères papouilles sur son bras, geste qu’elle faisait par pur automatisme, comme s’il pouvait l’apaiser. « Dis… Penses-tu que père et mère vont nous assigner des époux ? Penses-tu que nous aurons notre mot à dire, quant à la personne qui partagera notre vie ? » Regardant sa cadette, sourcils froncés, l’écossaise finit pourtant par poser son regard sur  l’horizon noir qu’était le ciel, réfléchissant aux paroles de Nausi – question pertinente. Après un court instant, elle se décida pourtant enfin à répondre, quelque peu incertaine. « Je crois… J’espère. Une chose est sûre, ils ne se gêneront pas pour fiancer Aidan a une fille de bonne famille. Il est l’aîné. » commence-t-elle en poussant un léger sourire. Par merlin, je le plains, ose-t-elle même penser. L’idée même d’épouser et finir sa vie avec quelqu’un qu’elle n’aurait pas choisit révulse Ethel qui n’imagine pas une seconde voir sa vie être liée à une autre par le simple choix de ses parents. « Je crois que tu n’as pas d’inquiétude à te faire Nausi. Je suppose que les parents seront heureux pour toi tant que tu le seras, toi. En tout cas, je le serais. » ajoute-t-elle tout de même dans l’espoir d’apaiser les doutes de la benjamine.

Ethel, elle sourit intérieurement en pensant à ses choix de vie. Si ses parents savaient qu’elle est autant attirée par les hommes que les femmes, comment réagiraient-ils ? Certes, l’homosexualité est bien plus acceptée chez les sorciers que chez les moldus mais les parents, ses frères et sœurs… Elle ne savait comment ils pourraient réagir. Après tout, parler de sexualité, c’était pas vraiment leur trucs, au contraire. Âme volage avide de connaissance, Ethel aimait expérimenter, découvrir, apprendre alors si elle devait être « muselée » par ses parents, elle n’était pas sûr de pouvoir l’accepter un jour. « Ca m’avait également manqué... » finit par avouer Nausicãa, arrachant sa sœur a ses pensées les plus futiles. Elle ne répondit rien, n’osant pas briser ce léger moment et ne souhaitant surtout pas braquer la vipère. Cependant, elle laissa un léger sourire un peu enfantin naître sur ses lèvres, la révélation de sa sœur lui faisant, étrangement, chaud au coeur. Elle faisait tomber les barrières, redevenant la Nausiãa enfantine et fragile qu’elle était sous les masques qu’elle abordait.


Ne restait alors plus que deux âmes juvéniles qui ne demandaient qu’à être aimées, et comprises.
       
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MessageSujet: Re: Confessions nocturne ☾ Ft.Ethel Ven 31 Aoû - 22:11


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Why some things are so complicated ?
Ethel&Nausicãa

Pourquoi passaient-elles la majorité de leur temps à s'échanger diverses paroles tranchantes, vexantes ? Pourquoi n'avaient-elles de cesser de se chamailler, de se disputer ? Pourquoi leur relation était si conflictuel, inhabituel ? Pourquoi ne pouvaient-elles guère se contenter de se taquiner, de s'aimer ? Pourquoi étaient-elles incapables de se parler tranquillement, posément ? Car elles étaient elles. Car elles étaient Ethel et Nausicãa, les deux sœurs Ponds. Car leur amour passait la haine. Car leur affections se manifestait par diverses altercations. Car elles étaient hors des normes, ne respectant guère les convenances sociales ni même familiales. Car elle était Ethel et Nausicãa, purement, simplement. Aucun terme ne pourrait les définir, aucune situation ne pourrait les encadrer, car elles étaient uniques, tels des pépites.

Les masques étaient tombés, exposant celles qui se cachait véritablement derrière ses multiples façades. Elles étaient laissées à nues, vulnérable au regard de l'autre. Pourtant, elles ne bronchaient pas, divulguant leurs faiblesses sans pudeur. Car elles nourrissaient toutes deux une confiance aveugle en l'autre, ne craignant guère le jugement de l'une. Car elles se connaissaient par cœur, savait que jamais aucun jugement ne serait émis entre elles deux. Elles se respectaient, s'estimaient bien trop pour oser poser un regard déplacé sur leur alter égo. « C'est vrai... Très même. » Souffla la vipère dans un murmure à peine audible. Aveux dont son aînée serait à jamais la seule gardienne. Elle ne prenait guère la peine d'ajouter ce petit " Garde le pour toi " car elle savait qu'il serait futile de le dire. Car elle savait que l'aiglonne garderait ce futile secret.

Jouant la carte de l'honnêteté, la benjamine avait accepter de confier à sa sœur sa lassitude, vis-à-vis de son attitude mensongère. Elle n'aurait sut dire ce qu'elle espérait, en avouant pareil vérité. Mais elle l'avait fait. Sans réfléchir, sans regret. Car ça l'avait soulagé d'un poids, sa cage thoracique lui semblait soudainement plus légère. Elle pouvait enfin partager avec un tiers ce qui la rongeait, la terrassait. Ces faux semblants, cette comédie persistante. Et pour l'espace de quelques instants, elle pouvait être elle-même. Nausicãa. Simplement Nausicãa, ni plus ni moins. Elle pouvait se montrer innocente, naïve, rêveuse, sans la moindre crainte de jugement. Et le simple geste de son aînée, le simple fait qu'elle prononce d'avantage leur étreinte, ça lui faisait un bien fou. Car elle n'attendait rien, ni de long discours ni d'attention particulière, simplement désireuse de se délester de la vérité. Alors l'attention de sa sœur, ça lui faisait du bien. La rassurait, la réconfortait. « Je sais... Mais pourquoi est-ce si difficile de s'affranchir du regard des autres ? » S'enquit-elle, d'une voix emplit d'interrogation. Ethel n'avait sûrement pas la réponse miracle à cette question pourtant existentielle, la sorcière s'en doutait, mais elle avait tout de même tenu à partager cette réflexion. Sa réflexion. Les paroles de son aînée lui mirent pourtant du baume au cœur. Elle ne devait vivre que pour elle, rien que pour elle et personne d'autre. Elle était libre d'être celle qui lui chantait, qu'importe le regard des autres. Mais surtout, dans l'instant présent, aux yeux de l'aiglonne, il n'y avait que la verte et argent qui comptait.

En proie aux doutes, à l'effroi, l'écossaise avait finalement confier à Ethel sa crainte la plus secrète : celle de devoir épouser une personne que ses parents auraient choisit pour elle. Cette simple idée la terrifiait, la paralysait. Pourquoi ? Elle n'aurait sut le dire. Alors lorsque sa sœur lui affirme qu'elles n'auront probablement pas à suivre le même destin qu'Aidan, leur aîné, qui lui ne pourrait guère échapper à des fiançailles arranger, ça la soulage de ce mauvais présage. Pourtant, le second discours que lui tient la bleue et bronze la déstabilise. Ses parents seraient heureux tant qu'elle serait elle. Si être elle signifiait uniquement s'enticher de la gente féminine, ses parents l'accepteraient-ils ? Le toléraient-ils ? Nauscãa n'en avait pas la moindre idée, et ça la terrifiait. L'homosexualité, ou la sexualité tout cours était de ces choses tabous chez eux, en quelque sorte. Et ce tabou rongeait la benjamine. Devait-elle se cacher d'avoir aimé une femme ? Devait-elle en avoir honte ? Ou bien devait-elle épouser ce fait avec confiance ? Elle ne savait pas. Et cette ignorance, ça la tuait. « Ethel, je s-...» L'air semble lui manquer, la brune ne parvint à achever sa phrase, l'assurance lui manque autant que la confiance. Elle ne savait pas comment formuler cette aveux. Ni même les répercutions que ce dernier aurait. Sa sœur se montrerait-elle compréhensive ? Elle n'aurait dut en douter. Pourtant, elle avait peur. Peur d'avouer la vérité. Peur d'avouer avoir eu une relation avec une femme. Les mots restaient bloqués au creux de sa gorge, ne voulant franchir la barrière de ses lèvres. « Je ne sais pas comment dire ça... Ca me fais peur de l'avouer. C'est effrayant.» Parvient-elle à confié dans une voix étouffé à l'écossaise. Cherchant à reprendre son souffle, explorant les tréfonds de son âme, la sang-pur ne pouvait désormais plus revenir en arrière, il était trop tard. Elle en avait trop dit. « Penses-tu que père et mère seront heureux pour moi si mon bonheur se trouve près d'une femme ? » Aveux dissimulé qu'elle échappa dans un souffle. Elle l'avait dit. Ca y est. Elle y était parvenu. Elle se sentit soulagée, l'espace d'une fraction seconde. Avant que son regard ne croise celui de sa sœur, et qu'elle ne se mette à redouter la réaction de cette dernière, l'avis qu'elle aurait sur ce sujet.

Oh douce nuit, accepte donc d'effacer les craintes de l'enfant se trouvant en ton sein.


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MessageSujet: Re: Confessions nocturne ☾ Ft.Ethel Lun 8 Oct - 17:46

[quote="Ethel Ponds"]

Confessions nocturnes


Frères et sœurs, aussi soudés soient-ils, connaissaient eux aussi parfois leurs moments de peur, de colère, de rancœur, de doutes. Les Ponds contre le reste du monde, c’était un peu la devise de cette famille qui faisait toujours – ou presque, passer la famille avant le reste. Ethel et Nausicãa, sœurs atypiques, s’aimaient profondément, pas besoin de mots entre elles pour qu’elles le sachent, mais elles cachaient cet amour autant qu’elles le déversaient à travers leurs multiples querelles sans fin. C’était une manière étrange de s’aimer, la plus âgée en avait conscience, mais c’est comme ça qu’elles fonctionnaient depuis toujours et il était bien difficile de se débarrasser de ses habitudes comme ça, comme si elles n’avaient jamais existé. Alors elles continuaient de s’aimer de cette manière déviante, inhabituelle quoiqu’elles s’accordent tout de même quelques rares moments de paix où, comme ce soir, la sérénité et la paisibilité régnaient en maître sur elles. C’était plus facile, quand elles étaient petites, les choses étaient moins différentes, les problèmes de la vie moins compliqués. Il est plus aisé de se battre pour une poupée que pour l’amour d’un frère, par exemple… La vie, leurs parents, leurs relations, Poudlard les avaient poussées à s’éloigner, à rentrer dans ce jeu du « fuis moi je te suis, suis moi je te fuis » et c’était bien souvent épuisant, raison pour laquelle c’était si bon, si reposant de n’être qu’elles, Ethel et Nausicãa ; elles contre le reste du monde.

Ce soir, il n’était pas question d’Aidan, ou d’Eloan – bien qu’ils soient implicitement cités ci-et-là, elles restaient les personnages principaux de leurs histoires, évoquant sans peur ni honte leurs faiblesses, leurs déceptions et leurs peurs ; comme deux sœurs normales. « C’est vrai… Très même. » Un aveu soufflé à demi-mot qui laisse un sourire flottant sur les lèvres de la plus âgée alors qu’elle étreint doucement sa cadette, scellant cette première confession nocturne gardée secrète. Et c’est peut-être la première, mais loin d’être la dernière, au contraire. Une autre suivit, plus intense, plus profonde, plus vive, aussi. Une douleur, cette lassitude pesant qu’Ethel ne connaissait que trop bien pour l’avoir vécut, pour la vivre encore. Qui mieux qu’elle pourrait comprendre Nausicãa, ce soir ? « Je sais… Mais pourquoi est-ce si difficile de s’affranchir du regard des autres ? » C’est dur d’être grand, d’avoir le rôle d’aînée, et l’aiglonne s’en rend compte quand sa sœur pose cette question. Comment peut-elle lui apporter un semblant de réconfort, un semblant de réponse alors qu’elle-même ne connaît pas la réponse à cette question. Crispée, elle se rend compte de la tension qui règne dans son corps, venant la relâcher à travers un léger soupir avant de venir glisser une main dans les cheveux de sa cadette pour replacer quelques mèches rebelles – et ce simple geste la remmena en enfance, quand le monde tournait encore rond et qu’Ethel se plaisait à coiffer sa sœur, faisant d’elle son cobaye. « Si seulement j’avais la réponse, crois moi, je te la donnerais sans hésitation. » souffla-t-elle dans un premier temps d’une voix hésitante, triste. « J’imagine que… Avant de s’affranchir du regard des autres, il faut d’abord le faire avec soi-même. » Sourcils froncés, elle prononcé ces quelques mots d’une voix lointaine, observant ses pieds balançant dans le vide. C’est sûrement ça la réponse, peut-être que, pour arrêter de se soucier du regard des autres, il faut apprendre à s’accepter et s’aimer complètement soi-même – ça expliquerait beaucoup de choses. Et si l’aiglonne ne paraît pas sûre d’elle en offrant cette réponse à Nausi, elle espère cependant que cette dernière se sentira mieux – même si c’est juste un tout petit peu.

Mais comment apprendre à s’aimer, se respecter et s’accepter alors même que la plupart de nos choix ne sont pas entièrement dictés par nous-même mais, pour la plupart d’entre eux, par leurs parents. Nausicãa, malgré elle, soulève un problème intéressant, un problème que chaque aîné de famille de sang-pur connaît. Aidan, suivra la même voie que leurs parents avant lui, avec l’obligation d’épouser une fille de bonne famille pour faire perpétuer leur héritage, leur famille. Si elle ne sait pas quand ça arrivera, il lui arrive pourtant parfois d’en faire des nuits blanches. À quelques minutes près, ça aurait pu être elle, l’élue. À quelques minutes près, Aidan, le meilleur membre de cette famille aurait été libéré de toute contrainte, lui qui se sacrifierait sans hésiter pour sa famille, même si cela devait faire son malheur. Soupir au bout des lèvres, il ne franchit pourtant la barrière de celle-ci mais s’échoua à l’intérieur. « Ethel, je s-... » La dénommée Ethel fronce ses sourcils devant cet air hésitant, vulnérable. Si elle ne dit pas un mot pour encourager sa cadette, craignant la réfréner, elle attrapa cependant sa main dans la sienne et la serra avec force, espérant lui donner un peu de courage à travers ce simple, mais puissant geste. « Je ne sais pas comment dire ça… Ca me fait peur de l’avouer. C’est effrayant. » confie la plus jeune, faisant naître de multiples questions chez son aînée qui demeure cependant patiente, douce, présente. La bleue pouvait aisément sentir la détresse dans la voix de sa sœur et l’entendre, la voir ainsi alors qu’elle était d’habitude si forte déstabilisait Ethel qui sentait son cœur se fissurer doucement. Avait-elle si peur d’elle, si peur de leurs parents pour ne pas oser se confier ? « Penses-tu que père et mère seront heureux pour moi si mon bonheur se trouve près d’une femme? » La bombe éclate enfin, soufflée à demi-mots, la peur résidant dans la voix de la vipère. Ethel se crispe en l’entendant, ne s’attendant pas à cette révélation. Qui l’aurait cru, que les deux sœurs se ressemblaient plus qu’elles ne le pensaient ? Qui aurait cru que les mêmes questions envahissaient leurs deux esprits ? Qui aurait cru qu’elles étaient si vulnérables, toutes les deux, si peureuses du regard des autres, plus particulièrement de celui de leur famille ? Parce qu’ils sont comme ça, dans la famille Ponds, la sexualité autant que l’amour semble être un sujet tabou, quelque chose dont on n’ose pas parler et les conséquences sont telles que même entre frères et sœurs il n’osent pas se confier sur de tels sujets. « Oh, Nausi... » laissa échapper la bleue. Craignant cependant que son attitude effraie la vert et argent, l’aiglonne se reprit bien vite. « J’ose espérer que père et mère ne soient pas aussi fermés pour nous rejeter pour de telles futilités. » confia-t-elle à sa sœur en plongeant ses azurs dans celles de la plus jeune. « Je veux dire… Ça se saurait si on choisissait de qui on tombe amoureux. C’est pas un truc qui se contrôle et crois-moi, je suis bien placée pour le savoir. » laissa-t-elle glisser, sourire discret prenant place sur ses lippes. Finalement, elle attira une nouvelle fois Nausicãa contre elle, près de sa poitrine, comme pour la protéger de l’extérieur, de tout ce qui pouvait l’attendre. « J’ai peur, moi aussi. » avoua-t-elle dans un souffle, reprenant ses caresses dans les cheveux de la vipère. « S’ils prennent mal le fait que tu puisses aimer quelqu’un, qu’importe son sexe, alors ils ne méritent pas ton amour. » Derrière cette révélation, Ethel sent qu’il y a plus, une souffrance cachée, enfouie, une souffrance qu’elle aussi ne connaît que trop bien. Et pourtant, elle ne demande pas de prénom, ce n’est pas ce qui importe ce soir – elle est la seule qui compte. « Quoi qu’il arrive, je serais là, moi, je te le promet. » finit-elle, discrètement. Être l’aînée, ça n’est pas facile, mais c’est aussi un merveilleux cadeau, ce n’est pas Ethel qui le nierait.

(c) DΛNDELION





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